NOZZE FRASTORNATE DA DN PAZZO
(le), opéra-bouffe, paroles anonymes, musique de Giovanni Moretti et plusieurs autres compositeurs, représenté en 1844 à Nap'.es, sur le théâtre de la Fenice.
NOZZE IN campagna (le), opéra italien, musique de P. Guglielmi, représenté en Italie en 1775.
NOZZE IN CONTRASTO (le), opéra-bouffe napolitain, musique de Valentini (Jean) , représenté à Milan en 1780.
NOZZE IN GARBUGLIO (le), opéra italien, musique de Tritto , représenté au théâtre Nuovo de Naples en 1790.
*nozze in prigione (le), opéra-bouffe, paroles de M. Zanardini, musique de M. Emilie- Usiglio, représenté au théâtre Manzoni, de Milan, le 23 mars 1881.
NOZZE IN VILLA (le), opéra italien, musique de Donizetti, représenté à Mantoue
* NOZZE ISTRIANE, drame lyrique en trois actes, paroles de M. Luigi IUica, musique de M. Antonio Smareglia, représenté au théâtre communal de Trieste le 28 mars 1895.
nozze PER ASTUZIE (le), opéra italien, musique de M. Panizza, représenté à Calcutta en mai 1872.
NOZZE PER FANATISMO (le), Opéra-
bouffe, musique de Lanza, écrit en Italie vers
NUIT
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NOZZE PER INVITO OSSia GLI AMANTI
CAPRICGIOSI (le), opéra italien, musique de Brunetti (Jean - Gualbert), représenté à Rome en 1791.
NOZZE POETICHE (le) , opéra italien , musique de F. Orlandi , représenté à Gênes au printemps de 1805.
NOZZE SENZA SPOSA (le) , opéra italien, musique de Puccita, repr-. à Parme en 1800.
* nozze sospirate, opéra-comique, paroles de M. Angelo Consigli, musique de M.Oreste Carlini, représenté au théâtre Alfieri, de Florence, le 10 janvier 1888.
* nuestro prologo, prologue musical joué au théâtre Eslava, de Madrid, le 13 septembre 1884, pour la réouverture de ce théâtre. Les paroles de ce prologue étaient de MM. Burgos et Pina Dominguez, la musique de MM. Barbieri, Chueca, Hernandez' et Manuel Nieto.
nuestros (los), « jeu comique » , paroles de M. Estremera, musique de M. Chapi, représenté au Tivoli de Madrid en août 1890.
* nueve de la noche (las), zarzuela en trois actes, musique de MM. Fernandez Caballero et Casares, représentée en 1875, à Madrid, sur le théâtre de la Zarzuela.
NUIT A grenade (une), opéra allemand en deux actes, musique de Conradin Kreutzer, représenté à la salle Ventadour au mois de novembre 1843, pendant le séjour du compositeur à Paris. Cet ouvrage avait été représenté à Vienne avec succès, en 1834, sous ce titre : das Naeht-lager (la Mauvaise Nuit). Conradin Kreutzer, dont les ouvrages sont peu connus en France, n'a pas écrit moins de vingt-quatre opéras.
NUIT A SÉVILLE (une), opéra-comique en un acte, paroles de MM. Nuitter et Beaumont, musique de M. Frédéric Barbier, représenté au Théâtre-Lyrique le 14 sept. 1855.
NUIT A SMYRNE (une), opéra-comique, musique de Grenzebach, représenté à Cassel en 1839.
* nuit A Venise (une), opérette en un acte, paroles de M. Bornicr, musique de M. Georges Rose, représentée aux Folies-Bobino le 30 janvier 1874.
* nuit a VENISE (la), opérette on trois actes, livret imité de celui d'un opéra-comique français : le Château-Trompette , musique
de M. Johann Strauss, représentée le 9 octobre 1883 au théâtre An-der-Wien, de Vienne.
NUIT AU BOIS (UNE) OU LE MUET DE CIR- CONSTANCE, opéra-comique en un acte, musique de Gaveaux, représenté à l'Opéra- Comique le 10 février 1818.
nuit au château (une), opéra en un acte, paroles de Paul de Kock, musique de Mengal, représenté à l'Opéra- Comique le 5 août 1818.
* NUIT AU POSTE (une), opérette en un acte, paroles et musique de M. Edé, représentée aux Folies-Bergère le 30 mars 1875.
