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* FANCHETTB, opérette, musique de William-Charles Levey, représentée à Londres, sur le théâtre de Covent-Garden, en 1862. L'auteur occupait les fonctions de chef d'orchestre à ce théâtre. ,

FANCHON LA VIELLEUSE, opéra allemand, paroles de Kotzebue, musique de Himmel, représenté à Berlin en 1805.

FANGHONNETTE (la) , opéra- comique en trois actes, paroles de MM. de Saint-Georges et de Leuven, musique de M. Clapisson, représenté au Théâtre-Lyrique le l"- mars 1856. Les auteurs du livret ont mis en scène une marchande de chansons à qui le prince de Listenay a légué son immense fortune en déshéritant son jeune neveu. La légataire, sans se faire connaître, protège la victime de ses beaux yeux, lui fait parvenir, chaque mois mille pistoles, puis obtient pour lui le brevet de colonel ; enfin s'engage à lui faire épouser la nièce de M. Boisjoly , riche financier. Touché de tant de bienfaits, le jeune Listenay, qui les attribue à la tendresse d'une tante, est enfin admis en sa présence , et son illusion est rendue complète, grâce à un travestissement qui donne quatre-vingts ans à Fanchonnette. C'est un tour de force que d'avoir obtenu un succès avec une donnée aussi invraisemblable. Mais le dialogue est fin, semé de mots heureux , les scènes sont habilement disposées. Ce qui a fait surtout réussir la pièce, c'est la musique et l'interprétation merveilleuse de Mme Miolan-Carvalho. C'est dans le rôle de la Fanchonnette qu'elle a montré le talent le plus souple , le plus fin comme actrice , et sa vocalisation la plus correcte et la plus brillante. C'est aussi la meilleure partition de M. Clapisson. Le début de l'ouverture est tout à fait heureux ; le duo des deux clarinettes est une trouvaille musicale. Les morceaux les plus brillants sont : la romance de Listenay, la Plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu'elle a; l'air de Fanchonnette : Belle jeunesse, et la chanson qui sert de finale : la Fanchonnette vous chansonnera ; la romance, avec accompagnement de violon solo, qui commence le second acte : Chaque nuit je voyais en songe; la délicieuse romance du troisième acte : Près du fauteuil où la souffrance , et le beau duo chanté aussi par Fanchonnette, déguisée en vieille, et Listenay. Les autres principaux rôles ont été créés par Hermann-Léon et Monjauze. La reprise de cet ouvrage a eu lieu au Théâtre-Lyrique en 1867.

FANCIULLA DELLE ASTURIE (la), opéra italien, musique de M. Secchi, représenté au théâtre de la Canobbiana de Milan, le 23 octobre 1856. Il y a un beau chœur de victoire, Viltoria, dans cet ouvrage, qui a été repris à Rome en janvier 1865.

* FANCIULLA DI CASTELGUELFO (la) ,

opéra sérieux, musique de Temistocle Solera, représenté à Modène en 1842.

fanciulli venduti (i), opéra italien, musique de Parisini, représenté à Bologne en mars 1876.

FANFAN ET COLAS, opéra-comique en un acte, paroles de Bcaunoir et Jadin fils, musique de L. Jadin, représenté à l'Opéra- Comique le 29 octobre 1822. C'est une assez jolie pièce dont la musique a beaucoup vieilli. Jadin a un peu mieux réussi dans les quatuors.

* FANFAN ET COLAS, opéra-comique en un acte, paroles de M. Boavret, musique de M. Mirecki, représenté au théâtre de la Galerie Vivienne le 1" décembre 1892.

* FANFAN LA tulipe, comédie-opérette en trois actes, paroles de M. Ernest Laroche, musique de M. Charles Haring, représentée au Grand-Théâtre de Bordeaux, dans une soirée de bienfaisance, en mars 1892.

