AMIC
AMIT
vait sur mi les plus grandes espérances. L apparition de ce nouvel ouvrage fut donc pour les Italiens un véritable événement artistique, et de tous les points du pays les sommités de l'art et de la critique accoururent à Rome pour assister à la première représentation de VAmico Fritz, qui avait attiré, même de l'étranger, nombre de journalistes et de critiques autorisés. Il semblait que M. Mascagni devînt le successeur désigné de toute cette grande lignée de compositeurs italiens, si célèbres depuis deux siècles, et dont Verdi restait le dernier et seul représentant glorieux. L"œuvre eût été faible qu'on l'eût encore applaudie sans doute, par patriotisme et par orgueil national ; comme, malgré ses réels défauts, elle n'était point sans valeur, on l'acclama avec une sorte de furie et l'on oriaau chef-d'œuvre, ce qui était aller un peu vite et un peu loin. La vérité est que si la forme laissait parfois à désirer, si le style n'était pas toujours très élevé et très pur, l'inspiration du moins n'était pas absente, et la partition était empreinte d'une certaine verve juvénile qui faisait passer condamnation sur des défauts que des spectateurs gagnés d'avance à l'enthousiasme considéraient comme secondaires. En réalité, le succès fut très grand, en dépit de certaines critiques qu'on qualifia de chagrines, et sur lesquelles il semblait qu'on ne dût pas s'appesantir. L'œuvre, acclamée en Italie, ne le fut pas moins en Allemagne et en Autriche, particulièrement à Vienne, où M. Mascagni devint bientôt l'enfant gâté de la population artistique et fut l'objet de manifestations ex" traordinairement sympathiques. Parmi les pages les plus remarquées et les plus applaudies de la partition de VAmico Frits, il faut signaler, pour le premier acte, l'air de Suzel : Son pochi fiori, povere viole, un joli solo de violon et la fanfare ; pour le second, considéré généralement comme le meilleur, la ballade de soprano, le « duo des cerises », l'arrivée de la calèche et le duo de la fontaine, dont la forme fut louée d'une façon toute particulière; enfin, pour le troisième, l'entr'acte, une chanson de baryton, l'air du ténor et le duo d'amour. Un critique italien résumait son impression en disant que dans la musique de VAmico Fritz « il n'y avait ni une page vraiment vulgaire, ni une scène qui ne charme, ou n'intéresse, ou n'émeuve l'auditeur ». Voilà certes un éloge dont bien des artistes se montreraient satisfaits. Constatons d'ailleurs, au moins à titre de curiosité, que le soir de la première représentation M. Mascagni fut l'objet de trente-trois rappels sur la scène
(on sait quelles sont les coutumes du public italien sous ce rapport) et que sept morceaux furent bissés.
AMILCARE, opéra italien, musique de Colonna (Jean-Paul), représenté à Bologne en
* AMILDA, opéra, musique de Prati, représenté au théâtre Re, de Milan, le 23 mai
* AMILDA, opéra sérieux italien, en trois actes, paroles de M. Biagini, musique de M. Walter Borg, représenté à Alexandrie (Egypte), sur le théâtre Zizinia, le 26 mars
* AMINA, opéra semi-sérieux, paroles de Felice Romani, musique de Rastrelli, représenté le 16 mars 1824 sur le théâtre de la Scala, de Milan.
AMINA, opéra semi-seria en trois actes, musique de Charles Valentini, représenté à Naples en 1838. Cet ouvrage n'eut pas de succès.
AMIS DESALAMANQUE (les), opéra allemand en deux actes, paroles de Mayrhofer, musique de François Schubert. Cet ouvrage a été composé en six semaines, du 18 novembre au 30 décembre 1815. Le sujet est un imbroglio espagnol qui se termine par trois mariages. La partition renferme dix-huit morceaux avec l'ouverture. Le manuscrit est entre les mains du docteur Schneider, à Vienne. Cet ouvrage n'a jamais été représenté.
