‹ Dictionnaire des opérasChapitre 787 sur 928 · TRIOMPHE DE LA RÉPUBLIQUE (LE · texte numérisé non relu

TRIOMPHE DE LA RÉPUBLIQUE (LE

« ode triomphale, » paroles et musique de Mlle Augusta Holmes, exécutée le 21 septembre 1889, dans la grande nef du Palais de l'Industrie (Champs-Elysées), pour les fêtes de l'Exposition universelle, en présence de 22,000 auditeurs. C'était une grande composition symbolique, d'un caractère grandiose et d'une belle ordonnance, à laquelle prenaient part 1,200 exécutants dont 350 instrumentistes. Une somme de 300,000 francs avait été votée par le conseil municipal pour cette manifestation à la fois artistique et patriotique, un théâtre colossal avait été construit dans l'immense nef du palais, et pour cette scène gigantesque l'excellent peintre J.-B. Lavastre avait brossé un décor admirable en son immensité. L'œuvre, mâlo et forte, et qu'on ne dirait point écrite par une main de femme, obtint un très grand et très légitime succès aux quatre auditions qui en furent données à quelques jours d'intervalle. Il va sans dire qu'cllo était presque exclusivement chorale, à part quelques rares soli et de peu d'importance. C'était comme une sorte de vaste fresque sonore, d'un effet puissant et d'un caractère plein de vigueur.

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TRIOMPHE DE TRAJAN (le), tragédie lyrique en trois actes, paroles d'Esménard, musique de Lesueur et Persuis. représenté à l'Académie impériale de musique le 23 octobre 1807. L'empereur Napoléon, sollicité par la femme d'un prince qui avait conspiré contre lui, d'accorder sa grâce, jeta au feu les pièces de conviction et dit: a Vous le voyez, madame, je ne puis pas condamner, il n'existe plus de preuves. » Esménard prit ce fait pour sujet de sa pièce apologétique. Trajan, au dénoûment, brûlait sur un réchaud les actes d'accusation des conspirateurs. La marche triomphale composée par Lesueur devint de suite populaire. Persuis substitua peu à peu sa musique à celle de son collaborateur , et eut la faiblesse d'annoncer l'opéra comme entièrement composé par lui.

TRIOMPHE DES ARTS (le) opéra-ballet, en cinq actes, paroles de Lamotte, musique de Labarre, représenté à l'Académie royale de musique le 16 mai noo. L'Architecture, la Poésie, la Musique, la Peinture et la Sculpture iorment cinq, entrées, dont la dernière a pour suj et Pygmalion. Elle a été depuis représentée séparément sous ce titre.

* TRIOMPHE DES CRYPTOGAMES (le), opéra-comique en un acte, musique de M. Herprech, représenté à Dunkerque en mars 1891.

TRIOMPHE DES SENS (le), opéra-ballet en cinq actes, précédé d'un prologue, paroles de Roy, musique de Mouret, représenté par l'Académie royale de musique le 5 juin 1732. Cet ouvrage fut repris en 1740 et en 1751.

TRIOMPHE DU MOIS DE MARS (le) OU LE BERCEAU D'ACHILLE, opéra-ballet en un acte, paroles de E. Dupaty, musique de Kreutzer, représenté à l'Académie impériale de musique le 27 mars 1811. C'était une pièce de circonstance à l'occasion de la naissance du roi de Rome.

* TRIOMPHE DU SENTIMENT (le), Operacomique en trois actes avec danses, paroles de Joseph Bertrand, musique de Henri Hamal, représenté à Liège le 28 janvier 1775.

trionfo D'ALBIONE (il), opéra italien, musique de Liverati, représenté à Londres vers 1816.

TRIONFO D'ALESSANDRO (il), opéra italien, musique deGenerali, représenté à Bologne en 1816.

TRIONFO D'AMORE (il), opéra italien, musique de Gassmann , représenté à Venise en 1767.

