‹ Dictionnaire des opérasChapitre 874 sur 928 · DORMENON ET BEAUVAL OU LE FILS · texte numérisé non relu

DORMENON ET BEAUVAL OU LE FILS

CORRIGÉ, opéra-comique en deux actes, représenté à la Comédie-Italienne le 15 septembre 1787. Cet ouvrage ayant subi une chute à peu près complète, les auteurs en sont demeurés inconnus.

* douslé ET babeli, opéra populaire en trois actes, livret emprunté, comme sujet, à une vieille chanson viennoise t par MM. Schwiefer et Kolloden, musique de M. Cari de Kaskel, représenté avec un grand succès sur le théâtre Royal de Munich en février 1903. Le compositeur s'est abondamment servi, pour sa partition, de thèmes populaires qui donnent à sa musique une couleur particulière et très originale.

*12 mulheres, opérette, paroles de M. Duarte, représentée à Lisbonne, sur le théâtre de l'Avenida, en 1901.

'dragones (los) , zarzuela, paroles de MM. Fuentes et Ontiveros, musique de M. Chalous, représentée au -théâtre Romea de Madrid le 1er décembre 1900.

* DRAPEAU BLANC (le), opéra en un acte, paroles et musique de M. Pierre Maurice, compositeur suisse, représenté à Cassel, sur le théâtre de la cour, en mai 1903.

*DRAMMA, opéra sérieux en un acte, paroles de M. Ferruccio Rizzatti, musique de M. Ferruccio Zernitz, représenté à Trieste, sur le théâtre de la Fenice, le 14 septembre 1897.

* ERAMMA ETERNO, scène lyrique, paroles et musique de M. Francesco de Matteo, exécutée à Catanzaro en février 1897.

* DRAMMA IN MONTAGNA (un), opéra en trois actes, musique posthume de Carlo Angeloni, représenté à Lucques le 27 avril 1902.

DUC DE FERRARE (le), drame lyrique en trois actes, poème de M. Paul Milliet, musibue de M. Georges Marty, représenté au Théâtre -Lyrique de la Renaissance le 30 mai 1899. Un drame qui se déroule dans l'Italie féodale et sanglante de la fin du xve siècle. Le duc de Ferrare, qui a un fils en état de gouverner, puisqu'il va lui confier la régence pendant son absence, n'en épouse pas moins en secondes noces une fort jeune et jolie femme que nous ne connaissons que sous le nom de Reginella. La jeune duchesse, en venant joindre son époux à Ferrare, est victime d'un accident de voiture (oh! les voitures versées !), qui la fait tomber, évanouie, dans un gué. Le fils du duc, Alphonse d'Esté, se trouve là tout à point pour la sauver et devient aussitôt amoureux de celle qui sera sa belle-mère et qui, elle-même, ne reste pas insensible à sa vue. Quoiqu'il en soit, le duc, appelé à combattre les ennemis du pape, s'éloigne en laissant la régence à sa femme et à son fils. On devine sans peine ce qui arrive pendant son absence. Les deux amants sont au comble delà félicité lorsque, tout à coup, arrive la nouvelle que le duc, vainqueur de ses ennemis, s'apprête à rentrer à Ferrare. Le voici de retour en effet, et une lettre ne tarde pas à lui faire connaître les rapports criminels de sa femme et de son fils. Ivre de fureur, il ne songe qu'à tirer vengeance de l'affront fait à son honneur, et pour que cette vengeance soit non seulement terrible, mais

DUC

SUPPLÉMENT

DYVE

aussi cruelle que possible, il n'imagine rien de mieux que de faire tuer la maîtresse par son amant. Et voici comme il prépare le châtiment. Pénétrant dans la chambre de la duchesse, il la bâillonne afin qu'elle ne puisse pousser un cri, puis la couvre d'un long manteau qui cache absolument son corps. Il fait ensuite appeler son fils, à qui il raconte qu'un misérable s'est introduit dans le palais et a tenté de l'assassiner. Il a réduit ce drôle à l'impuissance, mais il compte sur l'héritier de sa race pour le punir de son forfait, et il attend qu'Alphonse aille le percer de son épée. Le jeune homme hésite un instant à se charger de cette mission singulière, puis enfin, sur les instances de son père, il s'élance pour aller frapper le prétendu criminel, et revient bientôt, l'épée ruisselante du sang de sa vic time. Et l'on voit apparaître l'infortunée duchesse, qui, frappée à mort par celui qu'elle aimait, vient expirer dans ses bras, sons son regard épouvanté. Tout cela est un peu bien singulier.

