MYST
Gil-Pérez. Elle est précédée d'une véritable ouverture. Le duo et les couplets sont phrasés avec goût par le musicien. Mais que dire de cette farce qui consiste à faire exécuter par Brasseur un solo de violoncelle au moyen d'un mirliton à bec fixé au manche de l'instrument et que le public ne peut apercevoir? Est-ce qu'un artiste devrait se prêter à ces tours d'escamotage ? C'était bien assez d'imiter dans le duo final les cris des animaux. Shnitzberg est un violoncelliste qui prétend les charmer en exécutant le chant du myosotis. Corbillon est empailleur : « Comme ils en crèveront sans doute, dit-il, je pourrai les empailler tous. »
* MYRRHA, drame lyrique, paroles de M. Interdonato, musique de "M. Ladislas Zavertal, représenté à Prague, sur le Théâtre national bohème, en novembre 1886. M. Zavertal était alors chef de musique du régiment royal d'artillerie, à Woolwich.
MYRTIL ET LYCORIS , opéra en un acte, paroles de Boutillier et Bocquet, musique de Désormery, représenté à Versailles, et ensuite , avec peu de succès , par l'Académie royale de musique le 2 décembre 1777.
* MYRTILLE, opéra-comique en trois actes, paroles de MM. Erckmann-Chatrian et Maurice Drack, musique de M. Lacome, représenté à la Gaîté le 27 mars 1885. Les interprètes étaient MM- Berthal, Alexandre, Tallien, Scipion, Mmes Lecomte et Daltona.
* MYSTÈRE (le), opéra-comique en un acte, paroles de M. Edouard Cadol, musique de Léon Vercken, représenté au Cercle artistique et littéraire de Bruxelles le 26 mars 1885.
* MYSTÈRE (un) , poème de M. Camille Lemonnier, musique de M. Léon Du Bois, représenté sur le théâtre Molière, à Bruxelles, le i" avril 1896.
* MYSTÈRES D'ELEUSIS (les), pièce en cinq tableaux, en vers, de M. Maurice Bouchor, musique de M. Paul "Vidal, représentée sur le petit théâtre des Marionnettes le 16 janvier 1894. C'est la dernière pièce donnée sur ce mignon et original théâtre des Marionnettes, dont M. Maurice Bouchor était à la fois l'imprésario et le fournisseur attitré, et qui, pendant quelques années, a procuré aux lettrés et aux délicats une sensation d'art si curieuse et si nouvelle, une jouissance intellectuelle si pure et si exquise. Comme le disait M. Bouchor lui-même, il y avait là « une tentative faite à la seule gloire
de la poésie et de la musique, non sans efforts, difficultés ni déboires ».
Les Mystères d'Eleusis! Le sujet, sans doute, était cette fois un peu bien grave pour des marionnettes ; sujet à la fois mystique, symbolique et philosophique, dent le fond, qui rattache jusqu'à un certain point, dans la pensée du poète, certaines traditions païennes à la croyance chrétienne, est la foi enl'immortalité de l'âme. Et ce n'est pas seulement pour elles que ce sujet était un peu abstrait, mais aussi, je pense, pour un certain nombre de leurs auditeurs, et surtout de leurs auditrices, peu familiers peut-être avec les mythes antiques, particulièrement avec celui de l'enlèvement de Perséphone par Hadès (devenus chez les Latins Proserpine et Pluton). Ceux-là, particulièrement, qui n'avaient point lu d'avance la préface très substantielle et très solide des Mystères d'Eleusis ont dû, semble-t-il, être tout d'abord un peu troubles et dépaysés. Quoi qu'il en soit, l'auteur avait choisi ce mystère parce qu'il lui permettait, dans ses développements, de mettre en relief le côté moral du paganisme et de le rapprocher de ses idées sur l'immortalité. Sous ce rapport, son œuvre est pleine de noblesse et de grandeur, d'autant que ces idées sont exprimées en un superbe langage.
Il va sans dire qu'ici, selon la coutume antique, hommes et dieux vivent côte à côte, dans un voisinage plein de familiarité. Il en résulte une détente fréquente dans la marche du drame et des incidents nombreux, dont les uns touchants, les autres comiques, presque tous amenant de jolis couplets pleins de poésie, comme celui du laboureur désolé devant sa maison perdue, du père pleurant la mort de son fils, et bien d'autres qui excitaient les applaudissements du public après lui avoir causé un frissonnement de plaisir. C'est par des épisodes charmants de ce genre que M. Bouchor adoucissait ce que son œuvre présentait d'un peu sévère, d'un peu austère en son ensemble et dans son origine. Cette œuvre est d'ailleurs en elle-même profondément morale, et il s'en dégage un parfum du juste et du bon qui réjouit l'âme en un temps comme le nôtre, où il semble précisément que la justice et la bonté s'en sont allées rejoindre les fables et les mythes des anciennes civilisations.
