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BASTIDE OU PRIÈRE A LA LIBERTÉ

« scène lyrique en prose, par Guy Chaumont- Quitry, citoyen français, ornee d'une fête nationale mêlée de chœurs, ariettes et danses, en l'honneur de la liberté, vers et musique de Louis Raynal-Rouby, citoyen français »,

représentée sur le théâtre de Montpellier, le 23 janvier 1792.

'BATAILLE DU LÉMAN (la), opéra-comique en un acte, paroles de M. Lionel Bonnemère, musique de M. Louis Nicole, représenté à Fougères le 10 février 1901.

*BATALLA DE TETU AN (la), saynète lyrique, paroles de MM. Perrin et Palacios, musique de M. J. Valverde fils, représentée à l'Eldorado de Madrid le 21 juillet 1898.

*BATEO(el), zarzuela, paroles de MM. Antonio Paso et Dominguez , musique de M. Chueca, représentée au théâtre de la Zarzuela de Madrid en novembre 1901.

*BAUTIZO (el), saynète lyrique, paroles de M. Cortès, musique de MM. Cava et Damas, représentée au théâtre des Novedades de Madrid le i«r février 1900.

*BEAU RIGO (le) [Der Schoen Rigo], opérette, musique de M. Ziehrer, représentée à Vienne, sur le théâtre du Prater, en juin 1898.

* BEAUCOUP DE BRUIT POUR RIEN, opéra en quatre actes et cinq tableaux, livret tiré de la comédie de Shakspeare par M. Edouard Blau, musique de M. Paul Puget, représenté à l'Opéra-Comique le 24 mars 1899. DonPèdre d'Aragon, roi de Sicile, est de retour à Messine d'une campagne contre son frère don Juan, bâtard révolté contre lui et qu'il ramène, après l'avoir vaincu et lui avoir pardonné. Il ramène aussi le jeune Claudio, un de ses officiers, qui a eu une grande part de la victoire, ce qui est assez pour allumer contre lui uno haine féroce dans le cœur de don Juan, qui jure de se venger. Et comme Claudio aime Héro, la fille du gouverneur de Messine, don Juan compte justement sur cet amour pour assouvir sa vengeance. Un soir, dans les jardins du palais du gouverneur, il fait laleçonà l'un de ses serviteurs, Borachio, qui est l'amant d'une suivante de Héro, puis sûr de son fait, il révèle à. Claudio, en pré- • sence du roi, que Héro a un amant que chaque nuit elle reçoit en secret. Sur le mouvement de fureur de Claudio, qui veut se jeter sur lui al' annonce de cette calomnie, il prouve son dire en montrant la fenêtre de Héro, qui s'ouvre et sur le bord de laquelle on voit paraître la jeune fille et son amant, qui ne sont autres, bien entendu, que la maîtresse de Borachio et Borachio lui-même. L'acte suivant nous mène dans la cathédrale. Claudio, persuadé de l'infamie de Héro, a juré luimême de se venger. Tout est prêt pour la

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cérémonie nuptiale. Le temple est plein d'une . foule immense, et quand l'officiant demande à Claudio s'il consent à prendre Héro pour épouse, celui-ci se lève et devant tous, à haute voix, répond: Non ! Tumulte, scandale, stupéfaction de tous les assistants. Claudio tifaite Héro d'infâme, et l'infortunée, confuse d'une accusation dont elle est innocente, tombe inanimée sur les marches de l'autel. La scène change et représente les remparts de Messine. Borachio, à moitié ivre, passe par là et s'attable avec les soldats d'un corps de garde pour achever de se griser. Surviennent don Pèdre et Claudio, bientôt suivis de Bénédict, ami de celui-ci, qui leur apprend la mort de Héro, qu'on croyaic seulement évanouie. En entendant prononcer ce mot de mort, Borachio écoute et comprend ; l'émotion le dégrise, et il vient s'accuser de la lâcheté qu'il a commise, sans en prévoir les suites, sur l'ordre de don Juan. « Héro était innocente», s'écrie-t-il. Désespoir de Claudio devant cet aveu. Mais, ne pouvant rendre la vie à Héro, il veut du moins, son outrage ayant été public, que soit publique aussi la réparation. Dernier tableau, de nouveau dans la cathédrale. Devant, l'autel, sur un lit mortuaire, est étendu le corps de Héro. Claudio pénètre dans l'église, fait ouvrir les portes toutes grandes, et là, en présence de tous, fait humblement sa confession, en demandant pardon de son offense à l'infortunée dont il a causé la mort. Il jure de lui consacrer à jamais sa foi, et en témoignage de son serment, il passe à son doigt l'anneau des fiançailles. Mais voici qu'au contact de la main de Claudio, Héro se soulève, se reveille d'un long sommeil léthargique, et revient à la vie. « Vous pensiez tous », dit-elle,

■Vous pensiez tous que j'étais morte !