Sur cette pièce, M. Georges Marty, qui débutait sérieusement au théâtre, a écrit une partition qui se ressent un peu trop de ses préoccupations wagnériennes. La déclamation incessante, l'emploi excessif des motifs conducteurs, le fracas de l'orchestie, l'usage permanent et immodéré des cuivres, tout concourt à attester ces préoccupations. Nos jeunes musiciens ne croient donc pouvoir arriver à des effets de sonorité qu'en abusant sans pitié de toutes les forces de l'orchestre ? Mais, vrai Dieu ! la brutalité n'est pas de la puissance, et l'homme qui crie toujours finit par vous étourdir et ne plus se faire entendre. M. Marty doit pourtant savoir que certains grands hommes, tels que Bach et Hœndel, n'avaient pas besoin d'un tel déploiement de forces pour obtenir des effets saisissants. Il peut aussi s'en rapporter à Gluck, qui ne faisait pas toujours tonner tout son orchestre même dans les situations les plus dramatiques. On enrage de voir nos jeunes musiciens tomber dans de tels excès, s'y complaire et y persister. Quand donc en aurons -nous fini avec ces complications sans mesure, avec ce parti pris de violence, avec cette manie de sonorités criantes, stridentes et assourdissantes.

Il y pourtant du talent, un talent réel, dans lartition du Duc de Ferrure, il y a surtout un incontestable sentiment scénique et dramatique, un vrai sens du théâtre, et le compositeur le prouve précisément dans certains effets d'orchestre, dont l'impression ien plus efficace s'ils étaient plus mé-

nagés. On peut citer sous ce rapport le monologue du duc au troisième acte, qui est très puissant, avec les répliques sèches des trombones qui scandent les exclamations du chanteur ; cela est on ne peut mieux compris. Ce qui manque le plus dans cette musique, il faut bien le dire, c'est la véritable inspiration, c'est la veine mélodique. Toujours préoccupé de l'effet brutal, le compositeur semble trop peu se soucier de satisfaire et de charmer l'oreille, quand l'occasion s'en présente, par une cantilène caressante, simple et d'un heureux contour; il devient alors banal, parce qu'il ne prend aucune peine et se contente du premier dessin qui se présente à lui. Témoin la phrase d'Aliazzo au premier acte : Elle est blonde, et le fabliau de Marcile au second : Il était une fois un berger florentin. Cela est manqué, parce que cela n'a ni fraîcheur ni nouveauté.

Le Duc de Ferrare avait pour interprètes MUes Martini etLcbey, MM. Cossira, Seguin, Soulacroix et Delaquerrière.

*duc wildfang (le), opéra, paroles et musique de M. S. Wagner, représenté sur le théâtre de la cour, à Munich, le 23 mars 1901.

* DUCHESSE DE DANTZIG (LA.), opéra-CO-

mique en trois actes, paroles de M. Henry Hamilton, musique de M. Ivan Caryll, représenté au Lyric-Theatre de Londres en octobre 1903. La pièce était une adaptation adroite de la comédie de M. Victorien Sardou, Madame Sans-Gêne, la musique était alêne et vive, et l'ouvrage obtint un grand succès.

* duchesse LILLIPUT (la), opérette, paroles de M. Markus, musique de M. Hegyi, représentée au théâtre National de Budapest le 26 mars 1899.

'DUCHESSE PUTIPHAR (la), « fantaisie romantique » en deux actes et en vers, paroles de M. Louis Artus, musique de M. Bemberg, représentée au Nouveau-Théâtre le 22 janvier 1903.

* DURER A VENISE, opéra en trois actes, paroles de M. Adolphe Bartels, musique de M. Waldemar de Baussnern, représenté en février 1901 au théâtre grand-ducal de Weirnar. Le livret est tiré d'une nouvelle d' Adolphe Stern, qui met en action Albert Durer et Giorgione à Venise et les fait rivaux d'amonr.

* dyveke, opéra, paroles de M. Chris* tiansen, musique de M. Bartholdy, représenté au théâtre Royal de Copenfa

9 janvier 1399.

ÉLÈV

SUPPLÉMENT

ENOG

* ebe [Bébé], opéra en un acte, paroles de M. Lucas d'Urbino (un pseudonyme), musique de M. Edoardo Trucco, représenté le 17 janvier 1903 au Foliteama de Gênes.

