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gne, et qui ont été parfaitement dits par Sainte-Foy, jouant le rôle de l'Anglais :

La femme était toujours un* créatiour pervers, ' .L'amour avait toujours chagriné l'iounivers,

et enfin une romance sentimentale de Lisette à laquelle l'auteur a donné une juste expression dramatique.

* miss hélyett, opérette en trois actes, paroles de M. Maxime Boucheron, musique de M. Edmond Audran, représentée aux Bouffes-Parisiens le 12 novembre 1890. Il n'y a pas à discuter avec l'engouement du public. En certains cas surtout on ne peut que le constater, sans en vouloir chercher inutilement les raisons. Voici, par exemple, une pièce dont le point de départ est absolument scabreux et dont la donnée est plus que légère; habilement faite sans doute et avec une drôlerie que comportait le sujet, mais sans plus d'esprit quêtant d'autres qui ont obscurément disparu après quelques dizaines de représentations ; ornée d'une musique faite à la diable et sans l'ombre d'originalité par un artiste qui n'avait évidemment qu'une médiocre confiance dans le résultat final. Eh bien, cette pièce a fait courir tout Paris pendant deux années pleines, le public s'y est précipité avec une sorte de fureur, et ne s'en est lassé qu'au bout d'une série ininterrompue de 816 représentations I

Le sujet est celui-ci : une jeune Américaine, miss Hélyett Smithson, au cours d'une excursion dans les Pyrénées, tombe d'un pic escarpé et ne doit son salut qu'à un arbrisseau auquel elle reste accrochée, en laissant voir malgré elle... tout autre chose que son visage. Fort heureusement, un jeune peintre vient à passer qui délivre la pauvre enfant évanouie, mais nou sans avoir pris préalablement un croquis du... paysage ainsi offert à sa vue; après quoi, il s'éloigne sans même chercher à connaître ses traits. Ce n'est point l'affaire de la pudique Américaine, qui jure à son père qu'elle n'aura d'autre époux que son sauveur, non parce qu'elle lui doit la vie, mais parce qu'il a vu ce qu'il ne devait pas voir. Les ■voilà donc tous deux à la recherche de l'inconnu, et l'on devine les cocasseries et les incidents burlesques qui peuvent naître de cette recherche. Le père, à la fin fatigué, appelle à son secours un soupirant malheureux, le flegmatique James. « Vous voulez épouser ma fille? » lui dit-il. — « Oh! oui, » répond l'autre. — « Eh bien, allez la trouver, et dites-lui simplement : Je suis L'homme de la niuiitagnc. ■ James n'en demande pas da-

vantage, et n'a garde de laisser échapper l'occasion. A peine a-t-il prononcé la phrase fatidique, qu'Hélyett lui dit simplement : « C'est bien, James, je serai votre femme. » Mais James, fou de joie, bavarde tant et si bien qu'il se coupe inéviiablement, et qu'Hélyett découvre le subterfuge.' Tout est à recommencer. Enfin le jeune peintre se retrouve — de facel — en présence de la jeune fille, il en devient amoureux, tout s'explique, et le mariage final s'ensuit naturellement.

Le compositeur ne s'est pas donné grand'» peine pour réchauffer des sons de sa musique ces lieux communs de morale lubrique. Sa tâche a été modeste dans l'œuvre commune. A peine peut-on signaler dans sa minuscule partition deux ou trois morceaux qui retiennent l'attention : le psaume-gavotte [!] du premier acte; au second, le duo comique du point de vue; enfin, au troisième, un duo bouffe assez amusant et un trop long duo d'amour qui contient un heureux motif de valse. La pièce était fort bien jouée par Mlle Biana Duhamel (miss Hélyett), et Mme Macé-Montrouge, MM. Piccaluga, Montrouge et Jannin.

MISSVERSTffiNDNISS ( le Malentendu ) , opéra allemand , musique de Destouches (François), représenté à Weimar vers 1808. Cet ouvrag6 a eu du succès.

* mister menelas, opérette, musique de M. Joseph Bayer, représentée à Vienne, sur le théâtre An-der-Wien, en mars 1896.

MISTERI ELEUSINI (i) [les Mystères d'Eleusis], opéra séria, musique de J.-S. Mayer, représenté à la Scala, de Milan, en 1802.

* MISTERIOS DEL PARNASO (LOS), zar-

zuela en un acte, paroles de Luis Mariano de Larra, musique d'Emilio Arrieta, représentée le 5 septembre 1868, à Madrid, sur le théâtre du Cirque.

MISTEVOJUS, opéra allemand, musique deKeiser, représenté à Hambourg en 1726.

MITGEFUHL (la Sympathie), vaudeville allemand, musique de Bergt, écrit à Leipzig vers îsio.

MITRIDATE, opéra italien, livret d'Apostolo Zeno, musique de Antonio Caldara, représenté pour la première fois à Vienne en 1728, sur le théâtre de la Cour, à l'occasion de la fête de l'empereur Charles VI.

MITRIDATE, opéra italien, livret de Zeno, musique de Bioni, npr. à Fur rare en 1729.

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