LUTH
LUSTIGEN MUSIKANTEN (die) [les Musi ciens joyeux], opéra allemand, musique de Hoffmann, repr. à Varsovie vers 1805.
LUSTIGEN STUDENTEN (die) [les Joyeux étudiants], musique de Remde, représenté à Weimar vers 1838.
LUSTIGEN WEIBER VON WINDSOR (die) [les Joyeuses Commères de Windsor], opéra allemand, livret imité de la pièce de Shakspeare, musique de, Ditters, représenté à Oels en 1796.
LUSTIGEN WEIBER VON WINDSOR (die)
[les Joyeuses Commères de Windsor], opéra ' allemand, livret imité de la pièce de Shakspeare, musique de O. Nicolaï, représenté au théâtre de Berlin en 1849. (V. les Joyeuses Commères de Windsor.)
* LUTHIER DE CRÉMONE (le), opéra eu
un acte, musique de M. H. Trencek, représenté à Schwerin en avril 1886.
* LUTHIER DE crémone (le), opéra en un acte, livret tiré de la comédie française de M. François Coppée qui porte ce titre, musique de M. Jeno Hubay, représenté à l'Opéra royal de Buda-Pcsth en novembre 1894. L'auteur, violoniste extrêmement remarquable, exécutait lui-même un solo de violon contenu dans sa partition, à la suite duquel il fut l'objet de quatorze rappels de la part des spectateurs.
luthier DE vienne (le), opéra-comique en un acte, paroles de de Saint-Georges et Hippolyte Leuven, musique de Monpou, représenté à TOpéra-Comique le 30 juin 1S36. Le livret ne brille pas par l'invention, et le dénoûment est trop peu naturel. Un luthier de Vienne voudrait faire épouser à son fils Frédéric sa nièce, jeune fille accomplie, qui touche de l'orgue comme un ange, mais à qui une santé délicate interdit le chant. Frédéric raffole d'une baronne de Castelfiore , qu'il a entendue chanter dans un concert. Cette baronne cantatrice ne veut pas être un obstacle à l'accomplissement des vœux du bon luthier. Elle rend Frédéric plus sage, et elle se résigne à épouser elle-même un vieux conseiller aulique. Maître Crespel, !e luthier, fabrique à la fois des orgues , des pianos , des violons et des hautbois. Les auteurs do ce livret d'opéra-comique auraient dû l'intituler avec plus de raison : le Facteur d'orgues. La partition du Luthier de Vienne est fort curieuse à étudier. On y voit les efforts tentés par Monpou dans le but de s'affranchir des formes classiques, d'imaginer des modulations et de»
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rythmes nouveaux. Il échoue parfois , et cette manie d'innover lui fait trouver des chants bizarres et des harmonies tourmentées. D'autres fois, il est plus heureux et vraiment inspiré. L'ouverture a beaucoup d'intérêt , quoique manquant d'unité. Elle commence en ut mineur et finit en mi bémol. Les morceaux les mieux réussis sont la chanson dite par Couderc : Les fils de l'université ; la cavatine ; le cantique de sainte Cécile , véritable morceau de musique religieuse , et la chanson du vieux chasseur : Ramenons mon troupeau, chantés tous trois par la vaillante Mme Damoreau, à qui cet ouvrage a valu un succès de plus.
LUTIN AU PRATER (le), opéra-comique allemand, musique de Volkert, représenté à Leopoldstadt en 1821.
LUTIN DE galway (le), opéra-comique, livret de M. Ernest Deseille, musique de M. O'Kelly, représenté au théâtre de Boulogne-sur-Mer en septembre 1878; chanté par MM. Pellin, Toscan et Mlle Jouanny.
LUTIN DE LA VALLÉE (le), opéra-comique en deux actes et trois tableaux, livret de MM. Michel Carré et Alboize, chorégraphie de Saint-Léon, musique d'Eug. Gautier, représenté au Théâtre-Lyrique le 22 janvier 1853. Le livret n'avait pas d'autre prétention que celle de fournir l'occasion à Saint-Léon de déployer son multiple talent de violoniste, de danseur et d'acteur. Il a été secondé par Mme Guy Stéphan, qui a dansé la Madrilegna et El Zapateado , et par Mme Petit- Brière. Il y a des chœurs assez jolis dans la partition.
