PUIT
PUCELLE D'ORLÉANS (la), opéra allemand, livret tiré de Schiller, musique de Volkert, représenté à Léopoldstadt en 1817.
PUCELLE d'orléans (la) , opéra allemand, paroles de Beiss, musique de Langert, représenté à Cobourg le 25 décembre
* pucelle D'orléans (la), drame lyrique, paroles imitées de la Jeanne d'Are de Schiller par M. E.-N. de Reznicek, musique du même, représenté sur le théâtre allemand de Prague en juin 1887. L'auteur occupait les fonctions de chef d'orchestre au théâtre de Mayenee.
* PUCK, « opéra-ballade », musique d'Edward Loder, représenté au Princess's Théâtre, de Londres, en 1848.
* PUDOR, saynète musicale, musique de M. Charles Grisart, représentée au Cercle des Beaux-Arts le n mars 1876.
* PUISSANCE de l'amour (la), opéra, livret tiré d'un récit de Tourgueneff, musique de M. G. Hardenwald, représenté à Kharkow (Russie), en février 1895.
PUITS D'AMOUR (le) , opéra-comique en trois actes , paroles de Scribe et de Leuven, musique de Balfe , représenté à l'Opéra-Comique le 20 avril 1843. Cet ouvrage est le meilleur de M. Balfe qui ait été joué à Paris. Le public lui a fait un bon accueil; car il a eu un grand nombre de représentations. En outre, plusieurs thèmes tirés de la partition ont joui d'une véritable popularité. Le compositeur ayant obtenu , malgré sa qualité d'étranger et d'Anglais, la représentation de son opéra', c'est-à-dire une faveur refusée à un grand nombre de musiciens nationaux et postulants, a rencontré peu de bienveillance dans la presse. M. Balfe a parcouru depuis une belle carrière ; il a trouvé dans son pays la fortune et la renommée. Quoiqu'il ait fait représenter d'assez nombreux opéras, nous croyons que le Puits d'amour est resté au premier rang. Le sujet a un intérêt piquant. Un certain roi Edouard mène joyeuse vie avec plusieurs jeunes seigneurs. Pour éprouver le courage de ses affiliés, il leur impose de se jeter dans un puits qu'on appelle le Puits d'amour parce que, d'après la ballade chantée dans la pièce, une jeune fille, trompée par son amant, s'y est précipitée. Mais ce puits est une sorte de souterrain bien capitonné qui mène à une salle somptueuse, où la société royale se donne rendez-vous. Un
des compagnons du roi , Salisbury , a conçu un amour véritable pour une jeune fille nommée Géraldine , filleule et fiancée d'un shérif ridicule. Elle ne le connaît que sous les apparences de Tony, le matelot. Le roi, qui doit épouser la princesse de Hainaut, veut aussi donner une femme à son favori. Salisbury , au désespoir, est contraint d'obéir, et renvoie à Géraldine l'anneau qu'elle a donné au matelot, en lui faisant annoncer qu'il a cessé de vivre sans cesser de l'aimer. La jeune fille , après avoir reçu le fatal message , se précipite dans le Puits d'amour. Mais voilà qu'elle se retrouve au milieu des seigneurs de la cour, déguisés en démons. Elle se croit morte et dans l'enfer. Sa candeur court les plus grands dangers dans ce refuge des plaisirs royaux ; mais Salisbury est là pour la protéger. Pendant qu'Edouard, déguisé en Pluton , dispute aux démons une facile victoire, le comte court prévenir le shérif, qui jvient arrêter le roi comme un faux Edouard. Le roi, d'abord furieux, s'apaise au moyen de plusieurs procédés familiers à Scribe, pardonne au shérif, au comte de Salisbury et consent à son union avec Géraldine. Malgré la complication apparente du livret , et son invraisemblance , c'est un fort joli ouvrage. L'ouverture se compose d'un adagio mystérieux, dont l'harmonie est distinguée , et d'un allégro un peu bruyant. L'air du shérif : Pour bien remplir mon ministère, a de la rondeur, et Henri le chantait bien ; le duo pour soprano et basse : Compter sur la constance d'un matelot, est sur un rythme un peu commun et cependant d'un effet agréable , à cause sans doute de la disposition des voix. La légende chantée par Mlle Darcier a une originalité plaisante. L'air dit par Chollet avec une désinvolture royale : 0 passe-temps enchanteur, se distingue par un bon rondo. La romance de ténor, chantée par Audran et qui vient ensuite, est la meilleure inspiration de tout l'opéra; elle est d'une sensibilité exquise. Nous citerons, pour abréger, les couplets : Le temps emporte sur ses ailes, Tony le matelot, et surtout l'air de Mme Anna Thillon : Rêve d'amour , rêve de gloire, dont la cabalette est gracieuse. Cette cantatrice a prêté à la musique de son compatriote sa jolie voix et son style agréable. N'oublions pas un quintette bien écrit pour les voix et bien conduit.
* PUITS D'AMOUR (le), opérette, musique de M. Paul Mestrozi, représentée à Vienne, pour l'inauguration du théâtre Fiirst, en avril 1889. Le livret n'était qu'une traduction