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Les deux airs des charlatans , pour tënor et pour basse , montrent la souplesse du talent du compositeur , qui a su exprimer deux caractères différents dans la même situation. Au second acte, les couplets chantés par Argentine , Près de l'époux , sont pleins de grâce et de malice; le trio qui suit est développé avec un art exquis. Enfin, nous devons mentionner le duo : Ah! quel martyre, dont le succès musical a été très grand. Mme Anna Thillon , Hurtaux et Féréol ont créé les rôles d'Argentine, de Scaramouche et de Tartaglia. Cet ouvrage a été repris à l'Opéra-Comique, le 18 novembre 1842.
* eaux d'ems (les), opérette en un acte, paroles de MM. Hector Crémieux et Ludovic Halévy, musique de Léo Delibes, représentée aux Bouffes-Parisiens le 9 avril 1863.
EBEN-ARI, opéra- comïquo, musique de G. Dullo, représenté à Kœnigsbergle24mars
EEEN RECHT (le Bon chemin), opéra-comique allemand en un acte , paroles de Charles Blum , musique de Schaeffer (Auguste), représenté au théâtreRoyal de Berlin, le 28 février 1847.
* EBREA (r/) [la Juive'], drame lyrique, paroles de Sacchero, musique de Jean Pacini, représenté sur le théâtre de la Scala, de Milan, le 27 f évrier 1844, avec un médiocre succès. Les écrivains dramatiques italiens tie se sont jamais gênés pour « emprunter » leurs sujets à leurs confrères français; ici, l'emprunt était assez audacieux et aussi peu dissimulé que possible, l'énorme succès de la Juive de Scribe et Halévy datant, à notre Opéra, de quelques années à peine. L'ouvrage avait pour interprètes Ivanoff, Ferlotti, Marini, l'Alboni dans toute la grâce de sa jeunesse, et, pour l'héroïne, une nouvelle cantatrice, la Monténégro, qu'on avait en quelque sorte imposée à Pacini, et dont il se montrait médiocrement satisfait. Elle était d'ailleurs si peu musicienne, qu'il s'écrie dans ses Mémoires : « Chose à ne pas croire ! on ne fit pas moins de trente-cinq répétitions au piano de VEbrea, et pendant tout un mois il fallut deux accompagnateurs pour lui faire entrer son rôle dans la mémoire. » Et elle chanta faux d'un bout à l'autre de la pièce à la première représentation!
EBREO (l') [le Juif], opéra italien , musique de Apolloni, représenté à Naples en 1855 et à Padoue en juin 1856.
*ÈCAILLÉRÊ africaine (l'), opérette en un acte, paroles de MM. Marquet et Delbès, musique de M. Georges Douay, représentée aux Folies-Saint-Germain (aujourd'hui théâtre Cluny) le 18 avril 1867.
ECCESSI DELLA GELOSIA (gli) [les Excès de la jalousie], opéra italien, musique de Albinoni , représenté à Rome en 1722.
* ÉCHANGE (l'), opéra-comique en un acte, musique de M. Emile Mathieu, représenté à Liège le 25 avril 1863.
* ÉCHEC AU ROI, opéra-comique en trois actes, musique de M. Ignace Brûll, représenté avec beaucoup de succès au théâtre Royal de Munich en novembre 1893.
ÉCHELLE DE SOIE (l1), opéra-comique en un acte, paroles de Planard, musique de P. Gaveaux, représenté à l'Opéra-Comique le 22 août 1808.
ÉCHEVIN BRASSART (l') , opéra-comique en trois actes, musique de Denefve, représenté au théâtre de Mons en 1845.
ECHO , drame polonais en un acte , musique d'Elsner, représenté à Varsovie en 1808.
* ÉCHO DU BOSQUET (l'), opéra-comique en un acte, paroles de M. A. Lapointe, musique de M. F. Lamolié, représenté au Grand- Théâtre de Lille le 13 avril 1874.
ÉCHO ET NARCISSE, opéra dramatique, musique de Bronner, représenté à Hambourg en 1693.