TRIONFO D'AMORE (il), opéra-buffa, musique de Dutillieu, repr= à Vienne en 1791.

* TRIONFO D AMORE. légende musicale en deux actes, paroles de M. Di Francesco, musique de M. Luigi Minuto, représentée au théâtre Social d'Alba le 28 octobre 1893.

TRIONFO D'ARIANA (il), opéra italien, musique d'Anfossi, repr. à Prague vers 1784.

TRIONFO D'ARIANE (il), opéra italien, musique de Riggini, repr. à Berlin en 1795.

TRIONFO D'ARMIDA (il), opéra ita/ien, musique de Albinoni, repr. à Venise en 1726.

TRIONFO D'ARSACE (il), opéra italien, musique d'Andreozzi , représenté à Rome en 1782.

TRIONFO D'EMILIO (il) , opéra italien, musique de Farinelli, représenté à Venise en 1790.

TRIONFO DEL AMORE (il), opéra italien, musique de Marinelli, représenté à Florence vers 1786.

TRIONFO DEL BEL SESSO (il) [le Triomphe du beau sexe], opéra italien, musique de J. Niccolini, représenté à Milan dans l'automne de 1799.

TRIONFO DEL CIGLIO (il) [le Triomphe du lis], opéra italien en trois actes, musique de D'Herbain, représenté a Bastia en 1753.

TRIONFO DEL FATO (il) [le Triomphe du destin], opéra allemand, musique de Steffani, représenté à Hambourg en 1699.

TRIONFO DELL' AMORE (il), opéra italien, musique de Raimondi, représenté à Naples vers 1835.

TRIONFO DELL' AMORE E DELL' AMI- CIZIA (il), opéra italien, musique de Conti (François), représenté à Vienne en 1728.

TRIONFO DELL' INNOCENZA (il), Opéra italien, livret de Rinaldo Ciallis, musique de Lotti, représenté à Venise en 1693.

TRIONFO DELL' ONORE (il), opéra italien, musique de Scarlatti , représenté au théâtre des Fiorentini, à Naples, en 1718.

TRIONFO DELLA CONTINENZA (il), opéra italien, livret de Corradi, musique de Alghisi.

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représenté sur le théâtre des Saints-Jean-êt- Paul, à Venise, en 1690.

TRIONFO DELLA CONTINENZA ovvero SAN BERNARDO VINCITOR DI LASCIVA TENTAZIONE, opéra italien en forme d'oratorio, livret de Sandrinelli, musique de Caldara, exécuté dans l'oratoire de la madone délia Fava, à Venise, en 1697.

TRIONFO DELLA COSTANZA (il), opéra italien, musique de Pollaroli, repr. sur le théâtre délie Grazie, à Vicence, en 1714.

TRIONFO DELLA COSTANZA (il), opéra italien, musique de Rampini, représenté à Venise en 1727, à l'occasion de l'entrée au monastère de Saint-Etienne-de-Padoue, de la noble signora Camilla de Pimbioli. Sainte Catherine était le sujet de cette œuvre lyrique.

TRIONFO DELIA COSTANZA (il), opéra italien, musique de Schwanberg, représenté à Brunswick vers 1795.

TRIONFO DELLA COSTANZA IN STA- TIRA VEDOVA DI ALESSANDRO (il), Opéra italien, livret de Vitturi, musique de Galleazi, représenté sur le théâtre de Sant'-Angiolo, à Venise, en 1731.

TRIONFO DELLA GIUSTIZIA (il) , opéra italien, musique de Conti (Charles), représenté au théâtre Nuovo de Naples vers 1826.

TRIONFO DELLA GLORIA (il), opéra italien, musique de Schauensée, représenté en Sardaigne en 1743.