* luz Y sombra, zarzuela, musique de M. Fernandez Caballero, représentée en 1867 à Madrid, sur le théâtre de la Zarzuela.
* LYCÉE DE JEUNES FILLES (un), vaudeville-opérette en quatre actes, paroles de M. Alexandre Bisson, musique de M. Louis Gregh, représenté au théâtre Cluny le 23 décembre 1881 et repris quelque années plus tard à la Renaissance.
» LYCÉENNE (la), pièce en trois actes de M. Georges Feydeau, airs nouveaux de M. Gaston Serpette, représentée aux Nouveautés le 23 décembre 1887.
LYCIDAS. drame anglais, musique de W.
Jackson, représenté à Covent-Garden, à Londres, en 1767.
* lydéric, grand opéra en trois actes et quatre tableaux, paroles de MM. Largillière- Beauclerc et Paul Cosseret, musique de M. Emile Ratez, représenté sur le Grand- Théâtre de Lille le 10 janvier 1895. Le sujet du drame est tiré d'un épisode de l'histoire de la Flandre au septième siècle. L'auteur de la musique, artiste instruit et distingué, est directeur du Conservatoire de Lille, la plus ancienne école de ce genre qui existe en France. Son œuvre avait pour interprètes Mlle Lise d'Ajac, MM. Gogny, James Vautier et Ferran.
* LYDIA, opéra-comique en un acte, paroles de MM. de Lyden et Smoni, musique de M. Edmond Missa, représenté à Dieppe le 2S juillet 1887.
LYSIS ET délie, opéra- ballet, paroles de Marmontel, musique de Rameau, représenté par les artistes de l'Académie royale de musique, au château de Versailles, en
* lysistrata, opéra -comique en trois actes, paroles de M. Lettry, musique de M. Feautrier, représenté à Lorient le 25 janvier 1885.
* MA fille, opérette en un acte, paroles d'Alexis Bouvier, musique de M. O. Legouix, représentée aux Délassements-Comiques le 20 mars 1866.
* MA FOLIE-BERGÈRE, opérette en un acte, musique de M. A. Pilot, représentée aux Folies-Bergère le 17 février 1877.
* MA MIE ROSETTE , opérette en trois actes, paroles de MM. Jules Prével et Armand Liorat, musique de M. Paul Lacome, représentée aux Folies-Dramatiques le 4 février 1890. L'ouvrage devait s'appeler d'abord la Jeunesse de Henri IV. Le livret, qui met en scène un épisode romanesque des jeunes amours du Vert-Galant, manque autant de
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nouveauté que d'h-vention ; il y a là des souvenirs du Diable à quatre et de Victorine ou la Nuit porte conseil. La musique, fraîche, aimable, gracieuse, lui est de beaucoup supérieure. A signaler, au premier acte, le duo : Nous allons entrer en ménage, la chanson du roi et de gentils couplets ; au second, le chœur de la migraine, un gracieux rondeau de Rosette et les couplets du Cocorico ; au troisième, un morceau d'ensemble bien construit et un charmant duo entre le roi et Rosette. Interprètes : MUe» J. Nesville, Noémie Vernon, Thirion et Montbars, MM. Huguet, Gobin, Vandenne et Bellucci.
