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POLIDORO, opéra italien, livret de Agostino Pioveni, patricien de Venise, musique de Lotti , représenté sur le théâtre des Saints- Jean-et-Paul, à Venise, en 1714.

POLIFEMO {Polyphème), opéra italien, musique de Bononcini, représenté à Berlin en

POLIFEMO , opéra italien , musique do Porpora, représenté à Naples vers 1742.

* POLIFEMO, opéra sérieux italien, musique de Coradini, Corselli et Gianbattista Mêle, représenté à Madrid, sur le théâtre du Buen Retiro, en 1748.

* POLITICOMANIA (la), zarzuela, musique de M. Leandro Sunyer, représentée au Cirque de Madrid le 17 mai 1867.

POLIUTO, opéra en trois actes, musique de Donizetti, écrit à Naples en 1838, pour Adolphe Nourrit. La censure napolitaine n'en permit pas la représentation. Le livret avait été versifié par Salvator Cammarano, d'après les idées du célèbre chanteur , qui n'eut pas !a consolation de créer le rôle de Polyeucte, qu'il avait étudié. C'est le 10 avril 1840 que cet opéra a été représenté à l'Académie royale de musique , sous ce titre : les Martyrs (voyez ce mot). On l'a applaudi aux Italiens le 14 avril 1859, et depuis il en a été donné plusieurs représentations. Le ténor Tamberlick a obtenu dans le rôle de Poliuto l'un de ses plus beaux succès. Le sextuor est un des chefs-d'œuvre de Donizetti. Il rappelle, par le rythme et le souffle inspiré qui l'anime, l'admirable sextuor de Lucie. La cavatine en duo du troisième acte a saDS doute de l'entrain et produit de l'effet, puisqu'on l'a toujours fait répéter; cependant elle n'exprime pas dignement, selon nous, l'enthousiasme religieux du couple chrétien aspirant à la gloire du martyre.

POLKA des SABOTS (la), opérette en un acte, paroles de MM. Dupeuty et Bourget, musique de M. Varney , représentée aux Bouffes-Parisiens le 28 octobre 1859. Cette petite pièce est amusante. On a beaucoup applaudi les jolis couplets de Doucette, chantés avec un vrai talent par M'ie Chabert.

POLKETTE, opérette, paroles de M. Firmin , musique de M. Bernardin, représentée aux Folies-Nouvelles en juin 1856.

POLLY, opéra anglais en un acte, musique de Pepusch, représenté à Londres vers 1700>

POLONAIS ET SON ENFANT (le) , opéra, musique de Lortzing, représenté à Manheim en 1832.

POLONAISE (la), opéra allemand en trois actes, musique de Stefani, représenté à Varsovie en 1807.

POLYDORE, tragédie lyrique en cinq actes, avec un prologue, paroles de l'abbé Pelle grin, musique de Batistin (Stuck), représentée par l'Académie royale de musique le 15 février 1720. Jélyotte remplaça Murayre dans le rôle de Triton, en 1739, et dans celui de Polydore, Thévenard, qui avait quitté la scène, fut suppléé par Le Page. On sait que Jélyotte était un ténor élevé, et Thévenard une première basse fort étendue. Batistin fut le premier violoncelliste qu'on entendit à l'Opéra.

POLYDORE, opéra, musique de C.-H.

Graun, représenté à Brunswick en 1726.

POLYDORE, opéra , musique de Rumling, représenté au théâtre de la résidence de Karlsberg en 1785.

POLYEUCTE, opéra en cinq actes, livret de MM. Jules Barbier et Michel Carré, musique de M. Ch. Gounod, représenté à l'Opéra le 7 octobre 1878. Les sujets religieux dans lesquels la foi profonde et résolue jusqu'au martyre est l'élément capital ne réussissent jamais au théâtre, quel que soit le mérite et les talents qu'y déploient les auteurs. Le génie de Corneille a triomphé sans doute des difficultés du sujet chrétien, en forçant le spectateur à admirer de belles pensées et des vers sublimes ; cependant, au point de vue dramatique , le Cid, Horace, Cinna, ont été moins contestés à l'origine que Polyeucte. Le Martyre de saint Genest, de Rotrou, renferme des passages admirables; néanmoins cette tragédie n'a pu rester au répertoire. Pour que ces pièces, chrétiennes par le sujet, sinon par l'objet et l'intention , ne perdent point de leur caractère et de leur effet, il faudrait qu'elles fussent représentées en dehors de l'Opéra; je ne vais pas jusqu'à dire que l'oratorio soit la seule forme qui leur convienne ; on peut parfaitement représenter une tragédie lyrique sacrée ailleurs qu'à l'Opéra et à l'Opéra-Comique. Le voisinage des idées profanes écarté, tout ballet voluptueux banni, le spectacle des passions humaines contenu dans des limites qui laissent à la vertu son prestige et son charme, voilà des conditions essentielles au succès d'une pièce dout le sujçi

