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FAEUSTLING UND MARGARETH'L, parodie de Faust, paroles et musique de Julius Hopp ; jouée au théâtre de Friedrich-Wilhemstadt, de Berlin, en mai 1872.
* FAILLITE RÉPARÉE (la) OU L'ÉCOLE
DES FILS, opéra-comique en un acte, musique de Raymond, chef d'orchestre du théâtre de Lille, représenté à ce théâtre le 6 septembre 1789.
* faim d'amour, mystère en trois actes et quatre tableaux, de M. Jules Bonnet, avec musique de MUe Le Chevalier de Boisval, représenté au théâtre d'Application le II novembre 1893.
FAIR AMERICAN (the) [le Bel Américain], opéra-comique, musique de Carter, représenté au théâtre de Drury-Lane vers 1791.
FAIR MAID OF ISLINGTON (the) [la Belle fille d'Islington] , opéra anglais , musique de Rimbault , représenté à Londres en
FAIR PERUVIAN (the) [la Belle Péruvienne, opéra-comique anglais, musique de J. Hooke, représenté à Covent-Garden, à Lon-
FAIR rosamond (the), opéra anglais en quatre actes, musique de Barnett, représenté à Londres au théâtre de Drury-Lane le 28 février 1837. Cet ouvrage a obtenu un certain succès.
FAIRIES (the) [les Fées], opéra anglais en trois actes, musique de Smith, représenté à Londres en 1756.
FAIRIES FUGITIVES (les Fées fugitives), opéra anglais, musique de Busby, représenté à Covent-Garden en 1803.
FAIRY QUEEN (the) [la Reine des fées], opéra anglais, musique de Purcell, représenté en Angleterre en 1692.
* FAISEURS D'OR DE STRASBOURG (LES), opéra, paroles de M. Otto Kamp, musique de M. Mùhldorfer, représenté au théâtre municipal de Hambourg le 6 novembre 1886.
FALARIDE , TIRANNO D'AGRIGENTE
(Phalaris, tyran d'Agrigente), opéra italien, musique de Bassani, repr. à Venise en 1684.
FALCONIERE (il), opéra -séria en trois actes, livret de X..., musique de T. Benvenuti, représenté au théâtre Rossini, à Venise, le 16 février 1878 ; chanté par Devillier, Astori, Ulloa, Mme Conti-Foroni- Cet ouvrage, d'un
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compositeur estimé en Italie, n'a pas obtenu à la scène un grand succès ; toutefois , plusieurs morceaux ont été remarqués et exécutés en dehors de la représentation ; ce sont : dans le premier acte, le duetto d'Adelasia et d'Aleramo, Dacckè ù vidi, et l'adagio chanté par Adelasia, Vieni, mio ben; dans le second, la romance de ténor d'Aleramo, Sogni del mio passato; et, dans le troisième acte, l'adagio chanté par Ottone, Sogni di gloria, et le monologue d'Adelasia, Vivra, dolce Aleramo.
FALEGNAME (il) [le Menuisier], opéra italien, musique de Cimarosa, représenté à Naples en 1780.
FALEGNAME Di LIVONIA (il), opéra, musique de Donizetti, représenté au théâtre de San-Luca à Venise en 1819.
FALEGNAME DI LIVONIA (il), opéra italien, musique de J. Pacini, représenté en Italie en 1824. Refait en partie pour la foire de Bergame, en 1832.
FALKENSTEINER (die), drame lyrique, musique de Franz (pseudonyme du comte de Hochberg), représenté à Hanovre en 1876.
FALKNERS BRAUT (der) [la Fiancée du Fauconnier] , opéra allemand, musique de Marschner, représenté à Leipzig en 1832.
FALL OF PHAETON (la Chute de Phaéton), opéra anglais, musique de Ame, repiésenté vers 1742.
"FALOTE (la), opérette en trois actes, paroles de MM. Armand Liorat et Maurice Ordonneau, musique de M. Louis Varney, représentée aux Folies-Dramatiques le 17 avril
FALSCHE WERBER (der) [le Faux enrâleur], intermède allemand, musique de Uber, représenté à Cassel vers 1808.
FALSE ALARMS (the) [les Fausses alarmes], opéra anglais, musique de King, représenté à Londres vers 1790.
