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RUIN

intéressante, sinon fort originale, avait obtenu le second prix au grand concours musisical que la ville de Paris ouvre tous lés deux ans. Elle était chantée par Mlles Salla et Salambiani, MM. Jourdain et Auguez. M. Georges Hue avait remporté en 1879 le premier grand prix de Rome, comme élève de Henri Reber.

* RUBEZAHL, opéra, musique de M. S. Rozkoschny, représenté avec un très grand succès, le 18 octobre 1889, sur le théâtre National tchèque de Prague. L'auteur est un des compositeurs les plus populaires de la Bohême.

* rubis (le), opéra en deux actes, musique de M. Eugène d'Albert, représenté sans succès au théâtre grand-ducal de Carlsruhe, en octobre 1893.

RUDDIGORE, opérette, paroles de M. S. W. Gilbert, musique de M. Arthur Sullivan, représentée au Savoy-Theatre, de Londres, le 22 janvier 1887, avec peu de succès. Il n'est peut-être pas inutile de faire remarquer que dans cet ouvrage, plus encore qu'ils ne l'avaient fait précédemment, les deux collaborateurs ne se sont pas gênés pour exprimer le mépris qu'ils professent pour la France et les Français. C'est ainsi que le compositeur n'a pas hésité un instant à mettre en musique ces vers du « poète » dont voici l'exacte traduction : ils font partie d'une ballade que chante un marin d'un sloop anglais qui a rencontré en mer une frégate française de 32 canons :

Notre capitaine est debout et il dit : Nous n'avons pas à craindre ce navire, Nous le prendrons si nous voulons; Il ne saurait combattre.

Ce n'est qu'un sale monsieur,

Ce n'est qu'un sale monsieur.

Mais attaquer un Français, c'est frapper une fille.

Voilà une besogne honteuse.

Avec tous nos défauts nous sommes de fiers Bretons. Eux ne sont que des misérables Parlez-vous.

Et le sloop s'éloigne par pitié pour l'équipage français, et les marins de la frégate s'embrassent en voyant que leurs ennemis ont épargné ces misérables parlez-vous (ce qui est l'expression par laquelle le bas peuple de Londres a coutume de désigner les Français). Il est bon de remarquer que MM. Gilbert et Sullivan, fournisseurs patentés des théâtres d'opérette de Londres, où ils ont obtenu d'ailleurs de grands succès, ont fait vainement de grands efforts pour faire jouer à Paris une de leurs productions. Peutêtre est-ce un sentiment de dépit qui les a

poussés à se venger de la sorte. Il est à espérer que leurs efforts seront de plus en plus infructueux dans le cas où ils seraient tentés de les renouveler après une si aimable équipée. Notons encore que M. Arthur Sullivan est, on ne soit trop pourquoi, chevalier de la Légion d'honneur. Pour en revenir à Ruddigore, notons que cet ouvrage avait pour interprètes MM. George Grossmilh, Durward, Lely, Rutland Barrington et Mmes Leonora Braham et Jessie Bond.

* rudello, drame lyrique en un acte, paroles de M. Modesto Zucchetti, musique de M. Viencenzo Ferrari, représenté au théâtre Costanzi de Rome le 28 mai 1890.

* Rueda de LA fortuna (la), saynète lyrique, paroles de MM. Larra et Gullon, musique de M. Fernandez Caballero, représentée au théâtre de la Zarzuela, de Madrid, en janvier 1896.

RÙEKPAHRT DES KAISERS (die) [le Retour de l'empereur], opéra allemand en un acte, musique de J.-N. Hummel, représenté à Vienne vers 1806.

RUGANTINO, mélodrame anglais, musique de Busby, représenté sur le théâtre de Covent-Garden, à Londres, en 1805.

ruggiero, opéra italien, musique de Gandini, représenté au théâtre Royal de Turin vers 1725.

RUGGIERO, opéra italien , musique de P.

Guglielmi, représenté à Venise en 1769.

ruggiero , opéra italien , musique de J.-A.-P. Hasse, représenté à Milan en 1770.

RUGGIERO Di SANGINETTO, opéra italien, musique de M. Michèle Sansone , aveugle de naissance, représenté à Naples en septembre 1859.

RUGGIERO E BRADAMANTE, opéra italien, musique de Schuster, représenté à Padoue en 1779.

ruines D'ATHÈNES (les), œuvre lyrique, musique de Beethoven. Cet ouvrage a été composé pour l'ouverture du théâtre de Pesth, sur un canevas de Kotzbue, le 9 février 1812. Nous ne nous étendrons pas ici sur cet admirable ouvrage, qui n'est pas un opéra. Nous ne pouvons cependant pas nous empêcher de rappeler le duo pour soprano et basse, le chœur des derviches, si merveilleusement accompagné par l'orchestre, et la marche turque si originale.

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