MILL
gnon a été interprété avec talent et de la manière la plus heureuse par Mn>e Galli- Marié. Les autres rôles ont été chantés par Léon Achard , Bataille , Couderc , Bernard Voisy, Davoust, Mme Marie Cabel. La mise en scène a fait honneur à l'expérience et au goût de M. Mocker.
Le 13 mai 1894, en présence de l'auteur, rOpéra-Comiqne, dans un spectacle solennel, donnait la millième représentation de Mignon. C'est la première fois que se présentait un fait si extraordinaire. A cette occasion, Ambroise Thomas était nommé grand-croix de la Légion d'honneur, première distinction de ce genre accordée à un musicien français.
MIGNONI E FANFAN, opéra italien, musique de Graffigna, repr. à Florence en 1844.
mignonne, opérette en ud acte, musique de M. Moniot , représentée aux Bouffes-Parisiens en décembre 1876.
* MIGNONNETTE, opéra-comique, paroles de M. J. O. Brand, musique de M. H. Parker, représenté au Royalty-Theatre de Londres en mai 1889.
* mikado (the) , opérette burlesque en deux actes et quatre tableaux, paroles de M. S.-W. Gilbert, musique de M. Arthur Sullivan, représentée au Savoy-Theatre, de Londres, le u mars 1885. Cet ouvrage a été le plus grand succès obtenu par l'association de ces deux auteurs qui sont, depuis nombre d'années, les favoris du public de Londres. Il a fait littéralement fureur, et le titre du Mikado est resté stéréotypé sur l'affiche pendant plusieurs années consécutives.
MILCHMADCHEN (das) [la Laitière], opéra-comique allemand, musique de J.-C.
Kaffka, repr. au théâtre de Breslau vers 1779.
MILCHMjEDCHEN ( das ) [ la Laitière ] , opéra-comique allemand, musique d'Agthe, représenté à Ballenstedt vers 1787.
MILCHMJEDCHEN VON BERCY (das) {la Laitière de Bercy], opéra-comique, musique de Fischer (Antoine) , représenté à VieDne vers 1806.
MILICIEN (le), comédie en un acte, paroles d'Anseaume, musique de Duni, représentée pour la première fois à Versailles le 29 décembre 1762 , et à la Comédie-Italienne le i°r janvier 1763. La pièce appartient au genre naïf, que nous appellerons volontiers le genre niais. Le paysan Lucas veut épouser Colette , moins par amour que par inté-
rêt. Un recruteur "nommé Labranche, dont l'officier est aimé de la jeune paysanne, favorise les deux amants en faisant signer à Lucas un engagement en bonne forme, au lieu d'une déclaration dont il a fait semblant de lui dicter la teneur. Le pauvre Lucas est enrôlé et mis en sentinelle. Voyant, pendant sa faction, son rival Dorville enlever sa maitresse, il quitte son poste pour voler à son secours. C'était un coup monté , et notre homme est arrêté et jugé comme déserteur. Au moment d'être passé par les armes, il renonce à la main de Colette, pour obtenir sa grâce, et il la supplie même d'épouser son rival. Il y a quelques scènes assez plaisantes, celles de la poltronnerie de Lucas et la description d'une bataille, par exemple; mais l'invraisemblance de l'engagement involontaire de Lucas dépasse les limites, assez pew étroites cependant, qu'on attribue à l'opéracomique. La musique de Duni n'est pas du tout méprisable, et ce compositeur mérite d'être placé dans un bon rang parmi les musici minores. Il a de la vivacité et du trait. Son harmonie est correcte; mais son instrumentation est pauvre et ses idées souvent communes. Le Milicien n'a pas d'ouverture. L'ouvrage commence par un assez bon duo entre Colette et Lucas : Quoi! sans cesse! quoi! Lucas me poursuivra. Un des meilleurs morceaux est l'ariette de Colette en sol mineur : Quand l'amour est content; elle est gracieusement accompagnée par les hautbois et par un contre-point joué sur les violons. L'allégretto : Ces oiseaux de passage, offre des vocalises assez difficiles pour le temps. L'air de Lucas : Oh ! finis, Colette ! a de l'expression, et la mélodie en est plus distinguée que lo reste. Le trio qui suit : Il faut marcher, est bien traité. Nous signalerons encore lair chanté par Labranche : Ah! c'est un tour pendable; la scène de la faction : Qui va là? et le vaudeville de la fin de la pièce. En somme, le Milicien est un petit opéra-comique que les amateurs de musique rétrospective entendraient avec plaisir. Il a obtenu autrefois un vrai succès.
* milioncino (un), opéra-bouffe, paroles de M. Parravicini, musique de M. Restano, représenté au Théâtre-National de Turin le 13 juin 1885.
MILITARE BIZARRO (il) [le Militaire singulier], opéra italien, musique de Sarti, représenté à Turin en 1778.
* MILLE ET DEUXIÈME NUIT (la), opéra-
comique en trois actes paroles de MM. Bu-
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