* FANFRELUCHE, opérette en trois actes, paroles de MM. Burani, Gaston Hirsch et Raoul de Saint-Arroman, musique de M. Gaston Serpette, représentée à la Renaissance le 16 décembre 1883. Jouée aux Fantaisies- Parisiennes de Bruxelles le 20 mars 1880, sous le titre de la Nuit de Saint- Germain, cet ouvrage avait été remanié par les auteurs pour son apparition à. Paris. La pièce, assez mouvementée, n'en était pas beaucoup meilleure, mais la musique, joliment écrite par un ancien prix de Rome, ne manquait ni de charme ni de grâce, si elle manquait parfois un peu de relief et de nouveauté. On en pourrait citer nombre de morceaux agréables : au premier acte, la jolie ronde enfantine : Quand Biron voulut danser; les couplets : Que la Fanfreluche est pleine d'appas; au second, la romance : Tircis chantait sous la branche; les couplets égrillards : Vous avez la parole tendre, et un final assez corsé ; au troisième, un choeur d'estafiers, une jolie romance de baryton et une bourrée auvergnate très amusante. L'interprétation de Fanfreluche, confiée à MM. Morlet, Jolly, Germain, Mercier, Pujol, à M"e Jeanne Granier, toute

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charmante dans un rôle à tiroirs, et à MUe Silly, était excellente de tout point.

FANISKA, opéra en trois actes, musique de Cherubini, représenté à Vienne sur le th. de la Porte-de-Carinthie, le 25 févr. 1806.

FANNY MORNA, opéra en trois actes, paroles de Favières, musique de Persuis , représenté à Favart le 22 août 1799.

FANTASIO, opéra-comique en trois actes, d'après la comédie d'Alfred de Musset, musique de J. Offenbach, représenté à l'Opéra- Comique le 18 janvier 1872. La réputation littéraire d'Alfred de Musset, le succès de quelques-unes de ses pièces ont fait croire qu'on pourrait transporter au théâtre les scènes dialoguées que son imagination capricieuse lui avait dictées ; les essais tentés au Théâtre-Français et àl'Odéon n'ont pas réussi; celui qu'on a renouvelé à l'Opéra- Comique a également échoué. On oublie trop souvent que, dans un ouvrage musical en trois actes, il faut autre chose que du marivaudage, que quelques mots spirituels ne suffisent pas ; or, il n'y a dans le Fantasio d'Alfred de Musset ni grâce ni sentiment. Ses personnages ne vivent pas, fort heureusement d'ailleurs. Leurs actions sont absurdes, leur langage cynique, leur cœur absent ; ce sont des marionnettes de mauvaise compagnie. Il faut convenir, cependant, que la musique de M. Offenbach les a encore abaissées d'un degré. Je ne connais rien, dans le répertoire de l'Opéra-Comique, de moins digne d'une scène lyrique que cette partition. L'ouverture est d'un style si haché menu, qu'on l'a appelée Introduction ; mais, avec ce titre, elle est trop longue. Les couplets de l'étudiant Spark, avec imitation des cloches par le chœur, n'offrent rien d'original ; si le musicien avait le talent que les gens qu'il amuse lui accordent, n'aurait-il pas trouvé une occasion de le montrer dans la ballade à la luneî

Voyez dans la nuit brune, Sur le clocher jauni

La lune Comme un point sur un i.

Au lieu de Fantasio, chantant une mélodie humoristique et poétiquement bizarre, on croirait entendre Patachon, dans les Deux aveugles, ou Trombalcazar. La romance d'Elsbeth :

Pourquoi ne puis-je voir sans plaisir et sans peine Les baisers du zéphyr trembler sur la fontaine, Et l'ombre des tilleuls passer sur mes bras nus? Hier j'étais une enfant et je ne le suis plus,

a été mieux traitée. Mais il aurait fallu une autre muse que celle de l'auteur de la Belle Hélène pour exprimer le second couplet, bien préférable au premier :

L'eau, la terre et les vents, tout s'emplit d'harmonie; Un jeune rossignol chante au fond de mon cœur; J'entends sous les roseaux murmurer les génies; Tout me parle d'amour, d'ivresse et de bonheur!

Le duo entre Elsbeth et Fantasio est une toute petite valse, tout au plus digne du Mariage aux lanternes. Il y a un morceau qui vaut le texte du livret ; c'est le chœur des pénitents :

0 saint Jean ! ta joyeuse face A fait sa dernière grimace, Toi qui chantais, toi qui raillais, Grand Docteur en plaisanterie.

