YOLA
L'opéra de Xerxès ne fut joué qu'à la cour. La première représentation d'opéra à laquelle le public fut admis eut lieu le 19 mars 1671. Ce fut l'opéra de Pomone, paroles de l'abbé Perrin , musique de Cambert.
XERXÈS, opéra, musique de Foertsch
(Jean-Philippe), repr. en Allemagne en 1689.
XERXÈS, opéra anglais, musique de Haendel, représenté à Londres le 14 février 1737.
X, Y, Z, opéra italien , musique de Fioravanti (Vincent), représenté àTurin en 1847.
* YABOUKA (la Fête de la pomme), opérette en trois actes, musique de M. Johann Strauss, représentée avec un grand succès, à Vienne, sur le théâtre An der Vien, en octobre 1894. L'action, qui se déroule sur les confins de la Hongrie et de la Serbie, rappelle une vieille coutume des habitants de cette contrée. La gars qui désire épouser une jeune fille lui présente, à la fête du pays, une pomme dans laquelle il a introduit une pièce d'or ; si la jeune fille l'agrée, elle mord dans la pomme et la garde avec le denier à Dieu qu'elle contient, et les deux amoureux, ainsi fiancés, dansent ensemble le Kolo, la danse nationale chère aux Slaves méridionaux. Dans le cas contraire, la jeune fille rend la pomme sans y avoir mordu. On a reproché des longueurs au livret, mais la musique a été trouvée charmante ; on y a applaudi surtout une valse en mi mineur, un joli quatuor, un chœur en sol mineur du plus heureux effet et un duo en forme de valse, le tout instrumenté de la façon la plus spirituelle et la plus piquante.
YELLA, opéra, musique de Fr. Halévy ; ouvrage posthume et inédit.
YELVA Or THE ORPHAN OP RUSSIA
(Yelva ou l'Orpheline de Bussie), opéra anglais, musique de Bishop, représenté sur le théâtre de Covent-Garden, à Londres, en
* YEOMEN OF THE GUARD (THE), Opérette,
paroles de M. S.-W. Gilbert, musique de sir Arthur Sullivan, représentée au Savoy- Theatre de Londres, en octobre 1888. Le titro assez obscur de cet ouvrage est tiré du nom de la garnison de vétérans à qui était confiée la garde de la Tour de Londres au temps de Henri VIII et de la reine Elisabeth et donl les costumes historiques sont sabote portés par Jcs gardiens do la vieille forteresse. Voici
ce qu'un critique anglais disait de cet ouvrage : « L'intrigue n'a rien de bien merveilleux, mais elle a l'avantage de permettre au compositeur de se distinguer. Dans les passages lyriques, qui sont très jolis, dans les ensembles, l'élément anglais joue un grand rôle. Il faut avouer que quelques-unes des chansons de sir Arthur Sullivan vous rappellent les ballades en usage dans les salons de Londres plutôt que la musique de Purcell et do Henri Lawes, l'ami de Milton ; mais dans d'autres, la grâce mélodique et le charme discret qui appartiennent à la musique anglaise du temps de Shakspeare et de la Restauration sont rendus avec une fidélité étonnante, et certains des morceaux concertés, notamment un quatuor sans accompagnement, sont des perles dans leur genre. En un mot, le compositeur a parfaitement saisi l'esprit de l'époque où se passe l'action, et c'est en ce sens qu'on peut qualifier sa musique de dramatique. • Malgré ses qualités musicales, cet ouvrage obtint pourtant moins de succès que ceux du même genro donnés précédemment par les deux auteurs qu'on nommait « les inséparables ».
YES OR NO (Oui ou Non), farce anglaise, musique de Charles Smith, représenté à Londres vers 1809.
* Yolande, ■ drame en musique » en un acte, paroles et musique de M. Albéric Magnard, représenté au théâtre de la Monnaie de Bruxelles, le 28 décembre 1893. M. Albéric Magnard, élève de M. Vincent d'Indy, est, comme son maître, l'un des adeptes les plus intransigeants de l'école wagnérienne. Intransigeant et audacieux à ce point, avec des procédés tels que, même à la Monnaie, l'uno tdelles du v MiternationaJ,
son œuvre n'a pu trouver grâce devant un public accoutume de longue main à toutes
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les hardiesses. Ce public, surpris, étonné par une tentative à laquelle la musique proprement dite paraissait complètement étrangère, a manifesté non seulement sa froideur, mais son impatience d'une façon tout à fait significative. Et ce n'était pas le livret « en prose » de Yolande qui pouvait faire passer condamnation sur le caractère de la musique. Cette Yolande, qui avait pour interprètes M"es Chrétien et Wolf, MM. Seguin et Danlée, n'a pu aller au delà de sa seconde représentation.
* YOLANTHE, drame lyrique en un acte, musique de Pierre Tschaïkowsky, représenté sur le théâtre municipal de Leipzig en avril 1895.
* YORICK, drame lyrique en trois actes et quatre tableaux, paroles et musique de M. Ettore Martini, représenté au théâtre Goldoni, de Livourne, le 1er décembre 1894. Joué par Mm" Arcangeli et Adriana Busi, MM. Castellano, Roveri et Arrighctti. L'auteur avait tiré son poème du drame espagnol d'Estabanez : il Dramma nuovo, que le célèbre acteur Novelli avait popularisé en Italie. Son œuvre obtint un brillant succès.