Écho et narcisse, opéra en trois actes, paroles du baron de Tschudy, musique de Gluck, représenté à l'Académie royale de musique le 24 septembre 1779. Le poème était monotone et triste, et le compositeur n'a pu varier son style. Le rôle d'Echo est cependant traité avec originalité, et celui de l'Amour offre des chants d'un beau caractère. Cet opéra eut peu de succès. Ce fut le chant du cygne du grand compositeur. Il retourna peu de temps après à Vienne, où il passa les dernières années de sa vie. L'air : O transport, 6 désordre extrême! est digne encore de l'auteur à'Iphigénie.
ECKEHARD, opéra allemand, livret de M. L. Bussier, musique de M. Moritz-Jaffé représenté au théâtre Kroll de Berlin en août 1875, sans succès.
ÉCLAIR (l'), drame lyrique en trois actes, paroles de Saint-Georges et Planai'd , musique d'IIalévr, représenté pour la première
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fois sur le théâtre de l'Opéra-Comique , le 30 décembre 1835. Cette délicieuse partition prouve toute la souplesse du talent du compositeur qui, par son magnifique opéra de la Juive, dix mois auparavant, avait étonné le monde musical. Les auteurs du poème ont imaginé qu'un jeune officier de marine a été aveuglé par l'éclat de la foudre dans une tempête ; qu'il a été l'objet des soins d'une jeune fille habitant, avec sa sœur, un château au bord de la mer ; qu'ayant recouvré la vue , il se méprend sur l'objet de sa reconnaissance 5 mais que bientôt les sentiments de son cœur l'emportent sur l'erreur de ses yeux. Sur ce livret plus ou moins vraisemblable , Halévy a écrit une musique charmante , pleine de science et de goût. La donnée du livret est originale, le dialogue spirituel et les personnages sympathiques. La partition de l'Eclair a achevé de consacrer la réputation d'Halévy. L'ouverture est étincelante de verve. A peine le rideau est-il levé, qu'on entend le duo charmant des deux sœurs. Le caractère rêveur et doux d'Henriette , et l'humeur sémillante de Mme Darbel , y forment le plus piquant contraste. Le trio qui suit est presque entièrement syllabique et a été écrit dans le goût des meilleurs morceaux de l'ancien opéra-comique. L'air de Lionel : Partons, la mer est belle, est charmant et plein de sentiment. La prière, l'air du sommeil, la grande scène de l'orage , le trio dramatique qui suit, enfin les accents de douleur du jeune marin frappé de cécité, tout cela forme une suite de tableaux d'un intérêt toujours croissant jusqu'à la fin du premier acte. Dans le deuxième, on distingue surtout le quatuor plein de finesse , et le duo d'amour : Comme mon cœur bat et palpite. La romance délicieuse du troisième acte , chantée par Chollet :
Quand de la nuit l'épais nuage Couvrait mes yeux de son bandeau...
est une mélodie inspirée et accompagnée avec un goût exquis par la clarinette. Dans le quatuor scénique qui suit , le compositeur a déployé les ressources d'une harmonie neuve, riche en modulations imprévues et toujours agréables. Nous rappellerons encore la prière du marin, la chanson provençale et l'air au refrain si connu :
Car j'ai fait ma philosophie
A l'université d'Oxford.
Les rôles ont été créés par Chollet , Couderc, M<nes Pradher et Camoin. Lors de la reprise de cet ouvrage, en mars 1847, Roger a été admirable dans le rôle de Lionel, comme
chanteur et comme acteur. Il a été bien se* condé par Jourdan, M'ies Grimm et Levasseur.
ÉCLIPSE TOTALE (l'), comédie en un acte, mêlée d'ariettes, paroles de La Chabaussière, musique de Dalayrac, représentée aux Italiens le 7 mars 1782. Il s'agit encore d'un tuteur qui , cette fois, est astrologue et s'éclipse totalement dans un puits pendant qu'on lui enlève sa pupille. Cet ouvrage fut le début de Dalayrac dans la carrière dramatique , et il ouvre la série de ses cinquantesix opéras.
ÉCLIPSE TOTALE DE LUNE, opéra-comique, musique de Weber (Godefroid), représenté au théâtre de la cour de Wurtemberg en 1786.
