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musique de RaimondL représenté à Rome vers 1818.
DISTRISSED INNOCENCE Or THE PRIN- CESS OF PERSIA (l'Innocence malheureuse ou la Princesse de Perse) , opéra anglais , musique de Purcell , représenté en Angleterre en
DISTRUZZIONE DI GERUSALEMME (la), opéra italien, musique de Giordani, représenté à Naples en 1788.
DISTRUZZIONE DI GERUSALEMME (la), opéra religieux, musique de Zingarelli , représenté à Rome en i8io.
DISTRUZZIONE DI GERUSALEMME (la) , opéra italien, musique de Rastrelli (Joseph), représenté à Ancôneen 1816
DISTRUZZIONE DE' MASNADIERI, opéra italien en un acte, musique de Diamanti, représenté au théâtre de Bologne en 1838.
diva (la), opéra-bouffe en trois actes, paroles de MM. Henri Meilhac et Ludovic Halévy, musique de M. Jacques Offenbach, représenté au théâtre des Bouffes-Parisiens le 22 mars 1869. Les auteurs ont dédié leur ouvrage à Hortense Schneider, laquelle, dit-on, a inspiré la pièce. Chacun choisit son Bgérie suivant son goût. Cette Diva est une des quinze demoiselles qui font l'ornement d'un des magasins de Paris. Elle s'appelle d'abord Jeanne Bernard, et est sur le point de se marier ; son prétendu ne se présentant point pour la conduire à la mairie, elle se décide à aborder la carrière du théâtre ; elle devient une actrice célèbre, et voit défiler à ses pieds ducs, marquis et financiers. Tout se termine comme d'usage, par un souper et une bacchanale dans laquelle on danse :
Le pas sans rival Le pas sans pareil, Le joli pas du lézard au soleil.
La musique est bien appropriée à un tel livret ; c'est une suite de petites phrases hachées menu, dépourvues de toute originalité. Lorsqu'un motif se présente sous la plume du compositeur, il le répète à satiété ; et ce motif n'en est un que sous le rapport du rythme ; ce n'est de la musique que dans le sens le plus abaissé du mot. En me plaçant à ce point de vue restreint, je signalerai le duo : Je suis l'ami de Raphaël, le duo des aides de camp du duc de Gerolstein : Nous avons vu l'Observatoire, la valse chantée par la Diva, le choeur des huit jeunes filles travesties en clairons. Il y a dans cette parti-
tion un fort joli duetto : Tu la connais, ma douce maîtresse, la blonde Lischen; c'est une tyrolienne populaire en Alsace, dont la mélodie poétique a été déshonorée par le contact impur de la muse grossière qui s'éternise sur nos théâtres depuis vingt ans. Les principaux interprètes de la Diva ont été : . Désiré, Hamburger, Bonnet, M^es Schneider, Thierret, Bonelli.
DIVERTIMENTO IN CAMPAGNA (il),
opéra buffa, musique de Astaritta, représenté . à Dresde en 1783.
DIVERTIMENTO IN CAMPAGNA (il) , opéra italien en un acte, musique de Liverati, représenté en Italie en 1790.
DIVERTISSEMENT THÉÂTRAL, musique de Purcell, représenté à Londres en 1683.
DIVERTISSEMENTS DE L'ENDRIAGUE , comédie de Piron, musique de Rameau, composée pour l'Opéra-Comique de la foire Saint- Germain et exécutée le 3 février 1723.
DIVERTISSEMENTS POUR L'ENRÔLE- MENT D'arlequin , comédie, musique de Rameau , composée pour l'Opéra-Comique de la foire Saint-Germain et exécutée le 3 février 1726.
divertissements pour la rose, comédie de Piron, musique de Rameau, composée pour l'Opéra-Comique de la foire Saint- Germain et jouée le 5 mars 1744.
DIVERTISSEMENTS POUR LE FAUX PRO- DIGE, comédie de Piron, musique de Rameau, composée pour l'Opéra-Comique de la foire Saint-Germain et jouée le 7 septembre 1726.
