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musique de M. Ivan Caryll, représentée a. l'Avenue-Theatre de Londres le 2 mars 1895.
DANIEL OU LA FOSSE AUX LIONS, pantomime dialoguée en trois actes, de Frédéric, musique de Schaffner, représentée à la Porte- Saint-Martin, le 9 juillet 1817.
DANIELLO, opéra italien, musique de Caldara, représenté à Vienne en 1731.
DANILOWA, opéra-comique en trois actes, paroles de Vial et Duport , musique de Adolphe Adam, représenté à l'Opéra-Comique le 83 avril 1830. Cet ouvrage n'ajouta rien à la réputation du compositeur.
DANKOPFER (das) [la Fête de la reconnaissance] , prologue , musique de Schmidt (Samuel), représenté à Kcenigsberg en 1792.
DANS LA FORÊT, opéra-comique en un acte, livret de M. Ruelle, musique de M. Constantin, représenté au théâtre de l'Athénée en décembre 1872. C'est un lever de rideau sans grande importance. Pour éviter un mariage qu'on lui propose, un jeune gentilhomme se dérobe à toute société et cherche la solitude dans les bois. Il rencontre dans ses courses une hamadryade qui fait impression sur son cœur; il en devient amoureux et cette nymphe n'est autre que la jeune personne qu'on voulait lui faire épouser. La musique a paru peu en harmonie avec la simplicité du livret. Elle a trop de solennité et de sonorité ; on a remarqué le quatuor et une romance de soprano. Chanté par Lefebvre, Troy et Mlle Marietti.
DANS LA RUE, pochade musicale en un acte , paroles de MM. Léonce et A. de Bar, musique de M. H. Caspers, représentée aux Bouffes-Parisiens le 8 septembre 1859.
DANS LES GARDES FRANÇAISES, opéracomique, paroles de MM. Minne et Carie, musique de M. E. Pichoz, compositeur lyonnais, repr. au Grand-Théâtre de Lyon en janv. 1868.
* DANS LES NUAGES, opéra-comique en un acte, paroles de MM. Jules Rostaing et Prosper Mignard, musique de M. Le Roy, représenté sur le théâtre des Arts, à Rouen, le 26 décembre 18S5. M. Le Rey était élève de Léo Delibes. Son petit ouvrage avait pour interprètes Mlle Villeraie et MM. Bonhivers et Durand.
DANS LES VIGNES , opéra-comique en un acte et à deux personnages , paroles de MM. Arthur de Beauplan et Brunswick, musique de Clapisson, représenté au Théâtre-
Lyrique le 31 décembre 1854. Le canevas est léger. Deux ivrognes se querellent au sujet de leurs vestes et de leurs portes qu'ils ne reconnaissent pas. Il en résulte même une scène de jalousie conjugale qui se termine par l'arrivée des deux ménagères. La musique de cette bluette a paru agréable. Elle a été jouée par Meillet et Colson.
DANS LES VIGNES DU SEIGNEUR, Opérette, musique dAuguste Conradi, représentée au théâtre Friedrich-Wilhelmstadt, de Berlin, en novembre ou décembre 1867.
*DANS UNE GRANDE ÉPOQUE, opéra, paroles de M. Hausmann, musique de M. Ernest Heuser, représenté à Elberfeld en janvier 1896.
DANSEUR DU ROI (le), opéra-ballet en deux actes et trois tableaux, par MM. Alboize et Saint-Léon , représenté au Théâtre-Lyrique le 22 octobre 1853. Le sujet de la pièce est la disgrâce de Cramoisi, maître des ballets de la cour sous Louis XIII, et qui doit à son talent de violoniste la rentrée en possession de son titre de danseur du roi. Saint-Léon , chorégraphe , virtuose sur le violon et compositeur, a obtenu un succès personnel dans ce petit ouvrage. On n'y a guère remarqué que des airs de danse bien tournés et un bon trio. Cette pièce a été plus tard réduite à deux actes.
* DANTE (le), grand opéra en cinq actes, musique de M. le marquis de Massa, dont des fragments ont été exécutés en une séance donnée par l'auteur, le 28 mars 1868, dans la salle du Conservatoire de musique.
* DANTE, drame lyrique en quatre actes, paroles de M. Edouard Blau, musique de Benjamin Godard, représenté à l'Opéra-Comique le 13 mai 1890. — Il y avait peut-être quelque audace, de la part d'un librettiste, à prendre le grand Florentin, l'auteur de la Divine Comédie, du Banquet, de la Vila nuova, pour héros d'une œuvre lyrique, et à présenter à la scène un Dante jeune et amoureux ; car, si nous savons par lui-même que Dante a été passionnément amoureux, si nous pouvons raisonnablement supposer qu'il fut un temps où il était jeune, nous avons, en esprit, quelque peine à nous le figurer ainsi, et nous ne nous le représentons guère qu'au déclin de son existence dramatique et tourmentée, vieilli avant l'âge (il mourut à peine âgé de cinquante-six ans), la physionomie austère, le front sombre et sillonné de rides, tel enfin que nous le font connaître la tradition et les por-
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traits fort authentiques qui sont restés de lui. Voyons cependant de quelle façon M. Edouard Blau a mis en scène l'illustre et immortel amant de Béatrice.