YVONNE , opéra-comique en un acte, paroles de M. de Leuven et Deforges, musique de M. le prince de la Moskowa, représenté à l'Opéra-Comique le 16 mars 1855. Le sujet de la pièce est devenu banal à force d'avoir été traité au théâtre. Il s'agit de deux amants, Yvonne et Jeannic, dont l'amour est exploité par le vieux berger Kerkadec, qui se fait passer pour sorcier. La musique a un caractère rétrospectif, sauf dans quelques morceaux. On a remarqué les couplets du sorcier, les couplets de Jeannic, le duo des deux amants et les couplets du vin. instrumentés d'une
façon originale. Ce petit ouvrage a été joué par Jourdan, Sainte-Foy et MUe Boulard.
YVONNE, drame lyrique en trois actes, paroles de Scribe, musique de M. Limnander, représenté à l'Opéra-Comique le 29 novembre 1859. Le sujet est tiré d'une nouvelle de M. d'Herbauges. La pièce devait s'appeler d'abord les Blancs et les Bleus. Yvonne est le type de la femme vendéenne, type devenu un peu légendaire. L'action est intéressante. Quant à la musique , elle offre le caractère dramatique et original particuliers à l'auteur des Monténégrins. La romance de Jean : Un nom glorieux, le duo entre Jean et Yvonne, le finale du premier acte , produisent beaucoup d'effet. On doit en dire autant de la romance ■lu baryton : O mon pays de la Touraine ! de l'arrangement habile des airs nationaux du Chant du départ et de Vive Henri IV, qui forment un contraste fort dramatique. Le grand air d'Yvonne : Mon fils , je t'ai perdu: renferme aussi des phrases pathétiques et inspirées. M"e Wertheimber, d'ailleurs, a admirablement interprété le rôle d'Yvonne, secondée par Troy , Ambroise , Holzem , Mlles Bousquet et Cordier.
* YVONNE, opéra-comique en trois actes, paroles de M. Charles Grandmougin, musique de M. Ernest Lefèvre, représenté à Reims le 21 février 1885.
YVONNE ET LOÏC, vaudeville en un acte, avec airs nouveaux, paroles de Narrey et Michel Carré, musique de Delioux, représenté au Gymnase le 15 novembre 1851. C'est une paysannerie bretonne gracieusement interprétée par MUes Wolf et Anna Chéri. Les motifs en sont agréables et l'orchestration bien étudiée.
zadig, opéra en un acte, livret tiré du conte de Voltaire, musique de Catrufo, représenté à Feydeau en 1818.
* ZADIG, drame lyrique en trois actes, paroles de M. Tottola, musique de M. Enrico Lucherini, représenté au théâtre Goldoni de Livourne le 13 novembre 1886.
ZADIG ED ASTARTEA, opéra italien, musique de Vaccaj, représenté au théâtre Saint- Charles, à Naples, en 1825.
* ZAFFIRA, opéra-bouffe, paroles d'Achille de Lauzières, musique de Jean Pacini, représenté en 1851 au théâtre Nuovo de Naples. Les interprètes étaient Remorini, Casaccia, Mastriani, Grandillo et Mme Gianfredi. C'est un des ouvrages les moins heureux du compositeur et qui fut promptement oublié.
zagranella , opéra italien, musique de M. Gallieri, représenté à la Canobbiana, de Milan, le 6 juin 1867. Il paraît que cet ouvrage a été composé dans le système antimélodique
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des Saxons modernes. Il n'a eu aucun succès.
ZAHNARTZ (der) [le Dentiste], opéra-comique allemand en un acte, musique de "Wagner (Charles), représenté à Darmstadt en
ZAIDA LA RINNEGATA, opéra séria, musique de A. Reparaz, représenté pour la première fois à Oporto, en Portugal, dans l'année 1874, et depuis, avec succès, au théâtre Chiabrera de Savone en février 1878. Chanté par Avagnini, Acconci; Mme Pogliaghi. Il a été donné aussi au théâtre Malibran, à Venise, la même année.
ZAÏDE, opéra italien, musique de Mozart, écrit à Venise en 1773. Cet ouvrage ne figure pas dans les catalogues les plus autorisés des œuvres de Mozart. Nous l'indiquons ici sous toutes réserves.
ZAÏDE, REINE DE GRENADE , ballet héroïque en trois actes, avec un prologue, paroles de l'abbé Delamare, musique de Royer, représenté par l'Académie royale de musique le jeudi 3 septembre 1739. On ajouta, le 27 octobre suivant, un acte intitulé : Momus amoureux. Voici la distribution des rôles, qui fera connaître à la fois la nature du sujet et la situation du chant à l'Opéra à cette époque : Zaïde, reine de Grenade, Mlle pélissier ; Zulema, prince de la maison de Zégris. Le Page; Almansor, prince des Abencerrages, Tribou; Octave, prince napolitain, Jélyotte; Isabelle , princesse napolitaine , Mlle Eremans; un chef turc, Albert. Ajoutons pour le ballet, Dupré et Mlle Salle. On reprit cet opéra en 1770, avec le ténor Legros, Larrivée, Gélin, M^es Larrivée et Dubois.
ZAIRA, grand opéra, livret tiré de la tragédie de Voltaire, musique de Winter, représenté au théâtre du Roi, à Londres, en
* ZAIBA, drame lyrique, musique de Ranieri Del Corona, représente en Italie en
ZAIRA, opéra italien, livret tiré de la tragédie de Voltaire, musique de Fcderici, représenté à Milan en 1806.
