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acte, musique de M. Adolphe Deslandres, représentée au concert de l'Eldorado le 22 octobre 1875.
CHEVALIER DE CANOLLE (le), opéra-
comique en trois actes, paroles de Mme Sophie Gay, musique de Fontmichel, représenté à l'Opéra-Comique le 6 août 1836. Le sujet du livret est emprunté à la guerre de la Fronde, et la pièce est traitée d'une manière intéressante. On a critiqué avec raison la boursouflure du style et des expressions trop romantiques, entre autres celle des beautés aux longs regards de miel. Malgré ses défauts, le poème offrait au compositeur des situations belles et variées, l'enthousiasme guerrier, un tumulte populaire , un bal, la condamnation à mort du chevalier dont le caractère est sympathique et une marche funèbre. L'auteur de la musique, M. Court de Fontmichel, élève de Chelard et lauréat de l'Institut, avait de la fortune. Quoiqu'il eût fait représenter l'année précédente, à Marseille, un opéra intitulé II Gitano, il ne parvint à faire accepter son ouvrage au directeur de l'Opéra - Comique qu'au prix de sacrifices d'argent assez considérables, qui eurent sans doute le double inconvénient de le faire accueillir froidement par le public et de le dégoûter lui-même d'une carrière dans laquelle il aurait pu réussir avec plus de persévérance. La musique du Chevalier de Canolle a été écrite avec facilité, et trahit souvent l'imitation des procédés de l'école italienne. Nous signalerons l'air en mi bémol chanté par Jansenne , et qui est bien traité : Dans cet heureux séjour où règne Natalie. Aux airs et aux cavatines chantés par Chollet, qui jouait le rôle du chevalier , et malgré la virtuosité qu'il déployait en descendant rapidement et avec grâce la double octave d'ut à ut, on a préféré le trio en mi bémol con sordini qui se termine en quintette d'une façon très heureuse. Les autres rôles ont été tenus par Mme Casimir et Mlle Olivier.
* CHEVALIER DE LARTIGNAC (LE), Opéra-
comique en deux actes, paroles de M. Bias, musique de Ccedès, représenté au Casino de Dieppe en 1877.
CHEVALIER DE LERIGNY (le), Opéra-CO-
mique, paroles et musique de Raymont, représenté au théâtre des Beaujolais vers 1785.
* CHEVALIER DE SAN MARCO (le), opérette en trois actes, paroles de MM. Bohrmann et Riegen, musique de M. Joseph Bayer, représentée à New- York en 1881, et en novembre 1883 au Carl-Theater de Vienne.
CHEVALIER DE SEN ANGES (le), Opéra
en trois actes, paroles d'Alexandre, musique de Henri Berton, représenté à l'Opéra-Comique le 23 juillet 1808.
CHEVALIER D'INDUSTRIE (le), opéracomique en un acte, paroles de Saint-Victor, musique de Pradher et Dugazon, représenté à l'Opéra-Comique le 16 novembre 1804.
* CHEVALIER D'INDUSTRIE (le), opérette,
paroles de MM. Richard Gênée et Mannstaedt, musique de M. Alphonse Czibulka, représentée au Carl-Theater de Vienne en janvier 1888.
* CHEVALIER DU BONHEUR (le), opérette en trois actes, paroles de MM. Richard Gênée, Mannstadt et Zappert, musique de M. Czibulka, représentée avec un très grand succès, en août 1888, au théâtre municipal de Carlsbad.
CHEVALIER Du miroir (le), opéra allemand, musique de Walter, représenté vers 1780 en Allemagne.
chevalier GASTON (le), opérette en un acte, livret de M. Pierre Véron, musique de M. Robert Planquette, représentée au théâtre de Monte-Carlo, à Monaco, en février 1879; chantée par Ismaël, M^es Galli-Marié et Lacombe-Duprez.
* chevalier henri (le), opéra, musique de M. Charles de Perfall, représenté au théâtre municipal de Francfort en novembre 1886.
* CHEVALIER JEAN (le), drame lyrique en quatre actes, paroles de MM. Louis Gallet et Edouard Blau, musique de M. Victorin Joncières, représenté à l'Opéra-Comique le n mars 1885. On a dit avec raison que le sujet de cet opéra n'est autre que celui de la Fausse Adultère, transportée au xne siècle, en Silésie, à l'époque des croisades. Le chevalier Jean, à son retour de Palestine, trouve la femme qu'il aimait, la comtesse Hélène, mariée au vieux comte Arnold, qui n'est d'ailleurs pour elle qu'un père affectueux. Hélène, qui croyait Jean mort en Terre Sainte, n'a pourtant consenti à ce mariage que pour échapper aux poursuites du prince Rudolf, renommé pour sa foui'berie et sa cruauté. Celui-ci ne renonce pas pour cela à ses désirs, et, ne pouvant parvenir aies assouvir, il veut au moins se venger. Après avoir décidé le comte Arnold à aller rejoindre l'empereur Frédéric dans sa guerre contre les Milanais, il emploie un moyen infâme pour faire croire à un adultère commis en son absence par la comtesse. La malheureuse femme, odieuse-
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ment accusée, ne peut donner la preuve de son innocence, et le tribunal devant lequel elle comparaît la condamne sans merci, à moins qu'un champion se présentant pour prendre sa défense contre son accusateur, le jugement de Dieu fasse éclater son innocence. L'infortunée se croit perdue, lorsqu'elle se trouve en présence d'un moine, qui n'est autre que le chevalier Jean. Déçu dans son amour en retrouvant mariée la femme qu'il adorait, Jean est entré dans les ordres. Mais, convaincu qu'elle n'a rien à se reprocher, il vient pour la défendre, reprend pour le combat son armure de chevalier, provoque Rudolf en champ clos et le tue. La comtesse est ainsi sauvée, et, comme le comte Arnold est mort à la guerre, Jean demande à être relevé de ses vœux, ce qui lui est accordé, et il épouse Hélène.
