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geait valeureusement et avec énergie. Il eut cinq rappels après le premier acte, six après le second, cinq après le troisième, sept après le quatrième. Il dut se présenter sur la scène avec ses interprètes, avec l'auteur du libretto, Fontana, avec Edel (le dessinateur des costumes), avec le décorateur, avec le chef des chœurs. A la fin de l'opéra, des cris d'enthousiasme appelèrent aussi le père du maestro (!), le baron Raimondo Franchetti, qui ne put se soustraire à cette émouvante ovation... La musique de M. Franchetti surprend par la vastitude des pensées, par la beauté, la perfection de l'instrumentation : elle a beaucoup d'affinité avec l'école allemande moderne, sagement tempérée par les idées et les mélodies italiennes. Le premier acte est absolument un chef-d'œuvre d'art; on peut seulement faire quelques réserves en ce qui concerne l'exubérance de plusieurs morceaux, due à la fougue juvénile et à l'amour de la forme. Pourtant l'opéra n'est pas long, et il a des proportions régulières... » Un autre journal, VItalie, se tenait un peu sur la réserve, tout en constatant l'effet produit : « Au dire de correspondants enthousiastes, disait celui-ci, cet opéra mettrait son auteur au rang des meilleurs compositeurs. On lui accorde des idées neuves, un style élevé, un effet théâtral puissant. A Reggio, où toute la population aime beaucoup la famille Franchetti (véritables bienfaiteurs de la ville), le succès a été et est indiscutable. Les morceaux qui ont fait le plus d'impression sont l'ouverture et tout le premier acte ; une bohémienne, bissée, une marche et le finale du second acte ; dans le troisième acte, l'air du mezzo-soprano, bissé ; dans le quatrième, le prélude et le finale. Asrael sera représenté ce printemps à Bologne, et alors on aura peut-être un jwjement moins partial. » L'ouvrage a été en effet représenté dans quelques autres villes, entre autres à Florence, où l'auteur avait encore assumé à ce sujet la direction du théâtre Pagliano. Et voici ce que disait encore un autre journal, le Trovatore : « Ce que dépense le baron Franchetti !... Les répétitions de son opéra i'Asrael au Pagliano de Florence, dirigées par lui-même, ont duré environ un mois. Sept cents personnes y ont pris part, y compris les chœurs et l'orchestre. Tamagno reçoit, pour dix soirées, 72,000 francs. Jusqu'à présent il a été déboursé plus de deux cent mille francs pour la mise en scène. On a encaissé environ 18,000 francs par représentation. Donc, M. Franchetti y mettra beaucoup de sa poche, mais il gagne énormément de réputation, et il

le mérite. » Quoi qu'il en soit, tout le bruiî fait autour de cet ouvrage lors de son apparition semble aujourd'hui s'être beaucoup calmé. L'auteur a donné depuis un second opéra, Cristoforo Colombo, qui ne paraît pas avoir excité les mêmes transports et un égal débordement d'enthousiasme.

ASSALONTE , opéra italien , musique de Caldara, représenté à Vienne en 1720.

ASSALONTE, opéra italien, musique de Cimarosa, représenté à Florence en 1779 et à Rome en 1780.

ASSEDIO DE LA ROCHELLE (l'), opéra en trois actes, musique de Balfe, écrit pour le lycaeum et représenté au théâtre de Drurylane à Londres en 1835.

ASSEDIO Dl BRESCIA (i/), opéra italien, musique de Bajetti, représenté en 1844.

ASSEDIO DI CALAIS (l') OU GIANNI DI CALAIS (pour Giovanni), opéra italien, paroles de Gilardoni, musique de Donizetti, représenté pour la première fois à Naples le 3 août 1828 et au Théâtre- Italien de Paris, le 17 décembre 1833. Ainsi qu'il est arrivé au sujet de beaucoup d'ouvrages de Donizetti, l'opéra n'a pas obtenu un grand succès à la représentation et les morceaux détachés de la partition ont été très goûtés dans les salons et les concerts. Nous signalerons la barcarolle Una barchetta pour basse, la cavatinei^fls/î. 'pompe! pour ténor; le duo pour soprano et contralto Io l'odo chiamarmi, et le duo pour soprano et basse Le fibre odio.

