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Le chœur des heures : Dans ce palais , bravez l'envie, et l'air d'Epaphus : Dieu gui vous déclarez mon père; l'air de Triton : Que Protée avec nous partage et Le plaisir est nécessaire ; le duo intéressant entre Epaphus et Libie : Hélas ! une chaîne si belle ; l'air pour soprano, dans le cinquième acte, chanté par une bergère égyptienne : Ce beau jour ne permet gu'à l'aurore. C'est surtout par la combinaison variée des rythmes, par la belle déclamation des récitatifs et la parfaite intelligence du poème que les partitions de Lulli se recommandent à l'attention. Celle de Phaéton est une des plus riches et des plus variées. Cet ouvrage obtint sept reprises jusqu'en 1742, et il a eu successivement pour principaux interprètes : Chopelet, Dun, Thévenard, Cochereau, Murayre, Tribou, Chassé, Jélyotte, et Mmes Moreau, Desmâtins, Maupin, Tulou, Antier, Lambert, Le Maure, Eremans, Dominique.
Romagnesi etRiccoboni, lesimpresariides théâtres de la foire, firent de Phaéton des parodies fort amusantes, parmi lesquelles on peut citer celle intitulée : le Cocher maladroit.
PHAÉTON, opéra sérieux, musique de Paradies, représenté à Londres le 17 déc. 1747.
PHANOR ET ANGËLA , opéra en trois actes, paroles de Faur, musique de Persuis, représenté à Feydeau en juillet 1798.
PHAON, opéra en deux actes, paroles de Watelet, musique de Nicolas Piccinni, représenté à Choisy, devant la cour, en 1778. Le succès obtenu par l'opéra de Roland aurait dû faire ouvrir les portes de l'Académie royale de musique à ce gracieux ouvrage. Il n'en fut rien. Piccinni était protégé par la reine. Les vieilles et sottes rancunes des partisans du coin du roi suscitèrent au compositeur bien d'autres entraves.
* pharamond, drame en cinq actes avec rhœurs et chants, musique de Glachant, représenté au théâtre du Délassement-Comique en 1790. L'auteur remplissait à ce théâtre les fonctions de chef d'orchestre.
PHARAMOND, opéra en trois actes, paroles d'Ancelot, Guiraud et Soumet, musique de Berton, Kreutzer et Boieldieu; représenté à l'Académie royale de musique le 10 juin 1825. C'est un opéra de circonstance dans lequel les collaborateurs ont trop compté les uns sur les autres.
pharamond, opéra anglais, musique do Haendcl, représenté à Londres vers 1838.
PHARAON, opéra allemand, musique de C.-H. Graun, représenté à Brunswick vers
PHARE (le), opéra-comique allemand, musique de Volkert , représenté à Leopoldstadt en 1817.
PHARNACES, opéra anglais, musique de Bâtes, représenté à Londres vers 1788.
PHASMA , opéra-comique allemand , musique de Sussmayer, représenté à Vienne en
PHÈDRE , tragédie lyrique en trois actes, paroles de F.-B. Hoffman, musique de Lemoine, représentée à l'Opéra le 21 novembre
PHÉNIX (le) , opéra russe , musique de Cavos, représenté à Saint-Pétersbourg en
PHILADELPHIE , opéra en un acte , musique de Beaulieu, écrit en 1855. M. Beaulieu est plutôt connu par son dévouement à l'art et par ses fondations généreuses que par ses compositions.
PHILANDER, opéra allemand, musique de Bœhm (Jean), représenté en Allemagne vers
PHILANDERING, opéra anglais, musique de C.-E. Horn, représenté à Londres vers
PHILANTHROPE (le) OU L'AMI DE TOUT
LE MONDE , comédie en trois actes , en prose, avec un divertissement, paroles de Legrand, musique de Quinault, représentée aux Français le 17 février 1724.
PHILÉMON ET BAUCIS, opéra allemand, musique de Stegmann, représenté à Hambourg vers 1783.
PHILÉMON ET BAUCIS, opéra allemand, musique de Agthe, représenté à Ballenstedt vers 1791.
philémon et baucis, opéra allemand, musique de Bœhm (Jean), représenté en Allemagne vers 1805.
philémon et baucis , opéra en trois actes, paroles de MM. Barbier et Michel Carré, musique de M. Ch. Gounod, représenté au Théâtre-Lyrique le 18 février 1800. Composé d'abord pour le théâtre do Bade , et en un acte seulement, cet ouvrago a perdu à l'agrandissement du cadre. Il appartient à un genre indéfinissable , moitié mythologi-
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que et sentimental , moitié bouffon. Dans l'introduction instrumentale, on remarque un gracieux motif exécuté sur le hautbois et repris par les instruments à cordes. M. Gounod a employé le piano avec l'orchestre pour accompagner un des chœurs de sa partition , et l'effet cherché a été obtenu. Nous rappellerons l'orage symphonique bien traité, quoique le compositeur y ait employé des moyens extra musicaux , l'air de ballet du second acte, l'air : 0 riante nature du troisième , ainsi que le duo entre Jupiter et Baucis : Ne crains pas que j'oublie , qui renferme des phrases charmantes. Cet opéra a été chanté par Bataille, Fromant, Balanqué et Mme Carvalho.
