‹ Dictionnaire des opérasChapitre 337 sur 928 · FURIOSO NELL' ISOLA DI SAN-DOMINGO · texte numérisé non relu

FURIOSO NELL' ISOLA DI SAN-DOMINGO

(il) [l'Emporté dans l'île de Saint-Domingue], opéra en trois actes , musique de Donizetti, représenté à Rome en 1833, puis au théâtre Carcano, à Milan, et enfin à Paris au Théâtre- Italien, le 2 février 1862. Cet ouvrage contient de beaux fragments : la romance de Cardenio, Raggio d'amor parca ; l'air de Leonora : Vedea languir quel misero ; le finale du deuxième acte et le duo du troisième. C'est Ronconi qui a créé le rôle principal. La romance a été chantée délicieusement par Salvatori, et le rondeau final par Mme Boccadabati. L'opéra de II Furioso renferme aussi de beaux chœurs.

FiiRST IM HŒCHSTEN GLANZE (der) [le Prince dans toute sa splendeur], opéra allemand, musique de André, représenté à Berlin vers 1780.

*FÙRST MALAKOFF, opérette en trois actes, paroles de M. Stern, musique de M. Zell, représentée avec succès au Carl-Theater de Vienne en octobre 1894.

FÙRST UND SEIN VOLK (der) [le Prince et son peuple], opéra-comique allemand, musique de Ferdinand d'Antoine, amateur distingué, élève de Marpurg. Cet ouvrage paraît avoir été écrit à Cologne vers 1793.

*fusiler0S (los), zarzuela en trois actes, paroles de M. Pina Dominguez, musique de M. Barbieri, représentée avec un très grand succès à Madrid, sur le théâtre des Jovellanos, en janvier 1885.

GABBAMONDO (il) [l'Imposteur], opéra italien, musique de Generali, représenté à Venise en 1S21.

GABBIA DE' MATTI (la) [l'Hôpital des fous], opéra italien, musique de Ricci (Louis), représenté à Rome, puis à Milan en 1833.

GABBIA DE' PAZZI (la.) [l'Hôpital des fous], intermède italien, musique de Asioli, représenté à Venise vers 1785.

GABEN DES GENIUS (die) [les Dons du génie], opéra allemand, musique de Ebell, représenté à Breslau vers 1803.

* gabriella, opéra sérieux italien en deux actes, musique de M. Emilio Pizzi, représenté à, Boston en novembre 1893. Cet ouvrage avait été commandé au compositeur par Mme Adelina Patti pour une grande tournée qu'elle faisait en Amérique, où elle le mit à la scène en en remplissant le principal rôle.

gabriella CANDIANO, opéra séria, livret de Golisciani, musique de A. Moroder, représenté au théâtre dal Verme, à Milan, le 25 mai 1878 : chanté par Devillier, Bertolasi, Mme Contanni.

GABRIELLA DI BELLE-ISLE, Opéra semiseria, livret de d'Ormeville, musique de Paolo Maggi, représenté à Milan, au théâtre Carcano, le 3 mars 1880; chanté par De Luca, Ulman de Veiga et Mme Human.

GABRIELLA DI FALESIA, opéra italien, musique de M. Carlini, représenté à la Pergola de Florence en juin 1865.

gabriella DI VERGi, opéra italien, musique de Carafa (Michel), représenté au théâtre del Fondo, à Naples, le 3 juillet 1816.

* GABRIELLA DI VERGi, opéra sérieux italien, musique de M. Ducasi, compositeur espagnol, représenté sur le théâtre de la Cruz, à Madrid, le 25 mai 1839.

gabriella DI VERGI, opéra italien, musique de Mercadante, représenté à Milan vers

GABRIELLE D'ESTRÉES OU LES AMOURS DE HENRI iv, opéra en trois actes, paroles de Saint-Just (Godard d'Aucourt), musique de Méhul, représenté à l'Opéra -Comique le

25 juin 1806. Les allusions politiques qu'on trouva dans cette pièce n'ont pas été étrangères au succès qu'elle obtint, mais il dura peu. Elle renferme des tirades sur les agitations de la France, sur le chef qui lui a rendu le bonheur et la tranquillité, et qui, passant dans les travaux, dit un journaliste de cette époque, le temps que la jeunesse perd dans les plaisirs (comme cela est de saison dans l'opéra qui a pour titre Gabrielle d'Estrées!) ne cessa de rencontrer ce qui forme et déclare (sic) les grands hommes, etc., etc.

gabrielle D'ESTRÉES , opéra-comique allemand en deux actes, musique de M. Georg Lordan, représenté au Théâtre-Lyrique de Luisenstadt le 18 août 1880, avec un succès médiocre.

GABRIELLE de vergy, opérette-bouffe, paroles de MM. Blondeau et Monréal, musique deM.Demarquette, représentée au théâtre des Folies-Marigny le il novembre 1871. C'est encore là une parodie d'une légende poétique, dramatique et touchante. Le public qui fréquente ce théâtre et se gaudit de ce genre de pièces a applaudi le duo entre la dame de Fayel et le troubadour, ainsi que la marche des chevaliers.