* divina zarzuela (la), zarzuela, musique de M. Llanos, représentée au théâtre Martiu de Madrid en octobre 1885.
divisione DEL mondo (la), opéra italien, musique de Legrenzi, représenté à Venise, sur le fameux théâtre San Salvatore, en 1675. Cet opéra, dont le poème avait été écrit par Giulio Cesare Corradi, fut monté avec un luxe de mise en scène qui en faisait un spectacle merveilleux.
* DIVORCE DE PIERROT (le ), opéra-comique en deux tableaux, paroles de MM. André Lenéka et Gandrey, musique de M. N. T. Ravera, représenté au théâtre de la. galerie Vivienne le 5 avril 1894.
* divorcée, opérette en un acte, paroles de M. Raoul Toché, musique de M. Louis Varney, représentée à Cabourg le 1 1 août 1888»
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DIVORZIO PERSIANO (il) 0 IL GRAN
BAZZARO DI BASSORA, opéra-bouffe , musique de Generali, représenté à Trieste en
* Dix contre UN, opérette en un acte, musique de Henri Cellot, représentée au Palais-Royal le 4 mai 1865.
* DIX JOURS AUX PYRÉNÉES, « voyage
circulaire » en cinq actes et dix tableaux, de M. Paul Ferrier, musique de M. Louis Varney, représenté à la Gaité le 22 novembre 1887. Il s'agit ici de toute une petite caravane de voyageurs qui sont partis de Paris, sous la conduite d'un des agents spécialement préposés à cet effet, pour un voyage circulaire de dix jours dans les Pyrénées. Parmi les clients momentanés de cet agent, nommé Piperlin, se trouve un brave pharmacien de la rue des Petits-Carreaux, M. Chaudillac, orné d'une gentille petite femme, son épouse légitime, qui est sur le point de lui être infidèle. Celle-ci, en effet, a noué un commencement d'intrigue avec un certain Perdrigeot, qui fait partie de la caravane ; elle s'est décidée à retourner subrepticement à Paris avec lui en abandonnant son mari, et, au moment d'aller prendre le train, elle remet au garçon d'hôtel une lettre dans laquelle elle annonce à M. Chaudillac sa résolution. Mais il se trouve qu'elle change d'avis avant d'avoir commis une faute irréparable, et toute la pièce roule sur le sort de cette lettre, qu'elle veut ravoir avant que son mari ait pu la lire, et que celui-ci, sans le savoir, promène avec lui tout le long du voyage, laissant la jeune femme infortunée dans des transes continuelles. Le point de départ était ingénieux, la pièce est trop longue, et se traîne misérablement pendant cinq actes dans le seul but de dérouler sous les yeux du spectateur une série de tableaux plus ou moins pittoresques, de lui faire voir comme une sorte de grande féerie, une machine à décors, à costumes et à trucs. La musique de M. Varney, sans ambition, est aussi sans grande saveur, et l'auteur a fait souvent beaucoup mieux. Des vingt et quelques morceaux dont se compose la partition, on n'en peut guère citer que deux de quelque valeur, le petit trio bouffe de la chasse, pour trois voix d'hommes, très amusant, et les couplets vraiment gais de. Chaudillac : C'est un bonbon fondant, qui sont accompagnés par un gentil contrepoint de violons, vivace et élégant. De tout le reste il n'y a rien à dire.
djamileh, opéra-comique en un acte,
paroles de M. Louis Gallet, musique de M. Georges Bizet, représenté à l'Opéra-Comique le 22 mai 1872. La donnée du livret, tirée d'un poème d'Alfred de Musset, Namouna, n'était pas favorable à la musique. C'est la destinée de tous les livrets empruntés à ce poète, le moins naturel de tous les poètes, malgré le matérialisme qui fait le fond de ses affabulations. L'art dramatique en général, la musique dramatique surtout ne peuvent se passer des sentiments de. la nature humaine, et, quelque dissimulés et déguisés qu'ils soient par une mauvaise prose ou de mauvais vers, ils suffisent souvent à inspirer le musicien et, dans tous les cas, ils donnent un certain intérêt à la pièce.