Philémon et Baucis, réduit en deux actes et rendu plus scénique par cette transformation, fut repris à l'Opéra- Comique le 16 mai 1876, où l'ouvrage trouva de la part du public l'accueil le plus empressé et le plus sympathique. Au 31 décembre 1894, le nombre total de ses représentations à ce thétre atteignait le chiffre de 193.
PHILÉMON ET BAUCIS, ballet héroïque en un acte, paroles de Chabanon de Maugris, musique de Gossec , représenté à l'Opéra le 26 septembre 1775, à la suite de Alexis et Daphné, pastorale en un acte, des mêmes auteurs. M. Chabanon de Maugris est le frère du littérateur distingué de ce nom , auteur de plusieurs ouvrages intéressants sur la musique, et membre de l'Académie française et de celle des Inscriptions. La France comptait un bon compositeur de plus. Quoique originaire du Hainaut , Gossec parcourut toute sa carrière musicale dans notre pays.
PHILIPPE, DUC de milan, opéra, musique de Bronner, représenté à Hambourg vers
PHILIPPE ET GEORGETTE, opéra-comique en un acte, paroles de Monvel, musique de Dalayrac , représenté à la Comédie-Italienne le 28 décembre 1791, Le livret est amusant. Il s'agit d'un pauvre soldat suisse qui a eu la fantaisie de passer la frontière en temps de guerre pour voir une jeune fille qu'il aime, et qui est poursuivi de maison en maison, traqué et sur le point d'être fusillé. La jeune Française cache son amant pendant plusieurs jours dans un cabinet noir, sons une table, dans une caisse, où elle peut, et finalement, après les embarras les plus émouvants et les complications les moins rassurantes, la grâce du malheureux Suisse est
accordée, et les parents de la jeune fille sou scrivent à leur union. La naïveté de la mélodie, la simplicité de la musique de Dalayrac désarment la critique. L'ouverture est le meilleur morceau de l'ouvrage. Plusieurs airs ont été populaires, notamment les chansons de Bonnefoi, dont la première se termine par ces mots :
Mais on aime ce qu'on n'a pas,
Et ce qu'on a cesse de plaire.
Nous signalerons aussi l'air de M. Martin, pour basse-taille : Oui, je vois, j'entends fort bien.
'PHILIPPE LE BEAU (Philips de Schooné), drame lyrique flamand en quatre actes, paroles de M. de Castro, musique de M. G. Van "Vlemmeren, représenté à Saint-Nicolas (Belgique) en mars 1886.
'PHILIPPINNE VAN VLAANDEREN, grand opéra flamand, musique de M. Léon Van Gheluwe, représenté à Bruxelles le 18 mars
PHILIPPINE welser, opéra allemand, musique de Polack-Daniels , représenté à Nuremberg en novembre 1873.
* PHILIPPINE welser, opéra, musique de M. Charles Pohl, ancien ténor, représenté avec succès à Stettin en février 1894.
PHILOCLÈS, opéra-comique en deux actes, paroles de J. Gensoul, musique de Dourlen, représenté à l'Opéra-Comique le 4 octobre
PHILOMÈLE , tragédie lyrique en cinq actes, avec un prologue, paroles de Roy, musique de La Coste , représentée par l'Académie royale de musique le 20 octobre 1705. Distribution des personnages principaux : Térée, M. Thévenard ; Progné, Mlle Journet ; Philomèle, Mlle Desmâtins ; Athamas, M. Cochereau ; Minerve, MU» Loignon. Lors de la quatrième reprise de cet ouvrage, qui eut lieu en 1734, Thévenard fut remplacé par Chassé. Mlles Le Maure et Antier chantèrent les rôles de Philomèle et de Progné. Jélyotte, qui devait bientôt briller au premier rang, parut dans deux rôles secondaires de Génie et de matelot.
PHILOMÈLE , opéra-ballet , musique de Batistin (Struck), représenté à Versailles vers 1716.
* philomèle ET thérée , pantomime dialoguée en trois actes, de Corsse, musiquo
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de Quaisin et Quinebaud, représentée à l'Ambigu-Comique le 17 décembre 1800.
PHILOSOPHE EN VOYAGE (le), opéra-CO-
mique en trois actes, paroles de Paul de Kock, musique de Kreubé et Pradher, représenté à Feydeau le 16 août 1821.