ÉCOLE DE LA JEUNESSE (l'), comédie en trois actes et en vers , mêlée d'ariettes , paroles d'Anseaume , musique de Duni , représentée à la Comédie-Italienne le 24 janvier 1765. Le livret est tiré d'une tragédie anglaise de Thompson, intitulée : Barnevelt ou le Marchand de Londres. C'est plutôt un drame sentimental qu'un opéra-comique. La musique de Duni convenait mieux aux sujets légers et gracieux, dépourvue qu'elle était d'accent dramatique. Cette pièce a été remise en musique par Prati, et représentée à l'Opéra-Comique le il octobre 1779. Ce compositeur était maître de chapelle de l'électeur palatin. Son ouvrage eut du succès et la partition en fut gravée.
ÉCOLE DE MARS (l'), opéra-comique, musique de Bouvard, écrit pour la cour de France en 1733.
ÉCOLE DE ROME (l') , opéra-comique en un acte, paroles de L3ssagne, Rochefort et Vulpian, musique de Panseron et Roll, représenté à l'Odéon le 4 novembre 1826.
ÉCOLE DE VILLAGE (l')s opéra-comique en un acte, paroles de Sewrin, musique de Solié, représenté à l'Opéra-Comique le 10 mai
ÉCOLE DES amants (l'), opéra-ballet en trois actes, avec un prologue, paroles de Fuzelier, musique de Niel, représenté par l'Académie royale de musique le jeudi 11 juin 1744. On ajouta, le 7 juillet suivant, un quatrième acte, intitulé : l'Innocence. Les titres de chaque entrée sont singuliers : ire leçon, l'Absence surmontée ; 2me leçon, la Grandeur sacrifiée; 3me leçon, la Constance couronnée;
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4me leçon, les Sujets indociles. Tei était le goût du temps.
* ÉCOLE des pères (i/), opéra-comique en un acte, livret tiré par M. Eugène Landoy d'une ancienne comédie d'Etienne, musique de M. Albert de Vleeschouver, représenté à Anvers en mars 1893
écolier EN vacances (l'), opéra-comique en un acte , en prose , paroles de Picard, musique de Jadin et Loraux, représenté à l'Opéra-Comique, le 13 octobre 1794. Le titre de cette pièce n'indique pas le caractère du sujet, qui appartient au genre vertueux et sentimental qu'affectionnait, par un effet de contraste, le public de ce temps-là.
écossais de chatoo (l'), opérette en un acte, paroles de MM. Ad. Jaime et Ph. Gille, musique de M. Léo Delibes, représentée au théâtre des Bouffes-Parisiens le 16 janvier 1869. Cet Ecossais est un bourgeois ridicule, nommé Ducornet, qui, à force d'avoir vu jouer la Dame blanche et entendu chanter la phrase célèbre :
Chez les montagnards écossais.
L'hospitalité se donne
Et ne se vend jamais,
Non, jamais, jamais, jamais,
veut imiter le fermier Dickson. Il fait bâtir à ^hatou un chalet hospitalier, et annoncer dans les journaux que tous les étrangers y seront hébergés gratuitement. Malgré des offres si séduisantes, personne ne se présente. Ducornet n'y comprend rien. Il vient frapper lui-même à la porte de sa maison. Il découvre alors que ses valets imaginent toutes sortes de tours pour éloigner les étrangers et couler des jours heureux, dans un doux farniente. Il met a la porte maître Lepic et Mlle Palmyre, qui rentrent dans le chalet sous des costumes écossais. Un amoureux de Palmyre s'introduit aussi sous le déguisement d'un malade d'hôpital. Tout se termine par une scottisch dansée par tous les acteurs. Cette farce a servi de prétexte à une musique animée, ingénieuse, un peu bruyante parfois, presque toujours sautillante et dansante. Je mentionnerai de préférence la romance de Palmyre : Ah! reste auprès de moi , la ronde : Dans les Tuileries. Quant à la scène finale, elle ressemble à celle de toutes les opérettes représentées en France, depuis Orphée aux enfers, où les acteurs achèvent, dans une sarabande aussi laide à voir qu'insensée, de faire perdre à l'art lyrique toute dignité, toute grâce, et toute décence.