Ici le parolier et le musicien sont d'accord ; appeler un bouffon saint Jean, c'est dépasser les bornes de la raillerie. Le duo de Marinoni et du prince : Je médite un projet d'importance, écrit avec des répétitions burlesques qui rappellent le roi barbu qui s'avance, bu qui s'avance, aurait réussi sans doute aux Variétés. Le chœur des étudiants :

Tout bruit cesse Le jour fuit Dans le calme de la nuit,

est le morceau le mieux traité de l'ouvrage, musicalement parlant. Je passe sur la chanson des fous qui n'a ni brio ni élégance. Le deuxième acte est encore plus faible que le précédent ; à peine peut-on citer une assez mauvaise romance, chantée par le prince : Je ne serai donc jamais aimé pour moi-même; et les couplets de Fantasio : C'est le nouveau bouffon du roi. Dans le troisième acte, la mélodie de la romance d'Elsbeth : Psyché, pauvre imprudente, montre que le musicien fait rentrer dans des moules mélodiques qui lui sont familiers les strophes quelconques de son livret. Quel rapport a cet air à trois temps avec la forme de la strophe formée de vers de six syllabes et de deux syllabes :

Psyché, paavre imprudente,

Voici Que ton désir me tente

Aussi ; Pourtant j'étais heureuse;

Pourquoi Suis-je aussi curieuse

Que toi ?

Le duo qui suit entre Fantasio et Elsbeth, et dans lequel revient cette phrase banale sur un temps de valse, que nous avons entendue au premier acte : Regarde-toi, la jeune fille, me remet eh mémoire cette situation analogue dans l'opéra de Grétry, où Azor re-

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doute l'effet de sa laideur sur le cœur de

Zémire :

Du moment qu'on aime On devient si doux, Et je suis moi-même Plus tremblant que vous.

Que de chemin parcouru dans le sens de l'idéal au rebours, de la laideur morale, depuis ce temps ! Cet opéra se termine par la répétition de la ronde des fous :

Le sort des fous est agréable,

Le sort des fous est trop heureux !

FANTASMA (il) , opéra , musique de Michel Carafa, composé vers 1802.

* fantasma (il), opéra, musique de Salvatore Agnelli, représenté à Naples, sur le théâtre de la Fenice, en 1842.

FANTASMA (il) , opéra séria italien en trois actes, musique de Persiani, représenté au Théâtre-Italien, à Paris, le 14 décembre 1843. Il s'agit d'un duc de Sicile qui, après avoir assassiné son frère aîné, laisse peser l'accusation de ce meurtre sur un jeune chevalier nommé Adolfo, qui est obligé de s'exiler. Sa fille aime le proscrit, dont l'innocence est reconnue au milieu d'une scène de somnambulisme du duc, qui avoue son crime, et se fait pardonner en unissant Adolfo à sa fille. Le compositeur était le mari de la célèbre cantatrice Mm« Persiani. Sa musique est assez travaillée, mais manque d'originalité. Il Fantasma a été exécuté avec beaucoup de talent et de zèle par Mme Persiani , Ronconi et Fornasari , mais sans succès. L'auteur a été plus heureux dans son opéra d'Inès de Castro, qui renferme plusieurs bons morceaux de chant.

* FANTASMA DE FUEGO (kl), opéra-comique, livret de MM. Gullon et Larra, tiré d'un roman de M. Jules Verne, les Indes noires, musique de M. Fernandez Caballero, représenté à Madrid en décembre 1891.

* FANTASMA DE LOS AIRES (el), zarzuela en deux actes, livret inspiré par une nouvelle française de M. Jules Verne, musique de M. Ruperto Chapi, représentée avec beaucoup de succès à Madrid, sur le théâtre des Variétés, en mai 1887. Les principaux interprètes de cet ouvrage, qui a valu au compositeur une sorte de triomphe, étaient Mme Llorens, MM. Vallès, Bosch, Rochel et Castro.

*FANTIK, opéra-comique en trois actes, paroles de M. d'Essai, musique de M. Le Rey, représenté au Havre le 10 septembre 1S92.

FANTOME (le), opéra, musique de Gyrowetz, représenté en Allemagne vers 1842.

FARAMONDO , opéra italien , musique de Pollarolo, représenté à Venise en 1699.

FARAMONDO , opéra italien , musique de Porpora, représenté à Naples en 1719.

* FARAMONDO, opéra sérieux, musique de Franceseo Gasparini, représenté à Rome, sur le théâtre Aliberti, en 1720.