AMITIÉ À L'ÉPREUVE (l'), comédie en deux actes, mêlée d'ariettes, paroles de Favart, musique de Grétry, représentée à Fontainebleau le 13 novembre 1770, et à Paris, aux Italiens, le 24 janvier 1771. Elle fut mise en trois actes et jouée à Fontainebleau le 24 octobre 1786 et à Paris le 30 du même mois. Grétry, dans ses Essais sur la musique, s'efforce de justifier ainsi le peu de succès de cet ouvrage : « Aucun de mes ouvrages ne m'a coûté tant de peine, et jamais il ne me fut plus difficile d'exalter mon imagination au point convenable; mes forces diminuaient de telle manière en composant la musique de ce poème, que je fus au moins huit jours à chercher et à trouver enfin le coloris que je voulais donner au trio :
Remplis nos cœurs, douce amitié.
Lorsque ce morceau fut entendu, à Fontainebleau, il me réconcilia avec les surintendants de la musique du roi, qui, sans me le dire, me regardaient comme un innovateur
AMIT
AMOR
sacrilège envers l'ancienne musique française. Rebel et Francœur me dirent que c'était le véritable genre que je devais adopter. Cette pièce parut froide à Fontainebleau, et elle n'eut que douze représentations à Paris. Je suggérai à l'auteur du poème d'ajouter un rôle comique, qui jetterait de la variété dans son sujet. Elle reparut en 1786, avec des changements considérables. Une actrice, douée d'une voix flexible, et chantant d'une manière exquise (Mlle Renaud, aujourd'hui Mme d'Avrigny), reprit le rôle de Corali, que j'arrangeai selon ses moyens. Trial, l'acteur le plus zélé et le plus infatigable qu'on vit jamais, fut chargé d'un rôle de nègre, qu'il rendit avec vérité. Enfin cette reprise eut plus de succès, et le public, satisfait des longs efforts des auteurs, les appela pour leur témoigner son contentement. Quoique le public appelle trop fréquemment les auteurs de productions éphémères, quoiqu'il soit peu glorieux de partager des couronnes si souvent prodiguées, quoiqu'on n'ignore plus le manège dont on se sert pour les obtenir, je crus devoir présenter au public l'auteur octogénaire de tant d'ouvrages estimables, qui, hors d'état par sa cécité de se présenter lui-même, avait besoin d'un guide pour aller recevoir du public attendri un des derniers fleurons de sa couronne. »
II nous semble qu'ici le bon Grétry manque un peu de sincérité, et qu'il n'a pas été fâché au fond de partager avec le vieux Favart l'ovation qu'il paraît dédaigner pour luimême, et dont il veut faire les honneurs à son ami aveugle. Il ajoute :
«Tel est l'empire des circonstances : après avoir critiqué "abus des roulades où les Italiens se sont laissé entraîner, je suis moimême répréhensible pour ce même défaut.
L'air que Corali chante pour prendre sa leçon peut être aussi difficile qu'on voudra, puisqu'il est proportionné au talent de l'élève ; mais celui qui commence le troisième acte nuit à l'action, et m'a paru de plus en plus déplacé ; c'est pourquoi je l'ai retranché. Dès que Corali a eu le cœur déchiré par la fuite de Nelson, elle ne doit plus se livrer à ce luxe musical. Il revient, il est vrai, mais accompagné de Blanfort, futur époux de Corali, dont l'âme alors doit être troublée. » Nous citons ces détails pour montrer avec quel soin Grétry composait ses ouvrages, et combien il attachait d'importance à bien peindre le caractère de ses personnages.