La part de la musique n'avait ici qu'une importance secondaire. Elle se bornait, poulies premiers tableaux, à quelques fragments furtifs de mélodrames, dits par les flûtes et les violons, et à quelques phrases chorales
NABA
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presque aussitôt étouffées qu'entendues. Ce n'est qu'au quatrième et au cinquième tableau que se présentent de véritables chœurs, d'une certaine importance, auxquels M. Paul Vidal a su donner une heureuse couleur et un joli caractère. Dire que la musique de M. Vidal est, selon le désir que lui exprimait M. Bouchor , « aussi grecque que possible » je n'oserais, étant donné le peu de connaissance que nous avons encore de la musique des Grecs. Le compositeur s'en est tiré par quelques harmonies particulières, par quelques finales inusités ; mais il est probable que lui-même ne se fait à ce sujet aucune illusion.
mystères d'hécate (les), drame anglais , musique de Battishill , représenté au théâtre de Drury-Lane vers 1764.
MYSTÈRES d'isis (les) , opéra en quatre actes, paroles de Morel de Chedeville , musique de Mozart, arrangée par Lachnith, représenté à l'Opéra le 23 août 1801. Trop de zèle entraîne souvent les amateurs à des écarts de goût regrettables. On désirait entendre à l'Opéra la musique de die Zauberflôte, la Flûte enchantée, opéra romantique en deux actes, composé par Mozart, à Vienne, en 1791. On crut honorer la mémoire du grand compositeur en substituant un poème très pompeux et souvent même religieux à la fantastique légende allemande. Morel de Chedeville, pour adapter des paroles françaises à la musique de la Flûte enchantée, choisit pour sujet les Mystères d'isis, pièce vide et sans intérêt dans laquelle apparais-
sent Zoroastre, grand pontife; Pamina, fill» de Zoroastre; Isménor,son fiancé; Boechoris, Mona, Myrène, personnages accessoires. Malgré cette transformation, à laquelle on est surpris de trouver accolé le nom d'un musicien, plusieurs morceaux ont été presque populaires. Il en est un surtout qui, des Mystères d'isis, a passé d'arrangement en arrangement dans le répertoire des églises, sans trop perdre de son caractère et de son mouvement. C'est le magnifique chœur des prêtres : Possenti numi. L'œuvre véritable du maître a enfin été exécutée à Paris, et dans des conditions qui auraient suffi pour en assurer le succès si les beautés de II flauto magico ne devaient par elles-mêmes s'imposer encore à plusieurs générations. (Voyez l'art. Flûtb enchantée [la]).
MYSTÈRES D UDOLPHE (LES), Opéra-CO-
mique en trois actes , paroles de Scribe et Germain Delavigne, musique de Clapisson, représenté à l'Opéra-Comique le 4 nov. 1852.
MYSTERIES OP THE CASTLE (les Mystères du château) , opéra dramatique anglais, musique de Shield, représenté à Covent- Gardenen 1795.
MYSTERIOUS BRIDE (thé) [la Fiancée mystérieuse], opéra anglais, musique de Bishop, repr. à Londres au mois de juin 1808.
'MYSTIFICATEUR MYSTIFIÉ (LE), opcra-
comique en trois actes, musique de Lanctin, dit Duquesnoy, repr. à Bruxelles vers 1789.
naaman, opéra sacré, poème d'Apostolo Zeno, musique d'Antonio Caldara, représenté à Vienne en 1721 dans la chapelle de l'empereur Charles VI.
NABAB (le), opéra-comique en trois actes, paroles de MM. Scribe et de Saint-Georges, musique d'Halévy, représenté à l'Opéra-Cor mique le 1er septembre 1853. Ce nabab est un Anglais, lord Evandale, qui habite Calcutta, et qui a pris en dégoût l'existence. Un docteur de ses amis, Clifford, le guérit de son spleen en le débarrassant de sa femme , qui se trouve être la sienne propre, et en lui faisant quitter sa vie oisive pour mener celle d'un ouvrier. Mylord Evandale fabrique des
cigares et gagne 5 schellings par jour à ce métier. En outre, il devient amoureux de la jeune Dora, pupille de son patron. Il est difficile d'imaginer un conte plus invraisemblable et moins musical. Cependant M. Halévy lui a consacré ou plutôt sacrifié une partition assez riche en heureux motifs. La cavatine de Dora : Léger navire ; la chanson à boire de Clifford: Mes amis, puisqu'il faut que l'on succombe ; la chanson en l'honneur du tabac, sont de jolis morceaux. Ceux qui suivent sont moins heureux. Il y a surtout nue ballade galloise complètement ridicule I
une erreur d'un homme d'esprit. Le Nabab a été chanté par Couderc, Ponebard, U Bussine,M">«,Mi'>l:in-Carral!io et V\\* FaveU
NABU
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* NABAB (le), opéra-comique, paroles do M. R. Manz, musique de M. J. Clément, représenté en mars 1896 au théâtre municipal de Troppau, où le compositeur remplissait les fonctions de chef d'orchestre.