TRIONFO DELLA LIBERTÀ (il), opéra italien, livret de Frigimelica Roberti, musique de Scarlatti , représenté sur le théâtre de Saint-Jean-Chrysostome , à Venise, en

TRIONFO DELLA MUSICA (il) , opérabouffe, musique de Schira , représenté au théâtre Santo-Carlos, à Lisbonne, en 1835.

TRIONFO DELLA PACE (il), opéra italien, musique de Bianchi, repr. à Venise en 1782.

TRIONFO DELLA PIETA (il), opéra italien, livret de Rospighosi, musique de Marazzuoli , représenté plusieurs fois dans le palais Barberino. en présence de la reine do Suèile, âliome, en 1C5C.

trionfo della VIRTÙ (n.), opéra italien, livret de l'abbé Pictro d'Avrrara, musique de Brusa, représenté sur le théâtre de Suint-Jcan-Chrysostonic en 172J.

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TRIONFO BELLE DONNE (il.) [le Triom* phe des dames], opéra italien, musique de Raimondi, représenté à Palerme vers 1842.

TRIONFO DI CAMILLO , opéra italien , musique de Léo, repr. à Naples vers 1735.

TRIONFO DI CAMILLO (il), opéra italien, musique de Ciampi (Legrenzio-Vincenzo), représenté à Londres en 1750.

TRIONFO DI CAMILLO (il), opéra italien, musique de Gluck, représenté au théâtre Argentina, à Rome, en 1754.

TRIONFO DI CAMILLO (il), opéra italien, musique de Porpora, repr. à Naples en 1760.

TRIONFO DI CESARE (il), opéra italien, musique de Liverati, représenté à Londres vers 1814.

TRIONFO DI CESARE (il), opéra italien, musique de J. Niccolini, représenté à Venise vers 1829.

* trionfo DI clelia (il), opéra en trois actes, musique de Jomelli, représenté à Naples, sur le théâtre San Carlo, en 1757.

TRIONFO DI CLELIA (il), opéra italien, musique de J.-A.-P. Hasse , représenté à Dresde en 1761.

TRIONFO DI CLELIA (il), opéra italien, musique de Gluck, repr. à Bologne en 1762.

TRIONFO DI CLELIA (il), opéra italien musique de Wanhal , représenté à Rome

TRIONFO DI CLELIA (il), opéra italien en trois actes, musique de J. Michl, représenté au théâtre de la cour, à Munich, en 1776.

TRIONFO DI CLELIA (il) , opéra italien, musique de Urbani, repr. à Dublin vers 1785.

trionfo DI clelia (il), opéra italien, musique de Tarchi, repr. à Turin en 1787.

TRIONFO DI CLELIA (il), opéra italien, musique de Nasolini , représenté en Italie vers 1799.

TRIONFO DI DAVIDE (il), opéra italien, musique de Rispoli , repr. à Naples en 1788.

TRIONFO DI EM1LIO (il), opéra italien, musique de Pavesi, représenté à la Scala de Milan en 1805.

TRIONFO DI FLAVIO OLIRR10 (il), Opéra italien, livret de Zcno, musique do Porta

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(Jean), représenté sur le théâtre de'Saint- Jean-Chrysostome, à Venise, en 1726.

TRIONFO DI PALLADE IN ARCADIA , opéra italien, musique de Aresti, représenté à Bologne en 1716.

TRIONFO DI QUINTO FABIO (il) , opéra italien, musique de Fiodo, représenté à Parme en 1809.

TRIONFO DI SOLIMANO (il) ovvero IL TRIONFO MAGGIORB È VINCERE SE STESSO, opéra italien, musique de Predieri (Luc-Antoine), repr. à Florence en 1719.

TRIONFO DI TITO (il), opéra italien, musique de Raimondi, repr. à Turin vers 1815.

