MÈRE
MERL
inconnu, Gustave de Champrosé, est un conspirateur, un carbonaro ; la pièce se passe au temps de la Restauration. Marcel a un frère, comédien de province, en tournée de représentations. Voyant le désespoir amoureux du brave charpentier, il s'emploie avec zèle à le débarrasser de son rival. Habile à jouer tous les rôles, il prend divers déguisements et revêt en dernier lieu l'uniforme de général, afin d'arrêter Gustave de Champrosé au moment où il va épouser lajeuneFrancine. Celle-ci sauve encore une fois le carbonaro, qui va devenir son mari, en le cachant précipitamment dans sa chambre. Marcel sacrifie à la fois son amour pour Francine et sa haine pour son rival. Il ne songe plus qu'à sauver l'honneur de la jeune fille. Instruit de la supercherie de son frère, il démasque le faux général. La petite mère des compagnons s'aperçoit enfin qu'elle a dans la charbonnerie une rivale préférée ; elle retourne au compagnonnage en comblant les vœux du bon Marcel. Il y a des scènes fort comiques, et d'ailleurs absolument invraisemblables, dans l'hôtel des parents titrés de Gustave, envahi par les compagnons charpentiers. Si l'on ne faisait pour le populaire que des pièces de ce genre, amusantes, gaillardes et morales à la fois, cela vaudrait mieux que les opérettes grivoises et les insanités de mauvais goût. La musique de M. Hervé est assez faible et inégale, mais elle n'est jamais commune. On a applaudi un morceau fort bien arrangé et d'un charmant effet; c'est celui que chante Francine racontant les leçons de clavecin, de chant, de maintien et de danse qu'on lui fait prendre dans l'hôtel du comte pour la former aux belles manières. C'est assurément moins distingué que la scène analogue de la Fille du régiment. Donizetti et M. Hervé ne parlent pas la même langue et leurs auditeurs n'ont pas les mêmes oreilles. Je signalerai aussi les couplets de la mère des compagnons, la chanson de l'Écaillère et la ronde des Charpentiers. Chanté par Maugé, Lepers, Simon-Max; Mmes Simon-Girard et d'Harvillé.
MÈRE DES MACCHABÉES (la), Opéra, musique de Franck (Jean-Wolfgang) , représenté à Hambourg en 1679.
* MÈRE OANZ ET L ŒUF D'OR (la), Opéra, musique de Bernard Koch, représenté à Amsterdam vers 1828.
• mère MILO (la), opéra en un acte, musique de M. Cari Bendl, représenté à Prague, sur le théâtre National, en juin 1896.
MERIDE E SELINUNTE, opéra italien, livret d'Apostolo Zeno, musique de Giuseppe Porsile , représenté, par ordre de l'empereur Charles VI, à Vienne, en 1721.
MERIDE E SELINUNTE, opéra italien, livret d'Apostolo Zeno, musique de Niccolô Porpora, représenté sur le théâtre de Saint- Jean-Chrysostome, à Venise, en 1726.
MERIDE E SELINUNTE, opéra italien, livret d'Apostolo Zeno, musique de Chiarini, représenté à Brescia en 1744.
* MERIENDA (la), zarzuela, paroles de M. Navarro Gonzalvo, musique de M. Brull, représentée à Madrid, sur le théâtre des Récollets, en juillet 1894.
MERITO UNIFORMA I GENI (il), opéra italien, livret du comte Niccolô Minato, musique de Draghi (Antoine). Ce petit ouvrage a servi d'introduction à un ballet exécuté à l'occasion de la fête de S. C. R. M. l'impératrice Eléonore, à Vienne, en 1692.
* merlan frit (un), opérette en un acte, musique de M. Georges Douay, représenté» aux Folies-Marigny en 1868.
* MERLIN, opéra romantique en trois actes, paroles de M. Siegfried Lipiner, musique de M. Cari Goldmark, représenté à l'Opéra impérial de Vienne le 19 novembre 1886. Nous voici revenus aux romans des chevaliers de la Table-Ronde, et c'est la fameuse légende " de Merlin l'enchanteur, de ce Merlin qu'Edgar Quinet appelait « le premier patron de la France, » qui, après bien d'autres, fait les frais de cet ouvrage. Nous retrouvons là tous ces personnages bien connus : Viviane, Morgane, Genièvre, Merlin l'enchanteur, le roi Artus, le chevalier Lancelot du Lac... Le librettiste a suivi la légende à peu près pas à pas, en donnant seulement au dénouement un caractère plus dramatique, nécessité par l'action scénique. Le compositeur, qui n'avait rien donné au théâtre depuis la Reine de Saba, à laquelle il doit le meilleur de sa re. nommée, a mis trois années à écrire la musique de son Merlin, musique d'un caractère un peu excessif, mais dramatique, passionnée, remarquable à beaucoup d'égards, et qu'un critique allemand appréciait en ces termes : « Avec Merlin, M. Goldmark a changé complètement de manière. La Heine de Saba était conçue dans l'ancienne forme du grand opéra; nous y trouvons des airs, des morceaux d'ensemble, un ballet, enfin des morceaux qu'on peut facilement détacher d»
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