‹ Dictionnaire des opérasChapitre 516 sur 928 · MENS · texte numérisé non relu

MENS

MENZ

pour base une intrigue politique comme la plupart des poèmes lyriques du vaudevilliste. Un souverain allemand veut s'emparer du Tyrol , et , pour arriver à cette fin , il lui faut rechercher les traces d'une grande-duchesse enlevée dès son enfance, et qui, selon les uns, a été recueillie par un pauvre ménétrier, tandis que , selon d'autres , elle est devenue servante dans le cabaret de l'Ours- Noir, ce qui donne lieu à une suite de quiproquos toujours divertissants à la scène, malgré leur banalité. Mais il y a beaucoup trop de rôles dans cette pièce. C'est d'abord le jeune ménétrier Urbain , qui aime Thérèse , sa pupille; puis l'étudiant Gédéon ; le comte Léopold , cousin de la duchesse ; le major Krifkraf, gros militaire ridicule; l'intéressante Thérèse; Lisbeth, la servante qui se trouve être la vraie duchesse; enfin Jeanno-witz , riche fermier courtisant l'une et l'autre, et sans succès. Tous les personnages ont une importance égale dans le livret, ce qui a plus nui à sa réussite assurément que la musique de Labarre, bien écrite, bien instrumentée et renfermant de fort beaux morceaux. L'ouverture offre une jolie tyrolienne dialoguée entre le hautbois, la flûte et le cor, accompagnés par un effet de timbales pianissimo. Nous signalerons la mélodie chantée par Urbain : Ce que jamais je n'eusse osé te dire; puis un beau chœur national en deux strophes, dans lequel on a remarqué l'accent donné aux vers :

La liberté bannie Qui fuit de notre sol;

les couplets du major Krifkraf, d'une coupe originale; enfin un bon trio au troisième acte. Mlle Lavoye s'est fait applaudir dans des vocalises hardies en forme de tyroliennes; ce genre de rythme domine peut-être un peu trop dans cet opéra. Mocker, Chollet, Henri, Sainte-Foy, Emon et Mlle Révilly ont interprété les autres rôles

* MEUNONE E ZEMIRA OSSÎa LA FIGLIA

DELL' ARIA, opéra sérieux, paroles anonymes, musique de Simon Mayr, représenté sur le théâtre San Carlo, à Naples, en 1817.

*MENSAJERA (la.), zarzuela en deux actes, paroles de M. Louis Olona, musique de Joaquin Gaztambide, représentée au Théâtre- Espagnol de Madrid le 24 décembre 1849.

MENSONGE OFFICIEUX (LB) , opéra-COmique, paroles de Piccinni fils, musique de Piccinni, représenté à la Comédie-Italienne le 17 mars 1787.

MENSONGE OFFICIEUX (le), opèra-COn mique en un acte , paroles de Forgeot , musique de Lemoyne , représenté à Feydeau le 13 mars 1795.

* MENTEUR ET SON FILS (LE),'opéra-

comique en un acte, musique de Reuling, représenté à Vienne en 1833.

MENTEUR MALADROIT (le), opéra-comique en un acte , musique de Lebrun , représenté au théâtre Molière, à Paris, en 1798.

MENUISIER (le), opéra allemand , musique de Wraniczky , représenté à Vienne en

MENZIKOFF ET FŒDOR OU LE FOU DE BÉRÉZOFF, opéra-comique en trois actes, paroles de La Martellière, musique de Champein, représenté à l'Opéra-Comique le 30 janvier 1808. La partition a été dédiée à la reine de Hollande. La pièce est des plus singulières qu'on puisse imaginer. Menzikoff, l'ami et le compagnon de Pierre le Grand , a été exilé en Sibérie, et se retrouve au milieu des prisonniers victimes de sa dureté et souvent de son injustice lorsqu'il était au pouvoir. Il cherche à cacher son nom et à éviter de cruelles représailles. Sa femme et sa fille Marie le consolent comme elles peuvent de sa disgrâce, et il trouve dans ce pays, dont la description est aussi invraisemblable que ridicule, une sympathie universelle. Un jeune noble, à qui Menzikoff a refusé sa fille en mariage, en est devenu presque fou, et se venge en protégeant cette famille infortunée. Dans cette pièce, personne ne se reconnaît, quoique parlant sans cesse les uns des autres. Ce fou, qui s'appelle Jean , organise des fêtes, donne des bals, soulage les souffrances des prisonniers et fait de la Sibérie le lieu le plus heureux de la terre. Il va sans dire qu'un ukase vient rendre la liberté à Menzikoff, à Jean Fœdor , qui épouse Marie. Le livret, qui a la prétention des grands sentiments et du haut style, offre des détails d'un comique achevé, et montre que tous les fous n'étaient pas alors à Béréroff. Champein a écrit de bonne foi sur cette donnée plus que bizarre une partition qu'il a traitée conamore. Parmi les morceaux les plus méritants, nous citerons le duo de femmes : Chère enfant, je te remercie ; l'air de Jean : Dès qu'on a quitté les travaux, le finale du premier acte, qui a un caractère champêtre; le morceau d'ensemble vraiment dramatique du second acte : Cesses de vous contraindre, et la romance de Jean qui ouvre le troisième acte : De son

Page 1