NUIT AUX GONDOLES (la), opéra-comique en un acte, paroles de M. Jules Barbier, musique de M. Prosper Pascal, représenté au Théâtre-Lyrique le 19 novembre 1861. On a distingué dans cet ouvrage une jolie saltarelle.
* nuit aux soufflets (la), opérette en trois actes, paroles de MM. Ad. d'Ennery et Paul Ferrier, musique de M. Hervé, représentée aux Nouveautés le 18 septembre 1884. Ce n'était là qu'une amplification peu heureuse d'un ancien vaudeville en deux actes de MM. Dumanoir et d'Ennery, joué sous le même titre, aux Variétés, en 1842. Il est facile de réduire en deux actes une pièce qui en compte trois ; l'opération contraire est plus malaisée. On peut s'en rendre compte, en dépit de la bonne interprétation de cette nouvelle Nuit aux soufflets, confiée à Mlles Marguerite Ugalde, Juliette Darcourt et Wittmann, à MM. Berthelier, Vauthier, Montaubry et Tony Riom.
NUIT AVANT LA NOCE (la), opéra-comique danois, musique de Frolich, représenté à Copenhague en 1830.
NUIT BLANCHE (une), saynète lyrique, musique d'Offenbach, représentée aux Bouffes-Parisiens le jour de l'ouverture de ce théâtre aux Champs-Elysées, le 5 juillet
* NUIT D'AMOUR, fantaisie lyrique en trois actes et quatre tableaux, paroles de MM. Maxime Boucheron et Albert Barré, musique de M. Antoine Banès, représentée aux Bouffes-Parisiens le il mai 1896.
NUIT D'INTRIGUE (une), opéra-comique en un acte, musique de Kreubé, représenté à l'Opéra-Comiquo le l«r juin 1816.
HUIT DANS L'APENNIN (UNE), Opéra polo-
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nais, musique de Mirecki, représente à Cracovie en 1845.
* NUIT DE CLÉOPÂTRE (une), drame lyrique en trois actes et quatre tableaux, livret tiré de la nouvelle bien connue de Théophile Gautier par M. Jules Barbier, musique posthume de Victor Massé, représenté à l'Opéra- Comique le 25 avril 1885. — En l'absence d'Antoine, dont la pensée occupe son imagination, sinon son cœur, la fille des Ptolémées se sent rongée par un invincible ennui. La puissante reine d'Egypte, l'incomparable Cléopâtre, célèbre à la fois par sa beauté, sa lasciveté, sa cruauté, ne sait comment passer les longues heures d'oisiveté que lui laisse la solitude. Après avoir assisté à une panégyrie, elle regagne son palais, mollement étendue sur le pont d'une cange somptueuse, à qui les bras robustes et bronzés de cinquante rameurs font fendre avec rapidité les eaux limpides et fécondantes du Nil, ce roi des fleuves de l'Orient.
De retour en sa royale demeure, Cléopâtre ressent plus vivement encore le poids de la lassitude morale dont elle est accablée. Elle ordonne à Charmion, sa suivante préférée, de chanter pour la distraire. Et Charmion chante. Mais la reine s'ennuie toujours. « Ah! dit-elle, si du moins je pouvais aimer, si je pouvais être aimée, un jour, une heure, un instantl.. .» Tandis qu'elle parle ainsi, un léger sifflement se fait entendre, puis un petit bruit sec, et Charmion pousse un cri de surprise. Qu'est cela? Une flèche, lancée par une main habile et vigoureuse, est entrée par la fenêtre et s'est piquée dans le mur opposé. Autour de la flèche est enroulé un fragment de papyrus, sur lequel trois mots seulement sont écrits : « Je vous aime! » Et Cléopâtre, courroucée, de s'écrier :
Quel est l'audacieux?...
« Je vous aime !... » A moi, Cléopâtre!...
A peine si j'en crois mes yeux!...
C'est la flèche de jonc d'un chasseur ou d'un pâtre!
Quelque misérable fellah!...
Quelque insensé, plutôt- — Voila, Voilà certe un amour dont je dois être fière! Mon rêve s'accomplit d'une étrange manière!
Elle donne des ordres pour qu'on recherche le coupable. Mais tous les efforts sont inutiles.
