PIRA
PIRI
ramo, dans cet ouvrage, était tenu par le célèbre castrat Velluti, l'un des derniers et des plus fameux sopranistes qu'on ait connus en Italie.
PIRAMO E TISBE, opéra italien, musique de Manfroce , représenté au théâtre Saint- Charles, à Naples, en 1811.
PIRAMO E TISBE, opéra italien, musique de Riario Sforza, écrit vers 1825.
PIRATA (il) , opéra italien en deux actes, livret de Romani, musique de Bellini, représenté pour la première fois à Milan en 1S27. Cet ouvrage, la troisième œuvre dramatique du compositeur, fixa définitivement sur lui l'attention du public. On y remarqua une véritable originalité, et il ne tarda pas à être représenté sur les principales scènes de l'Europe. Cependant, ce ne fut que le 1er février 1832 qu'il fut joué au Théâtre-Italien à Paris. La note fournie par le livret est lugubre. Gualtiero , de la famille des Montalti, ayant perdu sa fortune et son rang, cède au désespoir et quitte sa patrie , où il laisse Imogène, sa fiancée, dont il est tendrement aimé. Il devient chef de pirates. Pendant son absence, Imogène, pour sauver les jours de son père , a été contrainte d'épouser Ernest , duc de Calabre , ennemi de Gualtiero. Ce dernier est jeté par la tempête sur des écueils contre lesquels son vaisseau se brise; il parvient à gagner le rivage avec quelques amis , et reconnaît son propre pays qu'il a quitté. Il apprend qu'Imogène est l'épouse d'Ernest. Dans sa fureur, il veut tuer le fils qu'elle a eu de ce mariage ; mais il cède aux angoisses maternelles et ne songe plus qu'à arracher la vie à son rival. Un combat s'engage; Ernest succombe; mais les chevaliers condamnent Gualtiero au supplice. Imogène devient folle. Tel est ce mélodrame assez mal conçu au point de vue littéraire, mais riche en belles situations et en beaux vers. L'ouverture du Pirate est assez médiocre, comme la plupart des compositions instrumentales de Bellini. Lacavatine de Rubini : Nelfuror délie ternpeste est d'un beau jet mélodique et a fourni au célèbre chanteur une occasion de triomphe. Le chœur des pirates est bien rhythmé et a de la couleur. Quant au duo d'Imogène et de Gualtiero : E desso tu sciagurato, il brille au premier rang des duos dramatiques; l'expression en est juste, et c'est un morceau bien conduit. Le finale du premier acte, le trio : Vieni, vient, et l'air : Tu vedrai la sventurata, doivent encore être signalés parmi les
bonnes inspirations du maître sicilien. Rubini, Santini et M"»e Schrœder-Devrient ont été les interprètes de cet opéra au Théâtre-Italien. Cet ouvrage fut écrit à l'âge de vingt ans par le compositeur .lia été chanté au Théâtre- Italien, à Paris, en 1846, par Mario, Coletti et Mlle Grisi, qui était admirable dans le rôld ' d'Imogène. Le chœur de la tempête et celui des pirates font de l'effet à la représentation.
* PIRATA (la), opéra-bouffe, paroles d'Almerindo Spadetta, musique de "Vincenzo Fioravanti, représenté à Naples, sur le théâtre Nuovo, en 1849.
PIRATE (le), opéra, musique de Arquier, représenté au théâtre de Toulon en 1789.
PIRATES (les), opéra semi-seria, musique de Storace, représenté au théâtre de Drury- Lane, à Londres, en 1792.
* PIRATES (les), opérette, paroles de M. Zell, musique de M. Gênée, représentée au théâtre du Walhalla, de Berlin, le 8 octobre 18S6.
* PIRATES OFPENZANGE (the), opérettebouffe, paroles de M. S.-W. Gilbert, musique de M. Arthur Sullivan, représentée à Londres, au Savoy-Theater, le 3 avril isso. C'était une des excentricités familières à ces deux auteurs favoris du public anglais, dont le succès fut très grand et se traduisit par une série ininterrompue de 350 représentations.
PIRATI (1), opéra italien, musique de Petrella, représenté à Naples en 1838.
PIRATI (1), opéra italien, musique de Mme Ursule Asperi, représenté à Rome en
PIRATI Dl baratiera (1), opéra italien, musique de Altavilla, représenté au théâtre du Fondo, à Naples, en 1846.
PIRATI SPAGNUOLI (1) [les Pirates espagnols] , musique de Petrella, représenté à Naples en août 1856.
PIRITHOUS , tragédie lyrique en cinq actes, avec un prologue, paroles de Seguinauh, musique de Mouret , représentée par l'Académie royale de musique le 26 janvier 1723. Ce compositeur n'a fait que continuer, en l'affaiblissant, la manière de Lulli. Sa musique no consiste guère que dans des récitatifs pompeux, assez bien prosodies ; toutefois, l'expression de la situation dramatique est toujours comprise , de telle sorte qu'un acteur doué d'une belle voix, d'un geste noble.