‹ Dictionnaire des opérasChapitre 897 sur 928 · MANDARIN DE TSING-LING-TING (LE · texte numérisé non relu

MANDARIN DE TSING-LING-TING (LE

opérette, paroles de M. Julius Freund, musique de M. Einôdshofer, représentée sur le théâtre Métropole de Berlin en août 1900.

* MANDRAGORE (la), opéra bouffe en trois actes, paroles de M. P. Brunel, musique de M. Maurice Claudius, représenté au Grand- Théâtre de Nantes, sous la direction de Fauteur, le 28 février 1903.

* manfred, opéra romantique, paroles et musique de M. Hans de Bronsart, représenté avec succès sur le théâtre grand-ducal de Weimar le 1" décembre 1901.

* MANQUE DE FEU (le) [Die Feaersnoth], opéra en un acte, paroles tirées par M. Ernest de Wolzogen d'une ancienne légende hollandaise dont il a transporté l'action en Bavière, musique de M. Richard Strauss, représenté au théâtre royal de Dresde le 26 novembre 1901. Le livret, chose assez singulière, a été écrit par l'auteur en patois bavarois, que les Saxons comprennent fort peu. La légende est celle d'un sorcier qui prive toute une ville de feu et de lumière jusqu'au jour où la plus belle fille du pays consent enfin à répondre à l'amour qu'elle lui a inspiré. La musique, trop ambitieuse pour le sujet, a produit une impression médiocre. Un critique viennois la jugeait ainsi lorsque l'ouvrage

< \ Lenne, peu de semaines après son apparition à Dresde : « Chacun sait qup m. Richard Strauss est l'un des plus fougueux sectateurs de Wagner, et que c'est un ymphoniste ; mais il es1 absolument i Lner Le nombre des cacophonies e1 des hérésies musicales qu'il fait subir aux oreilles de l'infortuné public. C'est

inanees, une si ses ■< la pudeur de la musique, comme l'œuvre entière es1 une offense ■:> la podeur 'ceci

pour le poème). Je ne crois pas avoir jamais entendu chose plus fracassante et sonorement plus choquante que cette musique « de l'avenir » , que nul, espérons-le pour le bonheur de l'humanité, ne sera tenté d'imiter ».

* MANRU, opéra en trois actes, paroles de M. Alfred Nossig, musique de M. Ignace Paderewski, représenté au théâtre Royal de- Dresde le 29 mai 1901. C'est le premier ouvrage dramatique du célèbre pianiste polonais, et l'on peut dire qu'il excitait d'avance au plus haut point la curiosité du public, qui lui fit dès l'abord un accueil enthousiaste. Le malheur est que le livret sur lequel il a écrit sa musique était absolument pitoyable. Ce livret a été tiré par le sculpteur Nossig d'un roman très populaire de Kraszewski, la Chaumière près du village, qui rappelle les luttes du moyen âge entre les Slaves et les Zingares. En même temps qu'on le montait à Dresde, l'ouvrage était préparé à Lëopol, où on le représentait une semaine après, le 5 juin, avec un texte polonais dû au poète Stanislas Rossowski. Ici, parmi les compatriotes du compositeur, on peut croire facilement que le succès tourna au triomphe. Acclamations, rappels, couronnes, ovations de toute sorte, rien n'a manqué : c'était du délire. Il en fut de même à Lemberg et dans les autres villes polonaises où Manru fut joué par la suite. Ce succès se souticndra-t-il ? On n'en saurait répondre, surtout en présence de la qualité très fâcheuse du livret, qui est loin de réunir les conditions du genre. Les interprètes étaient, à Dresde, le ténor Anihes (Manru), le baryton Scheidemanîel et Mm" Krull (Ulana, femme de Manru), Krammer et Chavanne.

* MANTA ZAMORANA (la), zarzuela en un acte, paroles de MM. Perrin et Palacios, musique de M. Fernandez Caballero, représentée à Madrid en mars 1902 avec beaucoup de succès. Peu de jours auparavant, Li positeur très populaire de ce petit ouvrage obtenait un succès d'un autre genre, en lisant son discours de réception à L'Académie royale des beaux-arts de Madrid, dont récemment il avait été élu membre.