Nous retrouvons Cléopâtre au bain, accompagnée de ses femmes. Confiante dans le mystère dont sa retraite est entourée, elle sort de l'eau et s'apprête, avec leur aide, à sa toilette. Tout à coup elle pousse un cri. Qu'est-il donc arrivé? Un homme, un homme est là, agenouillé devant elle, et comme en extase devant l'incomparable spectacle que
lui offre sa beauté. Cet homme, c'est le pêcheur Manassès. « Que fais-tu là? lui dit la reine ivre de colère. Es-tu un assassin payé pour attenter à mes jours? — Je vous aime, répond Manassès. — Ah! c'est toi, misérable, qui asosé,c'çsttoiqui oses!. Toi, un pêcheur, tu prétends aimer Cléopâtre! Eh bien, c'est de sa main que tu vas périr. » Elle dit, prend un poignard, s'avance vers lui et lève le bras pour le frapper, lorsque, présentant sa poitrine, il lui répète simplement ces trois mots : « Je vous aime! » La reine alors, étonnée, laisse tomber son arme, et... c'est ici que nous retrouvons Cléopâtre. • N'as-tu pas », dit-elle à Manassès :
N'as-tu pas conçu la pensée
Que par la faveur insensée Des dieux ou du hasard Tu pouvais être aimé comme Antoine ou César? Eh bien! l'on t'aimera!.. Tu ne fais plus un songe! Je te sors du néant, et j'exauce ton vœu!...
Je fais de toi l'égal d'un dieu,
Et dans le néant te replonge.
Pendant l'espace d'une nuit, Cléopâtre « aimera » Manassès; après quoi, sur un signe d'elle, il videra la coupe empoisonnée qui doit lui donner la mort. Vient alors la scène du festin, l'orgie nocturne. Manassès, en costume somptueux, est le roi de cette fête, qu'il doit payer de sa vie. Bientôt les courtisans, les danseurs, les serviteurs, les esclaves s'éloignent. Manassès et Cléopâtre restent seuls. Ils chantent un long duo d'amour et de volupté. Mais le jour va paraître, l'heure fatale arrive, on vient annoncer à la reine que Marc-Antoine approche... a Fuis, dit Cléopâtre qui s'est prise à son piège et qui aime celui qu'elle voulait immoler ; fuis, car il te tuerait ! — Fuirl » répond Manassès,
Fuir! — Pour te voir aux vœux d'un rival asservie! Vivre ! Dieux tout-puissants, pour te voir en ses bras! Croyez-vous donc mon cœur capable d'un blasphème? Reine, l'oubliez- vous?..- Je l'ai dit!... Je vous aime!
Il vide alors la coupe et tombe inanimé. Telle est la pièce que M. Jules Barbier a tirée du sujet qu'il empruntait à Théophile Gautier. La partition que Massé a écrite sur ce poème élégant est loin d'être sans valeur, bien qu'elle ne justifie que médiocrement, pour sa part, la qualification un peu trop ambitieuse de « drame lyrique » que l'affiche lui attribuait. Massé, quoi qu'il en pût croire et juger, n'était pas l'homme des grandes envolées et des hautes aspirations. Artiste délicat et fin, à l'imagination poétique et parfois nerveuse, s'il avait le sentiment de la passion tendre, les grands mouvements de l'âme lui étaient inconnus, et, si l'on voyait
NUIT
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parfois une larme humecter sa paupière, on pouvait tenir pour certain que la source d'où jaillissait cette larme ne la transiormeraitpas en sanglots. Il n'y a pas d'ailleurs, à part la scène du dénouement, de situation véritablement dramatique dans une Nuit de Clêopâtre et, en restant dans une gamme tempérée, le musicien n'a fait que se plier à la nature de son sujet.
Le premier acte, auquel on pourrait reprocher peut-être un peu de longueur, contient nombre de pages charmantes. Sans parler de la curieuse et trop courte chanson du muletier, il en faut citer le joli eantabile de Charmion : Loin de vous j'ai vu l'année..., puis le duo tout empreint de tendresse qu'elle chante avec Manassès, et dans lequel, comme dans un riche joyau, se trouve enchâssée cette perle mélodique qu'on a appelée la Chanson de l'étoile. Vient ensuite l'air de Manassès, dont l'andante en sol bémol : Sous un rayon tombé des deux, est d'une forme et d'une couleur exquises. Quant à la scène de la cange, c'est, à quelque point de vue qu'on l'envisage, l'un des tableaux les plus poéti-1 ques qui se puissent voir au théâtre; le compositeur l'a compris à merveille, et les vocalises de Clêopâtre, soutenues par un chœur à bouche fermée qu'accompagnent les accords légers des harpes, produisent un effet délicieux.