Et de ce lourd sommeil l'étreinte était si forte

Que je vous entendais pleurer Sans d'un geste ou d'un mot pouvoir vous rassurer.

et la pièce finit ainsi.

C'est sur ce texte que M. Puget a écrit une partition touffue, colorée, conçue dans les conditions du drame lyrique moderne, mais d'où se détachent certains épisodes qui éclairent l'ensemble et contribuent à lui donner !r> mouvement et la vie; partition d'une construction habile, d'un travail intéressant, d'une recherche parfois excessive et instrumentée avecunsoiu particulier. Parmi ses meilleures pages on peut citpr, au premier acte, l'introduction, trop courte peut-être, mais d'un style large et d'un heureux caractère ; L'agréable couplel iiilrux voix de Héro al de Béatrix

présentant des fleurs à don Pèdre, qui, s'il manque un peu de simplicité, ne manque ni de charme ni de couleur ; la sicilienne chantée et dansée, qui est d'un bon mouvement; et la grande phrase de Claudio : Par la sérénité de toute la nature, dont l'ampleur, un peu tourmentée, n'en est pas moins réelle. Au second acte un petit chœur lointain, d'un dessin charmant et tout à fait poétique, et le madrigal élégant de Bénédict, dont l'orchestre est plein de grâce ; moins heureuse est la scène en quatuor entre don Pèdre, Leonato, Bénédict et Béatrix, scène plaisante, bien présentée, par le librettiste, et dont le compositeur n'a pas tiré tout le parti désirable. On signale encore, au troisième acte, la scène du cortège arrivant à l'église, qui, avec l'orgue et les chœurs, a de la noblesse et de la grandeur, et, au dernier tableau, le long monologue de Claudio s'adressant à la foule : Témoins de la démence... qui est largement phrasé, mais qui, malheureusement, est accompagné par les cuivres d'une façon formidable. Les excès de l'orchestre sont d'aillleurs le défaut de cette œuvre honorable, à qui l'on souhaiterait un peu plus de personnalité. Interprètes : MM. Fugère (don Pèdre), Clément (Bénédict) , Isnardon (don Juan) , Car-bonne (Borachio), Gaston Beyle (Leonato). MUcsMastio(Héro), Telma (Béatrix) etDehelly (Margarita).

* BEAUCOUP DE BRUIT POUR RIEN, opéra en quatre actes, livret tiré de la comédie de Shakspare par M. Julien Sturgis, musique de M. Villiers Stanford, représenté au théâtre de Govent-Garden, à Londres, le 30 mai 1901. Ouvrage important, qui a obtenu, surtout pour les deux premiers actes, un succès marqué, et dont l'interprétation, en quelque sorte exceptionnelle, était confiée à Mme» Suzanne Adams et Marie Brema, à MM. Plançon, Coates Foster, David Bispham et Blass.

"BEAUTÉ AMÉRICAINE (une) [An American Beauty], opérette, musique de M. Kerfcer, représentée à Londres, sur le théâtre Shaftesbury, le 23 avril 1900.

•belen del abuelito (el), • jeu comique », paroles de MM. Calixto Navarro et Fernandez Lapuente, musique de M. Chalons, représenté au théâtre de la Zarzuola de Madrid en décembre 1899.

'BELLE AU BOIS DORMANT il.A . Opérette

en trois actes, paroles de MM. Albert Vanloo et Georm's Duval, musique de M. Charles

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Lecocq, représentée aux Bouffes-Parisiens le 19 février 1900.

* BELLE AU BOIS DORMANT (la), féerie lyrique en quatre actes et un prologue, paroles de M. Michel Carré fils, musique de M. Charles Silver, représentée au Grand- Théâtre de Marseille le 7 janvier 1902. Cet ouvrage avait pour interprètes Mme Bréjean- Silver (la Reine, Aurore), MUos Jenny Passama (la fée Urgèle) , de Véry (Jacotte), Girard (Primevère), MM. Cornubert (le Chevalier errant, le Prince Charmant), Dufour (le Roi) et Chalmin (Barnabe).