AMITIÉ AU VILLAGE (l'), opéra-comique
en trois actes, paroles de Desforges, musique de Philidor, représenté au Théâtre-Italien le 31 octobre 1785. Un seigneur de Clemencey a fondé un prix de vertu dans son village. Celui qui l'aura mérité pourra choisir une épouse à son gré parmi les plus belles filles du canton. Prosper et Vincent sont rivaux en vertu et en amour. Le premier s'éloigne pour laisser le champ libre à son ami, qui, par délicatesse, refuse le prix. A la fin tout s'arrange. C'est Oreste et Pylade travestis en paysans. La donnée de la pièce est inepte; mais Philidor en a écrit la musique. Tant pis pour Philidor.
amleto (l'), opéra italien, musique de Scarlatti (Dominique), représenté au théâtre Capranica, à Rome, en 1715.
AMLETO, opéra italien, musique de Gasparini (Francesco) , repr. à Rome en 1735.
AMLETO (l'), opéra italien, musique de Caruso, représenté à Florence en 1790.
AMLETO, opéra italien, musique de Mercadante, représenté à Milan dans l'automne de 1822.
* AMLETO, opéra sérieux, musique d'Antonio Buzzola, représenté sur le théâtre de la Fenice, de Venise, en 1847.
AMLETO , opéra italien , musique de M. F. Faccio , représenté sur le théâtre Carlo-Felice, à Gênes, en juin 1865.
AMLETO, opéra séria, livret de Boito, musique de Faccio, représenté avec un succès médiocre au théâtre de la Scala, à Milan, le 9 février 1871.
AMMALATA ED IL CONSULTO (l') [la Malade et le médecin], opéra italien, musique de Manusardi, représenté à Milan en 1S37.
AMMALATA PER APPRENSIONE (i/), farce en un acte, musique de Sparono, représentée au théâtre du Fondo, à Naples. — Sparono est né vers 1780.
ammeto, opéra italien, musique de Haendel, représenté à Londres en 1727.
AMMONITES (les) ou NEPHTALI, musique de Blangini. V. Nephtali.
AMOR A SUON DI TAMBURO , opéra italien, musique de Speranza, représenté à Naples en 1845.
AMOR AGUZZA L'INGEGNO, opéra italien, musique de Fioravanti (Valentin) , représenté en Italie vers 1792.
AMOR
AMOR
AMOR ABTIGIANO, opéra-bouffe, musique de Gherardesca, représenté en 1763 à Lucques.
AMOR ARTIGIANO (i/), opéra italien, musique de Gassmann , représenté à Vienne vers 1769. Opéra écrit deux fois par le même compositeur.
* amor astuzia insegna, opéra-bouffe, musique de Gardi, représenté à Venise, sur le théâtre San Mosè, le 18 février 1797.
AMOR BIZZARRO (l'), opéra italien , musique de Rust (Jacques), représenté en Italie en 1775.
AMOR CONJUGALE (i/), opéra semi-seria, musique de J.-S. Mayer, représenté à Padoue en 1805.
* AMOR, CONSTANCIA Y MUJER, Opéra espagnol, musique de Gianbattista Mêle, compositeur italien, représenté à Madrid, sur le théâtre de los Canos, en 1737.
AMOR contadino, opéra italien, musique de Lampugnani, représenté à Lodi en
AMOR CONTRASTATO (l'), opéra italien, musique de Cimarosa, représenté à Naples
* AMOR CONTRASTATO (l1), comédie lyrique, paroles de Giuseppe Palomba, musique de Paisiello, représentée à Naples, sur le théâtre des Fiorentini, en 1789.
AMOR COSTANTE (l'), opéra italien, musique de Cimarosa, représenté à Naples en
AMOR D'UN' OMBRA E GELOSIA D'UN' AURA, opéra italien, musique de Scarlatti (Dominique), représenté en Pologne en 1714.
AMOR DELLA PATRIA, opéra italien, musique de Gasparini (Francesco), représenté à Rome en 1703.
AMOR DELLA PATRIA , opéra italien , musique de Chelleri, représenté à Venise en 1722.
AMOR DI CURZIO PER LA PATRIA (l'), opéra italien, musique de Algisi , représenté à Venise en 1690.
AMOR DI FIGLIA (l'), opéra italien, musique de Porta (Jean), représenté à Venise en m».