MA TANTE AURORE OU LE ROMAN IMPROMPTU, opéra - comique en deux actes, paroles de Longchamps, musique de Boieldieu, représenté au théâtre Feydeau le 13 janvier 1803. Cet ouvrage avait primitivement trois actes ; mais le dernier, ayant été mal accueilli à la première représentation, fut définitivement supprimé à la seconde. Le sujet du poème ne manque pas d'originalité. La Tante Aurore est une vieille fille romanesque qui ne veut marier sa nièce au'à un héros éprouvé par mille aventures. On organise une scène de brigands , d'attaque à main armée, etc., et on triomphe de la résistance de la tante. La musique de cet opéra est plus correcte, mieux instrumentée que celle du Calife de Bagdad, et offre des motifs pleins de grâce et d'esprit. L'ouverture ne module que de la quinte à la tonique, et cependant son allure mélodique est si élégante , l'orchestration en est si finement agencée qu'on l'entend encore avec plaisir. Le premier duo entre Valsain et Frontin : Malgré de trop justes alarmes , joint à une facture tout italienne un accompagnement d'un goût exquis. Le quatuor des amants : Toi par qui l'on fait des romans t est une imitation visible du célèbre quatuor de l'Irato , opéra de Méhul , représenté deux ans auparavant, et lui est bien inférieur. Les fautes de prosodie y abondent; mais il y règne une franche gaieté. Vient ensuite le rondeau de Julie : D'un peu d'étourderie. Dans les couplets de la tante Aurore : Je ne vous vois jamais rêveuse, une des meilleures inspirations de Boieldieu, le caractère et la manie de la vieille fille sont exprimés avec cette finesse de touche dont il avait le secret. Le duo qui suit : Quoi, vous avez connu l'amour? est traité avec beaucoup d'esprit; les rentrées ajoutent à la partie vocale des nuances qui la font valoir comme dans les meilleurs ouvrages de Cimarosa. Le second acte est loin d'éga-
ler le premier; l'intérêt de la pièce s'amoindrit et avec lui la verve du compositeur. Il renferme cependant un duo qui est un chefd'œuvre : De toi, Frontin, je me défie. L'opéra de Ma tante Aurore eut un grand succès et consacra définitivement la réputation naissante de Boieldieu. Le rôle de Frontin fut un triomphe pour le chanteur Martin.
MA TANTE DORT, opéra-comique en un acte, paroles de M. Hector Crémieux, musique de M. Henri Caspers , représenté an Théâtre-Lyrique le 21 janvier 1860. C'est une fort jolie pièce , à la fois plaisante et de bon goût. L'introduction jouée par l'orchestre et accompagnée discrètement par les voix, le quatuor : Ma tante dort, l'air bouffe de Scapin : Chez les valets, il faut le reconnaître, et le trio : Scapin est mort , sont les morceaux saillants de la partition, qui a été interprétée par Meillet et Mme Ugalde. Cet ouvrage a été repris à l'Opéra-Comique en 1862.
MACBETH, tragédie de Shakspeare, musique de Lock, repr, en Angleterre en 1672.
MACBETH, tragédie de Shakspeare musique de André, repr. à Berlin vers 1780.
MACBETH, tragédie de Shakspeare, musique de Stegmann, représentée à Hambourg vers 1784.
MACBETH , tragédie de Shakspeare, traduite par Burger , musique de Reichardt, représentée à Munich vers 1795.
Macbeth, tragédie de Shakspeare, musique de Rastrelli, repr. à Dresde vers 1817.
Macbeth, opéra en trois actes, paroles de Rouget de l'Isle, musique de Chelard, représenté à l'Académie royale de musique le 29 juin 1827. L'arrangement du chef-d'œuvre de Shakspeare pour la scène lyrique n'était pas heureux, surtout à l'Opéra français, où l'action et les paroles du poème sont pour la majeure partie du public le principal de la représentation. Chelard , compositeur excellent, vit sa partition dédaignée, abandonnée par l'administration elle-même. Il y a de très belles choses dans cet ouvrage, mais l'harmonie en est tellement travaillée qu'il n'a pu être compris du public. Le compositeur quitta la France et fit entendre Macbeth à Munich avec le concours de Pellegrini et de M"« Nanette Schechner, bonne cantatrice. L'opéra réussit complètement. Il en fut de même en Angleterre, où M"10 Schroeder-Devrient chanta avec talent le rôle de lady Macbeth.
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M. Chelard , excellent contrepointiste, a été dédommagé plus tard de son insuccès en France par la vogue qu'ont obtenue ses solfèges.
MACBETH , tragédie de Shakspeare , traduite en allemand, musique de Rietz, représentée au théâtre d'Immermann, à Dusseldorf, vers 1840.
