AUGUSTINUS TZUCAMIDONUS FIDEI IN CHRISTUM ET PRINCIPEM VICTIMA
drame, musique de Eberlin (Jean), le célèbre organiste. Cette partition a été exécutée par les étudiants du couvent des bénédictins de Salzbourg le 1" et le 3 septembre 1756.
AUJOURD'HUI, opéra en trois actes, musique de Mengozzi, représenté au théâtre Montansier en 1791.
AUMÔNIER DU RÉGIMENT (i/), opéra comique en un acte, livret de MM. H. de Saint- Georges et de Leuven, musique de M. Hector Salomon, représenté à l'Opéra-National-Lyrique le 13 septembre 1877. Le vaudeville si populaire joué au Gymnase a formé le canevas et presque tous les épisodes de la pièce. Robert, maréchal des logis, blessé dans un combat en Italie, sous la première République, est logé chez Carlo, jeune forgeron. La fille de ce vieux soldat l'a accompagné, on ne sait trop comment ni pourquoi, si ce n'est afin que Carlo en devienne amoureux ; mais Robert ne veut qu'un gendre exerçant le métier des armes. Survient un jeune aumônier de régiment, ce qui était assez rare en 1792. Le vieux soldat a des rancunes particulières contre les prêtres, depuis que le curé de son village d'Alsace a frustré sa fille d'un héritage.
Il se trouve que l'aumônier en question est le frère de l'auteur de cette mauvaise action, et, en homme de cœur, il va faire tous ses efforts pour la réparer. Il s'habille en soldat, flatte les goûts du vieux maréchal des logis , au point de se laisser préférer au forgeron, d'accepter le titre de futur gendre et même d'embrasser par ordre la jolie Marie. Ce n'est pas tout : on bat la générale ; un combat va se livrer. Il prend la place du vieux soldat et revient victorieux, mais blessé à son tour. Tout se découvre enfin; l'aumônier répare de son mieux la perte causée à la famille de Robert, décide celui-ci à donner la main de sa fille au forgeron et à reconnaître que la soutane peut, comme tout autre uniforme, recouvrir la poitrine d'un homme de cœur. La partition est très agréable à entendre, et la musique est toujours spirituellement associée aux situations de la pièce et au caractère des personnages. Les morceaux les plus remarqués sont : l'ouverture ; diverses marches militaires ; les couplets de Marie, Ce bon garçon est un peu bête; ceux dans lesquels le forgeron fait une énumération de ses propres mérites, Un beau jeune homme; l'air de l'aumônier, dans lequel la phrase de l'ancien vaudeville, Aumônier de régiment, est heureusement rappelée et développée, et un morceau d'ensemble. Chanté par Lepers, Gresse, Grivot, Mme Sablairolles- Caisso.
AURELIA, opéra en deux actes, musique de Conradin Kreutzer. Ouvrage posthume, représenté en 1849.
AURELIANO, opéra italien, musique de C.
Pallavicino, représenté à Venise en 1666.
AURELIANO IN PALMIRA, opéra de Rossini, composé à Milan en 1814. Cet ouvrage n'eut pas de succès à la représentation, et on n'en a conservé dans la forme originale que le duetto Mille sospiri. Mais les principaux motifs ont eu une destinée plus brillante. La mélodie du premier chœur, Sposa del grande Osiride, est devenue la délicieuse cavatine d'Almaviva, àa.rxsle Barbier : Ecco ridente in cielo. L'ouverture d'Aureliano était, à juste titre, considérée par son auteur comme une production digne de survivre à cet ouvrage. Il en fit d'abord l'introduction de la partition à'Elisabetta regina d'Inghilterra, jouée en 1815. Comme cet opéra eut à peu près le sort du précédent, Rossini persista heureusement à imposer au public cette œuvre admirable, qui, en 1816, devint et resta l'immortelle ouverture du Barbier de Séville.