* trionfo di tomiri (il), opéra sérieux, poème de Filippo Cammarano, musique de Gaetano Andreozzi, représenté sur le théâtre San Carlo, de Naples, en 1807. Deux artistes dont le nom est resté fameux, le ténor Gaetano Crivelli et la cantatrice Lorenza Correa, remplissaient les deux principaux rôles de cet ouvrage, ceux de Cyrus et de Tomiri.'

trionfo di TRAJANO (il), opéra séria en trois actes, musique de Dominique Tritto, représenté au théâtre Saint-Charles, à Naples, le 30 mai 1818.

TRTPILLA, opéra italien, musique de Luzzi , représenté à Novare en février 1874.

* triple alianza (la) , zarzuela-bouffe en un acte, musique de M. Fernandez Caballero, représentée sur le Théâtre-Espagnol, à Madrid, vers 1892.

triple mariage (le), comédie en un acte, en prose, avec un divertissement, paroles de Destouches, musique de Gilliers, représenté? aux Français le 7 juillet 1716.

* TRISCHKA, opéra en un acte, musique de M. Meyer-Helmund, représenté sur le théâtre de la Cour, à Altenberg, en mars 1894.

* TRISTAN et YSEULT, drame lyrique en trois actes, poème et musique de Richard Wagner, représenté au théâtre Royal de Munich le 10 juin 1865. C'est, dit-on. pour S'abstraire un peu de sa tétralogie de l'Anneau du Nibelung, dont il venait d'achever la troisième partie, que Wagner eut l'idée d'écrire Tristan et Yseult. Il craignait d'ailleurs d'avoir à attendre encore longtemps l'apparition de cette œuvre gigantesque, et il voulait présenter au public un ouvrage conçu dans les proportions ordinaires et dans le-

quel, néanmoins, il affirmerait avec foute la force possible les principes et les théories qui formaient la bast même de sa réforme du drame musical. Le sujet, pris dans une ancienne et célèbre légende celtique, ne comprenait, cette fois, rien de surnaturel, et n'amenait aucune complication de mise en scène. C'est une simple et douloureuse histoire d'amour, qu'on a justement comparée à celle de Roméo et Juliette. Deux années furent employées à la composition de Tristan ; mais, quand il s'agit de mettre l'œuvre à la scène, on se heurta à do telles difficultés d'exécution, tant au point de vue instrumental qu'au point de vue vocal, qu'on put croire un instant la représentation impossible. Le fait est qu'après avoir fait recevoir l'ouvrage à Vienne, à la suite de démarehes infructueuses a Carlsruhe, Wagner en vit abandonner les études après cinquante-sept répétitions. Il essaya ensuite de le faire jouer à Francfort, à Weimar, à Hambourg, mais l'inutilité de ses efforts allait le décourager lorsque le roi Louis II de Bavière l'appela à lui et mit, pour monter Tristan, le théâtre de Munich à sa disposition. L'ouvrage avait pour interprètes les artistes dont voici les noms : Tristan, Schnorr de Carolsfeld ; Yseult, M1" Schnorr de Carolsfeld; le roiMarke, Zottmayer; Kurvenal, Mitterwurzer; Brangaine, M'l° Deinet; Melot, Heinrich.

Le sujet de Tristan et Yseult est simple, aussi bien que la façon dont l'auteur l'a traité. La princesse Yseult est amenée d'Irlande en Cornouaille, sur un vaisseau où elle est confiée à la garde de Tristan ; elle va trouver le roi Marke, dont elle doit devenir l'épouse. Yseult a jadis sauvé la vie à Tristan, et elle l'aime sans s'en rendre compte ; mais Tristan l'évite et semble dédaigner de la voir. Elle veut lui parler, et lui, reste impassible et indifférent. Alors elle ordonne à sa suivante Braugaine d'emplir une coupe d'un poison mortel. Elle présente cette coupe à Tristan qui boit, puis elle la lui prend des mains et en vide le contenu. Mais Brangaine s'est trompée; au lieu de poison, c'est un philtre d'amour qu'elle a versé dans la coupe, de sorte qu'après avoir bu, les deux jeunes gens éprouvent mutuellement une irrésistible passion et tombent dans les bras l'un de l'autre. A ce moment, le navire entre au port.

