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ASTO

ASTR

ASTIAGE (l'), opéra italien, musique du chevalier Jean Apolloni, représenté sur les théâtres de l'Italie vers 1683.

* ASTIANASSE, opéra sérieux, musique de Francesco Gasparini, représenté à Rome, sur le théâtre Aliberti, en 1719.

ASTIANASSE , opéra italien , paroles de Salvini, musique de Vinci, représenté au théâtre San-Bartolomeo de Venise en 1725.

ASTIANASSE, opéra italien, paroles de Salvini, musique de Léo, représenté à Naples

ASTIANASSE, opéra, musique de Buononcini (Antoine), représenté sur les théâtres d'Italie vers 1725, et à Londres en 1727.

ASTIANASSE, opéra italien, paroles de Salvini, musique de Jomelli, représenté à Rome en 1741.

ASTIANASSE, opéra italien, paroles de Salvini, musique de Pampani, représenté en Italie en 1755.

ASTINOME (h), opéra italien, musique de Pollarolo, représenté à Rome en 1719. On donne encore le nom d'astinome au chef de la police à Athènes. Les officiers qui remplissaient cet emploi dans l'antiquité étaient ainsi appelés.

ASTOLFO cavalcanti , opéra italien , musique de Bensa, représenté à la Pergola de Florence en avril 1872.

ASTOLPHE ET ALBA OU A QUOI TIENT LA FORTUNE, opéra-comique en trois actes, paroles de Ségur jeune, musique de Tarchi, représenté à l'Opéra-Comique en 1802; n'a eu qu'une seule représentation. C'est le dernier des six ouvrages que ce compositeur italien, qui était venu se fixer à Paris, fit représenter à l'Opéra-Comique. Découragé par toute une série d'échecs plus ou moins mérités, il renonça complètement alors à écrire pour le théâtre et se livra sans réserve à l'enseignement. Tarchi était loin pourtant de manquer de talent.

ASTORGA, opéra allemand, musique de Abert, représenté pour la première fois à Carlsruhe, en riionne«r du jour anniversaire de la grande-duchesbe, en décembre 1866. Cet ouvrage, conçu dans les idées artistiques de ce qu'on appelle la jeune Allemagne, a obtenu un grand succès , et a été joué sur d'autres scènes. Des fragments de cet opéra, entendus à Paris . n'ont pas semblé mériter

la réputation dont ils ont joui de l'autre côté du Rhin.

* ASTREA PLACATA, composition dramatique en deux actes, musique de Jean-François de Majo, représentée sur le théâtre San Carlo, de Naples, en 1760.

ASTRÉE, tragédie lyrique en trois actes, paroles de La Fontaine, musique de Colasse, représentée par l'Académie royale de musique le 28 novembre 1691. Cet ouvrage n'offre d'autre intérêt que celui de la collaboration de notre grand fabuliste avec un musicien médiocre, élève de Lulli, dont il a imité trop servilement la manière. Cependant Colasse, maître de musique de la chambre du roi, composa pendant trente-six ans des motets, des cantiques, une dizaine d'opéras ou de ballets qui lui firent une grande réputation. Mais qu'en reste-t-il aujourd'hui? Sic transit gloria mundi.

On rapporte que le bon La Fontaine, à la première représentation à'Astrëe, se trouvait dans une loge, derrière des dames qui ne le connaissaient point. A certains endroits du poëme il s'écriait: «Cela est détestable! comment peut-on écrire de la sorte ? » Ennuyées de l'entendre toujours répéter les mêmes paroles : a Monsieur, lui dirent-elles, cela n'est pas si mauvais que vous le dites, l'auteur est un homme d'esprit ; c'est M. de La Fontaine. — Eh I mesdames, reprit-il sans s'émouvoir, la chose ne vaut pas le diable; et ce M. de La Fontaine, dont vous parlez, est stupide: c'est lui-même qui vous le dit. a II sortit de la salle après le premier acte joué, et s'en alla au café de Marion, où il s'endormit tout simplement dans un coin. Un de ses amis entra, et, surpris de l'apercevoir, s'écria : «Comment donc ? La Fontaine est ici ! ne devrait-il pas être à la première représentation de son opéra? » La Fontaine se réveillait en ce moment ; il répondit en bâillant bien fort : « J'en viens, mon cher monsieur ; j'ai essuyé le premier acte, qui m'a si prodigieusement ennuyé que je n'ai pas voulu en entendre davantage. J'admire la patience du public. »

Ce qui ajoute du prix à ces incroyables naïvetés, c'est qu'ici le bon La Fontaine était certainement sincère.

* ASTRELLA, opéra-comique en un acte, musique de M. Godefroy Grunewald, représenté au théâtre municipal de Magdebourg, en décembre 1894.

ASTROLOGO (l'), opéra italien, musiquo de Piccinni, représenté à Naples en 1756.

ASTR

ASTROLOGUE (i/), opéra allemand, m que de Spaeth, représenté à Cobourg

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astrologue (l'), opéra-comique en deux actes , musique de "Wanson , représenté à Liège en 1841.

* astrologue (l'), opéra-comique en un acte, livret en dialecte alsacien de M. Mangolot, musique de M. J.-B. Weckerlin, représenté à Munster (Alsace) en juin 1894. Ce petit ouvrage avait été écrit par deux auteurs alsaciens en vue de l'inauguration d'une salle de spectacle particulière construite par les soins d'un grand industriel, M. Hartmann, et il était joué par les employés et les ouvriers de sa maison. Le public d'invités qui assistait à cette représentation était ravi d'entendre une œuvre conçue dans sa langue nationale par deux compatriotes, et il fit un grand succès à une pièce pleine d'entrain et de gaieté, entremêlée de cliœurs et de danses dont la musique était charmante.

ASTRONOME (i/), opéra- comique en un acte, paroles de Desfaucherets, musique de Lebrun, représenté au théâtre Feydeau en 1798.11 fut d'abord représenté en deux actes.

ASTRONOME DU PONT -NEUF (l'), pochade musicale en un acte, paroles M. Jules Moinaux, musique de M. Emile Durand, représentée sur le théâtre des Variétés le 18 février 1869. C'est une pièce à deux personnages. La scène se passe sur le terre-plein du pont Neuf, devant la statue de Henri IV. Un individu, que l'auteur a appelé Babylone, pour ne pas être reconnu d'un quidam du nom de Maléclos, dont il courtise la femme, prend le chapeau et le carrick de l'astronome ambulant et se met à montrer la lune aux passants. Un colloque s'engage, et tous deux s'aperçoivent qu'ils sont, en ménage, aussi trompés qu'on peut l'être. Le dialogue est si lourd, les coq-à-1'âne si peu spirituels, que le jeu des acteurs Dupuis et Grenier a seul pu rendre cette pièce supportable. Mais la musique en est jolie, gaie et bien écrite. Le compositeur a profité de l'occasion que la sujet lui offrait pour faire preuve d'habileté en faisant exécuter dans l'ouverture, par les violons, une polka, pendant que les cors jouent l'air populaire : Au clair de la lune. Cet arrangement est d'un effet gracieux. Le motif de l'air revient encore dans les couplets de Babylone, et est partout bien traité. Je signalerai encore une valse chantée. Le reste est

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