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AVEU

che, le paysan Beauvisage, Lélio et Sandrina, la servante espiègle. La musique de Frédéric Ricci est gracieuse, bien écrite pour les voix, son orchestration vive et élégante. La partition ne compte pas moins d'une vingtaine de morceaux, parmi lesquels nous citerons le choeur d'introduction Che vi sembra ; le terzetto pour voix d'hommes, la Scena è unmare, l'air de basse, Son Tomaso; le duetto pour voix de femmes, Le più leggiadre, et le joli duo, Se vuol far la banderuola, pour soprano et baryton. M. de Forges a fait une traduction française de cet opéra, qui a été représentée, sur le théâtre de Versailles, dans le mois de juin 1842. On en a chanté, dans les concerts, le nocturne, Dans l'ombre et le mystère, le duo, Va, Vénus n'est pas ta mère. La partition italienne, retouchée par M. de Flotow, a été exécutée au Théâtre-Italien le 26 février 1846.

AVENTURES AU CHÂTEAU DES SER- PENTS, opéra-comique, musique de Volkert, représenté à Leopoldstadt en 1814.

AVENTURIER (i/), opéra-comique en trois actes, paroles de Leber, musique de Catrufo, représenté à l'Opéra-Comique le 13 novembre 1813.

AVENTURIER (l'), opéra-comique en trois actes, avec un prologue, paroles de M. de Saint-Georges, musique du prince Poniatowski, représenté sur le Théâtre-Lyrique le 26 janvier 1865. L'action se passe à Mexico pendant la domination des Espagnols. La toile se lève sur la plaza Mayor, qui offre une mise en scène variée et brillante. Au milieu des gitanos, des bandits et des muletiers confondus paraît un jeune cavalier, don Manoël, qui cherche fortune, et, en attendant, chante sur la place avec une jeune fille nommée Anita, qu'il a protégée contre les bandits. La nièce du vice-roi, dona Fernanda, vient à passer, et offre sa bourse au chanteur, qui ne l'accepte qu'en échange de son rosaire, que la senora veut bien garder en gage. Tout cela est aussi puéril qu'invraisemblable. Dona Fernanda est fiancée à un personnage ridicule, don Annibal, qui veut l'épouser malgré elle, à moins qu'il ne voie à ses pieds un rival préféré. La princesse lui ménage cette surprise et don Manoël est choisi pour donner ce spectacle à don Annibal, qui se désiste, il est vrai, mais fait condamner aux mines l'audacieux cavalier. Enfermé dans ces souterrains, celui-ci y est visité tour à tour par Anita, dona Fer-

nanda, don Annibal, et par le vice-roi luimême. L'idée de faire descendre toute la cour dans un puits est au moins originale. Un certain Quirino, que don Manoël a arraché à une mort certaine, entreprend la délivrance de son bienfaiteur. Il a découvert un gisement aurifère d'une grande valeur; il donne à son ami l'honneur de cette découverte ; le vice-roi lui accorde sa grâce et la main de sa nièce. On reconnaît à peine dans ce livret l'auteur si distingué de la Reine de Chypre et du Val d'Andorre. La musique du prince Poniatowski est bien faite et bien écrite pour les voix. Les motifs ne sont pas très neufs, mais ils sont tonj ours bien présentés et traités avec toute l'intelligence scénique que donne une expérience consommée. On a remarqué, au premier acte, l'air de Quirino, chanté par Ismaël ; la chanson de Manoël et d' Anita; au deuxième, un bon trio, et au troisième, la ballade du Mineur noir, chantée par Ismaël et les chœurs ; la romance de Manoël, chantée par Monjauze; le boléro, exécuté brillamment par M'ie Léontine de Maësen ; des couplets dits avec esprit par Mme Faure-Lefebvre, et un finale à l'italienne, très habilement conduit. Le rôle du vice-roi a été tenu par Petit. Cet ouvrage aurait pu avoir du succès si le livret avait été plus intéressant.

* aventurier (l1), opérette, paroles de MM. A. Philippe et E. Sondermann, musique de M. Cari Stix, représentée au théâtre Cari Schultze, de Hambourg, en août 1889.

AVENTURIERI (gli) , opéra italien, musique de Braga, représenté au théâtre de Santa-Radegonda , à Milan , en novembre 1867. Bottero était chargé du rôle principal dans ce nouvel ouvrage du célèbre violoncelliste.

AVER MOGLIE È POCO, GUIDARLA È MOLTO, opéra italien, musique de Bornacini, représenté au théâtre San-Crisostomo en 1833.

AVEUGLE DE PALMYRE (i/), opéra-comique en deux actes, paroles de Desfontaines, musique de Rodolphe , représenté le 5 mars 1767. L'aveugle de Palmyre,aimé de Nadine. est traversé dans ses amours par le Destin et par la jalousie d'une rivale. Le prêtre du Soleil lui rend la vue ; l'amant, conduit par le sentiment, reconnaît sa maîtresse confondue parmi d'autres jeunes beautés, et l'épouse. Quelques traits de cette pièce ont choqué les spectateurs; il eût été facile d'à-

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