Le second acte transporte la scène au château du roi Marke. Le roi et sa cour partent pour la chasse, les fanfares s'éloignent, bientôt la nuit arrive. Yseult attend Tristan, qui

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doit venir sur un signal donné par elle. Mais un écuyer du roi, le traître Mélot, les épie. La suivante Brangaine met en garde sa maitresse contre ce personnage. Celle-ci n'écoute rien, et, sur son signal, arrive Tristan. Mais l'indigne Mélot, que Tristan croit son ami, est allé prévenir le roi. Il revient avec lui, et les amants sont surpris. Le roi se répand en reproches contre les infidèles, tandis que Tristan, insulté par Mélot, provoque celui-ci. Les épées se croisent, et Tristan tombe mortellement blessé.

Le troisième acte nous montre Tristan, agonisant, dans son château de Caréol. Il est veillé par son fidèle écuyer Kurvenal, qui, sur sa prière, a fait mander Yseult en Cornouailles. Le moribond attend sa venue avec anxiété, et il expire précisément au moment où elle pénètre auprès de lui. Frappée de désespoir, Yseult tombe elle-même inanimée sur le corps de celui qu'elle aimait, et meurt de son amour.

Telle est cette pièce étrange, qui excite l'admiration des uns et le scepticisme des autres. Les admirateurs y voient le triomphe de la psychologie ; les sceptiques répondent que la psychologie n'a rien à voir avec le théâtre, dont elle est la négation. La querelle peut durer longtemps ; il appartient au public de la résoudre. En ce qui concerne la musique, il faut dire tout d'abord que, selon un de ses commentateurs enthousiastes, « elle est l'expression la plus complète de ce qu'on appelle le système wagnérien > . Là, en effet, rien de ce que les partisans du maître appellent, de leur côté, « des concessions au public «.Jamais l'accord de deux voix simultanées, jamais la plus légère intervention du chœur; chaque voix considérée simplement comme une partie quelconque de l'ensemble polyphonique, et asservie à cet ensemble; l'usage poussé jusqu'à l'abus des leit motive ou «motifs conducteurs»; enfin, des longueurs cruelles, et telles que les partisans de l'œuvre eux-mêmes n'hésitent pas à les signaler, sinon à les condamner. Avec cela, des pages admirables, dans lesquelles la passion, la tendresse et la douleur sont exprimées avec des accents d'un pathétique parfois déchirant, avec des élans sublimes. Comme toujours, enfin, une inégalité flagrante, avec des beautés qui semblent surhumaines et qui excitent l'enthousiasme. D'essayer uno analyse ici serait chose impossible, et nous entraînerait trop loin. Contentons-nous de dire qu'après les représentations de Munich, deux excellents artistes, M. et M"' Vogl, ont po-

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pularisé TristaM et Yseult' dans les grandes villes d'Allemagne en en jouant d'une façon superbe les deux principaux rôles, et que Mme Rosa Sucher, dans les représentations modèles du théâtre -wagnérien de Bayreuth, a obtenu un immense succès en personnifiant Yseult.

Tristan et Yseult n'a encore été joué en français qu'à Bruxelles, où la représentation en a eu lieu le 21 mars 1894. La traduction était de Victor Wilder, et les interprètes étaient M. Cossira (Tristan), M"« Tanesi (Yseult), MM. Seguin, Lequien et Mm« Wolf.

* TRISTE AMORE ! « scènes champêtres » en trois actes, paroles de M. Gustavo Cenci, musique de M. Enrico Curti, représentées au Politeama Arioste de Reggio (Toscane) le 27 mai 1893.

* TRISTE CHACTAS (kl), zarzuela en un acte, paroles de M. Barrera, musique de Francisco Barbieri, représentée sur le théâtre Eslava, à Madrid, le 9 mars 1878.

