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ALME

de faire briller le talent d'une cantatrice, et comme au Théâtre-Italien, de regrettable mémoire, la charmeuse était MUe Albani, les séductions opérées dans l'ouvrage par Vincantatrice devenaient vraisemblables. C'est à la direction aussi intelligente qu'artistique de M. Escudier qu'on doit la représentation de ce charmant opéra, et les amateurs ne doivent pas oublier non plus qu'il leur a fait entendre pour la première fois en France l'Aida de Verdi. Ces titres auraient dû le protéger cpntre l'insouciance de la plus frivole administration des beaux-arts qu'on ait vue depuis longtemps. La musique de M. de Flotow a des qualités un peu superficielles au premier abord; mais on ne peut lui contester la grâce et la mélodie, un intérêt soutenu, une distinction naturelle et une mesure de bon goût dans l'expression dramatique; en un mot, je l'appellerais volontiers un Auber allemand. Les morceaux qui m'ont paru les plus caractérisés dans le premier acte sont : les couplets de l'aubergiste José, Non appena arrivai di Lisbona; l'andante chanté par Camoëns, Il dolor covri di pallor ; le duo bouffe de Zingaretta et de José, Corsi già dall' aurora, et un petit trio dans le finale, Tutto tace ; dans le second acte, la romance de Camoëns revoyant sa patrie, O patria diletta; la cansone dei marinai, chantée par Zingaretta; le boléro de dom Sébastien, Un di di follia. M. de Flotow s'est rappelé qu'il avait obtenu un de ses plus grands succès dans le quatuor du Rouet, de Martha, c'est-à-dire avec un hors-d'œuvre intercalé avec goût dans l'action, en un mot avec un intermède musical, sorte d'entracte qu'on écoute. Il a tenté la même fortune dans Aima l' incantatrice en écrivant le gracieux terzetto de la cigarette, chanté par Zingaretta, José et Sebastiano:

Vien chiamata sigaretta Questa foglia avvolta e stretta Tra le dita, corne io fo Fate voi pure corne io fo Poi con grazia, leggermente Aile labra dolcemente H tubetto io portera E prigion là lo terrd Con l'acciar la selce urtando La scintilla va biiltando; Accendcte allor in fret ta La già fatta sigaretta, Poscia Vocchio seguird Corne il fumo ail' aria va.

Cette historiette de la première apparition à Lisbonne du tabac à fumer est bien accessoire; cependant, n'en déplaise aux puritains du drame musical, ce terzetto a fait le plus grand plaisir, à cause de la vivacité du dialo-

gue, du choix des idées, de la délicatesse de l'orchestration. La première partie étant chantée par un contralto, le morceau est moins brillant que le quatuor du Rouet, mais il est en soi très agréable à entendre. Après le grand air de virtuosité d'Alma, qui ouvre le troisième acte, dont l'allégro est fort mélodieux, je citerai encore la belle scène où Camoëns, abandonné de tous, excepté d'Alma , entend chanter ses vers dans les rues de Lisbonne et sent le courage renaître dans son cœur, Ah sil quel eanto è mio, et le duo final. Le morceau le plus saillant du dernier acte est la prière touchante et pathétique d'Alma, Non sià tua gloria. Distribution : Il re dom Sebastiano, M. "Verger; dom Luis; de Camoëns, M. Nouvelli; Aima, bayadère, MUe Albani; José, aubergiste, M. Ramini; Zingaretta, femme de José, Mlle Sanz ; Pedro, Sylveyra, Fernando, officiers; Kubli, chef d'une troupe de saltimbanques.

ALMA UND selmar, duodrame, musique de Ronconi (Sébastien) , représenté à Postdam en 1793.

* almansob, opéra sérieux, paroles de M. Mezzacapo, musique de M. Antonini, représenté à Rome, sur le théâtre Costanzi, en mai 1881.

almanzor, opéra italien, musique de Pollarolo, représenté à Venise en 1703.

ALMANZOR, opéra italien, musique de Tadolini, représenté à Trieste vers 1828.

* ALMANZOR OU LE TRIOMPHE DE LA GLOIRE, opéra-ballet en deux actes et en vers libres, paroles de d'Aumale de Corsanville, musique de Lanctin, dit Duquesnoy, représenté à Bruxelles en 1787.

almasis, opéra en un acte, paroles de Moncrif, musique de Royer (Joseph-Nicolas- Pancrace), représenté à Versailles le 26 février 1748, et à l'Académie royale de musique le 28 août 1750. Ce petit ouvrage, qui avait pour interprètes MUe Chevalier (Almasis), MUe Lemière (l'Ordonnatrice), Chassé (Zamnis) et Le Page (un Indien), fit partie, avec deux autres opéras en un acte : Ismène et . Linus, d'un spectacle coupé dont on donna vingt-quatre représentations consécutives. Il n'en fut plus jamais question par la 'suite.

ALMAZINDE, opéra allemand en trois actes, musique de Bierey, représenté à Breslau

ALMERICE IN CIPRO, opéra italien , musique de Gaudio (Antoine del),regr en 1675-

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