‹ Dictionnaire des opérasChapitre 311 sur 928 · FIANÇAILLES DU ROI OTHON (LES · texte numérisé non relu

FIANÇAILLES DU ROI OTHON (LES

opéra en trois actes, musique de M. Ueberlee, représenté sans aucun succès au théâtre Royal de Berlin en mai 1881.

FIANCÉ (le), opéra allemand, musique de Pauer, représenté à Manheim en 1861.

FIANCÉE (la)', opéra-comique en troi3 actes, paroles de Scribe, musique de M. Auber, représenté à Paris le 10 janvier 1829. Le livret, dont le sujet est dramatique et offre des situations favorables à la musique , n'en est pas moins mauvais. Une jeune fille innocente, qui s'avoue coupable , un comte de Lowenstein, qui, après avoir joué un double rôle , finit par épouser une fille qui s'est déshonorée aux yeux du public, toutes ces turpitudes ont toujours rendu difficile la reprise d'un opéra qui fourmille de motifs heureux, d'une inspiration fraîche et vraie. Nous citerons, parmi les morceaux les plus saillants, les couplets : Que de mal, de tourments; le duo : Entendez-vous , c'est le tambour; le chant de la patrouille : Garde à vous! avançons en silence, et la tyrolienne: Montagnard ou berger. Tous ces motifs ont joui d'une longue popularité.

C'était le septième opéra dû à la collaboration trop féconde de MM. Scribe et Auber. Il a eu pour interprètes Chollet, Tilly , Lemonnier, Mmes Pradher et Lemonnier. On peut dire que l'habile auteur aurait pu tirer un meilleur parti du sujet qu'il a emprunté aux Contes de l'atelier, de MM. Michel Masson et Raymond Brucker, car c'est un des plus émouvants et des mieux conduits. Lors de la reprise qu'on a faite de cet ouvrage, le 10 février 1858, les défauts de la pièce ont paru beaucoup plus choquants qu'à l'origine, mais la partition, au contraire, avait conservé toute sa fraîcheur. A côté des mélodies dont les gosiers populaires se sont immédiatement emparés, il y a aussi des morceaux pour les délicats , entre autres lo charmant canon : Où trouver le bonheur ! le chœur d'introduc-

FIAN

FIAN

tlon : Travaillons, mesdemoiselles ; la cavatine Un jour encore, et la romance : Aux jours heureux que mon cœur se rappelle. Cette œuvre, selon nous , clôt la série de la première manière du maître. Avec Fra Diavolo, l'horirizon musical s'élargit et s'éclaire de plus chauds rayons.

FIANCÉE D'ABYDOS (la), opéra en quatre actes, paroles de M. Jules Adonis, musique de M. Adrien Barthe, représenté au Théâtre- Lyrique le 30 décembre 1865. Le livret a été tiré du poème de lord Byron. Zuléika, la vierge d'Abydos , est destinée au bey Oglou par l'ambitieux Giaffîr, parent du bey. Elle est aimée de Sélim, fils d'Abdallah et neveu de Giaffîr, meurtrier de son frère. Ce Giaffîr tue son amant, et Zuléika se soustrait par la mort à un odieux hymen. Tel est le dénoûment dans le poème de Byron. Il est remplacé dans l'opéra par un assoupissement léthargique de la fiancée d'Abydos et par son union avec Sélim. La partition est l'œuvre d'un musicien de mérite. On a remarqué la chanson mauresque, la marche turque, la ronde de nuit, la scène de la conjuration et la marche nuptiale. Mm« Carvalho a obtenu un grand succès dans cet ouvrage, qui a été interprété en outre par Monjauze, Ismaël et Lutz.

FIANCÉE dAzola (la) opéra allemand, paroles de MM.Linden et Adolphe Katsch, musique de M. Louis Liébé, représenté àCarlsruhe le 9 septembre 1868. On a applaudi l'ariette : Ein guter Ehemann, une cavatine avec accompagnement de cor anglais et un chœur arrangé sur l'air de la Romanesca, Cet ouvrage a réussi. Il a été chanté par Stolzemberg, Kœrner, Oberhofer, Mlles Formaneck 3t Hauser.

fiancée DE corinthe'(la), opéra en un acte, paroles de M. Camille du Locle, musique de M. J.Duprato, représenté à l'Opéra le 21 octobre 1867.

