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LUI

couplets pour soprano, un trio , un chœur de buveurs et le commencement du finale du premier acte. On doit le reste de la partition à Halévy. La pièce a de l'intérêt; en voici le sujet : Francesca , jeune fermière au village d'Albano, près de Rome, doit épouser Gregorio , son cousin. Une ordonnance de recrutement le désigne pour être soldat, ce qui fait hâter la célébration du mariage. Mais Francesca est aimée passionnément par Ludovic, Corse d'origine, jaloux et violent, qu'elle a fait régisseur de sa ferme. Il lui rend des services si dévoués qu'elle le garde, malgré des scènes qui se renouvellent chaque jour. Elle essaye en vain de l'éloigner , afin que le mariage ait lieu ea son absence. « Eh bien l dit-il , si tu ne peux être à moi, tu ne seras à aucun autre. » Il saisit un pistolet , et Francesca tombe baignée dans son sang. Au second acte , le spectateur est transporté dans une autre ferme appartenant à Nice, cousine de Francesca. Celle-ci n'a eu qu'une blessure légère dont elle est guérie. Elle éprouve des remords; car elle a déposé devant les juges de manière à causer la condamnation à mort de Ludovic. Le capitaine Scipion cherche le fugitif. Quant à Gregorio, n'ayant pu se marier, il est soldat dans la compagnie du capitaine. Francesca s'exprime sur le sort qui attend l'infortuné Ludovic en termes si touchants , que sa cousine lui révèle qu'il est caché dans la maison même. Il ne tarde pas à paraître devant ses yeux ; il se jette à ses genoux, implore son pardon et l'obtient. Gregorio survient ; Francesca implore sa pitié et met pour condition à leur hymen qu'il sauvera les jours de Ludovic. Celui-ci, voyant à quel prix il peut conserver la vie, va se livrer lui-même au capitaine Scipion. Francesca ne peut plus cacher ses sentiments. La passion de Ludovic l'a envahie; c'est lui qu'elle aime. Gregorio en est désespéré; cependant il se dévoue et menace le capitaine de lui brûler la cervelle s'il ordonne la mort de son rival. Fort heureusement la grâce de Ludovic arrive. Le moyen qu'il a employé pour se faire aimer est assez excentrique. Cependant les scènes sont habilement ménagées, le caractère de Francesca est bien étudié; c'est une pièce qui peut être reprise avec chance de succès. Halévy a écrit l'ouverture sur un motif d'Herold ; mais elle est médiocre. Le premier chœur : Déjà l'aurore qui se colore, se distingue par la fraîcheur du coloris et la simplicité de la mélodie. Le départ pour le marché a de la vivacité et de l'entrain. La

scène de l'entrée des soldats a l'importance qui convient à un drame dans lequel l'élément militaire joue un rôle sérieux. Les couplets chantés par Nice (Mlle Massy) : Je vends des scapulaires , ont fourni le motif de l'ouverture ; ils rappellent la première manière d'Herold. La mélodie chantée par Francesca (Mme pradher) : l'Hymen en t'unissant, est • aussi gracieuse que celle de la romance da Marie : Je pars demain ; elle est encadrés toutefois dans un chœur assez vulgaire. Le quatuor du premier acte, composé par Halévy, était toujours bissé. Le finale, écrit en grande partie par Halévy, offre de charmants motifs, entre autres les couplets de Gregorio : Oui, voilà ma femme , répétés sur d'autres paroles par Francesca et intercalés dans le chœur : Elle se marie. La musique du deuxième acte est loin de valoir celle du premier. Il débute par les couplets en duo : Voici le jour; mais ce n'est plus la grâce et la souplesse du maître. La mélodie est lourde, pénible, et on comprend que les détracteurs de l'auteur de la Juive aient relevé cette disparate. Halévy redevient lui-même dans la romance pathétique de Francesca : Mon courroux, que son sort désarme, n'a plus de foret pour haïr. Mais le duettino pour voix de femmes : Enfin, il est parti; la prière en chœur : Nous voici tous, vierge Marie, sont des morceaux d'une valeur musicale exceptionnelle, et il serait à souhaiter que le public fût admis à les entendre de nouveau. Lemonnier et Vizentini complétaient l'ensemble de l'interprétation dont nous avons désigné plus haut les principaux chanteurs.

LUFTBALL (der) [le Ballon aérostatique], opéra allemand, musique de Fraenzl, représenté à Strasbourg en 1788.

LUFTBALL (der) [le Ballon aérostatique], opéra allemand, musique de Dietter, représenté à Stuttgard vers 1789.

LUFTHAGEL (der) [l'Ouragan], opéra allemand, musique de Antoine Mayer, écrit à Cologne vers 1790.

LÙGNER (der) [le Menteur], opéra allemand, musique de Tost , représenté à Presbourg en 1795.

* LUI?.. LEI?..., opéra semi-sérieux en deux actes, paroles de M. Tullio Claro, musique de M. Scarano, représenté à Naplaa on

LUI-MÊME, opéra-comique, musique • ■'■■

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