ZAIRA, opéra italien, musique de Lavigna, iir à Florence en 1809.
zaira, opéra italien, musique de Gandini, représenté au théâtre Ducal do Modèno en
zaira, opéra italien, livret d< Romani, musiaue de Bellini, représenté à Parme le
16 mai 1829. Le poème n'était pas heureusement conçu pour la musique. Le compositeur fut inférieur à lui-même, et la partition éprouva un échec complet. Les rôles de Zaïra furent chantés par Lablache, Inehindi, le ténor Trezzini, Mmes Méric-Lalande et Cecconi. Bellini prétendit à cette occasion que le public parmesan était prévenu contre son œuvre : « Un publico amaramente inclinato a sprezzare quell' opéra. » Quoi qu'il en soit, cet ouvrage ne fut jamais repris.
ZAIRA, opéra italien, musique de Mercadante, représenté à Naples en 1831. C'est un des meilleurs ouvrages du compositeur. Il a obtenu un beau et durable succès , prolongé encore par l'exécution dans les concerts do plusieurs morceaux excellents. Nous citerons les deux cavatines pour baryton : Ah! se questo di mia vita, et : Che bm :aro stato ; le duo pour soprano et ténor : Segui, deh! segui, et un autre duo pour soprano et basse : D'immenso amore.
ZAÏRE, opéra en trois actes, musique du duc de Saxe-Cobourg-Gotha, Ernest II, représenté sur le théâtre de la cour de Gotha le 21 février 1846. Le sujet est emprunté à la tragédie de Voltaire. Le prince a écrit depuis cette époque plusieurs ouvrages estimés.
* ZAÏRE, opéra en quatre actes, poème de M. Paul Collin d'après la tragédie de Voltaire, musique de M. Charles Lcfebvre, représentée sur le théâtre municipal de Lille le 3 décembre 1887. On s'explique difficilement la persistance avec laquelle, depuis quatre-vingts ans, les musiciens s'escriment sur ce sujet de Zaïre, sujet froid, compassé, stérile en incidents, vide de passion, dans lequel Voltaire, sous les traits du tendre Orosmane, a présenté au public français un Othello singulièrement abâtardi, et a volé à Shakspcare un dénouement qu'il n'a même pas pris la peine de préparer par la mise en relief d'un caractère dont la fureur farouche n'a pu un seul instant être prévue par le spectateur. Malgré' l'adresse et l'intelligence dont il a fait preuve dans son adaptation lyrique d'une tragédie jadis célèbre et justement oubliée aujourd'hui, M. Paul Collin n'a pu donner à son
i ■ L'intérêt qui manque si complètement
à l'œuvre première; il &'a pu L'échauffer d'une passion qui manque absolument à celle-ci, il n'a pu y faire entrer enfin 1rs incident situations dont elle est si tot&lemt pourvuei l'essence même dn drame
lyrique. Il n'est donc pas étonnant que M. Le-
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febvre, artiste d'une grande valeur et qui a donné des preuves d'un rare talent et d'une réelle inspiration, n'ait pas réussi avec tout l'éclat qu'on eût pu souhaiter dans la composition d'une œuvre aussi importante. Le moyen de s'échauffer, en effet, sur une trame scénique aussi fragile, aussi ténue, où manquent les oppositions, les contrastes, où le sentiment exprimé est presque toujours le même et où la couleur est constamment uniforme ? Cela ne vit pas, cela ne vibre pas; et, pour que le musicien fasse voler son inspiration, il faut que celle-ci puisse s'appuyer sur autre chose qu'un pâle roucoulement d'amour qui tout d'un coup, et sans qu'on sache pourquoi, passe d'une fadeur fatigante à une catastrophe tragique inattendue. Ce n'est pas qu'il n'y ait du talent, et beaucoup, dans la partition de M. Lefebvre ; mais on sent trop que l'artiste, sans en avoir conscience, n'a pas été porté par son sujet, et l'œuvre en revêt un caractère fâcheux de froideur et de compassion. L'ensemble manque non de grandeur, mais de mouvement et de vivacité, non d'ampleur, mais de chaleur et d'éclat tout ensemble. Aussi est-ce plus par le détail que par l'ensemble qu'il faut la juger, et est-ce seulement ainsi qu'on peut rendre justice au musicien.
Si l'on cherche en effet, en faisant abstraction de son côté synthétique, les pages intéressantes de l'œuvre, on en trouve plus d'une digne d'attirer et de retenir l'attention. On peut ainsi signaler : au premier acte, un joli air de Zaïre et un cœur lointain de femmes auquel son accompagnement de harpes prête un grand charme ; au second, un entr' acte délicieux, dont la seconde partie est très originale avec ses coups de cymbale étouffés et le chœur qu'on entend derrière le rideau, le chœur des chrétiens, qui sert d'introduction, une belle phrase, mélancolique et touchante, de Lusignan, et le grand ensemble du finale, construit dans la forme italienne ; au troisième, le bel épisode placé dans la bouche de Nérestan dans son duo avec Zaïre : Dieu qui donne la force aux plus faibles courages..., et l'air de Zaïre elle-même ; enfin, au quatrième, un nouvel entr'acte, d'un caractère mystérieux et d'une jolie couleur, et l'ensemble du duo d'Orosmane et de Zaïre, qui est d'un heureux effet. Tels sont les points principaux d'une partition fort intéressante en somme, et qui fait honneur à son auteur. On a vu débuter, dans cet ouvrage et dans le rôle de Zaïre, une jeune artiste de vingt-deux ans, à peine sortie du Conserva-
toire de Bruxelles, où elle venait de remporter un brillant premier prix, et qui don-' nait déjà la preuve de ce que bientôt elle pourrait faire. Cette jeune artiste était Mile Fierens, que nous avon? vue depuis si brillante à l'Opéra.