Gabrielle ET PAULIN, opéra-comique, musique de Leblanc, représenté au théâtre des Beaujolais en 1788.

GABRIELLO ghiabrera, opéra italien, musique de Camerana, représenté à Savone en mars 1876.

G£!RTNERM.ffiDCHEN (das) [la Fille du jardinier], opéra allemand, musique de Holly, représenté en Allemagne vers 1772.

GAGEURE (la), opéra-comique en un acte, musique de Weber (Bernard- Anselme), représenté à Berlin en 1807.

* GAGEURE D'ADRIENNE (la), opéra-COmique en un acte, paroles de M. Eugène Adenis, musique de M. Jules Duprato, publié, mais non représenté.

* gagne-petit (le), opérette en un acte, paroles de MM. Bouveret et de Fortière, musique de M. Georges Rose, représentée au

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concert de l'Époque le 12 octobre 1889, et ensuite au petit théâtre lyrique de la Galerie Vivienne le 24 mars 1895.

" GAI FRITZ (le), opéra-comique en un acte, musique de Reuling, représenté à Vienne en 1S32.

*GAIETY GIRL (the), opérette-bouffe, musique de M. Sidney Jones, représentée au théâtre Prince of Wales, à Londres, en novembre 1893.

* gaitero (el), zarzuela, musique de M. Manuel Nieto, représentée à Madrid en

* GALANTE AVENTURE, Opéra-COmique en trois actes, paroles de MM. Louis Davyl et Armand Silvestre, musique d'Ernest Guiraud, représenté à l'Opéra- Comique le 23 mars 1882. Il n'est pas très facile d'analyser le livret incohérent et assez mal venu de cet ouvrage. Le marquis de Chandor, argentier du roi François 1er, vieux, sot et ridicule, ne s'en est pas moins marié à une jeune femme, et pousse la prétention jusqu'à rechercher des intrigues amoureuses, et même à se livrer à l'enlèvement des femmes et des filles qui peuvent lui convenir. Aidé d'un certain Vigile, à la fois militaire, poète et larron, il complote précisément le rapt d'une jeune veuve charmante, Mme de Narsay, dont la conquête le classerait au nombre des galants les plus accomplis de la cour. Mais la soubrette de Mme de Chandor a surpris le projet; elle prévient sa maîtresse, laquelle est l'amie de Mme de Narsay, les deux femmes conviennent de se substituer l'une à l'autre, si bien qu'au moment délicat, l'indélicat argentier se trouvera enlever sa propre épouse. Ce n'est pas tout. Vigile, qui doit être la cheville ouvrière de l'enlèvement, fait la rencontre de son ancien capitaine, M. de Bois-Landry, qui, à la tête de sa compagnie, vient d'arriver à Paris, qu'il ne connaît pas. C'est ici que l'affaire s'embrouille un peu plus qu'il ne faudrait. Tout ce qu'on peut croire, c'est que Bois-Landry lui-même se substitue au bouillant argentier, c'est que Mme de Chandor, voyant le danger, réussit à s'esquiver, c'est qu'enfin le capitaine pénètre dans la place et emporte d'assaut... le cœur de la soubrette, demeurée seule au logis. Telle est la « galante aventure » qui fournit le titre de la pièce. Le fond des deux actes suivants repose sur ce fait que la jeune veuve, Mme de Narsay, et le capitaine de Bois-Landry s'aiment depuis longtemps, et depuis longtemps sont séparés

par les événements. Ils se retrouvent, mais Vigile vient jeter la mort au cœur de Bois- Landry, en lui disant que l'héroïne de la galante aventure n'est autre que cette jeune veuve dont il est féru ; il est de bonne foi dans son assertion, ignorant le chassé-croisé auquel les trois femmes se sont livrées. D'autre part, Chandor, qui sait que des événements se sont produits sans sa participation, apprend la bonne fortune de Bois-Landry, et soupçonne la fidélité de sa femme, à laquelle pourtant rien n'est à reprocher. Enfin, le capitaine, qui croit avoir été plus heureux qu'il ne l'eût désiré, reproche à Mme de Narsay d'avoir reçu, nuitamment, un homme qu'il se plaint à lui-même de trop connaître, et les deux amoureux rompent violemment toutes relations. Tout cependant finit par s'arranger, grâce à Mme de Chandor, qui fait son possible pour expliquer la situation et jeter un rayon de lumière sur les obscurités de ce quiproquo, ce à quoi elle ne réussit que médiocrement vis-à-vis du spectateur, principal intéressé dans la question. En résumé, Mme de Narsay et Bois-Landry finissent par s'épouser, et Chandor est content, après avoir craint un instant d'être autre chose.