La ballade de Gœthe est devenue l'œuvre lyrique fort distinguée qui a traversé trop rapidement la scène de l'Opéra. Polus, pêcheur du golfe deCorinthe, avait deux filles, dont la ressemblance était si extraordinaire qu'on les prenait aisément l'une pour l'autre. Daphnô, fiancée à Lysis, a trouvé la mort accidentellement dans les flots pendant une absence de son amant. Chloris, sa sœur, qui ressent une passion fatale pour Lysis, use de plusieurs stratagèmes pour lui laisser ignorer, à son retour, la perte de sa bien-aimée. Elle obtient de son père qu'il gardera aussi

le silence sur cet événement. Lysis, qui est revenu à la chute du jour, prend Chloris pour Daphné , et lui témoigne sa joie et sa tendresse. A peine Polus et sa fille ont-ils disparu, que Lysis interroge son cœur, et s'étonne de ne plus ressentir auprès de soa .amante le môme charme qu'autrefois. Il s'endort et, pendant son sommeil, l'ombre de Daphné lui apparaît. Ce n'est pas une ombre, mais un personnage fantastique qui agit, parle, marche et même boit comme un être vivant. Cette licence dans le régime des ombres a nui beaucoup à l'effet du poème. Daphnô révèle à Lysis la jalousie de sa sœur, et lui fait jurer de préférer la mort à l'infidélité. Daphné s'éloigne; Lysis se rendort. Le jour paraît; le chœur chante une aubade:

Eh quoi ! l'amoureux fiancé Est encore là, paupières closes?

Quand pour lui nous avons tressé, En gais festons, myrtes et roses.

Lysis se réveille, Polus et Chloris se présentent. Celle-ci fait connaître, en vraie fille de Corinthe (sit venia verbo), les secrets de son cœur :

Lysis... je t'ai trompé !... la triste Daphné dort Au sein des Ilots amers, dans les bras de la mort. Je suis Chloris ! la volonté suprême M'a donné de ma sœur Le visage... et le cœur!

Viens et sois mon époux... je t'aime!...

Lysis se rappelle son serment, qu'un chœur invisible l'invite à tenir. Il invoque Daphné et meurt , simplement parce qu'il désire aller la rejoindre, sans que l'auteur du poème ait daigné recourir à la moindre fleur de mancenilier, comme dans l'Africaine, ou à un des mille moyens usités en pareille circonstance. Il me semble qu'on aurait pu tirer de ce sujet un très beau poème d'opéra, en développant davantage lesépisodes, en caractérisant plus profondément les personnages, et en ayant soin d'atténuer ce que la donnée offre de blessant et de trop corinthien.

Non cuivis homini contintjit adiré Corinthum.

Le public de l'Opéra ne tolère pas encore cette crudité dans la passion, heureusement pour les destinées du goût français. La partition que M. Duprato a écrite sur ce livret est, comme je l'ai dit, une œuvre de beaucoup de mérite et je regrette qu'elle ait été entraînée par lachute.de la pièce.

Je citerai les stances de Chloris : Tu ne reverras plus ta belle et jeune amante ; le chœur des matelots, à cinq temps, ne répond pas à

FIAN

FIAN

l'effet que Fauteur attendait de l'emploi de cette mesure bizarre. Le trio : 0 délices, et tout le finale offrent des passages pleins de charme et d'une harmonie pénétrante. Cet ouvrage aété chanté par David, Mlles r. Bloch et Mauduit.

* FIANCÉE DE FRASCATI (la), opéra-ballet en quatre actes, paroles de M. J. Monkell, musique de M. A. Arenson, représenté au théâtre municipal de Hambourg en novembre 1889.

* FIANCÉE DE GAËL (la), drame lyrique, poème de M. A. de Carné, musique de de MUe Célanie Carissan, exécuté dans un concert, à Paris, en avril 1892.