ZAÏRE, opéra en deux actes, poème tiré de la tragédie de Voltaire par MM. Edouard Blau et Louis Besson, musique de M. Paul Véronge de La Nux, représenté à l'Opéra le 28 mai 1890. L'auteur, élève de la classe de composition de Bazin au Conservatoire, avait obtenu le deuxième premier grand prix de Rome en 1876. Son œuvre avait pour interprètes Miles Emma Eames et Nina Pack, MM. Escalaïs, Delmas et Jérôme.
zaïs, opéra-ballet historique en quatre actes, avec un prologue, paroles de Cahusac, musique de Rameau , représenté par l'Académie royale de musique le jeudi 29 février 1748. Toute l'action se passe dans le monde enchanté des génies de toute espèce; génies des Eléments , salamandres , sylphes , etc. Jélyotte chanta le rôle de Zaïs, génie de l'air.
ZALAOR , opéra allemand , musique de Zumsteeg, représenté au théâtre Ducal, à Stuttgard, vers 1794. Cet ouvrage a été gravé à Leipzig.
zaleuco (Séleucus), opéra italien, livret de Niccolô Minato , musique d'Antonio Draghi, représenté à Vienne pour le jour de naissance de l'empereur Léopold , en 1675.
ZAMEK NA ÇZORSTYNIE (le Château de Czorstin), opéra polonais, musique de Kurpinski, représenté à Varsovie en 1819.
zamora, opéra, musique de J.-A. Heller, représenté à Prague en 1845.
* ZAMORA, opéra en un acte, musique do M. Adolphe Stierlin, représenté au théâtre municipal de Chemnitz le il février 1894. L'auteur tenait l'emploi de première basse dans la troupe de ce théâtre.
ZANAÏDA , opéra , musique de Chrétien Bach, représenté à Londres en 1763.
ZANETTA, opéra-comique en trois actes, paroles de Scribe et de Saint-Georges, musique de M. Auber , représenté à l'Opéra-Comique le 18 mai 1840. Le sous-titre : Il ne faut pas jouer avec le feu, a été supprimé après quelques représentations. Le livret est médiocre ; au lieu de concentrer l'intérêt sur deux per-
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sonnages , les auteurs ont multiplié outre mesure les intrigues. Une princesse sicilienne , de sang royal , aime Rodolphe de Montemar. Pour déjouer les soupçons, celui-ci feint de courtiser Zanetta, fille du concierge du palais ; mais il oublie auprès de celle-ci la princesse de Tarente , qui épouse l'empereur. L'ouverture est fort jolie. Nous signalerons dans le premier acte la Sicilienne, le trio : Oui, si vous daignez m'approuve); la cavatine de soprano : Pendant toute la nuit, et au troisième acte, l'air: Adieu mes fleurs chéries. Mmcs Damoreau et Rossi se faisaient applaudir dans leur duo du second acte : Contre l'hymen qu'ordonne. Couderc et Mocker complétaient l'interprétation de cet agréable ouvrage.
* ZANETTO, opéra en un acte, livret tiré par M. Targioni-Tozzetti de la comédie de M. François Coppce : le Passant, musique de M. Pietro Mascagni, représenté le 2 mars 1S96 sur le petit théâtre du Lycée musical de Pesaro, dont M. Mascagni est le directeur, et le 18 du même mois à la Scala de Milan, où J n'obtint aucun succès. Les deux rôles de Sylvia et de Zanetto étaient tenus, à Pesaro comme à Milan, par Mmes Pizzagalli et Collamarini.
* zangara (la), opérette en un acte, paroles de M. Cherfils, musique de M. G. Boume, représentée au Grand-Théâtre du Havre le 15 mars 1880.
ZAMPA ou LA FIANCÉE DE MARBRE,
opéra-comique en trois actes, paroles de Mélesville, musique d'Herold, représenté àl'Opéra-Comique le 3 mai 1831. Voilà plus d'un demi -siècle que ce bel ouvrage est au répertoire. L'opéra de Zampa n'a perdu aucune de ses qualités au jugement des gens de goût, et son attrait pour le public n'est pas moindre qu'autrefois, quoique l'exécution en soit généralement très médiocre. La pièce abonde en situations dramatiques et essentiellement musicales, mais absurdes au fond. On pourrait reprocher à Mélesville d'avoir trop imité plusieurs scènes de Don Juan, surtout au dénoûment.
Un corsaire nommé Zampa répand l'effroi par tout le roy aume de Naples et de Sici le. Il est condamné à mort par contumace, et son signalement est envoyé aux officiers chargés de le poursuivre et de l'arrêter. Ce Zampa appartient d'ailleurs k une famille qui a rend» des services à l'Etat. 11 porte le titre de comte de Monteza. Son frère . nommé Alphonse,
beaucoup plus jeune que lui, ne l'a jamais connu , et ignore que ce Zampa si redouté n'est autre que son-propre frère. Alphonse sert dans l'armée du vice-roi ; il va épouser Camille Lugano, fille d'un riche négociant. Tout le monde est dans la joie au château ; les jeunes filles se parent des présents que leur a faits le fiancé , et adressent leurs félicitations à Camille. Dans la galerie du château où cette première scène se passe , on voit une statue de marbre; c'est l'image d'Alice Manfredi, pauvre fille séduite, abandonnée, morte de douleur, dont voici la légende :
D'une haute naissance, Belle comme à seize ans , Alice dans Florence , Charmait tous les amants; A seize ans, comment faire Pour défendre son cœur?
