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au théâtre San Carlo de Naples en mai 1869; cet ouvrage a été très favorablement accueilli. Suivant l'usage italien, le maestro a été rappelé une vingtaine de fois au Proscenio.
* AL BAILE, « jeu comico-lyrique » en un acte, paroles de M. Eusebio Serra, musique de M. Taboada, représenté au théâtre des Récollets, de Madrid, en juillet 1884.
ALBERGA DELLA SPERANZA (i/) [I'Am-
berge de l'Espérance], opéra italien, musique de M. Lombardini , représenté à San-Carlo deNaples en mars 1864.
albergatrige VIVACE (i/), opéra, musique de Caruso, représenté à Milan en 1781.
ALBERGO INCANTATA (l'), opéra buffa, musique de Mazza, représenté à Florence en
ALBERGO MAGICO (i/), opéra italien, musique de Bigatti, représenté à Milan, au théâtre de Sainte-Radegonde, en 1811.
ALBERO DI DIANA (l'), opéra, musique de Bresciani, représenté à Trieste en 1832.
* ALBERT BEIJLING, opéra, musique de M. Brandts Buijs, représenté à l'Opéra néerlandais d'Amsterdam en mai 1891.
* ALBERT durer, opéra en un acte, paroles de M. Leber, musique de M. F. Baselt, représenté au théâtre municipal de Nuremberg en novembre 1892.
Albert III, opéra, musique de Vogler, représenté au théâtre de Munich en 1781.
ALBIGENSER (die) [les Albigeois], opéra allemand en cinq actes, musique de J. de Swert, représenté au théâtre de Wiesbaden en octobre 1878, avec succès. On y a surtout remarqué, au dernier acte, l'air chanté par Mile Voigt. Cet ouvrage a été donné ensuite à Francfort- sur-le-Mein le 4 mars 1880.
ALBIN, opéra allemand en trois actes, mu? sique de M. de Flotow, représenté pour la première fois à "Vienne le 12 février 1856, et ensuite au théâtre grand-ducal de Schwerin, dont le compositeur était alors l'intendant.
albina DI LERIDA, opéra italien, musique de Bruno , représenté sans succès au théâtre del Fondo, à Naples, en octobre 1855.
ALBION AND ALBANIUS, opéra, paroles de Dryden, musique de Grabu, représenté en 1685 au théâtre de Dorset-Garden, à Londres.
ALBOIN ET ROSAMUNDE, opéra, musique de Miltitz, représenté à Dresde vers
ALBOINO, opéra italien, musique de Zianî, représenté à Vienne en 1707.
ALBOINO IN ITALIA, opéra italien, musique de Tosi, représenté en 1691 au théâtre Saint-Jean-et-Saint-Paul de Venise.
ALBOINO IN ITALIA, opéra italien, musique de Pollarolo , représenté à Venise en
ALBUMAZAR, opéra italien, musique de Binni, représenté à Bologne en 1727.
ALCADE (i/), opéra-comique en un acte paroles de MM. E. Thierry et Denizet, musique de M. Uzépy, représenté au Théâtre-Lyrique le 9 septembre 1864. Le poème n'est pas fort et la musique est faible. Il s'agit d'un alcade ridicule, qui veut marier sa fille à un certain nigaud nommé Fabien, et d'un Lorenzo,amant préféré, qui se déguise en corrégidor, intimide le père et emporte la place d'assaut. Cette opérette est restée au répertoire comme lever de rideau. Il est regrettable qu'au Théâtre- Lyrique, où l'on exécute des oeuvres d'un caractère élevé et généralement distingué, on tolère des procédés extra-musicaux, empruntés aux cafés-concerts ou aux Variétés. A quoi riment ces répétitions de syllabes dans la chanson de Fabien : Sous la dentelle, telle, telle; Quelle prestance , tance, tance; Qu'il est bien, monsieur Fabien! S'il était bègue encore ; mais il vaudrait assurément mieux qu'il fût muet. Il y a un petit boléro assez bien tourné. La pièce a obtenu un certain nombre de représentations, mais elle n'a pas été imprimée.