FALSE ALARMS (the), opéra-comique anglais, musique de Braham, représenté à Londres vers 1815.
FALSE AND TRUE (le Faux et le vrai), opéra anglais , musique de Samuel Arnold , représenté sur le théâtre de Hay-Market, à Londres, en 1798.
FALSE MAGIE PER AMORE (le) [lu Fausse magie par amour], opéra-bouffe, musique de Cercia, représenté à Naples dans les dernières années du xvme siècle.
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falsï GALANTUOMI (i), opéra italien, musique de Gnecco, représenté au théâtre Carcano de Milan en 1809.
falsirena, opéra italien, musique de Ziani, représenté à Venise en 1690.
FALSO TIBERINO (il), opéra italien, musique de Pollarolo, représenté à "Venise en
FALSTAFF, opéra en deux actes, musique de Salieri, représenté à Vienne en 1798.
FALSTAFF , opéra anglais , musique de Balfe, représenté à Londres en 1838.
FALSTAFF, opéra-comique en un acte, paroles de MM. de Saint-Georges et de Leuven, musique de A. Adam, représenté au Théâtre- Lyrique le 18 janvier 1856. Cet ouvrage médiocre a servi aux débuts d'Hermann-Léon sur la scène du Théâtre-Lyrique.
* FALSTAFF, comédie lyrique en trois actes et six tableaux, livret de M. Arrigo Boito, d'après Shakspeare, musique de Verdi, représentée sur le théâtre de la Scala, de Milan, le 9 février 1893, et ensuite à Paris, à l'Opéra- Comique, sur paroles françaises de MM. Paul Solanges et Arrigo Boito, le 18 avril 1894. La comédie célèbre de Shakspeare, les Joyeuses Commères de Windsor (the Merry Wives of Windsor), n*en était pas à sa première adaptation lyrique lorsque l'auteur de lîigoletto et à' Aida conçut la pensée de la traiter à son tour musicalement. Sans compter un opéra de Salieri, Falstaff, représenté à Vienne en 1798, non plus qu'un autre Falstaff, du chanteur-compositeur Balfe, donné à Londres en 1838, le compositeur allemand Otto Nicolaï fit ïouer à Berlin, en mai 1849, un opéra médiocre qui portait le titre exact de la pièce du vieux Will, dont une traduction française, due à M. Jules Barbier, parut sans succès à notre ancien Théâtre-Lyrique le 25 mai 1866. On peut rappeler aussi que le personnage rubicond et rabelaisien de Falstaff a été mis deux fois à la scène chez nous ; la première, dans le Songe dhiue nuit d'été de M. Ambroise Thomas, où le type a été traité de main de maître et où, particulièrement, il a fourni un premier acte qui est un pur chef-d'œuvre de nrisique bouffe ; la seconde, dans un petit acte sans conséquence d'Adolphe Adam,' Falstaff, représenté au Théâtre-Lyrique en 1856 et dont l'existence fut éphémère.
La comédie des Commères n'a pourtant pas seule été mise à contribution par l'auteur du livret mis en musique par Verdi, car en tête
de la partition de Fatstaff se trouve cette note : « La présente comédie est tirée des Joyeuses Commères de Windsor et de plusieurs passages du Henri IV de Shakspeare. »
C'est qu'en effet le personnage de Falstaff a été placé aussi par le grand poète dans son drame de Henri IV, qui, il n'est pas besoin de le dire, est autrement sérieux que ses amusantes Commères. A ceux qui pourraient s'en étonner, il faut rappeler que Falstaff est une figure historique, qu'il fut un vaillant homme de guerre à qui les nôtres eurent affaire en plus d'une occasion, qu'il vint en France avec ses compatriotes, qu'il fut gouverneur d'Honfleur, prit une part importante à la bataille d'Azincourt, et qu'il assista à toutes celles qui se livrèrent sous les murs d'Orléans, où il dut enfin fuir devant Jeanne d'Arc triomphante. Sir John Falstaff, chevalier banneret, mourut à quatre-vingt-deux ans dans le comté de Norfolk, son pays natal, après nombre de vaillants exploits, occupant sa vieillesse à entourer de soins les deux universités d'Oxford et de Cambridge, à la fondation desquelles il avait largement contribue.