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est chrétien. Si les auteurs de ce temps-ci considèrent et veulent qu'on considère le christianisme comme une mythologie, il n'y a plus rien à leur objecter : ils sont dans la logique de leurs opinions. Mais nous n'en sommes pas là, et les sentiments de religion sont encore trop délicats pour qu'on prenne plaisir à voir conférer le baptême sur les planches de l'Opéra, où se produiront, quelques instants plus tard, dans les poses les plus voluptueuses, les demoiselles du corps de ballet. La tragédie de Corneille a dû être très modifiée par les librettistes. Le proconsul Félix ne se convertit point. Il devient donc le bourreau de sa fille Pauline et de son gendre ; ce fait est, à lui seul, plus tragique que celui d'Agamemnon sacrifiant Ipbigénie , que celui de Brutus condamnant ses fils à mort, et, dans l'opéra, Félix n'est qu'un personnage secondaire. Néarque, l'auteur de la conversion de Polyeucte, est massacré sur la scène, tandis que Polyeucte et Pauline, sur lesquels ont dû se concentrer l'intérêt, ne meurent que derrière la toile. Les auteurs ont sans doute eu leurs raisons pour traiter ainsi leur livret, et les erreurs dans lesquelles ils sont tombés témoignent de l'impossibilité défaire un opéra avec le sujet de Polyeucte. Le livret de Scribe, mis en musique par Donizetti, était de beaucoup meilleur et n'a pas réussi non plus. Quant à la forme, il n'y a que des éloges à en faire. Les vers de M. Jules Barbier sont très beaux et très lyriques. Les stances de Corneille, « source délicieuse, en misères féconde, » ont été conservées ; elles sont chantées par Polyeucte dans la prison. La partition n'a pas d'ouverture. Un prélude expose quelques-uns des motifs du deuxième acte et du cinquième. Le premier morceau important est le duo dans lequel Pauline exprime à Polyeucte les pressentiments que lui suggère un songe; elle le prie de ne pas la quitter au moment où on annoncera le retour de Sévère, qui devait l'épouser et qu'on avait cru mort. En effet Sévère, vainqueur des Perses, fait une entrée triomphale dans Mélitène. Toute cette scène a de la grandeur et le quatuor est à la hauteur du sujet. Les fragments les plus saillants dans le second acte sont le duo de Pauline et Sévère, où se trouve une phrase charmante : « Soyez généreux ; » la barcarolle chantée par Sextus ; le choral des chrétiens; la scène du baptême chantée par Siméon, très froide à l'Opéra, mais d'une inspiration élevée. Dans le troisième acte, on a applaudi la cavatine de Sévère, Pour moi, ri mes deslins. La fête païenne est très bril-

lante, variée, très développée, et on peut dire que c'est la partie de l'ouvrage à laquelle les spectateurs de l'Opéra, dans son état actuel, s'intéressent le plus. Les danses agrestes, guerrières, voluptueuses et dionysiaques se succèdent ; marche lente, pastorale, pyrrhique, bacchanale, toutes les ressources de l'art chorégraphique sont employées, et même, par un anachronisme qui aurait dû être évité, M. Gounod s'est laissé entraîner à y mêler une valse, une mazurka et une tarentelle.

La scène dans laquelle Polyeucte et Néarque renversent les idoles, où Sévère protège le héros chrétien, son rival heureux, contre la fureur du peuple, où Néarque est frappé par la hache du grand prêtre Albin, est habilement conduite. Sauf le rôle de Pauline, les parties du quatrième acte ont paru languissantes. Le cinquième est rempli de nobles accents; c'est la profession de foi de Polyeucte , Credo; la conversion de Pauline et les élans de leurs deux âmes en face de la mort, mêlés aux cris d'une multitude féroce. M. Gounod avait ajouté un dernier tableau représentant les martyrs dans le cirque; il a été supprimé.

Dans les représentations suivantes, on a de beaucoup abrégé la scène du baptême, supprimé le Pater noster et opéré quelques autres changements. Les amateurs du grand art ne peuvent qu'apprécier comme ils doivent l'être les efforts de M. Gounod pour s'élever à la hauteur d'un pareil sujet, et désirer que la partition de Polyeucte, allégée de la fête païenne et des concessions faites au public de l'Opéra, soit exécutée dans des conditions mieux appropriées au sujet. Les interprètes de cet ouvrage ont été MM. Salomon, Sellier, Lasalle, Bosquin, Berardi, Auguez, Menu, Bataille, Gaspard ; Mile Krauss, Mme Calderon.

POLYPHÈME OU UNE AVENTURE A LA MARTINIQUE, opéra-comique, musique de M. Gênée, représenté à Elbingen, en octobre

PO LYXÈNE, tragédie lyrique en cinq actes, paroles de Joliveau , musique de Dauvergne, représentée à l'Opéra le 1 1 janvier 1763.

POLYXÈNE, drame, musique de Schweitzer, représenté à Weimar vers 1770.

POLYXÈNE, monodranio lyrique, musique do Wolf, représenté à Weimar en 1776.

polyxène. monodrame, musique de Zeller, représenté au tuoàtre du duc do Mecklombourg en 1781.

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