* BELLE AU BOIS DORMANT (la), féerie chantée, paroles de M. Métivet, musique de Mlle Jane "Vieu, représentée au théâtre des Mathurins le 24 février 1902.

* BELLE AU BOIS DORMANT (la) [Domrœschen], opéra fantastique en quatre actes, musique de M. André Weickmann, représenté à Nuremberg en mai 1902.

* BELLE AU BOIS DORMANT (la) [Dornroeschen], légende lyrique en trois actes, paroles de Mm0 Ebeling-Filhès, musique de M. Engelbert Humperdinck, représentée à l'Opéra de Francfort en novembre 1902. Le succès de cet ouvrage est loin d'avoir égalé celui de Hânsel et Gretel, le début du compositeur.

* BELLE CRÉATURE (une), opérette en un acte, paroles de Charles Bridault, musique d'Hervé, représentée sur le théâtre des Folies-Nouvelles en 1855.

* BELLA DORMIENTE (la), opéra, paroles de M. Romeo Carugati, musique de M. Cipolla, représentée à Savigliano en février 1903.

* belle JARDINIÈRE (la), « bouquet en un acte, en prose et ariettes, à l'occasion de la fête de monseigneur le maréchal duc de Richelieu >> , paroles de Caprez, musique de Beck, représenté sur le théâtre de Bordeaux le

24 août 1767.

* BELLE -MAMAN (la) [Die S tiefmama] , opérette, paroles de M. Ludwig Held, musique de M. Léo Held, représentée sur le théâtre An der Wien, à Vienne, le 20 février 1900.

* belle OF bohemia (the), opérette, paroles de M. Harry Smith, musique de M. L. Englander, représentée à l'Apollo- Théâtre de Londres, en février 1901, par des acteurs américains. C'était, en effet, un ouvrage de provenance américaine, qui avait obtenu, de l'autre côté de l'Atlantique, un succès considérable.

* BERGÈRE DE QUALITÉ (la), comédie en trois actes, en prose, mêlée d'ariettes, paroles du marquis de Montalembert, musique de Cambini, représentée sur le théâtre de l'hôtel de Montalembert le 24 janvier 1786. Les interprètes de cet ouvrage étaient tous de grands seigneurs et de grandes dames de la famille de Montalembert : MM. le marquis de La Chevalerie, le vicomte de Sainte-Hermine, le comte de Nugent, de Boismorel, et Mmes la marquise de Montalembert, la baronne de Montalembert et la comtesse de Podenas.

"BERGERS DE L'AISNE (les), « divertissement en musique, pour le rétablissement de la santé du Roy » , paroles de Roy, musique de Morel, exécuté chez l'intendant de Soissons les 23 et 24 septembre 1744.

* BERGÈRE ET LE RAMONEUR (la), opéracomique , livret tiré d'un conte populaire d'Andersen, musique de M. Auguste Enna, représenté au Théâtre-Royal de Copenhague en octobre 1901.

* BERKEN DE DIAMANTSTIJPER, opéra

flamand, musique de Waelput, exécuté par fragments à Bruxelles, dans un concert, le 10 janvier 1876.

* BESO DE JUDAS (el), saynète lyrique en un acte et trois tableaux, paroles de M. Prieto, musique de MM. Cereceda et Arnedo, représenté le 9 août 1901 au théâtre de l'Eldorado de Madrid.

*BESUGOS (los), zarzuela en un acte, paroles de MM. Mario et Abati, musique de MM. Quirino Valderde et Saco del Valle, représentée au théâtre de la Comédie, à Madrid, en décembre 1899.

*BETTINA, jeu comico-lyrique, paroles de MM. Perrin et Palacios, musique de M. Valderde fils, représenté au théâtre Romea de Madrid le 13 janvier 1899.

* BIANCO torella, opér a en trois actes et quatre tableaux, poème de M. Armand Silvestre, musique de M""« la baronne Durand de Fontmagne, représenté à Toulouse, sur le théâtre du Capitule, le 6 avril 1897.

* bien plantée (la), zarzuela, paroles de MM. Vêla et Servet, musique de M. Thomas Breton, représentée au théâtre Eslava, da Madrid, en 1903.

* bilberrv OF TILBURY, opérette, paroles de M. Day, musique de M. Guy Jones, représentée à Londres le 18 juillet 1898.

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