ARTS
Sarri, représenté en 1731 au théâtre San- Bartolomeo , à Venise.
ARTEMISIA (i/), opéra italien en trois actes, musique de Terradeglias, représenté à Rome vers 1741.
ARTEMISIA, opéra italien, musique de J.-A.-P. Hasse , représenté à Dresde en
ARTEMISIA, opéra italien en trois actes, musique de Reichardt, représenté à Berlin
ARTEMISIA, opéra italien, musique de Cimarosa, représenté à Venise en isoi. C'est un chef-d'œuvre. Cimarosa en a refait cependant la musique qui est restée en manuscrit. Le cardinal Consalvi, ami du compositeur, donne les plus grands éloges à la seconde Artemise dans ses mémoires publiées récemment par M. Crétineau-Joly.
artenice , opéra italien , musique de Traetta, représenté à Venise en 1778.
artenice, opéra sérieux, musique de Tritto , représenté au théâtre Saint-Charles en 1785.
* ARTICLE DE PARIS, opérette en trois actes, paroles de M. Maxime Boucheron, musique de M. Edmond Audran, représentée au théâtre des Menus-Plaisirs le 17 mars 1892. Interprètes : MM. Hérault, Vandenne, Dastrez, Mm« Méaly, Deval, Netty.
* ARTICLE 324 (i/), opérette en un acte, paroles de MM. Sauger et Averpoul, musique d'Auguste Léveillé, représentée au concert de la Scala le 23 avril 1880.
* ARTICULO TERCERO (ei-), « fantaisie musicale » en un acte, paroles de M. Pedro Gorriz, musique de M. Espino, représentée au théâtre des Récollets, de Madrid, en juil let 1884.
artifizi d'amore (gli), opéra italien, musique de Raimondi, représenté à Naples vers 1839.
ARTIGIANI (gli), opéra italien, musique d'Anfossi, représenté à Dresde vers 1793.
ARTIGIANI ARRICHITI (gli) [les Artisans enrichis], opér 'a italien en deux actes, musique de Gaetano Latilla , représenté par l'Académie royale de musique le 23 septembre 1753. Pendant que le public se livrait à des discussions oiseuses au sujet de la musique italienne, les artistes studieux cherchaient à s'approprier ses formes élégantes, ses ca-
dences harmoniques si naturelles, son rythme chaleureux. Les ouvrages de Latilla étaient d'excellents modèles de correction et de pureté de style. Nul doute que Philidor n'ait puisé à cette source les qualités qu'il déploya dans ses ouvrages dès l'année 1759.
ARTISAN (l'), opéra-comique en un acte, paroles de Saint-Georges et Simonnin, musique d'Halévy, représenté au théâtre Feydeau en janvier 1827. Ce fut le premier ouvrage qu'Halévy parvint à faire représenter, quoiqu'il eût obtenu le grand prix de Rome en 1819. Le poème en est faible, mais la musique renferme quelques jolis morceaux; nous citerons, entre autres, les couplets chantés par Mme Casimir : Beau ciel de Provence, et le Chœur des Charpentiers, qui offre une basse intéressante. Ce premier opéra, qui obtint cent représentations, servit de prélude à d'immortels chefs-d'œuvre.
* ARTISTAS PARA LA HABANA, zarzuela
en un acte, paroles de Liern, musique de Francisco Barbieri, représentée au théâtre de la Comédie, à Madrid, le 10 avril 1877.
ARTISTES PAR OCCASION (les), opéracomique en un acte, paroles d'Alexandre Duval, musique de Catel, représenté à l' Opéra- Comique le 22 février 1807. Cette partition, malgré un poème médiocre, renferme un trio si remarquable qu'il a été exécuté souvent aux concerts du Conservatoire, et toujours avec succès. Il a été écrit pour deux ténors et une basse, et commence ainsi : Allons, monsieur, jouons la comédie. C'est un excellent spécimen de la manière du savant Catel, à qui l'enseignement musical, en France, doit en grande partie sa régularisation et ses développements.
* ARTIST'S MODEL (an), opérette, musique de M. Sidney Jones, représentée avec succès au DalyVTheatre de Londres, le 2 février 1895. La pièce était fort bien jouée par les misses Marie ïempest, Lottie Venne , Leonora Braham, Letty Lind, et MM. Hayden Coffîn, Eric Lewis, Yorke Stephens et Robson.
ARTISTI ALLA FIERA (gli) [les Artistes à ta foire], opéra-comique italien, livret de M. Ghirlanzoni, musique de M. LauroRossi, représenté sur le théâtre Carignan, à Turin, le 7 novembre 1868. Cet ouvrage a réussi.
* ARTS ET l amitié (les), comédie en un acte et en vers de Bouchard, mise en opéracomique, musique de Jadin, représentée à l'Opéra-Comique le 9 juin 1807.
ASGA
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ARTS FLORISSANTS (les), opéra, musique de Charpentier (Marc- Antoine), représenté à Paris vers 1673.
ARTUS ET rikemer, mélodrame en quatre actes, musique de Lavaine, représenté à Lille en février 1840. Les paroles ont été écrites par le beau-frère du compositeur.