MM. Louis Gallet et Bizet auront été sans doute amenés, par l'accueil fait à leur œuvre collective, à réfléchir sur ses défauts et à modifier leur itinéraire. Que peut avoir d'intéressant ce jeune Égyptien, Haroun, qui change de maîtresse, c'est-à-dire d'esclave, chaque mois, qui est sceptique, énervé, en un mot qui possède les qualités morales et physiques de ce qu'on appelle sur le boulevard «un petit crevé? » Djamileh, sa dernière esclave, le juge plus favorablement et, au moment de recevoir son congé, elle conçoit pour lui une passion que je peux à juste titre qualifier d'insensée. Haroun ne la renvoie pas moins. La jeune personne tient bon et obtient du marchand d'esclaves que, sous un déguisement, elle sera de nouveau présentée à son maître. Touché d'une ardeur si obstinée, Haroun se décide enfin à aimer cette créature; il le dit du moins et le rideau tombe. A cette occasion, on a cru faire une chose agréable au public en lui offrant sur la scène une reproduction du tableau de M. Giraud: Un marchaixd d'esclaves; comme si les véritables dilettanti et les gens de goût se souciaient de voir cette gracieuse, spirituelle et poétique scène de rOpéra-Comique transformée en un marché de chair humaine 1 Au sujet de ce livret, je ferai observer que la musique prête son langage à l'amour, à la passion, à la tendresse, comme aussi à la coquetterie, à la galanterie qui sont des formes de la grâce ; qu'on la fait servir aussi trop souvent dans le genre bouffe à des idées grivoises et à la gaudriole; mais j'ajouterai qu'elle résiste à exprimer la volupté cliarnelle et les impressions grossières de l'amour physique, parce que ces choses sont hors de son domaine ; parce que là il n'y a ni sentiments, ni idées, ni esprit, ni cœur. Quels sont les cava-
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tines, les duos, que l'Orient nous a envoyés? Quelles sont les mélodies passionnées ou touchantes qui nous sont venues du pays des harems et de la polygamie? C'est à nous autres, Occidentaux, qu'il revient encore de mettre en musique les amours de ces genslà, en leur supposant notre manière de sentir, nos idées, les caprices de notre imagination, toutes choses qui leur sont étrangères. La musique que M. Georges Bizet a écrite sur ce livret est si extraordinaire, si bizarre, en un mot si désagréable, qu'on dirait qu'elle est le résultat d'une gageure. Égaré sur les traces de M. Richard Wagner, il a dépassé son modèle en bizarrerie et en étrangeté. Que la mélodie soit absente, passe encore ; c'est la faute de la muse qui souffle ou elle veut : Spirat ubi vult. Mais que la succession des sons et des accords, que les procédés harmoniques de l'accompagnement n'appartiennent la plupart du temps à aucun système de composition connu et classé, c'est là une erreur de jugement fort regrettable chez un musicien habile comme l'est M. Georges Bizet. La forme rythmique de l'ouverture est des plus connues et des plus modernes ; mais la concordance des sons est si singulière, que la musique entendue au temps de Ramsès et de Sésostris ne paraîtrait pas plus extraordinaire à des oreilles modernes. Dans le cours de l'ouvrage, à peine peut-on citer une phrase d'un duo d'hommes : Que l'esclave soit brune ou blonde; une autre phrase du trio : Je voyais au loin la mer s'étendre; le chœur : Quelle est cette belle? et quelques lueurs de mélodie et d'expression dans le duo final. Le reste m'a paru hérissé de dissonances et de cacophonies harmoniques, en comparaison desquelles les hardiesses de Berlioz n'étaient que jeux d'enfant. Distribution : Djamileh, M»t Prelly; Haroun, Duchesne; Splendiano, Potel; un marchand d'esclaves, Julien.
* djelma, opéra en trois actes, poème de M. Charles Lomon, musique de M. Charles Lefebvre, représenté à l'Opéra le 25 mai 1894. Encore une histoire d'Orient, encore un poème qui n'a ni sens, ni rime, ni raison, encore une de ces fables dramatiques qui n'offrent ni intérêt, ni émotion d'aucune sorte. C'est l'histoire d'un jeune et riche seigneur indien, Raïm, dont la femme et les biens sont convoités par un misérable nommé Kairam.