Au premier acte de l'action imaginée par lui, on. voit Dante, en pleine jeunesse, de retour à Florence d'un voyage entrepris pour ses études, sans doute à l'époque où il fréquentait l'Université de Padoue. Il revient le cœur plein d'amour pour sa Béatrice, anxieux de la revoir, mais juste au moment où Guelfes et Gibelins se disputent la prééminence dans la vieille cité reconstruite par Charlemagne. Un seigneur influent, son ami, Simeone Bardi, voulant le rendre utile à son parti, le fait élire prieur de Florence. Mais Simeone, qui a rendu un éminent service au vieux Portinari, le père de Béatrice, et qui en a obtenu la promesse de la main de sa fille, s'aperçoit que celle-ci aime Dante et qu'elle en est aimée. 11 jure donc de défaire ce qu'il a fait, et de précipiter le nouveau prieur de la situation où il l'a élevé. Au second acte, Simeone ourdit un complot qui doit amener le renversement de Dante. Il est confirmé dans ses projets par une confidence de Gemma, l'amie de Béatrice, qui vient le supplier de renoncer à celle-ci, dont la santé est mise en péril par l'annonce d'un mariage qui lui est odieux. Bientôt Béatrice et Dante se retrouvent ensemble, et leur passion éclate dans toute son intensité. Au moment où ils échangent un serment d'éternel amour, Simeone paraît à la tête des conjurés, qui ont envahi le palais, prêt à faire poignarder Dante si Béatrice ne jure de se consacrer à Dieu et d'entrer au couvent. Béatrice jure et son amant est sauvé ; mais un ordre de Charles de Valois, qui entre dans Florence avec les soldats français, prononce l'exil de Dante, qui est obligé de s'éloigner. Le troisième acte fait assister le spectateur au songe du poète, qui a revêtu, un peu tôt au gré de l'histoire, le costume de moine sous lequel son image nous est si familière. La scène est aux environs de Naples, au pied du Pausilippe, près du tombeau de Virgile, où Dante vient chercher tout à la fois l'inspiration pour ses vers et la consolation pour ses malheurs. Brisé de fatigue et de douleur, il s'endort sur une pierre, et là voit Virgile lui apparaître en songe, drapé de blanc, le front ceint du laurier d'or. Le chantre de V Enéide dicte alors à l'amant de Béatrice le poème qu'il devra écrire, et pour l'inspirer, après avoir fait paraître à ses yeux l'enfer et ses horreurs, il évoque le ciel et lui montre, resplendissante au milieu d'un nuage azuré qu'entourent de lumineux
rayons, l'image de sa bien-aimée qui semble l'appeler aux cercles de lumière. Puis la vision disparaît, Dante s'éveille et le paysage reprend sa forme première. Le quatrième acte représente le couvent oùs'estretirée Béatrice, qui n'a pas encore pris le voile et prononcé ses vœux. Le chagrin a miné sa santé, malgré les soins de son amie Gemma, qui ne l'a pas abandonnée. Au moment où l'infortunée exhale ses plaintes douloureuses, paraissent Dante et Simeone. Celui-ci, repentant et contrit de sa mauvaise action, vient la relever du serment que par la force il lui a arraché et la jeter dans les bras de celui qu'elle aime. Dante et Béatrice entrevoient le bonheur prochain,... mais il est trop tard. Cette suprême émotion a brisé dans l'âme de la jeune fille ce qui restait de force à son corps épuisé. Après un élan de joie irrésistible, elle chancelle tout à coup et tombe pour ne plus se relever. Le ciel seul peut désormais réunir les deux amants.
Il n'y a pas à chicaner M. Blau sur les entorses qu'il a volontairement données à l'histoire, sur la façon dont il a travesti ou méconnu certains faits parfaitement avérés. Il a usé là, et tout à sa guise, de son droit absolu de poète dramatique. Qu'il ait oublié le mariage très authentique de Béatrice Portinari avec Simeone Bardi, celui, non moins certain, de Dante avec Gemma, dont le poète n'eut pas moins de sept enfants, c'est ce qu'on ne saurait lui reprocher. On aurait désiré seulement, dans son livret, une action plus serrée et plus vive, un mouvement moins factice, plus de vie réelle, et, par-dessus tout, plus de situations dramatiques et réellement scéniques. Il est certain, pour ne citer qu'un exemple, que le finale du premier acte est insuffisant sous ce rapport et n'offre pas les éléments nécessaires au développement naturel et majestueux de' l'idée musicale telle qu'elle doit se présenter dans un tableau de ce genre. Ce n'est assurément pas la passion qui manque dans ce livret, c'est la mise en œuvre et en action de l'élément passionnel. Cette réserve faite, il est permis de constater que le poème de Dante est construit et écrit avec beaucoup de soin.