* FIANCÉE DE KERNOËL (la), opéra-COmique en un acte, paroles de M. Meslin, musique de M. Agide Carrara, représenté à Cherbourg le 2 février 1893.

FIANCÉE DE KYNAST (la), opéra en trois actes , musique de M. Litolff, représenté à Brunswick en octobre 1847. Cet ouvrage a eu du succès.

FIANCÉE DE LAMMERMOOR (la), Opéra

danois, musique de Brédal, représenté au théâtre de Copenhague en 1833.

fiancée DE messine (la) , musique de Weber (Bernard- Anselme), sur le drame de Schiller, représenté à Berlin en 1794.

fiancée de messine (la) , drame de Schiller, musique de Urban, représenté à Berlin en 1825.

fiancée de messine (la), opéra, musique de Bonewitz, représenté à l'Académie de musique de Philadelphie en mai 1874.

* FIANCÉE DE MESSINE (la), drame lyrique, livret tiré du drame célèbre de Schiller, musique de M. Hostinsky, représenté à Prague en avril 1884.

FIANCÉE DE VENISE (la), opéra, musique de Bénédict, représenté à Londres en

* FIANCÉE DES VERTS-POTEAUX (LA), opérette en trois actes, paroles de M. Maurice Ordonneau, musique de M. Edmond Audran, représentée au théâtre des Menus- Plaisirs le 8 novembre 1887. Interprètes : Mlle» Lardinois, Berthier, Vallette, MM. Jacquin, Jourdan, Bartel, Bonnet, Dorman.

FIANCÉE DU brigand (la), opéra allemand en trois actes, paroles de C.-G. Haeser,

musique de Ferdinand Ries, représenté & Berlin en 1830 avec un grand succès et sur les principaux théâtres de l'Allemagne.

FIANCÉE DU DIABLE (la), opéra-comique en trois actes , paroles de Scribe et Romand, musique de M. Victor Massé, représenté à l'Opéra-Comique le 5 juin 1854. L'action a lieu à Avignon. Il s'agit d'une pauvre fille que la crédulité populaire fait passer pour avoir été fiancée au diable, par son père, afin d'échapper à la misère. Un marquis de Langeai veut exploiter à son profit cette croyance superstitieuse. Il est pris dans ses filets, et on le contraint d'épouser une paysanne sans fortune, qu'il a compromise. Il y a quelque esprit dans le dialogue, mais la conception du livret est tout à fait défectueuse. La partition renferme des morceaux intéressants; d'abord la romance sentimentale de Gillette, qui vient s'unir très heureusement aux couplets bien rythmés chantés par l'armurier Andiol, son frère; l'air de Catherine, au deuxième acte : Ah! qu'on a de peine à trouver un mari! et le duo des deux mariés au troisième acte. Les rôles ont été créés par Couderc, qui a su sauver, par son jeu habile, le côté odieux du caractère de Langeai; Bussine, Sainte-Foy, Puget, Mlles Boulart et Lemercier.

FIANCÉE DU FORESTIER (la), opéra allemand, musique d'Ad. Mûller, chef d'orchestre, représenté sans succès le 15 février 1873 au Stadttheater, à Hambourg.

FIANCÉE DU GNOME (la), opéra-comique allemand, musique de Skraup, représenté au théâtre National de Prague en 1836.

* fiancée DU GNOME (la), opéra fantastique, musique de M. Ivar Hallstrœm, représenté sur le théâtre Royal de Stockholm en novembre 1875. Le sujet de cet ouvrage était emprunté à une de ces nombreuses légendes norvégiennes, si colorées, si tendres et si poétiques, et la partition se faisait remarquer par l'élégance et la grâce exquise de l'inspiration. Aussi, la Fiancée du Gnome rcunit-elle toutes les sympathies et reçut-elle du public un accueil enthousiaste.

* fiancée du guelfe (la), opéra romantique, musique de M. Wittgenstein, représenté à Nuremberg le 17 avril 1881.

* fiancée du guelfe (la), opéra, musique de M. Zamora, représenté sans succès à Hambourg en avril 1894.

FIAN

Page 1