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elle, lorsque les Gaulois, conduits par Teuter et Senon, viennent les surprendre et arrêter leur départ. C'est une femme, Even, qui aimait Cœlius et qu'il a dédaignée, qui, pour se venger, a révélé à Senon les amours de sa fille et du chef romain. Accusée de sacrilège, Velleda se poignarde et Cœlius se tue à ses côtés.

Le drame manque d'habileté, et la passion y est plutôt indiquée que marquée en traits vigoureux et vraiment scéniques. Il a suffi néanmoins pour inspirer au musicien une œuvre intéressante, empreinte de noblesse, écrite avec le plus grand soin et dans laquelle, à côté de pages puissantes, on remarque surtout des épisodes pleins de grâce, de charme et de poésie. Si l'on peut signaler, pour leur vigueur et leur sonorité, le chœur du premier acte : Teutatès veut du sang ! la scène de la conjuration au second et la fête du troisième acte, il faut louer particulièrement la jolie romance de Cœlius : Bans ma vie, et son cantabile : En vain dans la forêt, la curieuse .ballade d'Even : Gallia se berçait et le duo plein de tendresse : Loin des bruits vains de la terre. Ce sont là des pages sincères, heureusement inspirées, et d'un caractère bien français.

L'ouvrage a été créé à Londres d'une façon absolument remarquable par Mme Adelina Patti (Velleda), Mme Valleria (Ina), et MIU Stahl (Even), MM. Nicolini (Cœlius), de Reszké (Senon) et Cotogni (Teuter). A Rouen, les principaux interprètes étaient Mmes Levasseur (Velleda) et de Béridez (Even), MM. Leprestre iCœlius) et Lequien {Senon).

VELLEDA, opéra italien, musique de Cajani, représenté pour la première fois à Fo- 3ano et depuis sur le théâtre Alfieri, à Florence, en mai 1875.

VELLO D'ORO (il) [la Toison d'or], opéra italien, musique de Pescetti, représenté à Londres en 1737.

VELLO D'ORO (il) [la Toison d'or], opéra italien, musique de Scolari, représenté à Venise en 1749.

* VELLO D'OBO CONQUISTATO (IL), opéra

sérieux italien, musique de Gianbattista Mêle, représenté à Madrid, sur le tbéâtre du Buen Retiro, le 23 septembre 1748.

* VELO DE encage ( el ), zarzuela, musique de M. Fernandez Caballero, représentée en 1874 à Madrid, sur le théâtre de la Zarzuela.

VELVA, mélodrame en trois actes, musique de Reissiger , représenté à Dresde en

VENAISON (la), opéra allemand, musique de Walter, représenté à Francfort en 1799.

VENCESLAO, opéra italien, musique de Giuseppe Boniventi, représenté sur le théâtre du prince de Carignan à Turin en 1721.

VENCESLAO, opéra italien, livret d'Apostolo Zeno , musique de Pollaroli , représenté sur le théâtre de Saint-Jean-Chrysostome , à Venise, en 1703. Le poème a obtenu autrefois un grand succès. Il a été traité successivement par Antonio Perti , et représenté sur le théâtre Malvezzi, à Bologne, en 1708, sous le titre de : Il fratricida innocente o sia il Venceslao; par Caldara et représenté à Vienne en 1725 , sur le théâtre de la cour, à l'occasion de la fête de l'ernDereur Charles VI.

* VENDANGE (la), opéra-comique en deux actes, paroles de Joigny, musique de Quaisin, représenté au théâtre des Amis des Arts (théâtre Molière) en 1798.

VENDANGE (la), opéra-comique en trois actes, avec ballet ; livret en dialecte alsacien, musique de M. Wekerlin, représenté au théâtre de Colmar en mai 1879.

* VENDANGE ENSORCELÉE (la), [D'r ver-

hâxt herbst], opera-comique en quatre actes, en dialecte alsacien, paroles de M. Mangold, musique de M. J.-B. Weckerlin, représenté à Colmar, avec un très grand succès, le 31 mai 1879.

VENDANGES (les), opéra, musique de Schenck, représenté au théâtre Marinelli , à Vienne, en 1791.

VENDANGES DE SURESNES (les), comédie en un acte, en prose, avec un divertissement, paroles de Dancourt, musique de Gilliers et de Grandval père, représentée au Théâtre-Français en 1695.

VENDANGES de xérès (les), opéra séria en deux actes , avec un ballet , musique du chevalier de Beramendi, représenté sur le théâtre de Tivoli, à Paris, le 4 août 1831. Garcia père, Consul, Angrisani, Domange, M11" Gebauer et Edwige ont interprété cet opéra italien, écrit dans le style de Guglielmi et de Paisiello. Garcia père a joui d'un de ses derniers succès dans le rôle de basse comique de la pièce, comme chanteur et comme comédien. Cette fantaisie n'a coûté que onze mille francs à l'amateur espagnol. Les ar-

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