‹ Dictionnaire des opérasChapitre 559 sur 928 · NICOLA TERZO,SIGNOR DI FERRARA · texte numérisé non relu

NICOLA TERZO,SIGNOR DI FERRARA

opéra italien, musique de Antoine Neumann, représenté à Trieste en septembre 1833.

* NICOLE ET NICOLAS, opérette en un acte, musique de M. de Villebichot, représentée au concert de l'Eldorado le 9 janvier

NICOLETTO BELLA VITA, opéra italien, musique de Astaritta, représenté à Naples en 1779.

NICOLO DE' LAPi, opéra italien, musique de Pacini, représenté le 29 octobre 1873 sur le théâtre Pagliano, à Florence. Cet ouvrage posthume du maître renferme encore quelques morceaux qui ont eu du succès. Chanté par Augusti, Nierly, Mme Ronzi-Checchi.

nicolo de' LAPi , opéra séria, livret de M. Pinto, musique de Gammieri, représenté au Théâtre-Italien de Saint-Pétersbourg le 6 décembre 1877.

NICOMEDE IN BITINIA, opéra italien, livret tiré de la tragédie de Pierre Corneille par Matteo Giannini , musique de Carlo Grossi, représenté sur le théâtre de San- Mosè à "Venise en 1677.

NICOPOLI, opéra italien, livret de Francesco Rossi, musique de Bernardo Borgognini, représenté sur le théâtre de San-Fantino, à Venise, en 1700.

NICOSTRATE, opéra italien, musique de Sacchini, représenté à Venise vers 1770.

* NID D'AMOURS (le) OU LES AMOURS VENGÉS, opéra-comique en un acte et en vers, paroles de Hus, musique de Gauthier, représenté au théâtre des Jeunes-Artistes le 8 décembre 1797.

NID DE CIGOGNES (le), opéra-comique allemand, musique d'Eberwein (Traugott- Maximilien), représenté à Rudolstadt en

NID DE CIGOGNES (le), opéra-comique en un acte, paroles de M. Eugène Cormon, musique de M. Adolphe Vogel, représenté à Bade en septembre 1858. Cette partition, qui renferme des morceaux agréables, a été chantée par Ponchard, Crosti, Mme Saint-Urbain et Mlle Mira.

* NID DES amours (le), opérette en un acte, paroles de MM. Blondelet et Saclé, musique de M. Deransart, représentée au Jardin d'Hiver le 2 octobre 1887.

NIEBELUNGEN (die), grand opéra allemand en cinq actes, musique de Dorn (Henri- Louis-Edmond), représenté à Weimar le 22 juin 1854 avec un certain succès de presse, et au théâtre de l'Opéra, à Berlin, en janvier 1855. Interprètes : Mlle "Wagner et Mme Herremburg.

NIGHT BEFORE THE WEDDING (the) [la Nuit avant la Noce], opéra anglais, musique de Bishop, représenté à Covent-Garden

* NIGHT DANCERS (the) [les Danseurs de nuit], opéra, musique d'Edward Loder, représenté à Londres, au Princess's-Theatre, en 1846. Cet opéra est considéré comme le meilleur ouvrage dramatique de ce compositeur remarquable, qui remplissait alors, avec un talent de premier ordre, les fonctions de chef d'orchestre à ce théâtre.

* NIKOLA SUBIC ZRINJSKI, opéra, musique de M. Zaytz, représenté à Agram vers 1872.

NIMM DICH IN ACHT (Prends garde à toi), opéra allemand, musique de Van Bree, représenté au théâtre hollandais d'Amsterdam vers 1845.

* NINA, opéra, musique d'Antonio Bononcini, Capello et Francesco Gasparini, représenté en Italie vers 1720. Le premier acte avait été écrit par Capello, le second par Gasparini et le troisième par Bononcini.

* NINA (una), zarzuela en un acte, paroles de Camprodon, musique de Joaquin Gaztambide, représentée à Madrid, sur le théâtre de la Zarzuela, le 24 avril 1861.

NINA OU LA FOLLE PAR AMOUR, comédie en un acte, en prose, mêlée d'ariettes, paroles de Marsollier, musique de Dalayrac, représentée à la Comédie-Italienne le 15 mai 17S6