MACBETH, opéra italien en quatre actes, îivret de Piave , musique de Verdi , représenté à la Pergola de Florence en mars 1847. Ce sujet fantastique, où le surnaturel joue un rôle si puissant, était complètement en dehors des moyens du compositeur et en opposition avec la nature très humaine et toute nerveuse <le son talent. Aussi nous ne pouvons signaler que des efforts plus ou moins heureux, tuais aucun morceau vraiment inspiré ni exprimant une situation avec la force qu'exige le drame de Shakspeare. Le chœur des sorcières n'est que bizarre ; le duo de baryton et basse, «ntre Macbeth et Banco, est bien écrit ; la cavatine de lady Macbeth est pleine d'énergie, mais exige trop de cris et d'efforts. Le meilleur morceau de tout l'opéra est le duo entre Macbeth et sa femme : Fatal mia donna. Dans le second acte , la scène du festin est médio- ■crement traitée, le brindisi est vulgaire. La scène de l'apparition, dans le troisième acte, est manquée. Le chœur : Ondine e silfidi est agréable. Dans le dernier acte , l'air de Macduff, la scène de somnambulisme et l'air de Macbeth n'offrent rien de bien remarquable. Cet opéra, mis en dix tableaux avec des paroles françaises de MM. Nuitter et Beaumont, fut représenté au Théâtre-Lyrique le 21 avril 1865. La tentative de M. Carvalho échoua. Nous le répétons : l'ensemble de l'opéra de Macbeth est monotone et n'offre pas de morceaux saillants. Nous nous empressons toutefois de constater que M. Verdi a écrit pour la scène française des airs de ballet d'une grande originalité rythmique. Dans aucun de ses ouvrages il n'a fait chanter les premiers violons avec autant de délicatesse.
MACBETH, opéra allemand, musique de Taubert, représenté à Berlin le 16 novembre 1857. Les rôles de lady Macbeth et de Mac- <iuff ont été chantés par Mlle Wagner et M. Formés.
maccabâer (die) [tes Macchabées], opéra allemand, livret de M. Mosenthal, d'après le drame d'Otto Ludwig, musique de M. Rul&einstein , représenté à l'Opéra de Berlin le 17 avril 1875. En arrangeant le récit biblique, en inventant surtout des situations en dés-
accord avec l'esprit et le texte de l'histoire sainte, les auteurs ont affaibli la portée de leur œuvre. Pendant la guerre que le roi de Syrie, Antiochus Ëpiphane, fait aux Juifs, Judas Macchabée, après avoir renversé les idoles, subit une défaite parc e que les prêtres ont ordonné d'observer le jour du sabbat. Éléazar , frère du héros israélite, séduit par les charmes de Cléopâtre, fille du roi de Syrie, trahit la cause sainte et combat dans les rangs ennemis. Il se repent de sa faute et meurt avec sa mère et deux de ses frères, victime de la rage du persécuteur. Sur ces entrefaites, Judas Macchabée remporte une victoire signalée, et la douleur qu'il éprouve en apprenant l'immolation des membres de sa famille s'exhale en sanglots, pendant que le peuple chante l'Hosanna. Le compositeur a déployé dans cet ouvrage les ressources de son savoir musical. Il a écrit de beaux chœurs et a tiré parti de mélodies auxquelles on attribue, à tort ou à raison, une origine judaïque. Les développements symphoniques dans lesquels M. Rubinstein se complaît ont donné à plusieurs parties de cet opéra la forme de l'oratorio. L'inspiration mélodique fait défaut, comme dans les ouvrages publiés précédemment par ce musicien distingué. Les rôles de Judas Macchabée, d'Éléazar ont été chantés par le baryton Betz et la ténor Ernst; ceux de Leah, mère des Macchabées, et de Cléopâtre, par MU" Brandtet Grossi. Cet opéra a obtenu le succès d'estime qu'il méritait.
MACCO, opérette-bouffe italienne, musique de Vincenzo Bruti; représentée à Bologne, au théâtre Brunelli, en juin 1872.
MACHABÊES (les) , mélodrame allemand, musique de Seyfried, écrit à Vienne vers 1835.