NABOT, opéra sacré, livret d'Apostolo Zeno, musique de Caldara, représenté à Vienne, dans la chapelle de l'empereur Charles VI, en 1729.
NABUCHODONOSOR , drame sacré allemand, musique de Keiser, représenté à Hambourg en 1704.
NABUCODONOSOR , opéra sacré , livret de Rocco-Maria Rossi, musique de Attilio Ariosti, représenté dans la chapelle impériale à Vienne, en 1706, par ordre de l'empereur Joseph 1er.
NABUCODONOSOR, opéra italien, livret de M. Solera, musique de M. Verdi, représenté à la Scala de Milan, le 9 mars 1842, et à Paris, pour la première fois, le 16 octobre 1845. Après avoir été accueilli avec enthousiasme en Italie, Nabueo, tel est le titre abrcviatii que les musiciens donnent à cet ouvrage, fut froidement accueilli par les habitués des Italiens, dont les oreilles n'étaient pas encore familiarisées avec cette sonorité plus bruyante qu'artistique. Trombones, ophicléides, trompettes et cornets à pistons, dominent presque constamment le quatuor ; ce qui donna lieu à ce mauvais quatrain :
Vraiment l'affiche est dans son tort; En (aux on devrait la poursuivre.
Pourquoi nous annoncer Nabuchodonos—or, Quand c'est Nabuchodonos— cuivre f
L'action du livret, qui se passe à Babylone, n'est pas fort intéressante. L'ouverture offre une suite de motifs tirés de la partition, distribués sans ordre et mal enchaînés. L'air do Zaccaria (basse) : D'Egitto là su' lidi, qui a du caractère et de la grandeur, et le sestetto avec chœur du finale sont les morceaux saillants du premier acte. Dans le second acte, ?e rythme plus que familier du chœur des lérites n'a rien à reprocher à celui de la fameuse marche des Hébreux dans le Mosè do Rossini. L'air de la folie de Nabucodonosor (Aria del delirio) est remarquable. Mais c'est surtout le duo de Nabucodonosor et d'Abigaille dans le troisième acte qu'on a le plus apprécié, à cause de son caractère dramatJque et de l'heureuse combinaison des voix dans l'allégro. La prière du quatrième acte produit peu d'effet. On ne peut s'empêcher d'établir une comparaison entre cette prière et celle de Moïse. Elle n'est pas à l'avantage
de M. Verdi. Ronconi a chanté le rôle du roi d'Assyrie et Dérivis, Corelli, Mmes Brambilla , Landi, les autres rôles. Nabucodonosor fut le premier opéra qui établit sérieusement la réputation de M. Verdi en France; depuis ce moment, elle n'a fait que grandir.
NACHMETKIRGUS , CHERSONESI TAU- RlCffi REX, CUM FILIIS PRODITUS, drame latin, musique de Eberlin (Jean). Cette partition, due à l'excellent organiste, a été exécutée par les étudiants du couvent des Bénédictins de Salzbourg vers 1750.
NACHT AUF PALUZZI (die) [la Nuit à Paluzzi], opéra allemand, musique de Pentenrieder , représenté au théâtre Royal de Munich en 1840.
NACHTLAGER (das) [le Giie] , opéra allemand, musique de Conradin Kreutzer, représenté à Vienne en 1834.
NACHTWJECHTER (der) [le Veilleur de nuit], opéra allemand, musique de Ebell, représenté à Breslau en 1812.
NACHTWJECHTER (der) [le Veilleur de nuit], opéra en un acte, musique de Grutsch, représenté à Vienne en 1835.
NACHTW.ŒCHTER (der) [le Veilleur de luit], opéra allemand, musique de Krug, représenté à Manheim en 1846.
NACHTWANDLERINN (die) [la Somnambule], opéra allemand, musique de Blum, représenté à Berlin vers 1821.
* NADAR EN seco, zarzuela en un acte et trois tableaux, paroles de M. Calixto Navarro musique de M. Angel Kubio, rep. à Madrid, sur le théâtre des Récollets, en juillet 1894.
" NADESHDA, opéra, livret tiré d'un récit russe par M. Julien Sturgis, musique de GoringThomas, représenté en 1885 à Londres, sur le théâtre Drury Lane, par la troupe Cari Rosa, avec une artiste fort distingnée, Mme Valleria, dans le rôle principal. Conçu dans la forme française et dans un style qui se rapprochait particulièrement de celui da Charles Gounod, cet ouvrage, empreint d'une inspiration tendre et mélancolique, fut accueilli) avec beaucoup de faveur. Bientôt traduit eu allemand, il parut en 1890 à Breslau, puis fu* joué ensuite sur diverses autres scènes allemandes.
NADGRADA (la Récompense), opéra polonais, musique de Kurpinski, représenté à Varsovie en 1815.
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