TRISTES AVENTURES D'ÉLISA , PRIN- CESSE DE BULGARIE, opéra allemand, musique de Rœsler, repr.à Venise en 1807.

* TRISTI NOZZE, drame lyrique en un acte, musique de M. Ugo Délia Noce, représenté au théâtre Rossini de Venise le 23 mars 1893.

TRIUMPH DER TREUE (das) [le Triomphe de la fidélité], opéra allemand, musique de Danzi, représenté à Munich en 178 1.

TRIUMPH OP MIRTH (the) [le Triomphe

de la joie], opéra anglais, musique de Linley, représenté sur le théâtre de Drury-Lane, à Londres, en 1782.

TROFEO DELL' INNOCENZA (il), opéra italien, livret de l'abbé Andréa Minelli, musique de Niccolô le Mixte, représenté sur le théâtre de San-Mosè, à Venise, en 1704.

TROIS ÂGES DE L'OPÉRA (r.ES), prologue, paroles de De Vismes, musique de Grétry, représenté par l'Académie royale de musique le 27 avril 1778. De Vismes, alors directeur de l'Opéra, voulut inaugurer sa nouvelle administration par cette pièce de circonstance. Lulli, Ramoau et Gluck en étaient les héros ; et, en eflét, les principaux opéras de ces maîtres furent montés et exécutés pendant le cours de cette année avec uno rapidité et une magnificence de décors et de costumes qui épuisèrent et ruinèrent le directeur. En ce temps de cabales et d'intri-

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gués de toutes sortes, les différents genres de musique soulevaient des débats passionnés, et De Vismes crut trouver une occasion de les faire tourner au profit de sa gestion, en faisant alterner la troupe italienne avec les acteurs français. Les opéras de Piccinni, de Paisiello, d'Anfossi succédaient à ceux de Lulli, de Mouret, de Rameau et de Philidor. Le feu de la lutte s'entretenait ainsi sans grand profit pour l'art véritable, qui veut la distinction des genres, et au grand détriment de l'administration financière. Cet exemple nous paraît utile à citer dans un moment où une combinaison analogue tend à se produire par suite de la liberté des théâtres.

TROIS BAISERS DU DIABLE (les), Opérette en un acte, paroles de M. Mestepès, musique de M. Offenbach, représentée aus Bouffes-Parisiens le 15 janv. 1857; jouée par Guyot, Gerpré, M>i"s Dalmont et Abington.

TROIS BOSSUS (les), opéra russe, musique de Cavos, représenté à Saint-Pétersbourg en 1803.

TROIS CLEFS (les), opérette, paroles et musique de M. Auguste dePellaert; publiée en 1856 dans le Journal des demoiselles.

TROIS COUSINES (les) , comédie en trois actes, en prose, avec un prologue et des intermèdes, paroles de Dancourt, musique de Gilliers, représentée aux Français le 17 octobre 1700.

trois cousines (lbs), opéra-comique en trois actes, musique de Suremont, représenté à Anvers en 1824.

* trois cousines (les), opérette en un acte, paroles de MM. Albert Riondel et Georges Mathieu, musique de M. Emile Bonnamy, représentée au théâtre des Menus- Plaisirs le 4 juin 1894. Interprètes : Mlles Gabrielle Vernet, Jane Delorme et Clara Dela- Qoy, MM. Philippon et Berthier.

TROIS DÉESSES RIVALES, petit opéra, musique de La Borde, non représenté.

TROIS DÉESSES RIVALES (les), opéracomique en un acte, paroles de Piis, musique de Propiac, représenté à la Comédie-Italienne le 28 juillet 1788.

TROIS dragons, opérette en un acte, paroles de Julian (Mme Pilati), musique de M. Pilati, représentée aux Folies-Nouvelles en octobre 1857.

