FORZ
FOSG
désarme don Alvarès. L'arme est jetée à terre, mais le coup part et va frapper le vieillard. Leonora, qui croit que son amant a tué son père, prend la fuite et va demander un asile au couvent de la Madone des Anges, où elle obtient de passer ses jours dans un ermitage voisin , au milieu des roches escarpées. Son frère, don Carlos, jure de venger la mort de son père, et poursuit les fugitifs. A quelque temps de là , don Alvarès est devenu capitaine de grenadiers espagnols , et guerroie en Italie. Un jour, il entend un cliquetis d'épées ; ce sont des bandits qui attaquent un officier. Il vole à son secours, le délivre. Cet officier n'est autre que don Carlos; mais, comme tous deux ne se connaissent pas et portent des noms supposés, ils se jurent une amitié éternelle et partent ensemble pour combattre les Autrichiens. Don Alvarès, blessé dans une rencontre et croyant sa fin prochaine, confie à son ami un paquet cacheté et un médaillon. Don Carlos reconnaît dans ce médaillon le portrait de sa sœur. Il attend le rétablissement de don Alvarès, et, malgré ses protestations, il lui fait mettre l'épée à la main. Le sort trahit encore son projet de vengeance. Il est frappé par son adversaire qui s'enfuit. Cinq années se passent. Don Alvarès s'est fait religieux dans le couvent de la Madone des Anges. Don Carlos , guéri de sa blessure , se met à la recherche de son ennemi , découvre sa retraite et vient l'y insulter. Le religieux, qui porte le nom de Père Raphaël, supporte d'abord ses injures avec la plus sainte patience ; mais un dernier outrage réveille en lui l'honneur du gentilhomme. Il saisit l'épée apportée par don Carlos, franchit l'enceinte du monastère et tous deux se livrent un combat à outrance au pied même de l'ermitage habité par Leonora. Celle-ci accourt sur le lieu de la lutte au moment où son frère reçoit le coup mortel, et, tandis qu'elle se penche sur lui pour le secourir, le blessé rassemble ses forces et plonge son poignard dans ; le sein de Leonora. Don Alvarès , témoin de cette horrible scène, perd la raison, gravit les rochers et se précipite dans l'abîme. Ainsi se trouve justifié le titre de l'ouvrage par la mort tragique des quatre personnages du drame. Il faut remonter au théâtre antique pour trouver une telle suite de catastrophes. La teinte générale de la partition du maître n'a pas semblé répondre à la sombre couleur du drame espagnol. Il n'y a ni trio ni quatuor , aucun de ces ensembles puissants que le sujet paraissait exiger. Parmi les morceaux les plus remarqués, on cite un
chant guerrier : E lella la guerra; le récit de don Carlos; la phrase Pietà di me, signore; le finale du deuxième acte. Dans le troisième, on a distingué la canzone de la scène du camp, et la scène des imprécations de don Alvarès contre le destin. Le quatrième offre une scène bouffe bien traitée, un bon duo, et de fort belles phrases dans le duo de la provocation. Le travail de l'instrumentation a été jugé supérieur à celui des autres opéras du compositeur. L'ouvrage a eu pour interprètes Tamberlick, Debassini , Angelini, Graziani et Mrae Nantier-Didiée.
FORZA DEL SANGUE (la) [la Force du sang], opéra italien, musique de Lotti, représenté à Venise en 1711.
FORZA DEL SANGUE (la), opéra italien, musique de Buini , représenté à Bologne en
FORZA DELL' AMIGIZI a (la) [la Force de l'amitié], opéra, musique de Draghi (Antoine), représenté à Vienne en 1681.
FORZA DELL' AMICIZIA (la), opéra italien, poème de Zeno, musique de Caldara, représenté à Vienne en 17) 8.
FORZA DELL' amicizia, opéra italien, musique de Reuter, représenté à Vienne en 1728. Il n'écrivit que le premier acte, Caldara écrivit les deux autres.
FORZA DELL' AMORE (la), opéra italien, musique de Rœsler, représenté à Venise en
FORZA DELLA VIRTU (la) [la Force de la vertu], opéra italien, musique de Pollarolo, représenté à Venise en 1693.
FORZA DELLA VIRTÙ (la) [la Force de la vertu], opéra allemand, musique de Keiser, représenté à Hambourg en 1701.
FORZA DELLE DONNE (la) [la Puissance du sexe], opéra italien, musique de Anfossi, représenté à Milan eni780.
FORZA D'AMORE (la) [la Puissance de l'amour], opéra italien, musique de Galuppi, représenté à Venise en 1745.
FOSCA, opéra italien, musique de Carlos Gomés, représenté le 16 février 1873 sur le théâtre de la Scala à Milan. Cet ouvrage n'a pas justifié le présage qu'avait fait concevoir l'opéra II Guarany du compositeur brésilien. Chanté par Bulterine, Maurel, Maini et MUs Krauss.