Celui-ci entraîne Raïm dans une chasse au tigre, avec l'espoir et la pensée de se débarrasser de lui d'une façon quelconque. De fait,
Raïm disparaît, emporté au loin par son cheval dans une course folle; puis, blessé, presque mourant, il est emmené par des brigands en esclavage (!), et passe ainsi deux années, au bout desquelles ilréussit à s'évader. Il trouve alors le moyen de revenir chez lui au moment où Kairam espère venir à bout des scrupules de Djelma, qui se croit veuve, mais qui pense toujours à son époux. Raïm se fait reconnaître à elle, et châtie Kairam en le tuaDt d'un coup de poignard. Tels sont les lieux communs de morale scénique que M. Lefebvre a été appelé à réchauffer des sons de sa musique. Je n'ose dire qu'il y a complètement réussi, en dépit de son talent fin et délicat, et j'ajoute que la tâche était au moins malaisée. Point d'intérêt dans ce poème, aucune situation musicale, mais des incidents presque burlesques, une absence complète de sentiment passionné, et la méconnaissance absolue des éléments nécessaires à toute action lyrique. Vraiment c'est bien mal servir un compositeur que de lui offrir un poème pareil, et faut-il encore savoir gré au musicien de l'habileté qu'il a su déployer dans certaines pages d'une partition dont la teinte générale est sans doute un peu grise, un peu monotone, mais dont quelques épisodes se détachent heureusement de l'ensemble et lui font vraiment honneur. Ce qui manque à cette partition de Djelma, c'est l'élan, c'est la couleur, c'est le mouvement et la verve scéniques, mais je dois convenir que ces qualités étaient bien difficiles à déployer sur une action si maigre, si débile et si inconsistante. Au premier acte, très court, il faut signaler l'agréable cantilène de Raïm : Tu sais trop bien lire en mon âme... dont l'accent de tendresse est pénétrant, et le récit de la nourrice Ourvaci, qui ne manque ni de chaleur ni de caractère. Au second, on souhaiterait plus d'élan à l'air à deux mouvements de Djelma : Jour fatal.' Mais il s'en dégage un sentiment plein de mélancolie, auquel n'est pas étrangère la tonalité sourde dans laquelle il est écrit. Un peu plus loin, son invocation à la déesse Lackmé : Est-ce toi dont je sens la divine présence ? se fait remarquer par son tour plein de grâce et par son caractère vraiment poétique; cette page intéressante est accompagnée d'une façon heureuse, avec de discrets arpèges de harpe qui en font res- ' sortir tout le charme rêveur et contenu. La dernier acte, court comme le premier, n'offre de saillant que l'hymne à Brahma chanté par Nouraly ; mais c'est là la meilleure page de l'œuvre, une page d'une belle et noble inspi-
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ration, franche d'allure, d'un dessin large et puissant, qui s'impose à l'attention et dont l'effet est immanquable. Établi par la seule voix de ténor, le motif est repris ensuite par les trois voix réunies de Nouraly, de Raïm et de Djelma et soutenu vigoureusement par l'orchestre, et produit ainsi une impression grandiose et pleine de majesté. Le rideau tombe sur ce bel ensemble, auquel viennent encore se joindre, dans le lointain, les voix d'un chœur invisible. Cela forme un excellent finale, d'un excellent caractère. Les interprètes de l'ouvrage étaient Mme Caron (Djelma), Mlle Héglon (Ourvaci), MM. Renaud (Raïm), Saléza (Nouraly), Dubulle (Kairam) et Douaillier (Eschady).
DJIHAN-ARA, opéra en quatre actes, livret de M. Edouard Duprez, musique du Mis de Colbert-Chabannais, représenté sur le théâtre Duprez en 1868.
DO DE LA RUE (les) , saynète , paroles de M. Adam, musique de M. Rosenboom, représentée sur le théâtre Deburau, aux Champs- Elysées, en septembre 1858.