Il y a, dans ce drame, de bonnes situations musicales, que le compositeur a su mettre à profit. Sa partition, parfois un peu bruyante, un peu compacte au point de vue de l'orchestre, n'en décèle pas moins un artiste de talent, doué d'un véritable sentiment scénique, comme il l'avait prouvé déjà dans Dirnitri. Rendons-lui grâce tout d'abord d'avoir consenti à écrire une ouverture, a dont nos musiciens actuels se dispensent trop volontiers. Il faut signaler au premier acte le joli chœur d'introduction, le duo de Jean et d'Arnold, le duo de Jean et d'Hélène, et la scène finale; au second, le chœur gracieux des flleuses, la chanson sarrazine et l'arioso de Rudolf; au troisième, le chœur de l'orgie et le grand duo de Jean et d'Hélène ; enfin, au dernier acte, un sextuor qui n'est pas sans un souvenir des formes italiennes, l'invocation d'Hélène pendant le combat et la scène du dénouement. L'interprétation du Chevalier Jean était confiée à MUes Emma Calvé et Castagne, à MM. Lubert, Bouvet, Fournets et Cambot.
chevalier lubin (LE),opéra-comique en un acte, paroles de Michel Carré et Victor Perrot, musique de M. Adrien Boieldieu, représenté sur le théâtre des Fantaisies-Parisiennes dans le mois de mai 1866. Cette pièce est amusante et de bon goût. Le chevalier de Simiane est amoureux de la comtesse Rosine, qui ne l'a jamais vu et qui , en l'absence de son frère, ne veut recevoir aucune lettre ni aucune proposition de mariage. Le marquis de Beautreillis , admis au château en qualité de parent, perd de son côté son temps et sa peine. Rosine a renvoyé son jardinier; le chevalier se déguise en paysan et se pré-
sente pour remplir cet emploi. A l'occasion du conte du Dormeur éveillé, que vient de lire la comtesse, Beautreillis s'imagine de l'amuser en faisant revêtir le faux Lubin des habits d'un gentilhomme. Le chevalier les porte à merveille, se venge agréablement du marquis en le grisant et en le faisant à son tour habiller en jardinier. Il achève de gagner le cœur de l'insensible Rosine et obtient sa main. La musique est appropriée d'une manière charmante à ce marivaudage coquet. L'ouverture, instrumentée avec délicatesse, offre de jolis motifs. Après un premier air bien en situation, le marquis chante avec la comtesse un duo dont le principal motif à trois temps ne manque pas d'élégance. L'air de l'entrée du jardinier a de la couleur. L'air de Rosine se compose d'un cantabile plein d'expression. Il est regrettable que l'allure reproduise encore le mouvement de valse. Le morceau principal de cet ouvrage est un excellent trio dont le thème, sur les paroles, Il croit rêver, sans doute, est développé avec science et goût. M. Adrien Eoieldieu a eu l'idée d'écrire la musique de la chanson à boire dans le vieux style du xvne siècle. C'est large, bien accentué, bien gaulois. M'ie Arnaud a chanté le rôle de la comtesse.
* CHEVALIER MIGNON (le), opérette en trois actes, paroles de MM. Charles Clairville et Ernest Depré, musique de M. Léopold de "Wenzel, représentée aux Bouffes-Parisiens le 23 octobre 1884. Un joli titre, qui ne recouvrait qu'une pièce médiocre, ornée d'une musique sans originalité. Les interprètes étaient MM. Maugé, Germain, Désiré, Gerpré, Mmes Grisier-Montbazon et Paola Marié.
CHEVALIER NAHEL (le), opéra en trois actes, musique de M. Litolff, représenté à Bade le 10 août 1863. Le livret traite un épisode supposé de la guerre de Trente ans. Ce chevalier Nahel est une sorte de mauvais génie qui joue le rôle de traître et dont la mort sert de dénoûment à la pièce. La partie musicale a de l'importance, autant par la quantité des morceaux que par les tendances hardies du compositeur, et la couleur qu'il a su approprier aux situations. Après l'ouverture , qui est remarquable par l'ingénieux emploi des instruments de cuivre , on distingue dans le premier acte la ballade de la Pauvreté, avec accompagnement de harpe et de cor; le Couvre-feu, la ronde des Uhlans et l'air satanique de Nahel. Dans le second acte, on a applaudi les couplets des dragons de
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