ARVIRE ET ÉVELINA, tragédie lyrique en trois actes, paroles de Guillard, musique de Sacchini, représenté à l'Opéra le 30 avril 1788. Le poème, imité du Caractacus anglais de Mason,avait remporté le prix au concours de 1787. Sacchini travaillait à cette production lorsque la mort vint le surprendre. Le troisième acte fut achevé par Rey, chef d'orchestre de l'Opéra. Cet ouvrage posthume fut accueilli avec faveur et se ressentit même du revirement d'opinion qui se produit d'ordinaire après la mort des hommes de génie méconnus. L'opéra d'Arvire et Evelina renferme des beautés de premier ordre. Le style en est plein de noblesse, l'harmonie toujours pure, et la mélodie suave et souvent pathétique. Plusieurs morceaux ne sont pas inférieurs aux plus beaux fragments d'Œdipe à Colone du même maître. Nous citerons entre autres les airs : A mespleurs laissez-vous fléchir ; Le voilà, ce héros qui combattait pour nous ; Hélas! je ne quittais ces repaires funestes, et la magnifique scène : 0 jour affreux!
* A santa LUCIA, drame lyrique en deux actes, paroles de M. Enrico Golisciani, musique de M. Pierantonio Tasca, représenté avec succès au théâtre Kroll, de Berlin, le 16 novembre 1892.
AS YOU LIKE IT? (Comment l'aimez-vous?) opéra anglais, musique de Bishop, représenté au théâtre de Covent-Garden à Londres, au mois de décembre 1824.
ASCAGNE ET IRÈNE , drame allemand , musique de Apell, représenté à Cassel en
ASCANIO, opéra, en un acte, paroles de Métastase, musique de Pollarolo, représenté à Venise en 170 1.
* ASCANIO, opéra en cinq actes et six tableaux, paroles de M. Louis Gallet, musique de . M. Camille Saint-Saëns , représenté à l'Opéra le 21 mars 1890. Le poème de cet ouvrage n'était qu'une réduction et une adaptation lyrique d'un drame de MM. Paul Meurice et Auguste Vacquerie, Benvenuto Cellini, joué à la Porte-Saint-Martin en 1852. Le drame était touffu, compliqué, et sa transformation
musicale n'était pas chose facile ; aussi ne futelle pas des plus heureuses, et l'on ne peut dire vraiment que ce fut la faute de l'arrangeur, qui avait eu le tort de consentira se charger d'une besogne presque impossible. Le musicien, malgré sa valeur, n'avait pas été beaucoup plus fortuné, et si la partition d'Ascanio contient quelques pages agréables, on peut lui reprocher à la fois son inégalité et une assez choquante diversité de formes. Jl s'est produit d'ailleurs, au sujet de cet ouvrage, deux faits assez singuliers : le premier, c'est l'absence, pendant les études et la représentation de son œuvre, du compositeur, qui tout à coup avait quitté furtivement Paris et la France sans prévenir personne, sans dire où il allait, sans donner de ses nouvelles à qui que ce fût, si bien que nul ne savait ce qu'il était devenu ; le second, c'est que la répétition générale avait été navrante, que chacun prévoyait tristement pour le grand jour une chute lamentable, et que la première représentation fut au contraire brillante, vraiment intéressante et confinant au succès ; c'est qu'entre les deux un travail de remaniements, de coupures et d'arrangement avait été fait d'une façon très intelligente, qui rendait l'œuvre au moins très présentable en en faisant mieux saillir et ressortir les bonnes parties. Néanmoins, la partition d'Ascanio ne saurait compter parmi les meilleures productions de l'auteur de Samson et Dalila. de Henri VIII et de tant d'oeuvres symphoniques qui révèlent un génie à la fois si souple^ si mâle et si puissant. Ce qu'on peut dire d"elle surtout, et ce qui peut étonner de la part d'un artiste comme M. Saint-Saëns, c'est qu'elle manque essentiellement de personnalité. Les meilleures pages en sont les pages épisodiques et courtes, telles que la cantilène de Benvenuto : Enfants, je ne vous en veux pas, le madrigal de François I" : Adieu, beauté, ma mie, la jolie chanson florentine de Scozzone et la ballade de Colombe : Mon cœur est sous la pierre... Si l'on y joint l'agréable duo chanté par Benvenuto et Ascanio, on connaîtra à peu près tous les morceaux qui méritent d'être tirés de pair dans cette œuvre de valeur secondaire. Les interprètes d'Ascanio étaient Mmes Adiny (la duchesse d'Étampes), Bosman (Scozzone) et Eames (Colomba), MM. Lassalle (Benvenuto), Cossira (Ascanio), Plançon (François I«) et Bataille (Charles-Quint).
* ASCANIO IL GIOIELLIERE, opéra semisérieux, musique de Nicola De Giosa, représenté sans grand succès à Turin, sur le
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théâtre d'Angennes, en 1856. L'un des ouvrages les moins heureux de ce compositeur aimable, et l'un de ceux qui sont tombés dans le plus complet oubli.
ascenseur (l'), opérette, livret et musique de M. Raymond Cartier, représentée au théâtre des Bouffes-Parisiens le 1" mai 1877.
ASCHENBRODEL (Cendrillon), opéra romantique allemand en deux actes, livret de Beerbaum , musique de Ferdinand Langer, représenté au théâtre de Mannheim le 7 juillet 1878.
* A SEVILLA POR TODO! zarzuela en deux actes, paroles de M. Xavier Burgos, musique de Francisco Barbieri, représentée à l'Alhambra, de Madrid, le 22 décembre 1880.