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PROSPERITÀ INFELICE DI GIULIO CE

SARE DITTATORE (la), opéra italien, livret de Gian-Francesco Businello, musique de Cavalli, représenté à Venise sur le théâtre délia Cavallarizza en 1646.

PROTESILAO , opéra italien , musique de Reichardt, représenté à Eerlin en 1779.

PROTESILAO , opéra italien, musique de Naumann, représenté à Berlin en 1793.

PROTOTIPO (il), opéra italien, musique de Pescetti, représenté à Venise en 1726.

PROVA D'UN OPERA SERIA (la), opéra italien, musique de Gnecco, représenté sur les théâtres d'Italie vers 1796, et à Paris, le 4 septembre 1806.

* PROVA D'UN OPERA SERIA (LA), Opéra-

bouffe, musique de Giuseppe Mazza, représenté en Italie aux environs de 1830.

* PROVA D'UN OPERA SERIA (la), opéra-

vaudeville en un acte, paroles de Théaulon et Nézel, musique de Pilati. représenté au Palais-Royal le 4 juillet 1835.

PROVA GENERALE (la), opéra italien, musique de Liverati, représenté au théâtre de la Cour, à Vienne vers 1799.

PROVA IN AMORE (la) , opéra italien , musique de Miari, représenté à Venise vers

prova INDISCRETTA (la) , opéra buffa, musique de Mcllara, représenté à Vérone vers 1805.

PROVA RECIPROCA (la), opéra italien,

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musique de Tritto , représenté aux Fiorentini, à Naples, en 1787.

( PROVARB PER NON RECITARE , divertissement musical, livret de Niccolô Minato, musique de Draghi ( Antoine ) , exécuté à Vienne, à l'occasion d'une fête donnée aux dames le jour du mariage de l'empereur Léopold avec l'impératrice Claudia, en 1673.

PROVENÇALE (la), opéra en un acte, paroles de Lafont , musique de Candeille , représenté par l'Académie royale de musique le 1er juin 1778. Mouret avait écrit la musique de cet acte dans ses Fêtes de Thalie. Candeille refit les parties de chant et ne conserva de l'ancienne partition que les airs de danse. C'était un compositeur estimable.

* PRZYKAS (Ordre), opéra-comique, musique de Joseph Damse, représenté avec succès à Varsovie vers 1838.

PSICHE (la), intermède musical à cinq voix, livret de Vincenzo Cassani, musique de Benedetto Marcello, exécuté à Venise vers

'PSKOVITAINE (la), opéra en quatre actes, musique de M. Rimsky-Korsakoff, représenté à Saint-Pétersbourg en 1873. Le sujet de cet ouvrage, d'un caractère sombre et dramatique, reproduit un épisode de l'histoire de la Russie et est emprunté aux œuvres de Meï, un poète dont le nom n'a guère pénétré jusqu'ici dans nos contrées occidentales. Il s'agit des exploits du tsar Ivan le Terrible, qui, après avoir soumis la ville de Novgorod et lui avoir fait expier, par un traitement d'une cruauté farouche, le courage et l'ardeur qu'elle avait déployés dans la défense de son indépendance, se dirige sur une autre ville, . Pskow, qu'il s'apprête à traiter avec la même rigueur. Ses sentiments sont modifiés par ce fait que le hasard lui fait découvrir là une jeune fille, Olga, quïl a eue jadis d'une liaison passagère et dont il ignorait même l'existence. Certains souvenirs lointains, dus à la découverte et à la présence de cette enfant, viennent attendrir ce cœur de bronze, peu fait pour la pitié, et grâce à eux Pskow échappera au sort qu'il lui avait réservé. Mais Olga aime un de ses jeunes compatriotes, nommé Toutcha, qui nourrit dans son cœur une haine profonde pour le tsar. Celui-ci rassemble quelques amis résolus comme lui, pénètre avec eux dans le camp impérial et se précipite sur la tente du tsar afin d'enlever Olga, dont il y connaît la présence. Une

mêlée terrible s'engage, et dans le combat Toutcha est tué ainsi que sa fiancée Olga. Devant le corps inanimé de sa fille, Ivan, dont le cœur n'est point fermé au sentiment paternel, donne les preuves d'une douleur sincère.

La partition de la Pskovitaine était le début scénique de M. Rimsky-Korsakoff, l'un des chefs de la nouvelle école musicale russe, qui y a déployé de remarquables qualités. Si l'œuvre est inégale, elle n'en est pas moins intéressante, quoiqu'elle laisse à désirer chez l'auteur une compréhension plus exacte des grands effets dramatiques. Mais, au point de vue général, la structure des morceaux, la recherche de l'harmonie, une orchestration riche, brillante et variée, indiquent un artiste bien doué, instruit et nourri de fortes études. Les musiciens ses compatriotes ajoutent, et s'en montrent naturellement satisfaits, que la musique de la Pskovitaine « est essentiellement du type national», et « qu'elle peut être dûment qualifiée de musique russe, tant pour la nature des motifs que pour le caractère harmonique ». Il est de fait que l'auteur a souvent eu recours, dans sa partition, aux thèmes de certaines chansons nationales.

L'acte le meilleur et le plus dramatique, en même temps que le plus court, est le second, qui se fait remarquer par sa couleur, sa vigueur et sa grandeur, et qui ne laisse pas l'intérêt faiblir un instant. Parmi les morceaux les mieux venus d'autre part, il faut signaler, au premier acte, une charmante chanson en chœur de jeunes filles, un conte de fées dit par la vieille nourrice d'Olga, dont le caractère est plein d'originalité, et la chanson de Toutcha ; au troisième acte, le chœur des Pskovitains et l'entrée triomphale du tsar où deux orchestres se font entendre avec un éclat superbe ; au dernier, le monologue d'Ivan, sa scène avec Olga, et le chœur final. Les chœurs sont du reste ce que la partition offre de meilleur et de plus achevé. La Pskovitaine, dont la partition avait été retouchée par l'auteur, reparut au théâtre Panaïew, de Saint-Pétersbourg, au mois d'avril 1895.

PSYCHÉ, tragi-comédie-ballet en cinq actes, en vers libres, avec un prologue, par Molière, Quinault et Pierre Corneille, musique de Lulli, représentée sur le théâtre du palais des Tuileries le 17 janvier 1671, et sur celui du Palais-Royal le 24 juillet suivant. Le premier acte, la première scène du second, la première du troisième et les vers du prologue sont de Molière. Corneille fit le reste, et

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