PHILTRE (le), opéra en deux actes, paroles de Scribe , musique de M. Auber , représenté à l'Académie royale de musique le 20 juin 1831. Le sujet du livret a été traité plusieurs fois et a fourni à Donizetti l'occasion d'écrire une charmante partition : YElisire d'amore. Guillaume obtient d'un charlatan un philtre qui doit le faire aimer de Thérésine ; en possession de cette liqueur précieuse, il dédaigne d'abord la jeune fermière, et se ravise ensuite. C'est un canevas fort léger et qui n'offre guère de situations dignes de notre grande scène' lyrique. Le déploiement des chœurs de l'Opéra , la solennité de l'orchestre n'ont pas de raison d'être pour un si mince intérêt. Quant à la musique écrite par le maître français, elle porte l'empreinte des qualités qui le distinguent. Les mélodies ont de la grâce, de la franchise. Nous signalerons l'air : Je suis sergent, brave et galant, écrit pour Dabadie ; l'air de Fontanarose : Vous me connaissez tous, chanté par Levasseur; la barcarolle à deux voix : Je suis riche, vous êtes belle, d'une facture gracieuse et originale ; et le morceau d'ensemble du second acte , où les villageoises pressent Guillaume de danser avec elles. Nourrit a joué , avec un naturel parfait , le rôle du villageois naïf. MUe Dorus et Mme Damoreau ont chanté tour à tour, avec succès, celui de Thérésine. Les décors, de Cicéri, furent très appréciés. Cet ouvrage transporté à l'Opéra-Comique y fournirait encore une longue carrière.
* PHCEDÉ, opéra-comique en un acte, musique de M. Oscar Stoumon, représenté le 19 janvier 1860 au théâtre de la Monnaie de Bruxelles.
"PHOQUE A VENTRE BLANC (le), Opérette
en un acte, musique de M. Georges Douay, représentée au concert do l'Alcazar en 1871.
* PHOTIS, comédie lyrique en trois actes, poème de M. Louis Gallet, musique de M. Edmond Audran, représentée sur le Grand-Théâtre de Genève en février 1896. Interprètes : Mme Julia Luca, M'i» Dulac, MM. Mickaehly, La Taste, Emery et 1 1
* phryné, opérette, paroles do M. Ose-
troff, musique de M. Decker-Schenck, repr. au th. Arcadia, de Saint-Pétersbourg, enmai 1893.
* PHRYNÉ, opéra-comique en deux actes et en vers libres, poème de M. Auge de Lassus, musique de M. Camille Saint-Saëns, représenté à l'Opéra-Comique .le 24 mai 1893. La muse ordinairement plus sérieuse de M. Saint-Saëns ne nous avait pas habitués à des œuvres de ce genre. Ceci est un badinage, mais un badinage exquis, une fantaisie charmante et telle qu'elle ne pouvait sortir que des mains d'un grand artiste. D'aucuns s'en sont presque scandalisés, prétendant volontiers qu'un tel artiste se déshonorait, s'encanaillait tout au moins à traiter de semblables sujets avec la légèreté qu'ils comportent. Ainsi donc, la grâce, l'élégance, la coquetterie seraient interdites à un compositeur par cela seul qu'il s'est fait connaître par des œuvres plus sérieuses ! A ce compte, Grétry aurait eu le plus grand tort d'écrire leTableauparlant, Gluck la Rencontre imprévue, Ambroise Thomas le Caïd et Gounod le Médecin malgré lui. Laissons dire les gens austères et remercions les artistes qui, comme M. Saint-Saëns, veulent bien prendre la peine de varier nos jouissances et consentent à quitter parfois l'Olympe pour descendre sur la terre. La vérité est que M. Saint-Saëns a écrit, sur un livret qui met en scène la belle Phryné placée entre un jeune soupirant qui lui plaît et un vieil amoureux sénile qu'elle berne et mystifie aux yeux de tous, une partition tout aimable, où la gaieté s'avoisine à la grâce, et cela sans renoncer un instant à ses belles qualités musicales, je veux dire à la pureté du style, à la saveur piquante des harmonies, à l'élégance enfin et à la vivacité d'un orchestre toujours alerte, toujours varié, plein de couleur et traité de main de maître. Le chœur d'introduction, les couplets bouffes de Dycéphile, si curieusement accompagnés, ceux de Nicias, un motif de danse délicieux, l'air de Phryné, la scène de la mystification, tout serait à citer dans cette mignonne partition, dont l'enfantement n'a été évidemment qu'un jeu pour son auteur, et qui n'en donne pas moins la meilleure et la plus éclatante preuve de l'étonnante souplesse de son talent. Le public, moins austère que certains censeurs moroses, a fait à ce joli badinage musical tout l'accueil qu'il méritait. Phryné avait pour excellents interprètes MM. Pngôre, Clément, Barnolt ot Périer, M'i»» sybil Sanderson et Bubl.
• PHRYNETTE, opérette à spectacle, pa-