* assedio Dl CANELLI (l'), opéra sérieux, paroles de M. Vittorio Molinari, musique de M. Delfino Thermignon, représenté à Canelli en septembre 1894. L'auteur, directeur de l'Académie de chant choral Stefano Tempia à Turin, faisait ses débuts à la scène avec cet ouvrage, qui avait pour interprètes le ténor De Negri, le baryton Varesio et une cantatrice amateur nommée M">e Bessone.

ASSEDIO DI CESAREA (l'), opéra séria, livret de Vicoli, musique de G. Persiani, représenté au théâtre Marrucino, à Chieti, le 8 mai 1879; chanté par Paoletti, Giraud, Battistini, Mmes Creny, Zanchi.

ASSEDIO DI CONSTANTINA, opéra italien, musique de Brancaccio, représenté au théâtre de la Fenice en 1844.

* ASSEDIO DI DIU (l'), opéra, musique de Manuel Innocencio dos Santos, représenté au

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théâtre San Carlos, de Lisbonne, le 2 mars

ASSEDIO DI FIRENZE (i/) [ le Siège de Florence], drame lyrique en quatre actes, livret de Manetta et Corghi, d'après le roman célèbre en Italie: l'Assedio di Firenze de F.-D. Guerrazzi, musique de Giovanni Bottesini, représenté au Théâtre-Italien à Paris le 21 février 1856, et avec succès à Florence le îer mai 1861. L'épisode de ce siège mémorable qui a servi de thème aux librettistes est le combat singulier de Lodovico Martelli, champion de la république, avec Giovanni Bandini, qui tenait pour les Médicis. L'amour que tous deux ressentent pour la belle Maria de Ricci augmente leur aversion mutuelle. Michel-Ange intervient aussi dans l'action comme ami de Martelli ; Lodovico succombe dans le combat. Le poème a le défaut de n'avoir pas de dénoûment. La partition de M. Bottesini est bien écrite et dénote une main exercée dans l'art d'écrire pour l'orchestre. Nous signalerons particulièrement le chœur Vivo, la liberté ! l'air de Maria au premier acte, le morceau chanté par Michel- Ange au second, qui est un hors-d'œuvre bien conduit d'ailleurs et accompagné par le chœur; et enfin le finale du troisième acte. Les rôles ont été remplis par Mario, Graziani, Angelini et Mme Penco. Bottesini, qui était un excellent chef d'orchestre, fut aussi, avec Dragonetti, l'un des virtuoses les plus étonnants qu'on ait jamais entendus sur la contrebasse, et ses succès sous ce rapport furent européens.

* ASSEDIO DI FIRENZE (l'), opéra sérieux^ musique de M. Terziani, représenté au théâtre Apollo, de Rome, le 24 février 1883.

ASSEDIO DI LEIDA (l'), opéra sérieux, musique de Petrella, représenté au théâtre de la Scala, de Milan, le 4 mars 1856.

* ASSEDIO DI malta (l'), opéra sérieux, musique de M. Graffigna, représenté sur le théâtre Nuovo, de Padoue, le 30 juillet 1853.

ASTAROTH, opéra-comique en un acte, paroles d'Henri Boisseaux, musique de M. Debillemont, représenté au Théâtre-Lyrique le 25 janvier 1861. Il s'agit, dans le livret, d'un jeune artiste corrigé de la passion du jeu et arraché aux mains des usuriers par la présence d'esprit et l'amour de sa fiancée. On a remarqué de beaux vers dans la scène du rêve. La partition atteste la facilité et la souplesse du talent du musicien. La chanson Vieux vin, seul ami fidèle, est bien commune ; mais le

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