' ALCADE DE BURGOS (l1), opéra-comique, paroles de M. R. Galle, musique de M. H. Dûtschke, représenté à Burg en avril
ALCADE DE LA VÉGA (l'), drame lyrique en trois actes en prose, paroles de M. Bujac, musique de F. Onslow, représenté à. Feydeau, le 10 août 1824. Le livret était d'une conception assez faible et aurait eu besoin d'être relevé par une musique plus dramatique. Celle de Onslow était bien faite, mais trop symphonique pour le théâtre. Cependant elle fut assez remarquée pour que le compositeur obtînt peu de temps après l'occasion de se produire de nouveau devant le public"; ce qu'il fit dans le Colporteur, son meilleur ouvrage lyrique.
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alcale, opéra italien, musique de Manelli, représenté à Florence en 1642.
* AL CAMPO, drame lyrique, poème et musique de M. Romano Romanini, représenté avec succès, le 2 mai 1895, sur le théâtre Guillaume, de Brescia.
ALCESTE, opéra allemand, musique de Strungk, représenté à Hambourg vers 1682.
ALCESTE, opéra, musique de Schurmann, représenté à Hambourg en 1719.
ALCESTE , opéra anglais , musique de Haendel, représenté à Londres en 1734.
ALCESTE, opéra italien, musique deLampugnani, représenté à l'Opéra-Italien de Londres en 1745.
ALCESTE, tragédie-opéra en trois actes, paroles du bailli du Rollet, musique de Gluck. C'est, entro tous ses ouvrages, un des plus admirés. Il en écrivit la musique à Vienne, en. 1761, sur un poème italien de Calzabigi,et dans un style tout différent de ses précédentes productions. Dans son épître dédicatoire, Gluck expose ainsi ses idées sur la musique dramatique : « J'ai imaginé que l'ouverture devait prévenir les spectateurs sur les caractères de l'action qu'on allait mettre sous leurs yeux, et leur indiquer le sujet; que les instruments ne devaient être mis en action qu'en proportion du degré d'intérêt et de passion, et qu'il fallait éviter surtout de laisser dans le dialogue une disparate trop tranchante entre l'air et le récitatif, afin de ne pas tronquer à contresens la période, et de ne pas interrompre mal à propos le mouvement et la chaleur de la scène.
» J'ai cru encore que la plus grande partie de mon travail devait se réduire à chercher une belle simplicité, et j'ai évité de faire parade de difficultés aux dépens de la clarté ; je n'ai attaché aucun prix à la découverte d'une nouveauté, à moins qu'elle ne fût naturellement donnée par la situation et liée à l'expression ; enfin, il n'y a aucune règle que je n'aie cru devoir sacrifier de bonne grâce en faveur de l'effet. »
Ces idées, si clairement développées par Gluck dans son opéra d'Alceste, furent comprises à merveille par Calzabigi, qui substitua aux descriptions fleuries, aux sentences un peu banales et aux comparaisons monotones des poèmes de Quinault, des passions fortes, des situations intéressantes, le langage du cœur et un spectacle toujours varié. « Le succès, dit encore Gluck, a justifié mes
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idées, et m'a démontré que la simplicité et la vérité sont les grands principes du beau dans toutes les productions des arts. » De telles doctrines artistiques devaient soulever une vive opposition.
L'opéra de Gluck, joué à Vienne, attira l'attention du bailli du Rollet, jeune diplomate attaché à l'ambassade française. Celuici engagea l'Opéra de Paris à attirer en France le maestro allemand, et ce fut ce même du Rollet qui traduisit pour la scène française la partition italienne d'Alceste.
Sur la demande de Gluck, J.-J. Rousseau a écrit quelques observations à propos de YAlceste italien. L'auteur du Devin du village, aussi bon critique que faible musicien, juge cette œuvre avec une complète indépendance. Tout en trouvant admirable la partition du maître, il lui reproche avec raison d'avoir accumulé les plus beaux morceaux dans le premier acte , de telle sorte qu'au second l'intérêt diminue, et que le dernier paraît faible. Il faut dire qu'en cela il y a plus de la faute du poète que du musicien. Selon Rousseau, le poète aurait pu éviter l'attiédissement dans la marche de la pièce et modifier le dénoûment, qui, dans Euripide, est presque risible à force de simplicité: par exemple, faire mourir Alceste au second acte, et employer le troisième à préparer, par un nouvel intérêt, sa résurrection; ce qui pourrait amener un coup de théâtre aussi admirable et frappant que le froid retour de la reine est insipide. Gluck profita d'une partie des idées de Rousseau en adaptant Y Alceste à la scène française. La fête du second acte, qui, à l'origine, n'était qu'un divertissement mal placé et invraisemblable, a été encadrée de manière à être touchante et déchirante par la gaieté même et le contraste qu'elle offre avec le tragique dessein formé par l'héroïque épouse.