Comment ce personnage, à l'aspect on ne peut plus respectable, a-t-il pu devenir, entre les mains de Shakspeare , l'être vantard, poltron, glouton, ivrogne, pansu comme "une outre et vorace comme Gargantua, que celuici nous montre dans ses Joyeuses Commères?... Que nous ayons, nous autres Français, ridiculisé à loisir un autre homme de guerre son compatriote, qui fut aussi notre ennemi acharné, c'était notre droit et notre rôle ; encore n'avons-nous, dans une chanson célèbre, ni sali ni calomnié le duc de Maiiborough. Tandis que Shakspeare a fait de Falstaff le plus piètre drôle et le plus fieffé coquin qui se puisse imaginer. Mais ceci, en somme, n'est point notre affaire. L'essentiel, puisqu'il s'agit de théâtre, est que la physionomie du personnage ainsi transformé par le poète ait le relief, la couleur et la vigueur que réclame absolument la scène lorsqu'il s'agit d'un type de cette sorte. Sous ce rapport, on peut affirmer qu'il est complet, et que rien ne lui fait défaut. On n'en saurait tout à fait dire autan de la pièce dont M. Boito a emprunté les éléments à Shakspeare, pièce dont certains incidents sont réjouissants sans doute, mais dont l'intrigue est un peu trop menue, l'intérêt un peu trop absent, et qui se termine par des bouffonneries d'une simple parade carnavalesque un peu trop prolongée.
Le premier tableau montre au spectateur
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Falstaff dans une salle de l'hôtellerie à renseigne de la Jarretière ; il est en compagnie de deux vauriens à son service, Bardolphe et Pistolet, polissons dépenaillés qu'il traite avec tous les égards dus à leur moralité. Entre un certain Caïus, personnage qui traverse toute l'action, bien qu'il soit parfaitement inutile. Ce Caïus vient se plaindre que Falstaff l'ait fait griser, puis voler, ce qui le fait mettre à la porte par le sire Falstaff, qui, malgré sa barbe grise, est aussi libertin qu'ivrogne, écrit ensuite deux lettres qu'il envoie à deux femmes dont il se dit amoureux, mistrcss Alice Ford et mistress Meg Page, en demandant à chacune un rendez-vous. La scène change alors, et l'on se trouve en présence des quatre « commères » : Alice Ford et sa fille Nanette d'une part, mistress Meg et mistress Quickly de l'autre. Le théâtre représente d'un côté le jardin de l'habitation de la famille Ford, de l'autre la voie publique. En compagnie de Quickly, Meg est venue rendre visite à Alice pour lui montrer une lettre qu'elle vient de recevoir de Falstaff ; Alice lui apprend qu'elle en a reçu une aussi. Les quatre femmes prennent alors lecture des deux missives, qui sont exactement semblables, les noms seuls étant changés; elles en font des gorges chaudes, en promettant de se venger du drôle. Pendant ce temps, Ford vient se promener devant sa maison, en compagnie de Caïus, du jeune Fclton, qui est amoureux de sa fille, et de quelques autres. Il a appris — comment? — que Falstaff poursuit sa femme, et lui aussi médite une vengeance. Cependant, les hommes disparaissent bientôt, à l'exception de Felton, qui embrasse Nanette à travers la grille du jardin et qui chante avec elle un duo d'amour. Lui-même s'enfuit à son tour, et l'on revoit les quatre femmes qui ourdissent ensemble leur complot.