NINA

NINA

Ninan'estpas une Ariane 'bourgeoise, comme on le croit généralement. Son amant s'étant battu en duel, on le crut mort, et elle devint folle . Elle ne reconnaît plus son père même, et en saprésence se livre à des regrets et à des espérances qui donnent lieu à des scènes déchirantes. Enfin Germeuil reparaît et parvient à ramener Nina à la raison. Le sujet de la pièce a été fourni par une anecdote qu'on trouve racontée dans les livres du temps. Une jeune personne n'attendait que le retour de son prétendu pour lui donner sa main ; s'étantmise en route pour aller à sa rencontre, elle apprit qu'il était mort. A cette fatale nouvelle, sa raison s'égara. Depuis et pendant plus de cinquante ans, elle fit tous les jours deux lieues à pied pour aller au-devant de son amant. Arrivée à l'endroit où elle espérait le rencontrer, elle s'en retournait en disant : « Il n'est pas arrivé; allons je reviendrai demain . » Ce récit est plus émouvant dans sa simplicité que toutes les pièces de théâtre. Dalayrac a eu le mérite de rencontrer un sentiment dramatique réel et juste dansle cadre étroit des compositions musicales de son époque. Ainsi la romance de Nina : Quand le bienaimé reviendra, est un petit chef-d'œuvre de sentiment ; mais malheureusement tout n'est pas à cette hauteur dans le reste de l'ouvrage. La romance de Germeuil : C'est donc ici que chaque jour, est bien pauvre; l'air du père: 0 ma Nina, fille chérie! quoique écrit à deux mouvements avec un petit récitatif, est monotone. La mélodie de l'allégro ne repose que sur la cadence la plus banale. L'ouverture, que nous ne signalerons pas comme une pièce remarquable, ne manque cependant pas d'intérêt. On y trouve un air de musette plein de fraîcheur. Le livret de Nina a été traduit en italien et mis en musique par Paisiello. Quand on songe que la mince partition du compositeur français a été exaltée aux dépens de celle du maître italien, on ne peut qu'être surpris du peu de jugement d'oreille des auditeurs de ce temps et de l'idée mesquine qu'ils se faisaient d'une oeuvre lyrique. Mme Dugazon jouait le rôle de Nina d'une manière si déchirante, que plusieurs femmes, dit-on, eurent des attaques de nerfs. Ce qui fit dire que les paroles étaient de Marsollier, la musique de Dalayrac et la pièce de Mme Dugazon. Milon et Persuis arrangèrent en trois actes de ballet l'opéra de Nina, qui reparut sous cette forme à l'Académie de musique le 23 novembre 1813. Mlle Bigottini mima le rôle de Nina avec un talent dont se souviennent encore un grand nombre d'ama-

teurs. L'habile hautboïste Vogt obtenait chaque soir beaucoup de succès en jouant sur le cor anglais la musette de Nina.

NINA 0 LA PAZZA PER AMORE (Nina ou la folle par amour) , opéra italien, livret, d'après la pièce française de Marsollier, musique de Paisiello, représentée pour Ij. première fois sur le théâtre de Caserta, près de Naples ; puis à Naples même, dans le mois de mai 1787. C'est un chef-d'œuvre de sensibilité et de goût, en même temps qu'une partition des plus remarquables sous le rapport de la facture et de l'art d'écrire pour les voix. La pièce française fut longtemps préférée par le public, comme nous l'avons dit plus haut ; mais il y a, entre la Nina de Paisiello et la Ninette de Dalayrac, la distance qui sépare le Guillaume Tell de Rossini de celui de Grétry. En entendant le chœur, d'une suavité exquise : Dormi, o cara! le quatuor superbe : Corne! partir! le duo de Nina et de Lindoro, on sent qu'on est en présence de beautés d'un ordre supérieur ; mais c'est surtout dans la romance de Nina que Paisiello a fait passer toute la saveur du sujet et la force d'expression dont il était susceptible. Cette mélopée, tendre, mélancolique, est développée avec un style large et soutenu , et accompagnée d'un bout à l'autre en triolets sans pour cela que la monotonie se fasse sentir.

Il mio ben quando verra A veder la mesta arnica, Di bel /5or s'ammantera La spiaytjia aprica.

Ma nol vedo

Ma sospira E il mio ben, ahi mê! non vien.

Cet ouvrage fut chanté par le ténor Lazzarini, Tasca, Trabalza, par Mme» Celestina Coltellini, Annetta Coltellini, sa sœur, Bollini. Il fut représenté à Paris le 4 septembre 1791. Il aurait fallu une Dugazon italienne. Rappelons en passant que le nom de Dugazon appliqué à un rôle spécial et secondaire est une erreur qui s'est répandue au théâtre, je ne sais comment. Mme Dugazon était une actrice fort pathétique et d'une grande sensibilité.

NINA O LA PAZZA PER AMORE, Opéra

semi-seria en deux actes, musique de Coppola, représenté à Rome en 1835, et au Théâtre-Italien le c mai 1854. Coppola écrivit cet ouvrage, malgré les souvenirs de la Nina de Paisiello, pour une cantatrice nommée Adelina Spech, qui obtint le plus éclatant succès. La partition de Coppola, dont le succès a été)

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