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DRAG

DRAM

* DRAGON DE LA REINE (le), opéra-COmique en trois actes, paroles de MM. Pierre Decourcelle et Frantz Beauvallet, musique de M. Léopold de "Wenzel, représenté au théâtre de l'Alhambra de Bruxelles le 25mars 1S8S, et à, Paris, au théâtre de la Gaîté, le 31 mai suivant. Les auteurs ont eu l'idée de nous montrer Sedaine, jeune ouvrier maçon, devenant amoureux d'une jeune fille, tandis que s'éprend de lui une grande dame sur le retour, la comtesse de Bellardoise. Comment il devient dragon de la reine, puis spadassin émérite, puis chef d'une troupe de comédiens de campagne, c'est ce qu'il est assez difficile d'expliquer. Mais ce qui est bien plus inexplicable, c'est que ce dragon, chargé d'une dépêche militaire d'une extrême importance, oublie tranquillement son uniforme en changeant de costume pour servir ses amours, et perd la susdite dépêche. On a beau être au théâtre , l'invraisemblance a des bornes. Quant au mariage final de la comtesse de Bellardoise avec un vieil officier ridicule qu'elle n'a jamais vu, c'est le comble de l'audace scénique. La musique ne sauve pas les imperfections de ce livret mal venu. M. de Wenzel, dont la réputation s'est surtout faite avec une chanson devenue populaire, leP'tit bleu, ne manque pourtant, à l'occasion, ni de verve, ni de quelque imagination. Il n'en a guère dépensé dans la partition du Dragon de la reine, qui ne sort point des banalités les plus ordinaires et dont il n'y a rien à retenir. La pièce a été montée avec beaucoup de luxe à Paris, où elle avait pour interprètes Mlles Gélabert et Jane Evans , MM. Berthelier, Alexandre, Riga et Simon-Max.

DRAGON DE WANTLEY (le), opéra burlesque anglais, musique de Lampe, représenté au théâtre de Covent-Garden , à Londres, après 1830.

DRAGONNETTE, opérette militaire en un acte, paroles de M. Mestepès, musique de . M. Offenbach, représentée aux Bouffes-Parisiens en avril 1857.

DRAGONS DE VILLARS (LES), opéra-CO-

mique en trois actes , paroles de Cormon et Lockroy, musique de M. Aimé Maillart, représenté au Théâtre-Lyrique le 19 septembre 1856. Cette pièce est fort intéressante, quoique la plupart des situations soient des lieux communs au théâtre ; mais elles sont disposées avec habileté , et forment un ensemble plein de mouvement et de variété. Le type de Rose Friquet est original et bien

rendu. C'est une jeune fille que la bizarrerie de son caractère a rendue un objet de méfiance et d'aversion pour tout le pays. Cependant elle cache, sous ces dehors singuliers, un excellent cœur et un esprit pénétrant. Grâce à elle, de malheureux proscrits peuvent sortir d'une grotte des Cévennes où ils ont trouvé un refuge et gagner la Savoie. Elle sait préserver à temps le fermier Thibaud d'une infortune conjugale; enfin elle inspire au jeune villageois Sylvain un amour sincère et passionné, et tous deux sont heureux de s'épouser. La partition des Dragons de Villars a fait beaucoup d'honneur à M. Aimé Maillart. Elle abonde en mélodies charmantes, et on y remarque même des beautés d'un ordre élevé. Nous citerons en première ligne la prière : Soutien de l'innocent, dont la mâle harmonie et le chant large expriment bien le caractère énergique et la ferveur religieuse de ces habitants des Cévennes ; et ensuite, l'air de Rose Friquet, qui se compose de trois mouvements excellemment traités. L'andante : Espoir charmant, Syluain m'a dit : je t'aime, est suave et expressif; le petit allegretto, Ah! voyez, voyez cette figure, est piquant, et la cabalette, Oui, c'est moi qu'il a choisie, a de la passion et de la grâce. Nous rappellerons aussi un petit duo : Quelle folie, moi jolie, dont l'effet est gracieux, mais qui pèche par trop de mignardise, et les Couplets de la cloche. Les rôles ont été créés par Scott, Grillon , Girardot , Mlles Borghèse et Girard.

DRAHOMIRA, opéra, musique de L. Schebor, représenté au théâtre National bohème, à Prague, en octobre 1S67.

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