‹ Dictionnaire des opérasChapitre 422 sur 928 · JACQ · texte numérisé non relu

JACQ

JAGQ

rôles de M. H. Barrys, musique de M. H. de Zois, représentée à Vienne le 17 février 1891.

♦JACOBINS (les), drame lyrique, paroles de M11" Cervinka Rieger, fille d'un député au parlement bohème, musique M. Anton Dvorak, représenté sur le théâtre National de Prague en février 1889.

* JACOPO, drame lyrique en un prologue et six tableaux, paroles et musique de M. Antonio Leonardi, représenté au théâtre Argentina, de Rome, le 21 mars 1888.

* JACOPO LO SCORTICHINO, opéra semisérieux, paroles de Tommasso Zampa, musique de Vincenzo Fioravanti, représenté en septembre 1855 à Naples, sur le théâtre de la Fenice.

JACQUELINE , opéra-comique en un acte , paroles de MM. Scribe, Léon Battu et Edouard Fournier, musique du comte d'Osmond et de M. Jules Costé, représenté au Théâtre-Italien le 15 mai 1855, au bénéfice de la Société des secours à domicile, et à l'Opéra-Comique le 8 juin suivant. MUe Lefebvre et Sainte- Foy ont chanté les deux principaux rôles. Il a été joué trois fois à Paris, et à Nancy le 14 janvier 1856.

JACQUERIE (la), drame lyrique en deux actes et quatre tableaux , paroles de Ferdinand Langlé et Alboize, musique de Mainzer, représenté sur le théâtre de la Renaissance le 10 octobre 1839. Le livret répond mal historiquement à son titre. Un baron veut exercer le prétendu droit du seigneur sur ses terres. Charles V fait justice de sa tyrannie, et le seigneur, forcé de fléchir le genou devant le roi de France, succombe à son désespoir. Le musicien, qui s'est fait connaître plutôt comme professeur de chant populaire que comme compositeur, a cherché à donner à son ouvrage des formes archaïques et, comme on dit, une couleur moyen âge. On a remarqué de beaux chœurs dans le premier acte, surtout celui dans lequel les serfs révoltés jurent sur l'Evangile de s'affranchir de leur honteuse sujétion. Nous signalerons encore, au quatrième tableau , un air assez bien fait de soprano, chanté par Mlle ciary. Le refrain du roi Charles V, écrit daas la tonalité du plain-chant, ne manque pas d'originalité :

Capitaine d'aventure, Pour manoir, j'ai mon armure.

Mon pays est en tout lieu, Et j'avise Pour devise A la grâce de Dieu.

Hurtaux, s'est distingué comme chanteur et comme acteur dans le rôle du seigneur félon.

* JACQUERIE (la.), grand opéra en trois actes, musique de Salvatore Agnelli, représenté sur le Grand-Théâtre de Marseille le 22 avril 1849.

* JACQUERIE (la), opéra en quatre actes, poème de M. Edouard Blau et Mme Simone Arnaud, musique d'Edouard Lalo et M. Arthur Coquard, représenté sur le théâtre de Monte-Carlo le 9 mars 1895, et à Paris, sur la scène de l'Opéra-Comique, le 23 décembre de la même année. Peu d'années avant de mourir, Lalo avait commencé la composition de cet ouvrage; mais la maladie vint bientôt le frapper, et il ne put en écrire et en achever que le premier acte ; M. Coquard fut chargé de terminer la partition, et il le fit delà façon la plus heureuse, car la critique fut unanime à constater qu'il n'était pas resté au-dessous du grand artiste dont il se trouvait le collaborateur et que la tâche qu'il avait assumée lui faisait le plus grand honneur. La Jacquerie a obtenu un succès de très bon aloi.

* JACQUES (les), drame lyrique en cinq actes, poème de M. Mélandri, musique de M. Sinsoilliez, représenté au théâtre municipal de Lille le 10 novembre 1887.

* JACQUES clément, grand opéra en quatre actes, poème de MM. L. de Garât, H. Sauvage et A. Larsonneur, musique de M. Raphaël Grisy, représenté au Grand- Théâtre de Genève le 16 décembre isse. Ouvrage important et qui décelait chez le compositeur sinon une grande originalité, du moins une inspiration élevée, une instruction musicale solide et une rare sûreté de main. Les morceaux qui ont produit le plus grand effet sont le finale du premier acte, au second la scène de la malédiction, le trio et le quintette; le troisième acte est, dans son ensemble, le meilleur de l'œuvre, dont les chœurs surtout et les airs de ballet sont bien venus. On sent que le musicien s'est inspiré particulièrement de la manière de Meyerbeer et de celle de Verdi. Les rôles de Jacques Clément étaient tenus par Mm" Pitteri et Dargy, MM. Fronty, Larrivé, Saint-Jean, Quirot et Gense.

* JACQUES RIGAUD, opéra-comique en un acte, paroles de Dumaniant, musique de Foignet père, représenté en 1800 au théâtre Montansier. Le principal rôle féminin de ce petit ouvrage était tenu par une actrice char-

JAGU

JAGU

mante, MH= Caroline, qui mourut à la fleur de l'âge, ayant déjà conquis une véritable

renommée.