Le second acte (troisième tableau) ramène la scène à l'hôtellerie de la Jarretière, où Falstaff est toujours attablé. On lui annonce une visite féminine. C'est Quickly, qu'il ne connaît point, et qui vient, de la part d'Alice, lui donner le rendez-vous qu'il a sollicité ; ce sera chez elle, de deux à trois heures, son mari étant alors toujours sorti. Joie de Falstaff, qui promet d'être exact. A peine Quickly est-elle partie qu'on voit arriver Ford, qui se fait annoncer à sir John sous le nom de Fontaine. Ford, qui est très jaloux, veut savoir à quoi s'en tenir sur les relations de Falstaff avec sa femme. Il lui apporte donc un sac d'argent pour l'amorcer, lui raconte que lui-même est amoureux de Mme Ford, dont il
ne peut vaincre la rigueur, et le supplie de devenir son amant, ce qui, par suite, lui rendrait sans doute le chemin plus facile, à lui, Fontaine. Falstaff lui apprend alors qu'il a un rendez-vous d'Alice. C'est ce que Ford voulait savoir, et ce qui le rend furieux. Il sait mainrenant ce qu'il a à faire. Le tableau suivant se passe dans la maison de Ford, où les quatre commères s'apprêtent à faire à Falstaff une réception selon ses mérites. C'est ici seulement qu'on apprend, comme en passant, que Ford veut marier sa fille Nanette au vieux Caïus, tandis qu'elle ne veut épouser que Felton, dont elle est éprise. Sa mère, à qui elle fait cette confidence, la tranquillise et lui promet de servir ses projets. Bientôt on annonce l'arrivée de Falstaff. Quickly, Meg et Nanette laissent Alice seule avec lui, mais se cachent pour être prêtes à arriver au moindre signal. Mais voici que pendant l'entretien Ford arrive à son tour. Vite, il faut cacher le vieil amoureux. On déploie un paravent, qui le dissimule à tous les yeux. Ford entre avec ses amis, voulant surprendre le paillard. Il cherche avec eux de tous côtés , mais ne trouve rien. Pendant qu'il va explorer une autre partie du logis, les femmes obligent Falstaff à s'enfouir au fond d'un énorme panier à linge, qu'elles ferment sur lui. A peine y est-il entré que Ford revient, songeant au paravent. Justement, il entend un bruit de baisers derrière ce meuble léger. Plus de doute ! Falstaff est là, caché avec sa femme. Il abat le paravent et que trouve-t-il derrière? Nanette et Felton, tout penauds d'être ainsi surpris. Ford, de plus en plus furieux, va continuer ses recherches ; pendant qu'il disparaît un instant, Alice et ses amies font prendre le panier par des serviteurs vigoureux et le font lancer, par la fenêtre, dans la Tamise, qui coule en bas (elles ont la vengeance farouche, les femmes de Windsor '. ). Et quand Ford revient de nouveau, sa femme le conduit à la fenêtre et lui montre Falstaff se débattant au milieu du fleuve.
Ici, on pourrait croire que la pièce est virtuellement finie. Elle ne se continue que par le renouvellement d'une situation qui n'a plus de sel, puisqu'elle a produit précédemment tout son effet. En effet, au troisième acte, on retrouve Quickly venant, de la part d'Alice, donner un nouveau rendez-vous à Falstaff, qui s'est tiré comme il a pu des bras humides de la Tamise. Celui-ci, bien entendu, n'en veut plus entendre parler. Mais Quickly l'endoctrine si bien, en trouvant maintes excuses pour Alice, qu'elle le décide à se rendre, à
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minuit, dans la grande clairière du parc royal!! déguisé en cerf!!! Décidément, ce Falstaff est par trop bête. Et la pièce se termine sur une énorme scène carnavalesque, qui n'est plus bouffonne, mais grotesque. Falstaff, dans la forêt, est entouré des commères, de toute la famille Ford et d'une centaine d'individus, tous travestis et masqués, qui se réunissent pour le mystifier, le duper, le frapper, lui faire endurer mille vexations ; jusqu'à ce qu'enfin il voie à qui il a affaire, et qu'il est le jouet d'une immense plaisanterie. Et comme il faut que tout finisse par un mariage, c'est là que Mme Ford obtient de son mari qu'il renonce à prendre Caïus pour gendre et qu'il accorde sa fille Nanette au jeune Felton. Tout cela, il faut le répéter, n'est plus drôle, mais simplement grotesque, la fantaisie passant d'une façon trop grossière les bornes du vraisemblable.