* manton de manila(el), zarzuela. paroles de M. Irayzoz, musique de M. F. Chueca,

atée au théâtre Apolo de Madrid le 11 mai 1898.

* MARCEL DURAND, opéra en trois actes, Livrel tiré d'un épisode de laRévoluf»

caise par M. Manuel Mugica, musique de

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M. Alfredo Larrocha, directeur du Conservatoire de Saint-Sébastien, représenté sur le théâtre des Beaux-Arts de cette ville en juin 1900.

* marcela, zarzuela, paroles de M. Mayor, musique de M. Masllovet-Sanmiguel, représentée à Sabadell en mai 1900.

* marcella , « scènes parisiennes » en deux tableaux, paroles de M. Zanardini, musique et premier ouvrage de M. Mario Tarenghi, représentées à Bergame, sur le théâtre Donizetti, le n septembre 1901. Quoique couronné huit ans auparavant dans un concours, cet ouvrage n'a obtenu qu'un médiocre succès. On a reproché surtout au compositeur de sacrifier la partie vocale à la partie instrumentale et de faire parler l'orchestre plus que ses personnages.

* MARCHA DE CADIZ (la), zarzuela en un acte, musique de MM. Valverde et Estellès, représentée en Espagne il y a quelques années.

MARCHANDE DE CERISES (la) [The cherry girl], comédie musicale, musique de M. Ivan Carryll, représentée à Londres, sur le théâtre du Vaudeville, en 1903.

* MARCIA, opéra en trois actes, paroles de M. Gonzalo Canto, musique de M. Cleto Zavala, représenté au théâtre du Buen-Retiro, à Madrid, en août 1901. Cet ouvrage avait été couronné dans un concours ouvert entre les musiciens espagnols par la direction du Buen-Retiro. Le livret, très dramatique, met en scène un épisode de la conquête romaine en Espagne, c'est-à-dire l'incendie de Numance par ses habitants patriotes, qui aiment mieux détruire leur ville que de la rendre aux vainqueurs. Il va sans dire qu'une histoire d'amour est greffée sur ce sujet héroïque. Bien que la musique mérite des éloges, il ne semble pas que son succès ait été éclatant, ce qui tient peut-être pour une part à la faiblesse générale de l'exécution.

* MARCO polo, opéra bouffe en deux actes, paroles de M. Giacomo Sbisa, musique de M. Eugenio Pauletig, représenté au théâtre Social de Goritz le 25 décembre 1S98.

* MARÉCHAL CHAUDRON (le), opérette en trois actes, paroles de MM. Georges Rolle, Jean Gascogne et Chivot, musique de M. P. Lacome, représentée au théâtre de la Gaité le 27 avril 1898.

* margherita D'ORLÉANS, opéra sérieux en trois actes, paroles de M. A.-G. Lagomag-

giore, musique de M. Antonio Restano, représenté sur le théâtre Victor-Emmanuel de Turin le 5 décembre 1897.

* maria, zarzuela, paroles de M. Garcia Marco, musique de M. Marti, représentée au théâtre Nuevo de Barcelone en novembre 1 903.

* MARIA AL GOLGOTA, drame sacré italien en trois parties, musique de M. Antonio Sonzogno, exécuté le 4 avril 1903, sous la direction de l'auteur, au théâtre Verdi de Florence.

* MARIA AMATA, comédie lyrique en trois actes, paroles et musique d'un ingénieur, M. Arturo Pierrottet, qui en dirigeait luimême l'exécution, représentée à Sturla , par un groupe de dilettantes, en juillet 1901.

* MARIA de LOS ANGELES, zarzuela en trois tableaux, paroles de MM. Celsio Lucio et Carlos Arniches, musique de MM. Carlos Arniches et Ruperto Chapi, représentée au théâtre Apolo de Madrid le 5 mai i9oo. Livret intéressant, très heureusement mélangé de comique et de pathétique, musique alerte et originale, interprétation excellente de la part de Mmos Bru et Vidal, de MM. Rodriguez, Carreras, Ontiveros et Ramiro.

