STEN
STRA
STEIN DER WEISEN (der) [la Pierre philosophai], opéra allemand, musique de Gerl, représenté à Brùnn en 1797.
STEINERNE BRAUT (die) [la Fiancée de pierre], opéra allemand, musique du baron de Lichtenstein , représenté à Dessau en
* STELLA. OSSia TRIECHE - TRACCHE TANTO A PARTE, opéra-bouffe, paroles de M. Almerindo Spadetta, musique de M. Michèle Panico, représenté à Naples, sur le théâtre Nuovo, en 1860.
STELLA, opéra séria en trois actes, livret de Interdonato, musique d'Auteri-Manzocchi, représenté au théâtre municipal de Plaisance le 28 mai 1880; chanté par Ortisi, Cottone ; Mme Teresina Singer. Cet ouvrage a obtenu du succès.
* STELLA, opéra, musique posthume de Henri Waelput, représenté sans succès à Anvers en novembre 1890. Waelput était un artiste d'un grand talent et d'une rare fécondité, qui, en mourant en 1885, à peine âgé de quarante ans, laissait un grand nombre d'oeuvres inédites, parmi lesquelles la partition de cette Stella, peu heureuse en présence du public, malgré la sympathie qu'inspirait le souvenir de l'auteur.
STELLA COMETA (la), opérette italienne, livret de Boselli e Calvino, musique de V. Tardini, représentée au théâtre del Patronato, à Modène, le 19 mars 1878 ; chantée par des amateurs.
* Stella Dl GRANATA (la), opéra semisérieux, musique de Costantino Dali' Argine, représenté au théâtre de la Canobbiana, de Milan, en 1877.
* STELLA D'ORIENTE (la), opéra, musique de M. F. Curci, représenté en 1882 au théâtre Rossini, de Naples.
STELLA Dl NAPOLI (la) [l'Etoile de Naples], opéra italien, musique de J. Pacini, représenté à Naples en 1847, et repris à Rome, sur le théâtre Argentina, en novembre 185S.
STELLA MONTI, opéra-comique en trois actes , paroles de Dumoulin , musique de Aloys Kettenus, représenté au théâtre de la Monnaie, à Bruxelles, en mars 1S62.
* STENIO, drame lyrique en trois actes, paroles de M. Louis Bricourt, musique de
M. Frédéric Le Rey, représenté à Rouen, sur le théâtre des Arts, le 16 avril 1887.
STERNENKŒNIGIN (die) [la Reine des étoiles], opéra allemand, musique de Kauer, représenté à Viennt.
STiFFELio, opéra italien en trois actes, livret de Piave, musique de M. Verdi, représenté au grand théâtre de Trieste le 16 novembre de l'année 1850. Le rôle de Stiffelio a été créé par Fraschini. Le sujet a été tiré d'un drame d'Emile Souvestre et de Bourgeois, intitulé Stifellius. Dans le livret italien, le drame, assez obscur du reste, met en scène le prêtre Stiffelio. Il est marié à Lina. Sa femme est adultère. Stiffelio la répudie, puis lui pardonne. C'est une pièce absurde, qui ne pouvait réussir même avec la meilleure musique, surtout en Italie. L'ouverture se compose des principaux motifs empruntés à l'opéra lui-même. Les passages les plus saillants sont le finale du premier acte : Non solo ail' iniquo; le quartetto : 0 eceesso inaudit o, dont la phrase principale : Un accento proferite, est fort belle, et la cabalette chantée par Stankar. M. Verdi, peu satisfait de l'accueil fait à sa partition, retira son œuvre, la remania entièrement et l'adapta à un autre livret, celui à'Aroldo. Cette seconde tentative ne réussit pas mieux que la première,
STIPO MAGICO (lo) [l'Armoire magique], opéra-bouffe en deux actes, musique de Sparono, représenté au théâtre du Fondo, à Na-
STOCK IM EISEN (der) [le Bâton de fer], drame autrichien, musique de Kessler, représenté à Vienne en 1828.
STOOPS TO CONQUER (the), opéra anglais en trois actes, paroles de M. Fitzball, d'après Goldsmith, musique de M. Mac Farren, représenté à Londres en février 1864.
STORDILANO, PRINCIPE Dl GRANATA,
opéra italien, musique de Traetta, représenté à Parme en 1760.
* STORES ET JALOUSIE, opérette en un acte, musique de Victor Robillard, représentée au concert de l'Eldorado le 10 juillet
stradella, opéra en cinq actes, paroles de MM. Emile Deschamps et Emilien Pacini, musique de Niedermeyer, représenté à l'Académie royale de musique le 3 mars 1837. Cet
STRA
ouvrage n'a pas obtenu le succès qu'il méritait. Le sujet était intéressant. La biographie du compositeur chanteur Stradella en a fourni les romanesques épisodes, sauf la catastrophe finale, c'est-à-dire le meurtre des époux, qu'on a changée en cérémonie nuptiale. Quant à la partition, elle renferme des morceaux d'un grand mérite, notamment la sérénade du premier acte chantée par Nourrit, le trio du second acte chanté par MUe Falcon, Nourrit et Dérivis, et surtout l'air de M"e Falcon : Ahl quel songe affreux! grâce au ciel il s'achève, qui est un des beaux airs du répertoire dramatique français.