La forme générale de la musique de Falstaff est une innovation. Ici, nous n'avons plus affaire à l'ancien opéra-bouffe italien, divisé en morceaux régulièrement construits et séparés par des récitatifs rapides ; comme chez nous, dans l'opéra-comique, ils sont séparés par le dialogue parlé. Dans Falstaff, plus de morceaux (jusqu'à un certain point, pourtant), et surtout plus de récitatifs. Toutes les scènes s'enchaînent les unes aux autres, sans solution de continuité, comme dans la méthode wagnérienne, ainsi transportée dans un genre tout différent. Est-ce là la comédie lyrique, est-ce l'opéra-comique de l'avenir ? J'en doute un peu ; car il faut tout le génie et toute l'expérience scénique d'un artiste comme Verdi, dont on peut dire qu'il a le théâtre dans le sang, pour venir à bout d'un tel procédé et l'employer d'une façon heureuse. Toutefois, l'évolution est remarquable, et ce qu'on peut dire d'un tel essai, tenté par un tel artiste, c'est qu'il est singulièrement intéressant. Ce qu'il faut constater, d'autre part, c'est le sentiment comique dont Verdi a fait preuve dans cette œuvre d'un genre si nouveau, écrite par lui à l'âge de près de quatre-vingts ans. Il a déployé dans toute cette partition de Falstaff une jeunesse, une verve, un brio, une grâce véritablement incomparables. Dirai-je toute ma pensée ? Au regard de l'inspiration pure, je suis obligé de constater qu'on ne trouve pas dans cette partition la fraîcheur d'imagination, l'abondance d'idées dont il donnait autrefois tant de preuves. On y chercherait en vain un de ces motifs di prima intenzione, comme la romance de Gerniond dans la Traviata, comme la canzone du.
duc de Mantoue dans Rigoletto, comme le Miserere du Trovatore et tant d'autres qu'on pourrait citer. En revanche, une pureté de forme remarquable, une sveltesse, une légèreté étonnantes dans l'allure toujours vive du discours musical, enfin un orchestre charmant, enjoué, aimable, varié, plein de coquetterie, où l'on retrouve tout le brillant et toute la facilité de la facture rossinienne.
J'ai dit que l'œuvre n'était pas divisée en morceaux distincts, au point de vue général. Il serait cependant bien étonnant qu'un artiste comme Verdi n'eût pas cherché et trouvé le moyen de concentrer son attention et celle de l'auditeur sur certains épisodes caractéristiques, se détachant de l'ensemble, et le fait s'est produit effectivement à diverses reprises. Je ne parlerai pas de la dissertation sur l'honneur que Falstaff, au premier tableau, fait à ses deux acolytes, Bardolphe et Pistolet, et qui n'est pas la page la mieux venue de la partition. Mais je citerai ce qu'on peut appeler le quatuor de la lettre, dit par les quatre commères, et qui est d'un tour exquis ; puis, le petit épisode syllabique de Falstaff dans sa scène avec Alice : Quand j'étais page du sire de Norfolk..., dont le sentiment comique est à ce point irrésistible que le public veut toujours l'entendre deux, trois, et jusqu'à quatre fois; puis encore la romance de Nanette au troisième acte, dont les deux couplets sont entrecoupés par le chœur; puis, enfin, la fugue qui termine la pièce. Ce sont là certainement des morceaux caractéristiques et caractérisés. Mais, d'autre part, combien d'autres pages à mentionner avec éloges! Au second acte, toute la scène de Quickly et de Falstaff : Révérence..., qui est charmante, pleine d'esprit et construite de main de maître ; après l'air de Ford, qui est d'un dramatique exagéré avec des rappels de Rigoletto et un accompagnement brutal, la petite scène du départ de Ford et de Falstaff, qui est soulignée par un gentil et très élégant dialogue d'orchestre ; au tableau suivant, l'entrée de Quickly et le récit de son entrevue avec Falstaff : De deux heures à trois, qui est d'un style tout rossinien et d'une gaieté folle, puis l'un des épisodes de la poursuite de Ford après Falstaff : Je le happe, je t' 'attrape! bien italien de forme et extrêmement comique ; et encore, au troisième acte, la scène dans laquelle Alice indique à chacun le rôle qu'il doit remplir dans la grande mystification, scène que supporte un bien joli accompagnement instrumental ; enfin, le grand morceau d'ensemble syllabique de la forêt,
FAMI
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dont l'effet est excellent, et la grande fugue finale.
Que si Ton veut résumer en peu de mots l'impression d'ensemble produite par cette œuvre d'un caractère si étranger aux coutumes de l'artiste qui Ta écrite, le premier acte est intéressant avec quelques pages excellentes, le second acte est exquis et d'une couleur délicieuse, le troisième, par la faute du poème, est trop long et affaiblit l'effet du précédent. Il n'en est pas moins vrai que l'œuvre est d'un maître, qu'elle est digne de son brillant et noble passé, et qu'elle forme l'heureux couronnement de sa longue et glorieuse carrière. Elle est d'ailleurs faite pour étonner autant que pour charmer, si l'on songe que c'est à quatre-vingts ans que ce maître a transformé ainsi son génie, et que ce génie, jusqu'ici puissant et profondément dramatique, s'est fait ainsi tout à, coup léger, coquet, plein de grâce, et déployant une gaieté irrésistible.