* EBERSTEIN LE FOU [Der toile Eberstein] , opéra, livret tiré d'une chronique wurtembergeoise, musique de M. Arthur Kœnnemann, représente au théâtre Royal de Munich le 29 mars 1898. La partition, conçue dans le style wagnerien, avait été couronnée dans un concours ouvert par le prince régent de Bavière , avec deux autres ouvrages , Theuerdank, de M. Thuille, et Sarema, de M. Zemlinsky.

'école de la cuisinière (l'), opérette, paroles de M . Cari Henop , musique de M. Robert Haas, représentée au théâtre municipal de Carlsbad en juillet 1897.

* EDEN PARTY, « pochade biblique » en vers, de M. Redelsperger, musique de M. Med Mage, représentée au théâtre des Mathurins le 15 août 1902.

•ÉGLANTIER (l') [Sweel Brier], opérette, paroles de M. Herford, musique de M. Graban, représentée à Hammersmith le 4 juillet 1898.

* ekkehard, « oratorio profane » , livret tiré du célèbre roman de Scheffel qui porte ce titre, musique de M. Hugo Roehr, représenté à Insbruck en décembre 1900.

•ÉLÉGANTE DE NEW-YORK (l') [The Belle of New-York] , opérette, paroles de M. Morton, musique de M. G. Kerker, représentée au Shaftesbury Théâtre de Londres le 12 avril 1898.

*elena, comédie lyrique en deux actes, paroles de Mme Teresa Bedogni-Fulloni, musique de M. Pietro Melloni, représentée à Reggio d'Emilie par les élèves d'un asile d'orphelins, en février 1901.

* éléphant (l'), opéra-comique en trois actes, paroles de M. Schutter, musique de M. Bruno Oelsner, représenté au théâtre grand-ducal de Darmstadt le 30 septembre 1900.

•élèves du couvent de milden-

TURTH (lus) [Der KlosterschiXlenvan Mildenfurth], opérette, musique de M. Cari Klee-

mann, représentée à Dessau, ser le théâtre de la cour, le 11 décembre 1S9S.

•enchantement de la nuit de la

SAINT -JEAN (l') [Johanniszauber], opéra, paroles de M. Ahbert, musique de M. Melle, représenté à Gœrliz le 3 août 1900.

* ENCHANTEMENT DES RUNES (l',i, Opéra

en un acte, musique de M. Emile Hartmann, représenté à Hambourg en octobre 1896.

* EN DANSANT LA HORA, opéra, musique de M. Machanyi, représenté à Sofia en août 1902. C'est le premier opéra bulgare qui ait vu le jour devant le public. Le compositeur, qui est hongrois, a employé dans son œuvre plusieurs mélodies populaires bulgares.

*EN 1757, opéra, musique de M. Bernard Scholz, représenté à l'Opéra royal de Berlin en janvier 1903. Malgré son sujet patriotique, il n'a obtenu aucun succès.

*EN EL BAILE, jeu comico-lyrique, paroles de M. Lenoder, musique de M. Rivas, rerpésenté au théâtre Nuevo de Madrid le 22 février 1900.

•ENFANT PRODIGE (un) [Ein Wunderkind], farce musicale, paroles de M. Wolf, musique de M. Gothov-Grûnecke, représentée à Vienne, sur le théâtre Jantsch, le 12 octobre 1901.

* ENFANTS royaux (les), opéra féerique, paroles de M. Ernest Rosner (pseudonyme de Mlle Eisa Bernsteinl, musique de M. Engelbert Humperdinck, représenté au théâtre royal de Munich, avec un brillant succès, en janvier 1897. Cet opéra offre cette particularité qu'il contient, en somme, très peu de chant : à peine quelque rondes et refrains populaires très courts et qui ne sont, en quelque sorte, que des intercalations. Mais le texte se déclame sur une musique symphonique, et cette musique répand, dit-on, sur toute l'œuvre un charme et une poésie incomparables.

* enoch arden, opéra en un acte, livret tiré d'une nouvelle bien connue du grand poète anglais Tennyson, musique de M. Hansmann, représenté sans succès à l'Opéra royal de Berlin en mars 1897.

EROS

SUPPLÉMENT

ESTH

*ENOCH ARDEN, opéra, paroles de M. K.-W. Marschner, musique de M. Victor llaussmann, représenté à Aix-la-Chapelle en janvier 1902.

* ENOCH HARDEN, opéra, livret tiré de la célèbre poésie de Tennyson, musique de M. Rodolphe Raimann, représenté au théâtre municipal de Gratz en novembre 1897.