STRADELLA, pièce lyrique, musique de M. de Flottow, représentée d'abord sur le théâtre du Palais-Royal en février 1837. Achard a chanté le rôle du célèbre chanteur. Alessandro Stradella devint un opéra et fut représenté pour la première fois au théâtre Royal de Munich le 29 septembre 1845. Cet ouvrage a été jugé bien inférieur à Martha, du même compositeur. On y remarque cependant quelques morceaux dignes d'intérêt dans le troisième acte. M. de Flottow a introduit dans sa partition une cavatine de Bellini pour la scène dans laquelle Stradella désarme ses assassins par la beauté de sa ■voix.
STRADELLA, opéra italien, paroles de F.
Quercia, musique de Moscuzza, représenté au théâtre del Fondo, à Naples, au mois de juillet 1850.
STRADIOT (le), opéra polonais en quatre actes , livret de Jasinski, musique d'Adam Mûnchheimer, directeur de l'Opéra national de Varsovie, représenté à ce théâtre en janvier 1877.
STRANGERS AT HOME (the) [les Etrangers chez eux], opéra-comique anglais, musique de Linley, représenté sur le théâtre de Drury-Lane, à Londres, en 1786.
STRANIERA (la) [l'Etrangère], opéra italien en deux actes, livret de Romani, musique de Bellini, représenté au théâtre de la Scala de Milan, le il février 1829. Rubini, Tamburini, Mme» Mérle-Lalande, L'nger, tels sont les chanteurs pour lesquels Bellini a écrit cet ouvrage. Les trois rôles de Léopold de Valdebourg, d'Arthur et d'Alaïde ont du caractère et renferment des mélodies expressives. Cependant l'ensemble de l'opéra est faible, manque de grandeur.
Au 1" acte on ne remarque guère qu'un
STRA
chœur et la scène dans laquelle Arthur force Valdebourg à mettre l'épée à la main •. Valdeburgo, a oui tu, cieco. Le second acte est plus riche ; nous signalerons l'admirable romance chantée par Tamburini : Meco tu vieni, o misera; le duo- de Valdebourg et d'Arthur ; l'air excellent chanté par Rubini : Il soave e bel contento ; le quatuor et le dernier air d'Alaide. Mlle Giulia Grisi a. débuté dans la Straniera, à Paris, en 1832. et, dès les premières scènes, l'auditoire a été frappé de l'action dramatique, animée, énergique de cette cantatrice qui devait parcourir une si brillante carrière. Le rôle d'Isoletta a été chanté par Mlle Amigo.
STRATAGÈME DÉCOUVERT (le), comédia en deux actes, en prose, mêlée d'ariettes, paroles de Monvel, musique de Dezèdes, représentée aux Italiens le 4 octobre 1773.
STRATAGÈMES DE L'AMOUR (les),
opéra-ballet en trois actes, avec un prologue, paroles de Roy, musique de Destouches , représenté par l'Académie royale de musique le jeudi 26 mars 1726. Dans le prologue, composé à l'occasion au mariage de Louis XV, on voyait le temple de la gloire. Ce monarque y était placé au milieu des rois, ses prédécesseurs les plus célèbres. La première entrée a pour titre Scamandre, la seconde les Abdérites et la troisième la Fête de Philotis. Mlles Antier, Le Maure, les sieurs Chassé, " Thévenard, Muraire et Tribou en furent les principaux interprètes. Fuzelier et d'Orneval en firent une spirituelle parodie.
STRATAGEMMI AMOROSI (gli) [les Stratagèmes amoureux], opéra italien, livret de Passerini, musique d'Albinoni , représenté sur le théâtre de San-Mosè, à Venise, en 1730.
STRATAGEMMI DI BIANTE (ûLl), Opéra
italien, livret de Niccolô Minato, musique de Draghi, représenté à Vienne en 1682.
* strategia d'amore, « idylle joyeuse » en deux actes, paroles de M. C.-A. Blengini, musique de M. Romualdo Marenco, représentée à l'Eden de Milan le 20 juillet 1896.
STRATONICA (la) [Stratonice], opéra italien, avec des intermèdes bouffes, musique de Vinci, représenté au théâtre des Fiorentini, à Naples, en 1720.
