COLPEVOLE SALVATO DELLA COLPA
(il), opéra italien, musique de Farinelli, représenté en Italie vers 1793.
COLPORTEUR (le) OU L'ENFANT DU BÛ- CHERON, drame lyrique en trois actes, pa-
roles de Flanard, musique de Onslow ^représenté à l'Opéra-Comique le 22 novembre 1827. Le poème, dont le sujet est tiré des vieilles chroniques russes, offre un heureux mélange de situations dramatiques et comiques favorable à la musique. Œuvre d'un excellent musicien, qui a surtout réussi dans la symphonie et le quatuor, le Colporteur renferme beaucoup de beaux morceaux, entre autres le trio: Ah! depuis mon jeune âge, chanté par Lafeuillade, Ferréol et Mme Pradher ; la ronde à deux voix, C'est la fête du village, et la jolie cavatine de la fin du troisième acte : Modèle dHnnocence. Malgré le succès que cet ouvrage a obtenu en 1837, il n'a pas encore été repris.
COLUMBA DI BARCELONA (la), opéra italien, musique de Gianetti, représenté au théâtre Nuovo, de Naples, en mars 1855.
COLUMELLA, opéra-bouffe italien, paroles d'Andréa Passaro, musique de Vincenzo Fioravanti (et non de son père Valentino Fioravanti, comme on l'a souvent écrit par erreur), représenté à Naples, sur le théâtre Nuovo, le 27 décembre 1837. Ce n'est point sous ce titre, mais sous celui d'il Ritomo di Pulcinella da Padova, que cet ouvrage vit le jour à Naples ; mais son succès fut tel en cette ville qu'il fit bientôt victorieusement le tour de tous les théâtres d'Italie, sous cette nouvelle dénomination de Columella,qxû lui est restée depuis lors. Il est certain que c'est la meilleure partition de Vincenzo Fioravanti, l'un des derniers compositeurs italiens qui aient eu le véritable sentiment de la musique bouffe telle que l'avaient comprise, dans leurs incomparables chefs-d'œuvre, les grands maîtres de ce pays : Pergolèse, Piccinni, Cimarosa, Guglielmi, Paisiello, etc. Columella obtint trente-cinq représentations consécutives lors de son apparition à Naples, et eut, comme disent les Italiens, un succès de fanatismo. Un biographe italien raconte que le roi Ferdinand II, qui aimait beaucoup la musique de Fioravanti, et à qui surtout cet ouvrage plaisait d'une façon toute particulière, adressa de grands éloges à l'auteur, en lui montrant le désir d'en avoir la partition. Fioravanti s'empressa d'en faire relier richement un exemplaire et de l'offrir à Sa Majesté, dont la munificence se borna à un simple mille grazie.
COMALA, opéra anglais, musique de Busby, représenté à Covent-Garden en 1800.
COMALA, poème dramatique, musique de Gade (Niels-Guillaume), né en 1817 (inédit).