*ENRAMAES (les) , zarzuela valenciane, paroles de MM. Flores et Cerda, musique de M. Giner, représentée sur le théâtre de la Princesse à Valence (Espagne), en décembre 1900.

* ENRÔLEURS (les) [Die Werber] , opérette, paroles de MM. Berend et Kohlnetz, musique de M. H. Hanschmann, représentée au théâtre municipal de Magdebourg en avril 1898.

*ENSENANZA LIBRE, zarzuela, paroles de MM. Perrin et Palacios, musique de M. Jeronimo Jiraenez, représentée au théâtre Eslava de Madrid le 14 décembre 1901.

* EOS ET GWEVRIL, opéra celtique, paroles et musique de M. Vincent Thomas, représenté à Londres, dans Saint-George Hall, en

* ÉPAVE (l'), opérette en un acte, paroles de M. Ernest Depré, musique de M. Emile Pessard, représentée aux Bouffes-Parisiens le 17 février 1903.

* EPPELEIN DE GAILINGEN, opéra populaire en deux actes, musique de M. Edouard Ringler, représenté sur le théâtre municipal de Nuremberg en novembre 1896. Le compositeur remplissait les fonctions de chef du chant à ce théâtre.

*ERENNIA, opéra sérieux en trois actes, paroles de M. Arturo Pomello, musique de M. Angelo Parodi , représenté au théâtre Communal de Lonigo le 30 mars 1902.

* ERMINIA, drame lyrique en un acte, musique de M. Lucantonio, représenté au théâtre Bellini de Naples en février 1903.

* ERO E LEANDRO, opéra italien en d«ux actes, poème de M. Arrigo Boiio, musique de M. Loigi Mancinelli, exécuté sous forme de concert, le 8 octobre 1896, au festival triennal de Norwich, pour lequel il avait été expressément composé.

*EROS, poème lyrique, paroles et musique de M- Alfredo Nardi, exécute dans la salle Palestrina, à Home, le 28 février 1899.

*EROS, opéra-comique en un acte, paroles de M. Julien Goujon, musique de M. Frédéric Le Rey, représenté au Théâtre-Lyrique (Renaissance) le 16 novembre 1899. Ce petit ouvrage avait été joué à Rouen quelques années auparavant.

*EROS ET PSYCHÉ, opéra en trois actes, paroles de M. Wilhelm Schriefer, musique de M. Maximilien Zenger, représenté sur le théâtre Royal de Munich en janvier 1901. \ L'apparition de cet opéra avait été retardée de quelques semaines, par suite d'un accident survenu à sa principale interprète.

Mme Koboth, qui, dans sa chute, s'était cassé un bras au cours des répétitions. Le compositeur, M. Zenger, fut pendant longtemps professeur au Conservatoire de Munich et critique musical à VAllgemeine Zeitung.

*ESCALO (el), zarzuela, paroles de MM. Arniches et Celso Lucio, musique de M. Vives, représentée sur le théâtre Eslava de Madrid en mars 1900.

* ESCARGOT (l'), opérette en un acte, paroles de MM. Bilhaud et Albert Barré, musique de M. Antoine Banès, représentée à l'Eldorado.

* ESCLAVE GRECQUE (l') [A Greek Slave], opérette, paroles de MM. Greenbank et Ross, musique de M. Sidney Jones, représentée au Daly-Théâtre de Londres le 8 juin 1898.

*ESCROCS ESCROQUÉS (les) [Der belrogene betriiger], opéra-comique, musique de M. Paul Umlauft, représenté sur le théâtre de la cour, à Cassel, le 30 septembre 1899.

* escropulosa (la), zarzuela, paroles de M. Celma, musique de M. Corto, représentée à Bilbao le 28 octobre 1899.

* ESPION (l'), opérette, musique de M. Cari Adolfi, représentée sur le théâtre municipal de Liegnitz en décembre 1901.

* ESTADO DE SITIO (el), zarzuela, paroles de MM. Soriano et Falcato, musique de MM. Calleja et Llco, représentée à Madrid, sur le théâtre des Maravillas, le 20 juin 1899.

•estatuade don gonzalo (la), zarzuela, paroles de MM. Meyran et Rufino, musique de M. J. Valverde fils, représentée au théâtre des Maravillas de Madrid le 29 août 1898.

* estreno bl) , zarzuela. paroles de M. Quintero Alvarez, musique de m. Ru.

perto Chapi, représentée au théâtre Apolo do

I !.• 19 juillet

FAGG

SUPPLÉMENT

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