‹ Dictionnaire des opérasChapitre 849 sur 928 · ZING · texte numérisé non relu

ZING

Révilly, de MM. Crosti, Sainte-Foy et Prilleux.

ZILIA, opéra buffa, musique de Mellara, représenté à Parme vers 1807.

ZILIA, opéra séria, livret de Solera, musique de G. Villate, représenté au Théâtre-Italien de Paris le 1er décembre 1877. Chanté par Tamberlick, Pandolfini, Nannetti ; M^es Litta, Sanz. La pièce offre aussi peu de logique que possible. Gallieno, j eune capitaine, descendant du doge Marino Faliero , décapité par l'ordre du conseil des Dix, poursuit la cause de la réhabilitation de son aïeul. Il la réclame comme une récompense de ses exploits. Le conseil, qui lui a naguère décerné les honneurs du triomphe, le traite en ennemi de la république. Gallieno le devient par le fait et met son épée au service des Uscoques qui se sont insurgés contre Venise. Zilia, fille de Orseolo, chef du conseil, aime en secret le capitaine ; Marcella, au contraire, méprisée par lui , lui voue une haine violente, s'attache à ses pas, le suit chez les Uscoques ; là, ses sentiments changent; elle s'éprend du proscrit. Il faut dire que Marcella est une courtisane. Gallieno remporte des victoires, et parmi les prisonniers se trouve Zilia, toujours fidèle à son amour, que le capitaine finit par partager. Le reste de la pièce touche au comble de l'invraisemblance. Gallieno est fait prisonnier à son tour; Marcella va être soumise à la torture. Zilia les sauve tous deux en invoquant une promesse faite à elle par son père. Le chef du conseil des Dix s'humanise contre toute attente et le drame finit comme une comédie. Quel est donc ce nouveau Deus ex machina, inventé par M. Thémistocle Solera, l'auteur de la fameuse Giovanna d'Areo qui meurt de ses blessures dans les bras du dauphin? Le mobile de ce dénouement est exposé au premier acte. Dans un duo très tendre entre le père et la fille, Orseolo s'engage par un serment solennel à consentir au vœu de Zilia lorsqu'elle lui désignera l'époux de ses rêves. Per la tua madré che risplende in Dio lo prometto che il giorno in cui dirai, Guarda, Padre, la passa il sogno mio, far si realtade il sogno tuo vedrai. C'est ainsi qu'en chantant à la fin de l'ouvrage : Guarda, Padre, la passa il sogno mio, Zilia fait consentir son père à accorder sa main au descendant de la race maudite de Marino Faliero. M. G. Villate est un jeune compositeur cubain , qui a plutôt exposé ses vives impressions musicales dans cette partition qu'il n'a fait preuve d'individualité. Donizetti et Verdi lui ont fourni d'abondants procédés de composition qu'il a mis

en œuvre avec une certaine inexpérience qui quelquefois arrive à la confusion. Cependant, je crois devoir signaler plusieurs morceau:: intéressants : dans le premier acte, la romanza de Marcella : Se un cero al diovolo ; dans le second, le trio : Teco son, geiîato è il dardo; dans le troisième, la chanson militaire : Verso le rive dalmate, assez originale; la Canzone del padre Noe, chantée par Marcella; l'allégro du duetto : Ah! t'amo, si t'amo in core, et dans le dernier acte, le chœur sans accompagnement: Non v'ha reggia, soutenu par quatre voix de basse a bocca chiusa. Cet ouvrage a été chanté par MM. Tamberlick, Pandolfini, Nannetti, Marchisio, Fille; M'ies Maria Litta, Elena Sanz.

ZIMEO, opéra en trois actes , paroles de Lourdet de Santerre, musique de J.-P.-E. Martini, représenté à Feydeau le 16 octobre

ZIMEO, opéra en trois actes, musique de Grétry, non représenté.

ZINGABA (la) [la Bohémienne], intermède italien en deux actes, représenté par l'Académie royale de musique le 19 juin 1753. La musique de cet ouvrage a été composée par Rinaldo di Capua, qui jouit de quelque réputation en Italie, mais dont il ne nous reste que quelques fragments.

ZINGABA (la), opéra italien, musique de Donizetti , représenté à Naples en 1822.

zingara, opéra romantique et comique en trois actes, musique de J.-N. Fuchs ; représenté à Brûnn le 5 mars 1872.

* ZINGABA DI GBANATA (la), drame lyrique en quatre actes, paroles de M. G. Wilf musique de M. Adelelmo Bartolucci, représenté à Sant'Arcangelo (Romagnes) le 8 septembre 1890.

ZINGABE DELL' ASTUBIA (lu), opéra italien, musique de Soliva, représenté au théâtre de la Scalade Milan en 1817.

ZINGABELLA (la), opéra-comique en trois actes, musique de Terry, représenté à Liège vers 1863.

ZINGABELLA (la), opéra-comique en un acte, livret de M. Jules Montini , musique de M. Joseph O'Kclly, représenté à l'Opéra-Comique le 26 février 1879. Le compositeur Salieri, auteur d'une partition intitulée la Zingarella, est tombé dans un tel état de découragement et de désespoir qu'il veut quitter le monde et se retirer dans un couvent. Il a

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