Un seul parvint à plaire, Et c'était un trompeur 1
D'un pareil maléfice.
Sainte Alice, préservez-nous;
Nous prirons Dieu pour voua.
Flattant sa confiance.
Le traître, avant l'hymen.
Lui ravit l'innocence Et disparaît soudain 1 Il reviendra, dit-elle.
Mais, ô funeste erreur !
Jamais, près de sa belle, Ne revint le trompeur !
D'un pareil maléfice,
Sainte Alice, préservez-nous;
Nous prirons Dieu pour vous
Hélas ! sur ce rivage Alice vint mourir, Et cette froide image Semble toujours gémir Quand la nuit, on l'assure, Le vent gronde en fureur.
Ce marbre encor murmure Et nomme le trompeur.
Ahl soyez-nous propice.
Sainte Alice , veillez sur nom ; Nous prirons Dieu pour vous.
Il y a du sentiment dans cette ballade, dont Herold a traduit en musique les deux premiers couplets avec une grâce naïve et développé le troisième d'une manière très heureuse; mais l'idée en est singulière. Si on élevait des statues de marbre à toutes les malheureuses arianes, les carrières de l'Italie ne suffiraient pas à une aussi somptueuse décoration. Mélesville les range en outre parmi les saintes, et, oubliant qu'on les invoque alors , mais qu'on no prie pas pour elles, il laisse échapper cette distraction : Sainte Alice, nous prirons Dieu pour vous. Revenons à la suite du récit de la pièce. Alphonse est mandé aux portes du château par des hommes à cheval. Il croit que ce sont des .-tniis invités à la fête»
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il part et ne reparaît plus. C'est Zampa qui se présente à sa place. Il est porteur d'une lettre adressée à Camille et signée par son père qui, tombé au pouvoir du corsaire, conjure sa fille de l'aider à recouvrer sa liberté en accordant à Zampa tout ce qu'il exigera pour sa rançon. Camille, effrayée, se réfugie dans son appartement, laissant le château à la merci de Zampa et de sa troupe , qui s'y livrent à une orgie mêlée de terreurs superstitieuses causées par la présence de la statue de marbre. Daniel, l'un des forbans, reconnaît les traits d'Alice Manfredi, jadis séduite par son maître. Celui-ci s'amuse de sa frayeur, s'approche de la statue et lui passe au doigt son anneau en lui disant qu'il la prend pour sa fiancée jusqu'au lendemain. La statue étend son bras et le ramène sur sa poitrine comme pour garder l'anneau. Les pirates, consternés, tombent à genoux', et Zampa fait de vains efforts pour ranimer l'audace impie de ses compagnons. Ce finale du premier acte produit un grand effet au théâtre.
Au deuxième acte , la toile se lève sur un décor représentant le bord de la mer, où des femmes sont agenouillées devant une image de la madone. Rien n'est plus frais que ce lever du rideau, après les émotions violentes de la dernière scène. A la suite de l'air du triomphateur Zampa , il y a une rencontre fort comique et de bon goût entre Daniel, ancien pêcheur, mari de Ritta, qu'il a quittée depuis dix ans pour suivre Zampa , et sa femme, devenue la servante de Camille. Au moment où Ritta témoigne à Daniel la joie qu'elle éprouve de le revoir et l'assure de sa fidélité constante, un certain Dandolo, chargé du rôle de poltron dans la pièce , accourt et annonce à Ritta que leurs bans sont publiés et que dans deux jours ils seront mariés. Daniel, qui commençait à s'attendrir , entre en fureur à cette nouvelle. Cet épisode , qui se rattache naturellement à l'action, est heureusement imaginé. Alphonse a pu s'échapper des mains des pirates. Son rôle est ingrat, et, quoiqu'il ait à chanter de charmants morceaux , il n'intéresse pas assez. Il apprend, de la bouche même de Camille, qu'elle va épouser Zampa. Une lettre du vice-roi lui fait connaître à la fois que Zampa est le comte de Monteza, son frère, et que le souverain lui accorde sa grâce à la condition qu'il expiera sa conduite passée en servant dans la marine de l'État. Alphonse brise son épée et s'éloigne, pendant que Zampa et Camille se rendent au pied de l'autel; là encore se
trouve la statue, qui pose sa froide main sur l'épaule de Zampa. La présence de ce témoin inattendu le glace de terreur. Ici se termine le second acte.
Le châtiment du corsaire occupe l'esprit du spectateur pendant le dernier acte ; mais cette scène est précédée de deux incidents d'un effet délicieux. D'abord c'est une barcarolle plaintive chantée par Alphonse, qui s'éloigne , et par Camille, qui cherche à le consoler tout en gémissant sur sa propre destinée. Ensuite c'est une sérénade chantée discrètement par le chœur, et qui s'adresse au bonheur présumé des époux.
Ce qui suit est moins heureux. Alphonse revient, veut déterminer celle qu'il aime à le suivre. Zampa le fait entraîner par ses amis. Le pauvre Alphonse disparaît pour la troisième fois. Resté seul avec Camille, qui le supplie de lui permettre de se retirer dans un couvent, Zampa repousse ses prières et veut user de ses droits; mais au moment où il atteint son infortunée victime , s'enfuyant à son approche, il se trouve entre les bras de la statue de marbre, qui s'engloutit avec lui. Un dernier tableau montre Camille, son père et Alphonse réunis. Le chœur persiste à prier pour sainte Alice , et il a raison , puisqu'elle se trouve en si mauvaise société.
