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JULIEN ET COLETTE OU LA MILICE

opéra-comique en un acte, paroles de Pariseau, musique de Trial (Emmanuel), alors âgé de quinze ans, représenté au théâtre Favart le 3 mars 1788.

JUMEAUX DE BERGAME (les), comédie en un acte et en prose de Florian, musique de Désaugiers, représenté aux Italiens, avec un succès populaire, le 13 août 1782.

jumeaux DE bergame (les), comédie de Florian, arrangéo en opéra-comique par M. William Busnach, musique de M. Charles Lecocq, représenté en 1875.

Les arlequinades de Florian fournissent une preuve de l'importance fort relative du cadre choisi par les auteurs ou imposé par le

goût du temps. Il a eu beau appeler ses personnages des noms empruntés à la comédie italienne, rien n'est moins italien que ce petit théâtre de fantaisie, où l'Arlequin français est aussi bon, aussi sensible et doux que l'autre est scélérat, caustique et antipathique.

L'imagination et les facultés de l'auteur brisent le cadre dès les premières scènes. Ce qui est vrai pour cet objet de peu d'importance l'est également pour les ouvrages dramatiques conçus sous l'influence des littératures anciennes. C'est le génie de Calderon qui brille dans Eeraclius, c'est celui d'Alfieri qui brille dans Antigone, comme celui de Corneille et de Racine dans Cinna et dans Phèdre. Les poètes grecs et romains ne leur ont fourni que la toile et la bordure. Ou ne trouvera chez aucun écrivain romain, poète ou prosateur, une tragédie politique qui approche du Jules César de Shakspeare. Paulo minora eanamus. Arlequin et Arlequin cadet, les deux jumeaux de Bergame, sont des soprani dans la partition de M. Lecocq ; ils forment donc avec Rosette et Nérine un quatuor de voix de femmes. Cette sonorité est aussi fatigante, lorsqu'elle se prolonge pendant toute une pièce, dans le dialogue que dans les morceaux de chant. La musique est ingénieuse, écrite avec facilité et correction , mais n'offre aucune trace de cette sentimentalité charmante de l'auteur à' Estelle et Némorin. Dans l'ouverture, qui offre trois mouvements, on remarque uns jolie saltarelle répétée dans l'ouvrage pour l'entrée d'Arlequin cadet. Je signalerai le duo de Nérine et d'Arlequin, la fin de l'ariette d'Arlequin cadet: O ma Rosette ; le duettino fort joli de Rosette et d'Arlequin : Qui va là? sur un temps de valse, la sérénade : Daigne écouter l'amant fidèle. Quant au long quatuor qui termine la pièce, et surtout dans les phrases sans accompagnement: Aventure étrange! on voit l'inconvénient d'employer des voix de même espèce. C'est froid, difficilement juste; en outre, les accords plaqués donnent à l'articulation des mots une sorte de dureté désagréable ; le petit rondeau : Messieurs, la pièce est finie, offre d'assez gracieux effets d'imitation.

JUNGE GR/EFIN (die) [la Jeune comtesse], opéra allemand, musique de Gassmann, représenté à Berlin vers 1769.

JUNGFRAU (die) [la Jeune fille] , opéra en trois actes, musique de Conradin Kreutzer, représenté à Prague en 1830.

JUNGFRAU VOM KONIGSSEE (SIEJ [la.

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