TROIS ÉNIGMES MIRACULEUSES (les), opéra-comique , musique de Volkert , représenté à Léopoldstadt en 1813.

* TROIS femmes ET aucone, opéra-comique, livret et musique de M. O. Piper, représenté en février 1896 sûr le théâtre municipal d'Erfurt.

TROIS fermiers (les), opéra-comique en deux actes, paroles de Monvel, musique de Dezède , représenté à l'Opéra -Comique le 24 mai 1777.

TROIS GASCONS, opéra-comique en un acte, musique de Cambini (Jean-Joseph), représenté au théâtre Louvois en 1793.

TROIS GENRES (les), prologue d'ouverture en prose et en vers de Pichat , Dupât1/ et Scribe, musique d'Auber et Boieldieu, représenté à l'Odéoc le 27 avril 1824.

TROIS GRANDS PRIX, opérette en un acte, livret de MM. Lesenne et Delilia, musique da M. Bernicat , représentée au théâtre Taitbout le 2-8 mars 1875.

TROIS hussards (les) , comédie lyrique en deux actes, en prose, paroles de Favières, musique de Champein, représenté à Feydeaule 26 juillet 1804.

* TROIS hussards (les), opéra-comique en deux actes, musique de Frans Fémy, représenté à Anvers le 22 mars 1813.

TROIS JOURS EN UNE HEURE, operacomique en un acte, paroles de Gabriel et Michel Masson, musique de Romagnesi et de Adolphe Adam , représenté à l'Opéra-Comique le 21 août 1830.

TROIS MARGOT (les) , opérette en trois actes, livret de MM. Bocage et Chabrillat, musique de M. Ch. Grisart, représentée aux Bouffes-Parisiens le 6 janvier 1877. Le sire de Malvoisy a pour oncle un vidame qui menace de le déshériter si, au bout d'un an, la baronne ne lui a pas donné un fils. Il doit partir le soir même pour le Milanais. Dans sa prévoyance, il veut amener à un rendez-vous la paysanne Margot. Celle-ci accepte tout, en. se promettant d'y retrouver Séraphin, son amoureux. A ce rendez-vous arrivent et la baronne, et dame Nicole, et M. Nicole, et Séraphin ; au lieu d'une Margot, il s'en trouve trois. Malvoisy part pour la guerre, en revient après la défaite de Pavie, et, après un embrouillamini d'enfants, de pères, de mères, le< baron présente son héritier à l'oncle le vidame. Mettre en musique cette promiscuité-

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était une entreprise peu artistique. Cependant le compositeur y a mis de l'effort, sans réussir, toutefois, à trouver le tour vulgaire et folâtre que le sujet comportait. On a remarqué dans le premier acte le trio : Cejourd'hui, quinze de juin; le duetto nocturne: Nous sommes seuls, et la chanson à boire; dans le second, un petit septuor et un monologue parodié d' Hamlet : Être ou ne pas être.. Chantée par Mmes peschard, Luce, Gauthier, Marchai, Bl. Miroir ; MM. Daubray, Colombey, Homerville.

TROIS NICOLAS (les) , opéra-comique en trois actes , paroles de MM. Scribe , Bernard Lopez et Gabriel de Lurieu , musique de Clapisson, représenté à l'Opéra-Comique le 16 décembre 1858. Il s'agit dans la pièce d'une aventure de la jeunesse de Dalayrac, aventure singulièrement amplifiée, puisqu'on lui fait épouser au dénoûment une chanoinesse, Hélène de Villepreux. L'acteur Trial est aussi mis en scène. Cette pièce, dite de galerie, a peu d'intérêt. Trois personnages se rencontrent à un rendez-vous, travestis et masqués et prenant tous trois le nom de Nicolas, tel est le motif déterminant du titre de la pièce. Ce n'était pas assez pour la rendre intéressante. C'est dans cet opéra-comique qu'a débuté le ténor Montaubry. Il a conquis de suite les suffrages du public dans le rôle de Dalayrac. La partition, écrite avec beaucoup de souplesse et d'habileté, renferme, entre autres morceaux intéressants, de jolis couplets, chantés au premier acte par Hélène, le duo de Dalayrac et du vicomte, celui de la leçon de chant dans le second, et dans le troisième le gracieux air tiré d'Azemia : Aussitôt que je t'aperçois, intercalé dans l'ouvrage. Le caractère tendre et sentimental de la musique de Dalayrac a été reproduit avec assez de fidélité dans tout son rôle par le compositeur. Distribution : Couderc, le vicomte d'Anglars; Montaubry, Dalayrac ; Prilleux, le marquis de Villepreux; Berthelier, Trial; Mlle Lefebvre, la chanoinesse Hélène; M"° Lemercier, Rosette.