Tel est le texte entortillé, et malheureusement peu émouvant, sur lequel le compositeur devait exercer son inspiration. Il fallait de la bonne volonté à un musicien pour exciter les accents de sa muse sur un sujet aussi peu poétique et à ce point dénué de vraisemblance. Aussi, malgré sa rare valeur personnelle, son œuvre s'en est- elle ressentie. Guiraud a donc écrit une œuvre élégante, substantielle, qui brille par certains détails, mais dans laquelle — et ce n'est pas sa faute — on chercherait vainement les conditions d'ensemble et d'équilibre si nécessaires au théâtre. Toutefois, si la partition de Galante aventure manque un peu trop d'originalité, de personnalité, elle est du moins écrite de main de maître, en même temps qu'elle est d'une clarté absolue, d'une rare facilité de compréhension, tout en faisant leur part à tous les éléments qui constituent la musique moderne et en se tenant, si l'on peut dire, au cours technique et théorique de l'heure présente. C'est bien là de la musique d'opéra-comique actuelle, très corsée sans être ambitieuse, avec des harmonies piquantes et neuves sans être bizarres , avec une instrumentation nourrie et colorée sans fracas et sans sonorités outrées, avec une forme générale très châtiée sans viser à la nouveauté et à l'excentricité

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des effets. Ce qui manque donc à l'œuvre, c'est la cohésion, c'est l'ensemble, c'est la couleur unique et fondue qui doit se répandre sur une production artistique et lui donner, avec un cachet personnel, la marque de la main qui l'a créée et mise au jour. Galante aventure avait pour interprètes M^es Bilbaut-Vauchelet, Chevalier et Dupuy, MM. Talazac, Taskin, Grivot et Barnolt.

* galanteos EN VENECIA, zarzuela en trois actes, paroles de Luis Olona, musique de Francisco Barbieri, représentée sur le théâtre du Cirque, à Madrid, le 24 décembre 1853. L'un des plus grands succès obtenus par ce compositeur.

GALANTUOMINI FALSI (i) [les Faux gentilshommes], opéra-bouffe , musique de Gerli, représenté à Milan en 1834.

GALATEA, opéra italien en deux actes, livret de Métastase. Cet ouvrage célèbre a été mis en musique par Bianchi, Naumann, Hamdel, Haydn (v. Acis et Galatée). Sous le titre de Galatea vindicata {Galatée vengée), François Conti fit jouer cet opéra à Vienne en 1727. Il paraît avoir été le premier qui en ait écrit la musique. Les personnages de la pièce sont : Galatea, Acide, Polifemo, Glauce, Tetide. L'action se passe en Sicile, près de la mer, au pied du mont Etna. Les airs les plus remarquables de cette charmante pastorale sont les suivants : Timor mi scaccia ; Varca il mar di sponda in sponda: La Tortora innocente, par Galatea; Quel languidetto giglio ; Vicino a quel ciglio; Alla stagion novello ; CM sente intorno al core , par Acide; 5e scordato il primo amore; Sanno l'onde, e fan l'arène; Mira il monte, e vedi, corne; Dalla spelunca uscite, par Polifemo; Benchè ti sia crudel; Se in traccia del placer; Le Diro, che vago sei, par Glauce ; Più bella aurora , par Tetide ; le duetto Se vedrai co' primi ulbori, par Galatea, et enfin le chœur final : Facciam di lieti aecenti. Le dénoûment terriole de la fable a été nécessairement épargné aux spectateurs trop sensibles du xvme siècle. Thétis protège les deux amants et soustrait Acis à la jalousie du cyclope. Tous deux fuient l'île inhospitalière sur la conque marine de la déesse.

GALATÉE, pastorale, musique de Schurer, représentée à Dresde en 1746.

galatée, mélodrame, par Poultier d'Almotte, musique de Bruni, représenté au Théâtre-Français au mois de février 1795. Cette pièce fait suite au Pygmalion de J.-J.

Rousseau. La musique n'y joue qu'un rôle secondaire.

GALATÉE , opéra-comique en deux actes, paroles de MM. Jules Barbier et Michel Carré, musique de M. Victor Massé, représenté à l'Opéra-Comique le 14 avril 1852. Le théâtre représente l'atelier de Pygmalion. Le célèbre statuaire a chargé son serviteur Ganymède, être paresseux et gourmand, de la garde de la statue de Galatée, qu'il vient d'achever et dont il est éperdument épris. Midas , opulent sybarite , arrive et demande à voir le chef-d'œuvre. L'infidèle Ganymède, corrompu par quelques écus , écarte le rideau qui voile la statue. Pygmalion entre sur ces entrefaites, il s'emporte contre son esclave et chasse Midas de chez lui. Resté seul avec son idole, l'artiste s'exalte : il veut qu'elle réponde à son ardeur insensée ou détruire l'œuvre de ses mains. Un chœur invisible chante les vers suivants :

O Vénus, des amours suivie.

Ton haleine aux douces chaleurs Pénètre les bois et les fleurs, O Vénus ! source de la vie!

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