* MARIA DEL carmen, opéra en trois actes, livret tiré par M. Félin y Codina d'un de ses romans qui porte le même titre, musique de M. Enrique Granados, représenté au théâtre Parish de Madrid le 12 novembre 1898. C'était le début éclatant, à la scène, d'un jeune pianiste connu déjà par des succès de virtuose et par de remarquables compositions instrumentales, mais qui n'avait abordé le théâtre que d'une façon accessoire en écrivant quelques intermèdes symphoniques pour une comédie de M. Félin y Codina, Miel de la Alcarria. Élève de M. Felipe Pedrell, au solide enseignement duquel il fait honneur, il est doué, dit-on, d'un rare tempérament artistique et d'une imagination vigoureuse. Le livret de Maria ciel Carmen, qui présente un tableau vivant des mœurs et de la vie populaire de la région de Murcie, met en scène les amours de deux jeunes gens, amours traversées par toute une série d'incidents et qui finissent par l'union de ces deux cœurs embrasés, grâce à la générosité d'un autre soupirant qui se sacrifie à leur bonheur. Quant à la musique, elle était ainsi appréciée par un critique : « La partition de M. Granados comprend une suite de scènes pleines de couleur et de vie, qui en font une œuvre tout à

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fait caractéristique et absolument remarquable. Tout ce que chantent les personnages est d:une inspiration originale et savoureuse, où respire l'esprit du terroir. Les caractères sont étudiés et traduits musicalement avec une rare [profondeur et logiquement développés. Le travail harmonique et la trame orchestrale prennent leur vie à l'action même, et l'unité de l'ensemble est admirable. La facture est irréprochable, et l'inspiration se maintient toujours dans les plus hautes régions ». L'œuvre n'en a pas moins été très discutée en raison de certaines tendances qu'elle accuse, mais elle n'en est pas moins respectable aux yeux de tous par le talent qu'elle atteste. Quant au public, il l'a reçue avec acclamations, et Maria del Carmen a fait victorieusement le tour de tous les théâtres espagnols.

•MARIA DULCIS, drame lyrique en trois actes, paroles de M. Eugenio Checchi, musique de M. Alessandro Bustini, représenté au théâtre Costanzi, de Rome, le 15 avril 1902. Le sujet était emprunté à une nouvelle d'Hector Berlioz, intitulée Vincenza, qu'on trouve dans les Soirées de l'orchestre. Le compositeur est un jeune pianiste qui a fait de brillantes études à l'Académie de Sainte- Cécile de Rome. Maria Dulcis était son début au théâtre, début qui ne fut pas très heureux.

* MARIA TIEPOLO, opéra, musique de M. le duc Gaetano Crescimanno, représenté à Rome vers 1890.

* MARIAGE AU LAC DE CÔME (un), opéra, texte du célèbre conteur Andersen, musique de Glaeser, maître de chapelle de la cour de Danemark, représenté avec un brillant succès, en février 1849, sur le théâtre Royal de Copenhague.

* MARIAGE AU FERROL (le) [Die Hochzeit in Ferrol], opéra, paroles et musique de M. Adolphe Arcnscn, représenté au théâtre municipal de Strasbourg le 30 mars 1900.

•mariage aux tambourins (le), opérette en un acte, paroles de M. Fernand Esselin, musique de M. Jules Chastan, représentée aux Bouffes-Parisiens le 14 mai 1903.

' mariage d'autrefois (un), opéra-comique en un acte, paroles de Francis Tourte, inuiu|ue de M. Georges Douay, représenté à Tourcoing le 25 avril 1897.

'MARIAGE DE NINETTE (le) [Xinettms

Il -hzrii], opérette, paroles de M. Horst,

musique de M. F. de Thul, représentée au Thalia-Théâtre de Berlin le 22 janvier 1898.

* mariage normand (un), opérette, paroles de MM. Cheever et A. Byrne, musique de M. William Furst, représentée au Park-. Théâtre de Boston en janvier 1898.

'MARIAGE PRINCIER, opérette bouffe en trois actes, paroles de M. Paul Ferrier, musique de M. Grillet, représentée au théâtre de la Renaissance le 17 août 1900.

* MARIANITA, opéra sérieux en trois actes, musique de M. Gordiano Simeoni, représenté au Politeama de Pise en mai 1901.

* MARIE FOURÉ, opéra en trois actes, musique de M. André Fijan, représenté à Péronne en 1898, à l'occasion de l'inauguration de la statue de cette vaillante héroïne de Péronne.

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