Tout le premier tableau du second acte est des mieux venus. L'air de Clêopâtre a de l'allure et même de l'ardeur, et, pour faire contraste, il est avoisiné par les stances si fines et si originales de Charmion : Les heureux accusent la vie. Le petit chœur de femmes qui vient ensuite : Le flot limpide et pur t'appelle, chœur en ut majeur, d'un rythme léger et plein de coquetterie, est tout à fait séduisant. Le second tableau s'ouvre par un trctre chœur de femmes, d'un joli sentiment mélodique, et se termine, après la scène de Clêopâtre et de Manassès, par un grand finale scénique à l'italienne, dont la nouveauté n'est pas le caractère dominant, mais qui est d'un heureux effet vocal. Tout l'intérêt musical du troisième acte se concentre sur la scène capitale des deux amants. L'épisode du festin n'offre rien de bien remarquable, à part le gracieux divertissement des heures blanches et des heures noires et les strophes ardentes de Clêopâtre : Le connais-tu, l'amour? qui donnent bien l'impression d'une ivresse voluptueuse. Mais la page maîtresse de ce troisième acte, c'est le duo de Manassès et de Clêopâtre, pour lequel Massé a su trouver des
accents inspirés et passionnés ; si le morceau n'est pas absolument neuf au point de vue de l'idée musicale pure, il est au moins très scénique, d'un caractère vraiment pathétique et d'un sentiment très puissant et très intense. Un finale très rapide et très court vient, après la mort de Manassès, terminer dignement cette œuvre intéressante et remarquable à beaucoup d'égards. Les rôles d'une Nuit de Clêopâtre étaient ainsi distribués : Clêopâtre, Mlle Heilbron; Charmion, MUe Reggiani; Manassès, M. Talazae; Bocchoris, M. Taskin.
* NUIT de grenade (la), opéra-comique en deux actes, paroles de Fiévée, musique de Persuis, représentée au théâtre de Monsieur en n9i.
NUIT DE GUSTAVE WASA (une), opéra en deux actes, musique de Gasse, représenté à l'Opéra-Comique le 29 septembre 1827.
* NUIT DE LA MI-CARÊME (la), opérette en un acte, paroles de M. Emile Abraham, musique d'Eugène Déjazet, représentée au théâtre Déjazet en mars 1864.
* NUIT DE LA SAINT-ANDRÉ (la), opérette en trois actes, musique écrite par M. Ivan Caryll, compositeur anglais, sur un livret français de M. Félix Remo traduit en allemand par MM. Wulf et Behre, représentée au théâtre Cari Schultze, de Hambourg, en
* NUIT DE LA SAINT-JEAN (la), Opéracomique, paroles et musique de M. Gustave Pressel, représenté avec succès à Stuttgard le 24 juin 1860.
* NUIT DE LA SAINT-JEAN (la), Opéracomique, musique de M. Albert Eilers, représenté à Darmstadt en 1885.
NUIT DE LA SAINT-SYLVESTRE (la) ,
opéra-comique en trois actes, paroles do Mélesville et Michel Masson, musique de M. François Bazin, représenté à l'Opéra-Comique le 7 juillet 1849. Le sujet de cette pièce a été tiré d'un vaudeville intitulé le Garde de nuit, qui a eu du succès. L'ouverture rappelle les principaux motifs de la partition et est bien instrumentée. On a remarqué le chœur des gardes de nuit, qui a bien le caractère mystérieux qu'il comporte et qui est écrit dans un bon style, à la fin du premier acte. Le duo du duel, au second acte, et le finale offrent d'cxcellentos qualités scéniques. Nous signalerons aussi le solo de cor du troisième acte, et les couplets con cori qui terminent l'ouvrage. Mockcr, Ricquier, Roulo, M"c» Ré-
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Tilly et Lemercier ont été les interprètes intelligents de cette jolie partition.
nuit de mai (la), opéra comico-fantastique en trois actes, livret tiré d'un conte populaire de Gogol , musique de Rirnsky- Korsakoff, représenté au théâtre Marie, à Saint-Pétersbourg, le 20 janvier 1880; chanté par Strawinsky, Lodi, Eude, Melnikoff, Soboleff, Mmes Bitchourina, Plawina, "Wielinskaïa. Le style de l'auteur se rapproche un peu de celui de Dargomijski, regardé comme le représentant autorisé de l'école russe moderne, laquelle est imbue plus qu'il ne faudrait des idées wagnériennes.