L'opéra d'Alceste fut représenté sur le théâtre de l'Académie royale de musique, le 23 avril 1776. Le succès fut immense et tint du délire ; on sollicitait la faveur d'être admis aux répétitions générales. Gluck y était l'objet des prévenances des plus grands seigneurs ; on vit même des princes s'empresser de lui présenter son surtout et sa perruque à la fin de l'exécution, qu'il dirigeait coiffé d'un bonnet de nuit, et dans un costume aussi négligé que s'il eût été chez lui. De nombreux détracteurs s'élevèrent cependant contre l'illustre compositeur; des cabales se formèrent et donnèrent lieu à une
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foule d'anecdotes et de mots piquants. Un soir, M1'8 Le vasseur jouait le rôle d'Alceste; lorsque cette actrice, à la fin du second acte, chanta ce vers sublime par son accent : Il me déchire et m'arrache le coeur,
quelqu'un s'écria : « Ah ! mademoiselle , vous m'arrachez les oreilles 1 » Un voisin, transporté par la beauté de ce passage et par la manière dont il était rendu, répliqua : « Ah! monsieur, quelle fortune, si c'est pour vous en donner d'autres ! »
Le mérite d'Alceste ne trouve plus aujourd'hui de critiques. C'est la déclamation lyrique dans son expression la plus complète ; c'est l'union intime de la musique et de l'action dramatique. Une reprise de cet ouvrage a eu lieu à l'Opéra en 1861, et M™e Pauline Viardot a déployé dans le rôle d'Alceste ses éminentes qualités de tragédienne et de cantatrice.'L'opéra d'Alceste fut encore donné en 1866, et M110 Battu y révéla des qualités jusque-là ignorées ; ce qui prouve l'utilité de monter les grands ouvrages en dehors du répertoire moderne, dans l'intérêt du progrès de l'art du chant et du jeu des artistes. La musique de Gluck perd beaucoup à être déplacée de son cadre scénique; cependant nous citerons plusieurs airs dont les beautés sont partout et toujours admirées. Le grand air : Non, ce n'est point un sacrifice; l'invocation puissante : Divinités du Styx , et l'andante si gracieux et si touchant : Ah! divinités implacables!
Quant à l'orchestration, nous signalerons moins l'ouverture, qui est une introduction pleine de tristesse dans le mode mineur, et à laquelle on peut reprocher peut-être un peu de monotonie, que la Marche religieuse. Il paraît difficile d'imaginer un effet plus grandiose, plus hiératique, et si les gruppetti n'y accusaient pas trop le goût du temps, cette marche pourrait être considérée comme le modèle le plus parfait de ce genre de composition.
ALCESTE, opéra sérieux de Wieland, musique de Schweitzer, représenté à Leipzig en 1774.
ALCESTE, opéra, musique de Gresnick, représenté à Londres en 1786.
ALCESTE, opéra italien, musique de Portogallo, représenté à Venise vers 1793.
ALCESTE (l'), opéra, musique de Draghi (Antoine), représenté à Vienne en 1799.
ALCESTE, tragédie en trois actes et en
vers, imitée du théâtre grec d'Euripide, par M. Hippolyte Lucas, avec des chœurs, musique d'Elwart, représentée à l'Odéon le 16 mars 1847. Cette tentative réussit faiblement.
* alceste, drame lyrique, poème de Sesto Giannini, musique du baron Giuscppe Staffa, représenté à Naples, sur le théâtre San Carlo, en 1852. Cet ouvrage n'obtint aucun succès, malgré la présence des deux grands artistes qui en étaient les principaux interprètes : la cantatrice Mme de Giuli-Borsi et le célèbre ténor Mirate.
* ALCESTE, opéra, musique de M. A. Gambaro, représenté sur le théâtre des Avvalorati, de Livourne, en 1882.