STRATONICE, drame lyrique en un acte et en vers, paroles de Hoffman, musique de Méhul, représenté pour la première fois au théâtre Favart, le 3 mai 1702, et à l'Académio
STRA
STRU
royale de musique, avec les récitatifs de Daussoigne, neveu de Méhul,Ie 20 mars 1821. Cette pièce est une de celles qui font le plus d'honneur au talent littéraire d'Hoffman, et Méhul était bien capable non- seulement d'en sentir les beaux vers, mais de les faire admirablement valoir. Stratonice est son troisième ouvrage; ce fut celui qui consacra sa réputation. Le quatuor a une noblesse et une ampleur de style qui l'ont fait ranger au nombre des chefs-d'œuvre. Quant à l'air : Versez tous vos chagrins dans le sein paternel, après les succès de la scène, il a obtenu celui des concerts et des salons, interprété surtout par Ponchard dont il était le morceau de prédilection.
* STRATONICE, opéra-comique en un acte, paroles de M. Chardon, musique de M. Diet, représenté sur le théâtre des Menus -Plaisirs le 19 novembre 1887.
* stratonice, opéra en un acte, poème de M. Louis Gallet, musique de M. Alix Fournier, représenté à l'Opéra le 9 décembre 1892. C'est tout au moins une idée singulière, pour un jeune compositeur, de choisir pour sujet de sa première œuvre celui d'un des plus admirables chefs-d'œuvre qu'ait produits notre école musicale française. Si, par une incurie criminelle de la part de nos administrations théâtrales, le public n'est pas mis à même de connaître la Stratonice de Méhul, qui lui arracherait certainement des cris d'enthousiasme, les musiciens la connaissent, et cela eut dû suffire pour engager M. Alix Fournier à s'abstenir de toucher à un tel sujet. C'est pourtant celui-là quïl avait adopté pour prendre part au concours Cressent, et qui lui a valu le prix de ce concours. Le public de l'Opéra, par son accueil, n'a pas paru ratifier ce jugement, et l'œuvre, conçue dans une forme antimusicale, n'a rencontré que l'indifférence des spectateurs. M. Alix Fournier avait obtenu le second grand prix de composition musicale à l'Institut, en 1891.
STRAVAGANTE (lo), opéra-bouffe italien, musique de Tarchi, représenté à Bergame en
STRAVAGANTE (la), opéra italien, musique de Bianchi, représenté à Venise en 1795.
STRAVAGANTE ED IL DISSIPATORE (LO), opéra italien, musique de François Basili, représenté à Venise, au printemps de 1802.
STRAVAGANTE INGLESE (lo) [l'Anglais
extravagant], opéra italien, musique de Ghinassi, représenté à Dresde en 1790.
STRAVAGANTi (gli), opéra italien, musique de Piccinni, représenté à Naples vers
STRAVAGANZE D'AMORE (le), opéra italien, musique de Cimarosa, représenté au théâtre des Fiorentini, à Naples, en 1777.
STRAVAGANZE D'AMORE (le), opéra italien, musique de L. Mosca, représenté à Naples vers 1818.
STRAVAGANZE D'AMORE (le), opéra italien, musique de Catugno, représenté au théâtre Nuovo de Naples vers 1820.
STRAVAGANZE DEL CONTE (le), Opéra italien, musique de Cimarosa, représenté au théâtre des Fiorentini, à Naples, en 1772.
STRAVAGANZE IN CAMPAGNA ( LE ) , opéra italien, musique de Brunetti (Jean- Gualbert), représenté à Venise en 1787.
* STREGA (la) [la Sorcière], opéra semisérieux, paroles anonymes, musique de Giovanni Moretti, représenté à Naples, sur le théâtre de la Fenice, en 1830.
STREGA DI DERNEGLEUCH (la) [la Sorcière], musique de Gagliardi, représenté au théâtre Nuovo de Naples en 1839.
STRUENSÉE, tragédie en cinq actes et en vers de Michel Béer, avec une ouverture et des entr'actes composés par Giacomo Meyerbeer, frère de l'auteur, représentée pour la première fois avec la musique, à Berlin le 21 septembre 1847. Ce sujet tragique, emprunté à l'histoire moderne , aurait pu fournir la matière d'un opéra important, et il convenait particulièrement au génie du compositeur. Il se contenta de faire valoir l'œuvre dramatique de son frère par la composition de morceaux d'un caractère généralement triste et religieux, en harmonie avec les situations qu'ils annoncent ; telle est surtout la magnifique ouverture, peut-être la plus remarquable symphonie de Meyerbeer.
La marche, dont l'orchestration est brillante, est devenue promptement populaire en Allemagne. La scène de la conspiration au second acte est précédée de plusieurs airs danois traités avec cette supériorité de contrepointiste qu'on admire chez Meyerbeer. La polonaise de Struensée est un morceau célèbre à juste titre, par l'originalité du rythme et l'harmonie piquante et variée des détails.
STUP