* TROIS NOCES (les), pièce champêtre en un acte, mêlée de chants et de danses, paroles et musique de Dézèdes, représentée au théâtre de la Nation (Comédie-Française), le 23 février 1790. C'était un véritable opéracomique, sur un sujet auquel les événements politiques d'alors étaient loin d'étro étrangers.

TROIS NOCES DANS LA VALLÉE DES BA- LAIS (les) [Die dreifache hoc/izeit im Dcsen-

thal}, opéra-comique en trois actes et en dialecte alsacien, livret de M. Mangold, musique de M. Wekerlin, représenté à Colmar en septembre 1863. Ce petit ouvrage a reçu un bon accueil.

* TROIS PINTOS (les),, opéra-comique en trois actes, musique posthume de Carl-Maria de Weber, représenté sur le théâtre municipal de Leipzig en janvier 1888. Cet ouvrage, qui est loin d'être indigne de l'auteur d\£uryanthe et du Freischùtz et qui lui fait au contraire le plus grand honneur, non seulement n'avait pu être joué de son vivant, mais était resté complètement ignoré depuis sa mort. Le livret en avait été écrit par le conseiller Winkler, qui s'était fait connaître dans les lettres sous le pseudonyme de « Théodore Hell » , et qui en avait tiré les éléments d'une ancienne zarzuela espagnole. Le sujet n'en était point neuf même en ce temps, car il s'agit ici d'une jeune fille que l'on veut marier à un seigneur sot et ridicule, tandis qu'elle aime un brave garçon dont elle est aimée, et qui finit par épouser celui-ci, tandis que celui-là est joué et berné de toutes façons. Weber, dit-on, avait acheté ce livret pour la modique somme de vingt ducats, et, comme il lui plaisait considérablement, il en commença la musique avec beaucoup d'ardeur ; mais les circonstances lui firent abandonner cette œuvre avant son complet achèvement, pour entreprendre sa partition à'Euryanthe, qui était destinée à l'Opéra impérial de Vienne, et il n'eut plus le loisir, de s'y reprendre. Après sa mort, la famille, qui avait trouvé les esquisses des T7-oisPintos, songea à produire cet ouvrage, et s'adressa successivement à deux amis du maître, Meyerbeer, son ancien condisciple chez l'abbé Vogler, et Julius Benedict, son ancien élève, pour terminer la partition et la mettre au point. Mais la tâche parut impossible à l'un comme à l'autre. Enfin, plus récemment, M. Malher, chef d'orchestre du théâtre municipal de Leipzig, consentit à se charger de ce travail, dont il s'acquitta avec talent et de la façon la plus heureuse, en se servant non seulement des esquisses laissées par Weber, niais aussi d'autres compositions inédites du maître, qu'il sut adapter avec beaucoup d'habileté. D'autre part, le livret était retouché avec tact et intolligence par un petit liis même do Weber, le capitaine Charles de Weber, de Dresde, et l'ouvrage fut enfin prêt à paraître devant lo puMic. Il Bi| d'abord, à Prague ensuite, avec le plus grand succès, et « telle que

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