FARAMONDO, opéra italien, musique de Buzzola, représenté à Venise en 1837.

FARASMANE, opéra italien, musique de Orlandini, représenté à Rome en 1710.

FARASPE , opéra italien , musique de Vivaldi, représenté à Venise en 1738.

FARCE DE MAÎTRE VILLON (la), Opéra-

comique en un acte, musique de M. Th. de Lajarte, représenté au théâtre de l'Athénée le 31 décembre 1872. On aurait pu tirer un meilleur parti de la vie accidentée du rimeur, et faire une farce plus spirituelle et moins lugubre que celle, qui consiste à laisser arracher sept dents à un cuisinier par un charlatan, pour lui faire payer le dîner de l'auteur de la Ballade des dames du temps jadis. Si la pièce n'a pas été goûtée, on a remarqué la musique vive et gracieuse que M. de Lajarte a écrite pour elle.

FARFADET (le), opéra-comique en un acte, paroles de Planard, musique d'Adolphe Adam, représenté à l'Opéra- Comique le 19 mars 1852. Comme la Poupée de Nuremberg, cette folie de carnaval a réussi. La scène se passe dans un moulin , et le Farfadet n'est autre qu'un batelier qui, après avoir été fait prisonnier par les Espagnols, revient pendant une nuit d'orage, et cause involontairement une panique qui se termine par une reconnaissance générale entre tous les poltrons de la pièce. La musique est piquante, écrite avec la plus grande facilité et non sans élégance. Nous rappellerons le joli quatuor syllabique , le duo pour voix dé femmes: Il me cajolait; l'air de basse du lutin: Personne en bas, dans le moulin, et le duo tout à fait comique : Que ta peur est imbécile l dont les phrases, C'est le vent/ et Eou hou, hou hou! ont décidé du succès de cette bouffonnerie. Adam introduisait souvent d'heureux à-propos dans ses partitions. Dans une scène où un sac de farine, renfermant le lutin, s'avance contre les acteurs terrifiés, il a imaginé de reproduire la marche de la statue du commandeur de Don Juan.

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Le Farfadet a été interprété par Bussine, Jourdan, Lemaire, Mlles Lemercier et Talmon. Cette pièce a été reprise en lever de rideau, en 1867, au théâtre des Fantaisies-Parisiennes.

farinelli, opéra en deux actes, musique de Barnett, représenté au théâtre Anglais, à Londres, en 1839.

FARMER (thb) [le Fermier], farce anglaise, musique de Shield, représentée à Covent- Garden en 1798.

FARMER WIFE (thb) [la Fermière], opéra anglais, musique de Bishop, représenté à, Covent-Garden, à Londres, en 1814. Bishop, l'un des compositeurs anglais les plus féconds, et dont la renommée fut grande en son pays, n'a pas mis son nom à moins de quatre-vingt-dix ouvrages dramatiques : opéras, opérettes, ballets, intermèdes, etc. Quelques-uns de ces ouvrages ne sont guère, à la vérité, que de simples vaudevilles, et d'autres sont des pastiches arrangés avec la musique de divers compositeurs célèbres.

FARNACE , opéra italien, musique de Caldara , représenté à Venise en 1703.

FARNACE, opéra italien, musique de Pollarolo, représenté à Venise en 1718.

FARNACE , opéra italien, musique de Bononcini, représenté à Londres en 1723.

FARNACE , opéra italien , musique de Vinci, représenté à Venise en 1724.

FARNACE , opéra italien , musique de Vivaldi, représenté au théâtre San-Agiolo de Venise en 1726.

FARNACE , opéra italien , musique de Rinaldo da Capua, représenté en Italie en 1739.

FARNACE, opéra napolitain, musique de Arena, représenté à Rome en 1742.

farnace , opéra italien , musique de Traetta, représenté au théâtre Saint-Charles de Naples en 1750.

farnace , opéra italien , musique de Perez, représenté au théâtre délie Dame, à Rome, en 1750.

Farnace, opéra italien, musique de P. Gnglielmi, représenté en Italie vers 1765.

farnace, opéra italien, musique de Sarti, représenté à Venise en 1776.

FARNACE, opéra allemand, musique de Sterkel, représenté à Naples en 1780.

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