Il est peut-être difficile d'en dire autant de son collaborateur. M. Godard est certainement au nombre de nos artistes les mieux doués et les plus dignes d'estime. Mais en regard de ses rares qualités, on peut lui reprocher un grand défaut : c'est d'avoir en lui-même une trop grande confiance, de ne pas se surveiller assez scrupuleusement, de croire avec trop de
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facilité que tout ce qu'il fait est excellent, et par conséquent de livrer sans contrainte au public des œuvres hâtives, qui ne sont pas au point ou qui ne méritent pas de lui être offertes. M. Godard ne sait pas raturer, ne sait pas se corriger, semble ne pas reconnaître la valeur du travail et de la réflexion qui, d'une idée parfois médiocre, savent tirer les éléments d'une page excellente, soit par la grâce ou la nouveauté de l'agencement harmonique, 3oit par l'ingéniosité des développements, soit par le soin apporté à l'accent rythmique, soit enfin par la puissance, ou la délicatesse, ou le relief donné à l'instrumentation. C'est là certes un défaut grave, et qui fait tort à plus d'une de ses productions.
Pour en venir à sa production de Dante, on peut être étonné qu'un artiste de son âge et de sa génération y ait montré si peu de souci des progrès et de l'évolution qui se sont produits dans la musique depuis un quart de siècle. Il semble que cette partition date de trente ans, tellement les procédés en sont arriérés et surannés. Je ne parle pas du manque d'originalité ; c'est là son péché mignon. On y rencontre des imitations flagrantes de Gounod, comme dans le duo du second acte entre Dante et Béatrice, ou de Verdi, comme dans le finale de ce même acte, qui nous reporte aux jours triomphants de l'ancienne école italienne, ou d'Auber, comme dans le duo du quatrième acte, ou enfin d'Halévy, comme en divers autres endroits. On voit ce que peut devenir l'unité d'une oeuvre, avec de pareilles façons d'agir. Quant à l'inspiration générale, elle est souvent bien pauvre, et cette pauvreté n'est pas relevée par l'habileté de la main, par la fermeté du travail. Ce n'est pas donner du piquant à son inspiration que de terminer la plupart de ses morceaux sur la médiante ou la dominante, au lieu de les faire tomber tout naturellement sur la tonique; ce n'est pas donner de la force à son instrumentation que de la bourrer à tout propos de trombones, de grosse caisse et de timbales, mais simplement de la brutalité ; ce n'est pas relever l'idée mélodique que d'abuser, sans rime comme sans raison, des oppositions éternelles de forte au piano et de piano au forte ; ce n'est pas corriger la mollesse de la déclamation que de placer les temps forts de la phrase musicale sur les syllables faibles de la phrase poétique, et vice versa. Tout cela seulement dénote le manque de soin, le manque de travail, voire le manque de conscience artistique et, comme je le disais, le trop de confiance en soi.
L'auditeur attentif aurait pourtant été bien disposé par les premières pages de cette partition de Dante, malheureusement trop bâclée. Tout le chœur d'introduction, très crâne d'allure, avait semblé très coloré, plein de mou vement et de chaleur, etlaoantilène de Dante: Le ciel est si bleu sur Florence! avait paru - d'une inspiration délicate et charmante, avec son caressant accompagnement de harpe.
Mais bientôt on tombait, et pour n'en presque plus sortir, dans le vide et la banalité. Non seulement certains morceaux sont insignifiants, mais ils sont manques, comme l'interminable duo de Dante et de Simeone et l'air de Dante au premier acte, comme la romance de Béatrice au second, comme l'air éternel qu'elle chante au quatrième. On ne trouve guère à signaler, comme dignes de quelque attention, que la péroraison du duo des amants au second acte, l'invocation de Dante à Virgile, qui ne manque ni d'élan ni d'ampleur, certains fragments de la scène des enfers et du chœur des damnés,... et c'est tout. C'est trop peu, on peut l'affirmer, pour une œuvre de cette importance, dont les interprètes étaient MUe Simonnet (Béatrice), Mile Nardi (Gemma), MM. Gibert (Dante) et Lhérie (Simeone).
* DANTE E BEATRICE, opéra sérieux, musique de Carrer, représenté sur le théâtre Carcano, de Milan, le 24 août 1852.
DANZA (la), opéra italien, paroles de Métastase, musique de Gluck, représenté au château de Luxembourg en 1755. Les airs les plus remarquables de cet ouvrage sont : Che ciascun per te sospiri; Che chicdi, che brami, et le duetto : Mille volte, mio tesoro.
DANZA IRLANDESE (la), opéra italien, paroles de Romani, musique de Mazza, représenté à Naples dans le mois de mai 1836.
DAPHNÉ , opéra allemand , musique de Haendel, représenté à Hambourg en 1708.
DAPHNÉ , opéra allemand , musique de J.-D. Hensel, représenté à Goldbergen 1799.
DAPHNIS ET ALCIMADURE, pastorale languedocienne en trois actes , avec un prologue , paroles et musique de Mondonville , représentée à l'Opéra le 29 décembre 1754. C'est l'œuvre la plus connue de ce faible, mais habile musicien.
DAPHNIS ET chloé, pastorale, paroles de Laujon, musique de Boismortier, représentée à l'Académie royale de musique le 28 septembre 1747.