SARD
lesville, musique de Albert Grisar, représenté à l'Opéra-Comique le 26 avril 1836. Le sujet de cette pièce est tiré d'une chronique de Walter Scott. Sarah fut le début à Paris de Grisar comme compositeur dramatique, et de Mlle Jenny Colon comme chanteuse à l'Opéra-Comique. Le compositeur avait déjà donné le Mariage impossible, joue à Bruxelles. On remarque déjà dans cette partition l'habileté d'instrumentation que le musicien a déployée depuis dans ses charmants ouvrages.
* SARAO Y UNA SOIRÉE (un), zarzuela en deux actes, paroles de Ramos Carrion et Lustano, musique d'Emilio Arrieta, représentée le 31 décembre 1866 à Madrid, sur le théâtre des Variétés.
SARDANAPALE, opéra en quatre actes, livret de M. Bogros, musique de Mme la baronne de Maistre, non représenté jusqu'à ce jour.
Le livret a été librement imité du Sardanapale de lord Byron.
La partition renferme des morceaux remarquables, dont la mélodie est distinguée et l'harmonie toujours intéressante. Les situations sont exprimées avec force et vérité d'expression. Dans le premier acte, nous pouvons signaler l'air de Myrrha : Sans moi, mes compagnes, dont la mélodie est pleine de charme; le chœur dansé des esclaves : Le soleil déjà colore, et le finale à double chœur : Dieu qui punit le crime; dans le deuxième acte, la marche funèbre, le chœur de la barque : Point de soucis moroses; la romance : Fille de Mytilène ; dans le troisième, l'air du grand prêtre : O nuit, qui sous tes sombres voiles, dont l'andante est d'un beau caractère ; le chœur de femmes : Au son de la lyre; enfin, au quatrième acte, une berceuse chantée par Nephté : Il dort et la souffrance; le duo de Nephté avec Sardanapale : Grâce.' pitié'! je t'ai perdu, et un autre duo : Salut, bonheur céleste.
SARDANAPALE, opéra-comique, musique de Boxberg, représenté à Onolzbach en 1698.
* sardanapale. opéra italien en cinq actes, musique de Giulio Alary, représenté à Saint-Pétersbourg en 1852.
sardanapale , opéra en trois actes et cinq tableaux, paroles de M. Henry Bccque, musique de M. Victorin Joncières, représenté au Théâtre-Lyrique le 8 février 1867. Le livret a été tiré de la tragédie de lord Byron ;
mais l'auteur s'est plus rapproché de la tradition que le poète anglais, qui fait mourir Sardanapale avec une seule de ses femmes, Myrrha. Les premières scènes sont réellement belles. L'idée en est due au librettiste. Lorsque le rideau se lève, on voit conduire au supplice une jeune esclave, pauvre et intéressante victime que le grand prêtre, le cruel Bélèses, va immoler sur l'autel de Baal. Sardanapale arrive au même instant ; il voit cette victime humaine; il est touché de sa grâce, de sa beauté. Il demande qu'on lui laisse la vie. Le fanatique Bélèses a beau revendiquer ses droits , Sardanapale enlève de ses mains la jeune Ionienne et l'emmène dans son palais. Le reste du poème ne se soutient pas à cette hauteur. En ce qui concerne la partition , le premier acte est le meilleur. Les récitatifs, écrits dans le style du grand opéra, sont d'une belle déclamation. L'entrée du cortège de Sardanapale, qui vient à propos interrompre les préparatifs d'un sacrifice humain, est originale et d'un heureux effet. Les couplets du roi d'Assyrie se terminant en duo avec Myrrha sont gracieux. Ils rappellent toutefois la phrase : Fleur de beauté, fleur d'innocence, dans la Reine de Chypre. Le second acte est d'un ennui mortel. Au troisième, on remarque l'air du grand prêtre, dont la phrase principale est bien sombre et en situation. C'est le morceau le mieux orchestré de la partition. Ailleurs, on remarque des imitations de l'instrumentation wagnérienne, qui forment un contraste avec le ton général assez classique de l'œuvre. La couleur n'est pas en harmonie avec le dessin. Mlle Nilsson a été ravissante de grâce et de talent dans le rôle unique de femme ; Cazaux, excellent dans celui du grand prêtre ; Monjauze laissait beaucoup à désirer dans le personnage de Sardanapale. Lutz, Laurent, Legrand ont créé les autres rôles. La teinte uniforme du livret a empêché le compositeur de se livrer à une certaine vivacité d'inspiration dont nous avons cru saisir la trace çà et là dans sa partition. Il semble chercher sa voie. On peut espérer qu'il la trouvera en consentant à être résolument mélodiste.
* SARDANAPALE, grand opéra en trois actes, musique de M. Kamintsine, représenté au théâtre Marie, de Saint-Pétersbourg, on décembre 1873. Quoique cet ouvrage ait ('-té favorablement accueilli, il n'a pu se maintenir à la scène, et il ne parait pas que l'auteur se soit produit de nouveau devant le public. Ce qui est certain, c'est qu'il n'a pris aucune part au grand mouvement musical qui depuis