L'ouverture de cet opéra est une suite de motifs les plus brillants et les mieux orchestrés ; mais ce n'est plus l'ouverture telle que les prédécesseurs d'Herold l'avaient conçue et fait accepter, telle que lui-même l'avait comprise pour son Préaux clercs. Mozart, Beethoven avaient déjà donné à cette préface de l'œuvre dramatique des formes d'un caractère généralisé. Méhul, Cherubini, et à leur exemple les compositeurs de ce temps, écrivirent des morceaux spécialement appropriés au genre d'ouvrages qu'ils avaient à traiter, sans leur emprunter les motifs principaux pour, en faire une sorte de pot-pourri, une macédoine de thèmes juxtaposés, sans autre liaison qu'une marche harmonique ou des gammes modulantes. Les belles ouvertures de Rossini, depuis celle de Tancredi jusqu'à celle de Guillaume Tell, sont des préfaces véritables, tantôt gracieuses et sémillantes, tantôt grandioses et magnifiques. Boieldieu a introduit un des premiers, dans ses ouvertures, des réminiscences ou plutôt un avant -goût des motifs épars de ses opéras. Herold et Auber ont suivi cet exemple. Les thèmes étaient agréables ; on les entendait avec plaisir plusieurs fois dans la soirée ; bis repetita placent, et les formes de l'ancienne ouverture ont été
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délaissées, proscrites, oubliées. L'ouverture de Zampa se compose de cinq thèmes empruntés au chant.
On a comparé souvent Zampa au Pré aux clercs, et on s'est demandé lequel de ces deux chefs-d'œuvre devait être préféré à l'autre. Notre avis est que l'un ne doit pas faire dédaigner l'autre . Il y a peut-être dans le Pré aux clercs une couleur plus originale, un sentiment plus exquis de la grâce. Le lieu de la scène, l'atmosphère de la cour des Valois, la valeur littéraire de la pièce ont exercé leur influence sur la nature des inspirations d'Hérold. Mais au point de vue du style , de la manière d'écrire, de la fécondité des ressources musicales , de la clarté du discours mélodique , Zampa offre un ensemble de qualités supérieur. Les situations dramatiques y sont accusées par le musicien avec plus de fermeté que dans tous ses autres ouvrages, sans en excepter la fameuse scène du bateau, au dernier acte du Pré aux clercs. Au premier acte, l'oreille de l'auditeur ne chôme pas. Après le chœur joli des jeunes filles : Dans sesprésents, que de magnificence, Camille chante un air dont la première phrase est charmante : A ce bonheur suprême. La ballade, à laquelle le timbre des clarinettes donne un caractère légendaire et naïf; le trio, accompagné à'un sol passo si vif; le quatuor majestueux : Le voilà! que mon âme est émue! le meilleur morceau de l'ouvrage , avec le duo du troisième acte; et enfin le trio final : Au plaisir, à la folie, d'une grande variété d'effets, telle est la partie musicale du premier acte. Le second n'est pas moins riche. Tout le monde connaît le suave cantique pour trois voix de femmes : Aux pieds de la madone , ainsi que l'air : Il faut céder à mes lois, si bien approprié, par son accompagnement léger et spirituel, à l'usage des Don Juan français. Le duo de la reconnaissance : Juste ciel ! c'est ma femme! est plein d'entrain , d'intelligence scénique et de bon goût. Hérold, livré à luimême et non surexcité par une situation dramatique imposée, était mélancolique. On saisit parfaitement ce côté de son caractère dans ce passage du duo : Hélas! 6 douleur! il me croit infidèle! comme aussi dans la barcarollo du troisième acte : Où vas-tu, pauvre gondolier? La ronde : Douce jouvencelle, bien encadrée dans le chœur, a été populaire. On est moins frappé du commencement du finale ; mais le compositeur se relève à la strotte : Tout redouble mes alarmes, où le fa naturel sur le mi pédale commence une de ces phrases inspirées qui suffisent pour prouver le
génie. Nous avons parlé plus haut des mélodieux morceaux qui ouvrent le troisième acte ; il ne nous reste plus qu'à rappeler le célèbre duo : Pourquoi trembler, entre Camille et Zampa. La puissance dramatique de ce morceau, et son expression passionnée ont fait croire à bien des personnes que l'opéra de Zampa aurait mieux convenu à la salle de la rue Lepelletier qu'à l'Opéra-Comique. C'est une grave erreur. Herold était un grand musicien, un compositeur doué de génie, d'invention, d'une rare sensibilité ; mais il suffit de jeter les yeux sur ses partitions pour reconnaître que tous ses motifs si abondants, si serrés, convenaient au cadre pour lequel ses compositions ont été faites ; qu'ils seraient amoindris et insuffisants sur une vaste scène ; que son harmonie , piquante et variée, perdrait la grâce de ses détails si elle était noyée dans une plus forte sonorité. Les rôles ont été créés par Chollet, Mmc Casimir, Mme Boulanger, Féréol et Moreau-Sainti.
Celui de Zampa a été tenu depuis avec succès par Masset, et assez médiocrement par Montaubry. Mme Rossi-Caccia a été la meilleure chanteuse qui ait interprété le rôle de Camille; dans celui de Dandolo, Sainte-Foy est resté inimitable. M. Vauthrot a publié une bonne réduction de cet ouvrage pour piano solo.
* ZAPATILLAS (las), ojeu comico-lyrique,»
paroles de M. Jackson Veyan, musique de M. Chueca, représenté à Madrid en 1895.