NUIT DE NOËL (la) OU L'ANNIVERAIRE,
opéra-comique en trois actes, paroles de Scribe, musique de Reber, représenté à l'Opéra-Comique le 9 février 1848. Le sujet de la pièce était trop puéril pour le talent sérieux et de premier ordre du compositeur. Un garde-chasse vit en mésintelligence avec sa jeune femme ; le seigneur du lieu désire faire tourner au profit de ses caprices une brouillerie qu'il entretient par les suggestions d'une veuve acariâtre et d'un maître d'école. Un pasteur luthérien rétablit l'ordre et la paix dans ce village , d'abord en enfermant le baron trop entreprenant dans une chapelle , et ensuite en tirant parti de la superstition des paysans, qui croient devoir mourir dans l'année s'ils font quelque rencontre aux abords de la chapelle pendant la nuit de Noël. Les deux époux se sont trouvés dans ce cas, et l'appréhension de la mort les dispose à une réconciliation. Quand on réduit les livrets de Scribe à l'idée même de la pièce, on n'est pas médiocrement surpris de la pauvreté de sa conception, de son invraisemblance et. du sentiment faux qui y domine. L'habileté et l'intelligence des détails dissimulaient presque toujours une œuvre fausse et malsaine. La partition de M. Reber a été appréciée de suite par les amateurs comme elle le méritait. C'était le début du compositeur à l'Opéra -Comique. L'ouverture est pleine d'animation et d'une riche facture. Le quatuor du premier acte est traité avec une verve scénique remarquable. Il y a aussi une ballade terminée en canon qui a été très goûtée. Le grand duo du troisième acte entre le garde-chasse et sa femme a une expression touchante. La déclamation en est vraie et l'instrumentation intéressante. Les rôles ont été joués par Mocker, Ricquier, Ponchard fils, M"" Darder et Lemercier.
NUIT DE NOËL (la), opéra, musique de
M. Rimsky-Korsakoff, représenté au théâtre Impérial de Saint-Pétersbourg en déc. 1895.
* NUIT DE SAINT-GEEMAIN (la), Opérette
en trois actes, paroles de MM. Gaston Hirsch et Raoul de Saint-Arroman, musique de M. Gaston Serpette, représentée aux Fantaisies-Parisiennes de Bruxelles le 20 mars isso. — V. Fanfreluche.
NUIT de saint-jean (la) , opéra-comi- Que et romantique, musique de M. Ellers, représenté à Gotha en mars 1868. Le sujet a été tiré du roman de Zschocke : Y Hôte mort.
•NUIT de saint-jean (la), opéra-comique en un acte, paroles de MM. Delacour et de Lau-Lusignan, musique de M. P. Lacome, représenté à l'Opéra-Comique le 13 novembre 1882. Interprètes : MM. Mouliérat, Maris, Grivot, MMUes Thuillicr et Vial.
* NUIT de trianon (une), opéra-comique, paroles de M. Jack Ferny, musique de M. Prestreau. représenté sur le théâtre des Arts, à Rouen, en avril 1887.
NUIT DE WALPURGIS (la), opéra romantique en trois actes, musique de Rumler, représenté à Prague en 1827.
NUIT DU PLUS BEAU JOUR (la), folie musicale en un acte, livret de M. Jules Marville, musique de M. Albert de Runs, représentée au théâtre des Folies-Bergère le 5 avril 1873. L'auteur a transporté en Auvergne la scène de Daphnis et Chloé, et ses personnages ne parlent pas précisément la langue de Longus. La partitionnette renferme six morceaux d'une facture facile et appropriée à ce genre de pièces ; on y remarque une bourrée assez gentille et les couplets :
De l'Aubergne, tous deux jenfants, Nés chur les pics de nos montagnes.
Quand nous menions nos vêt's aux champs, Nous partagions noix et castagnes, etc.
Chanté par Armand Ben et M'ie Jane- Mary Kûschnick. Ce petit ouvrage, d'une gaieté franche et gauloise, a été bien accueilli.
NUIT DU 15 OCTOBRE (la), opérette militaire en un acte, paroles de MM. Leterrier et Vanloo, musique de Jacoby ; représentée aux Bouffes- Parisiens le 15 octobre 1869. Il y est question d'une jeune fille assassinée, d'une malle enterrée, des récits incongrus d'un brosseur, dont les couplets ont paru divertir un auditoire bien digne de se complaire à de telles excentricités.