On ne verra pas sans intérêt la double distribution de l'ouvrage, tel qu'il fut joué à Milan d'abord, à Paris ensuite ; la voici :
Falstafp. .
Felton. . .
Foed ....
Caïus ....
Pistolet. .
Bardolphe.
Alice Ford.
Qoickly. . .
Nanette . .
Meg Page .
MM. Maurel Clément Sou Lacroix Carrell Belhomme Barnolt
MM. Maurel
Garbin
Pini-Corsi
Paroli
Arimondi
Pelagalli Mmeszilli Mmes Grandjean
Pasqua Delna
Stehla Landouzy
Guerrini Chevalier
C'est le même artiste, un chanteur français, M. Maurel, qui, on le voit, joua successivement le rôle de Falstaff à Milan et à Paris. Lors de la création de l'ouvrage à Milan, Verdi, en effet, avait exigé l'engagement de M. Maurel à la Scala pour établir ce rôle à ce théâtre. Et il ne consentit à la représentation de Falstaff à l'Opéra-Comique qu'à la condition expresse que ce serait encore le même artiste qui personnifierait son héros, tellement celui-ci l'avait satisfait sous tous les rapports.
FAMA DELL' ONORE E DELLA VIRTÙ (la)
[la Réputation de l'honneur et de la vertu], opéra italien, musique de Apollini, représenté à Venise en 1727.
FAMIGLIA IN SCOMPIGLIO (la) [la Famille en désarroi], opéra, musique de Cocchi (Joachim) , représenté à Londres en 1762.
FAMIGLIA IN SCOMPIGLIO (la) [la Famille en désarroi], opéra italien , musique de Scolari, représenté à Dresde vers 1765.
FAMIGLIA INDIANA (la), opéra italien, musique de F. Moretti , représenté au théâtre Nuovo à Naples en 1831.
FAMIGLIA STRAVAGANTE (la), opéra italien, musique de J. Niccolini, représenté à Parme en 1793.
FAMILLE AMÉRICAINE (LA) , Opéra-CO-
mique en un acte, paroles de Bouilly, musique de Dalayrac , représenté au théâtre Favart (Opéra-Comique) le 20 février 1796.
* FAMILLE de PAMÉLA (la), opérette en un acte, musique de M. Francis Chassaigne, représentée à l'Eldorado en 1877.
* FAMILLE DES QUAKERS (la), Opéra-COmique en un acte, musique de Reuling, représenté à Vienne le 5 janvier 1835.
* FAMILLE DU PERRUQUIER (la), opéracomique en deux actes, musique de M. Ad. Honhon , représenté à Tongres , au cercle Concordia, en octobre 1878.
* famille du verglas (la), opérette en un acte, paroles de M. Auguste Roussel, musique de Georges Rose, représentée au théâtre Saint-Pierre en novembre 1868.
* FAMILLE JEROME ou LA FERME SUR LA frontière (la), opéra-comique en un acte, musique de Marty, chef d'orchestre du théâtre de Lille, représenté sur ce théâtre le 22 août 1815. Ce petit opéra était une pièce de circonstance destinée à célébrer le retour des Bourbons. Il fut joué dans une représentation de gala à laquelle assistait le duc de Berry.
FAMILLE indigente (la), opéra-comique en un acte, paroles de Planterre, musique de Gaveaux, représenté au théâtre Feydeau le 24 mars 1794. Cette pièce , tirée d'une idylle de Gessner , offre des situations intéressantes et des élans de sensibilité. La musique a été écrite avec la verve scénique et la facilité ordinaire de cet aimable musicien, qui n'a pas composé moins de trentecinq ouvrages pour l'Opéra-Comique, dont un seul, le Bouffe et le Tailleur, a survécu.
FAMILLE réunie (la), comédie en un
acte et en prose , mêlée d'ariettes, paroles de Favart fils , musique de Chapelle , représentée aux Italiens le 30 novembre 1790. C'est la fable de La Fontaine le Laboureur et ses