* ZAPOROGUES (ces), opéra en un acte, musique de M. J.-D. Davis, représenté en juin 1895 à Birmingham.
ZARA, opéra anglais, musique de Ame, représenté sur le théâtre do Drury-Lane, à Londres, en 1736.
* ZARZUELA (la), zarzuela en un acte, musique de Barbien, Gaztambide et Arrietn, représentée à Madrid, pour Tinauguration du théâtre de Jovellanos, le 10 octobre 1856.
ZAUBER TROMMEL (die) [le Tambour magique], opéra-comique allemand, musique de W. Miiller, représenté à Vienne en 1795.
ZAUBERDIADEM (das) [le Diadème enchanté], opéra allemand, musique de Hebenstreit , représenté sur le théâtre Léopoldstadt, à Vienne, en 1836.
ZAUBERER (der) [le Magicien], mélodrame allemand , musique de Dorn (Henri- Louis-Edinond) , représenté au théâtre do Kœnigstaedt vers 1834.
ZELI
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ZAUBERFLOTE (die) [la Flûte encnantee\, opéra allemand en deux actes, musique de Mozart, représenté à Vienne en 1791. — V. Flûte enchantée (la).
ZAUBERPFEIL (der) [la Flèche enchantée], opéra allemand, musique de Lickl , représenté au théâtre Schikaneder , à Vienne , en
ZAUBERRING (der) [l'Anneau magique], opéra lyrico-romantique allemand en deux actes, musique d'Albert Schroder ; repré-1 sente à Quediimbourg le 17 octobre 1871.
ZAUBEBRUTHE (die) [la Baguette enchantée], opéra allemand, musique de Boehmer (Charles), représenté à Berlin vers 1824.
ZAUBERSCHLAF (der) [ le Sommeil enchanté], opéra romantique,musique de Schultz- Beuthen, représenté au théâtre de Zurich en avril 1879.
ZAUBERSCHLEIER (der) [le Voile enchanté], drame féerique allemand, musique de Titl, représenté au Burgtheater, à Vienne, en 1850.
ZAUBERSCHMINKE (die) [le Fard enchanté], opéra allemand, musique de Kanne, représenté à Vienne en 1833.
ZAUBERSEE (der) [le Lac enchanté], opéra allemand, musique de Remde, représenté à Vienne vers 1825.
ZEHN GLUCKLICHER TAGE (die) [Dix jours heureux], opéra romantique allemand en quatre actes, musique de Schindelmeisser, représenté à Vienne vers 1840.
ZÉLIA , opéra - comique , musique de Deshayes, représenté au théâtre de Beaujolais en 1791.
ZÉLIA (la suite de), opéra-comique, musique de Deshayes, représenté au théâtre de Beaujolais en 1792.
zélide , opéra allemand , musique de Strauss, représenté à Carlsruhe vers 1837.
*ZÉLIE, opéra- ballet en un acte, paroles de de Curés, musique de Ferrand, fermier général et compositeur amateur, représenté sur le théâtre des Petits-Appartements, à la cour, le 13 février 1749. Dans l'excellent répertoire que le duc de La Vallière publia sous le titre de Ballets, opéras et autres ouvrages lyriques, on trouve sur ce petit ouvrage la note assez curieuse que voici : « Monsieur Ferrand jouait du clavessin dans l'orchestre du théâtre des Petits-Appartements ; il était
fort ami de monsieur le duc de La Vallière, qui avait la direction de ces spectacles, et qui connaissait tous ses talents pour la musique ; il (La Vallière) l'engagea à faire celle d'un ballet en un acte, dont M. de Curés, intendant des Menus, et fort lié avec eux, avait fait les paroles. M. Ferrand s'y prêta avec plaisir, et le succès justifia l'opinion qu'on avait de son goût et de ses connaissances ; c'est un des jolis ouvrages qui aient paru sur ce théâtre; les auteurs, par modestie, n'ont jamais voulu le rendre public. » Ajoutons que les rôles de Zélie étaient joués par Mme de Pompadour en personne, par son amie Mme de Marchais et par le duc d'Ayen.
* ZÉLIE, pièce en un acte, mêlée de danses
et de musique, de L , musique de Papa-
voine, représentée à l'Ambigu- Comique en
ZÉLIE ET LINDOR, opéra-comique en un acte, paroles de Pelletier, musique de Rigade, représenté à la Comédie-Italienne le 12 novembre 1763.
ZÉLIE ET TERVILLE OU CHIMÈRE ET RÉALITÉ , opéra-comique en un acte, en vers, paroles d'Aignan, musique de Blangini, représenté à Feydeau le 7 janvier 1803.
ZÉLIME ET MÉLIDE OU LES FAUSSES INFIDÉLITÉS, opéra-comique en deux actes, paroles de Fenouillot de Falbaire, musique de Philidor (François-André-Damcan) , représenté devant la cour et à la Comédie-Italienne en 1773.
ZÉLIME ET ZORAÏDE(0UZELIMO E ZO- RAIDE ) OSSia IL GALIFO RICONOSCIUTO,
opéra-bouffe, musique de Bordèse, représenté à Turin en 1834.
ZELINDA, opéra séria, musique de Millico, représenté à Naples en 1787.
ZELINDA E LINDORO, opéra italien, musique de Puccita , représenté à Milan vers
ZELINDA E RODRIGO , opéra semi-seria en deux actes, musique de Dominique Tritto, représenté à Naples vers 1812.