DOCTEUR CRISPIN (le), adaptation française de Crispino e la Comare, opéra-bouffe en quatre actes, paroles de MM. Nuitter et Beaumont, d'après le livret de Piave, musique des frères Ricci, représenté au théâtre de l'Athénée le 18 septembre 1869. Cette traduction a été habilement faite. L'exécution en a été convenable. MUe Marimon a parfaitement chanté le rôle d'Annette : le trio des basses a obtenu son succès ordinaire.
* DOCTEUR D... (le), opérette anglaise, musique de M. Cotsford Dick, représentée à Londres en juin 1885. Le livret de ce petit ouvrage était misérable, mais la musique, gracieuse et charmante, dit-on, obtint un vif succès.
DOCTEUR ET L'APOTHICAIRE (le), opéra anglais, musique de Storace, représenté à Londres au théâtre de Drury-Lane en 1788.
DOCTEUR FAUST (le),, opéra allemand, musique de Walter, écrit vers 1788.
DOCTEUR MAGNUS (le), opéra en un acte, paroles de MM. Cormon et Michel Carré, musique de M. Ernest Boulanger , représenté à l'Opéra le 9 mars 1864. Le sujet appartient au genre fantaisiste. C'est une suite de scènes assez décousues et qui n'intéressent que médiocrement. Le docteur Magnus est un prédicateur zélé , mais non infatigable ; après avoir endormi son auditoire, il s'endort à son tour. Son neveu Daniel, jeune étudiant alle-
mand, arrive sur ces entrefaites ; il profite de ce sommeil général pour déposer un baiser sur la joue d'une fillette nommée Rosa, qui donne un soufflet à son voisin; celui-ci jette de hauts cris, et voilà tout l'auditoire réveillé. Daniel met tout le village sens dessus dessous ; il fait libéralement les honneurs de la cave de son oncle , et des ballots d'un colporteur dont il distribue les marchandises aux jeunes filles; il grise même le docteur, qui raconte ses peccadilles de jeunesse. Après avoir mis tout le village en liesse, Daniel part pour la guerre, Magnus reprend son prêche et les auditeurs se remettent à ronfler de plus belle. La musique a paru aussi légère que le livret ; les couplets du docteur ; l'allégro du duo entre Daniel et Rosa : Pour M. Fritz, ma foi , tant pis ! un chœur de buveurs et de jeunes filles choisissant des dentelles, tels sont les fragments les plus remarqués pour leur facture élégante et facile. L'ouvrage a été chanté par Warot , Bonoesseur et MUe Levielli.
DOCTEUR miracle (le), opérette en un acte, paroles de MM. Léon Battu et Ludovic Halévy, musique de MM. Lecocq et Bizet, représenté aux Bouffes-Parisiens en avril 1857. Ce sont deux partitions différentes écrites sur le même livret à l'occasion d'un concours ouvert par M. Offenbach. Le jury a décerné le premier prix ex œquo à MM. Lecocq et Bizet, et leurs partitions ont été exécutées successivement.
DOCTEUR MIROBOLAN (le), opéra-comique en un acte, paroles de MM. Cormon et Trianon, musique de M. E. Gautier, représenté à l'Opéra-Comique le 28 août 1860. Le sujet de la pièce a été emprunté à une comédie d'Hauteroche, intitulée : Crispin médecin, et représentée à l'hôtel de Bourgogne en 1674, à une époque où Molière avait mis à la mode les plaisanteries à l'endroit des médecins. La scène la plus divertissante est celle dans laquelle Crispin, s'étant introduit chez le docteur Mirobolan , est obligé de passer pour un pendu, et se voit en danger d'être disséqué. Le jeu des acteurs fait un peu tort à l'audition de la musique, qui est bien faite et porte la marque d'études fortes et consciencieuses. On a remarqué le quintette de la demande en mariage, les couplets de Géralde : La joie et la mélancolie ; l'air de Crispin et les couplets du grand Simon. Les rôles ont été créés par Couderc, Lemaire, Berthelier, Prilleux, Warot, Duvernoy, Mlle» Lemercier, Rôvilly, Bousquet et Prost.
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