JACQUES VAN ARTEVELDE, opéra en cinq actes, paroles de Van Peene, musique de M. Bovery, représenté à Bruxelles le 27 décembre 1846, et sur le théâtre de Gand la même année. Les personnages de cet opéra national étaient : Van Artevelde , Sohier le Courtraisien, Louis de Nevers, Christine de Baronaige, épouse de Van Artevelde. On ne négligea rien pour donner à cet ouvrage toute l'importance que réclamaient les souvenirs historiques qu'il devait évoquer.

JACQUOT OU L'ÉCOLE DES MÈRES, Opéracomique en deux actes, paroles de Desprez et Rouget de Lisle , musique de Della-Maria, représenté au théâtre Favart le 28 mai 1798.

jadis et aujourd'hui , opéra-comique en un acte, paroles de Sewrin, musique de Kreutzer, représenté à l'Opéra-Comique le 29 octobre 1808.

JADWIGA (Edwige) , opéra polonais, musique de Kurpinski, représenté à Varsovie en

* JADWIGA, opéra en un acte, musique de M. Norgauer, représenté au théâtre municipal de Presbourg en février 1893.

JjEGER MjEDCHEN (das) [la Fille du chasseur] , opéra-comique allemand, musique de Henneberg, écrit à Vienne vers i8is.

JAGD (die) [la Chasse], opéra allemand, musique de J.-A. Hiller, représenté en Allemagne vers 1738.

JAGD (die) [la Chasse], opéra allemand, musique de Holly, représenté en Allemagne vers 1772.

JAGIELLO WIETKI (Jagellon le Grand).

opéra polonais en trois actes, musique d'Elsner, représenté à Varsovie en 1820.

JAGUARITA L'INDIENNE , opéra-comique en trois actes et quatre tableaux, paroles de MM. de Saint-Georges et de Leuven, musique de F. Halévy, représenté an Théâtre- Lyrique le 14 mai 1855. La donnée de la pièce aurait pu être plus vraisemblable, partant plus sympathique et plus favorable aux qualités particulières au compositeur, c'està-dire à la profondeur du sentiment et à la vérité de l'expression. Telle qu'elle est, on s'y intéresse, et le dialogue offre des mots heu-

reux. Jaguarita est la jeune reme des Anacotas, avec qui les Hollandais sont en guerre. Elle les hait donc, et elle est entretenue dans sa férocité naturelle par une sorte d'anthropophage appelé Mama-Jumbo. Mais le jeune officier Maurice a dompté ce cœur de tigresse, et malgré Mama-Jumbo , .ses serments, les apprêts de son supplice, elle parvient à épouser l'officier hollandais. Il y a dans la pièce un personnage fort plaisant. C'est le major Van Trump , gourmand , poltron , et qui , malgré sa couardise, passe pour un héros. Se cache-t-il dans les roseaux, son pistolet part et la balle va frapper ie chef des ennemis, le terrible Zam-Zam. Plus tard, sous l'influence d'un coup de soleil qui lui donne le delirium tremens, il se jette au milieu des Peaux-Rouges, fait des prodiges de valeur et est ramené en triomphe. Ce caractère, ou plutôt ce personnage, est bien imaginé. La partition doit être placée au premier rang parmi celles que M. Halévy a composées pour des opéras-comiques. Invention, interprétation consciencieuse et élégante du poème, harmonie originale et neuve, instrumentation riche et variée , l'opéra de Jaguarita offre toutes ces qualités au plus haut degré. La première partie de l'ouverture est formée d'un andante d'une facture mélodique gracieuse et légère. Dans le premier acte, on remarque le chœur des Hollandais ; les couplets , d'une coupe originale, de Hector Van Trump : C'est un héros ; l'air de Jaguarita : Je suis la panthère, la reine des bois, et le chant du colibri, exécutés tous deux par Mme Cabel avec une voix ravissante et une facilité incomparable. La création de ce rôle est celle dont cette artiste peut à plus juste titre s'enorgueillir. Au second acte brille la grande scène avec chœurs de Jaguarita; la romance de Maurice et le duo final, si poétique, produisent des impressions durables. Le troisième acte n'est pas moins fécond que les précédents. Le chreur des sauvages est sombre et violent. L'interrogatoiro du dieu Bambouzi nous a semblé un peu puéril. La Chanson de mort, et surtout les strophes : A vous la guerre , chantées par Junca, sont empreintes d'une grandeur superbe. Ce Junca, par sa haute stature, ses traits mâles et accentués, sa voix grave et puissante, représentait à merveille Mama-Jumbo. Il est mort depuis. Meillet jouait très-bien le rôle du major. Monjauze et Colson ont créé ceux de Maurice et de Peterman. Jaguarita l'Indienne est un de ces opéras que les musiciens entendent toujours avec plaisir. Le beau chœur: Onuit tutélaire,

JANO

Page 1