ZÉLINDOR, ROI DES SYLPHES, opéraballet en un acte, précédé d'un prologue, paroles de Moncrif, musique de Rebel et Francœur, représenté devant le roi, à Versailles, le mercredi 17 mars 1745, et sur le théâtre de l'Académie royale de musique le 10 août suivant. Jélyotte chanta le rôle de Zélindor , et
ZEMI
ZEMI
MHe Chevalier celui de Zirphée. On donna assez souvent cet ouvrage jusqu'en 1752.
ZÉLISCA, comédie-ballet en prose et en trois actes, mêlée de divertissements , paroles de Sauvé de La Noue, musique de Jélyotte, représentée à Versailles pour les fêtes du mariage du dauphin le 3 et le 10 mars 1746. Cet ouvrage ne fut point représenté à Paris. Doué d'une voix admirable pouvant atteindre sans effort aux notes les plus élevées de la haute-contre , Jélyotte passa, en 1733, de la cathédrale de Toulouse sur la première scène lyrique, qu'il occupa pendant vingt ans. Il était ton musicien, d'un caractère aimable, très recherché dans les salons, où il chantait en s'accompagnant sur la guitare des romances de sa composition. L'engouement qu'on avait pour le chanteur rejaillit même sur le compositeur, au point de faire préférer son ballet de Zélisca à la Princesse de Navarre de "Voltaire et Rameau.
ZELMA, opéra de demi-caractère, musique de Genoves, représenté à Bologne en 1835.
zelmar ou l'asile, opéra en un acte, musique de Grétry, non représenté.
ZELMIRA, opéra séria italien en deu> actes, livret de Tottola, musique de Rossini, représenté sur le théâtre San-Carlo , à Naples, pendant le carnaval de 1822. Le livret est une imitation de la tragédie de Zelmire de Du Belloy, Cet opéra a été représenté au Théâtre-Italien de Paris le 14 mars 1826. On y remarque les nouveaux effets d'instrumentation et d'expression dramatique qui caractérisent la seconde manière de Rossini, et la transition des opéras conçus d'après l'ancien goût italien, tels que : Cenerentola et la Gazza ladra aux magnifiques développements de Sémiramis. Les morceaux principaux de la partition de Zelmira sont : la cavatine de Polidoro : Ah! già trascorse il di; le trio : Soave conforta ; le duo : Ah chè quei tronchi accenti ; le quintetto : La sorpresa, lo siupore, et le duetto : Perché mi guardi.
ZELMIRA IN CRETA , opéra italien, musique de Gallcazzi, représenté à Venise en
ZÉLOÏDE OU LES FLEURS ENCHANTÉES," opéra en deux actes, paroles d'Etienne, musique de Lebrun, représenté à l'Académie royale de musique le 19 janvier 1818. Il n'obtint pas la vogue si peu méritée du Rossignol, du même compositeur.
zémide, acte do ballet, par le chevalier
ae Laurès, musique d'Iso, représenté àl'Opéra dans les fragments héroïques le 20 juillet
ZEMIRA E GONDARTE , opéra italien, musique de Perotti (Jean-Dominique) , représenté à Alexandrie de la Paille en 1788.
ZEMIRA ED AZOR, opéra italien en deux actes, musique de Garcia (Manuel-del-Popolo- Vicente), représenté à Mexico vers 1827.
ZÉMIRE ET AZOR, comédie - féerie en quatre actes, en vers, paroles de Marmontel, musique de Grétry, représentée à Fontainebleau le 9 novembre 1771, et à Paris, aux Italiens, le 16 décembre de la même année. Le sujet de cet ouvrage est le conte si connu de la Belle et la Bête, mais enrichi d'épisodes très favorables à la musique. Grétry y mit toutes ses complaisances, se mira et s'admira dans son œuvre. Il prétendit même que la manière musicale dont il faisait bâiller Ali dans le duo : Le temps est beau, provoquait dans la salle un bâillement irrésistible. Il en fit l'essai, dit-il, sur sa propre famille dont tous les membres bâillèrent à qui mieux mieux. Mais on fait mieux que de bâiller en entendant Zémire et Azor ; on éprouve d'un bout à l'autre de la représentation, un plaisir très vif, soutenu et varié. C'est une des trois meilleures partitions de Grétry. Le public l'accueillit avec enthousiasme, demanda les. auteurs. Le compositeur fut amené sur le théâtre ; Marmontel s'esquiva. Chaque morceau offre une mélodie bien caractérisée ; dans l'air d'Ali : L'orage' va cesser, elle est calquée sur les paroles d'une façon toute naturelle. Il faut admirer la fermeté de mouvement de l'allégro chanté par Sander : Le malheur me rend intrépide; le délicieux trio du second acte : Veillons, met sœurs ; la romance de Zémire : Rose chérie ; l'air bouffe d'Ali : Plus de voyage qui me tente; l'air d'Azor d'une sensibilité si exquise : Du moment qu'on aime, on devient si doux, et enfin le trio du troisième acte : Ah! laissez-moi la pleurer, qui est la scène la plus émouvante de l'opéra. Derrière le tableau magique qui représente lo père et ses deux filles gémissant sur la perte de Zémire, Grétry avait eu l'idée d'accompagner les voix par les cors, les clarinettes et les bassons, pendant le silence du reste de l'orchestre, ce qui produisit beaucoup d'effet; Diderot bat des mains et Grimm transporté s'écrie : ■ Dieu a accordé à la Franco lo charmant Grétry. » On voit par ce détail combien on appréciait alors ces combinaisons si simple? de sonorité auxquelles on ne fait plus atlen-