BABILLARD
Le 6 juillet, j'ai découvert qu’il s’appelait Constantin et non Du Cass, nom qu’il ne m’avait donné que pour me tromper.
Quelques jours après, ila fait faire une seconde édition de cet ouvrage, par Simon du Parlement, dont la femme Folliot lui avait donné la connaissance.
Le !«*■ août 1750, il a fait un mss. intitulé: «La Voix du prêtre » (Voyez ce titre.), et « le B », au sujet des affaires présentes du clergé, et a eu l’impudence de le faire imprimer par la femme La Marche qu’il avait connue par le moyen de la Foliot. Dès que l’édition a été faite, la femme La Marche en a donné avis au magistrat qui a donné ordre pour arrêter l’abbé et saisir l’édition.
Le 22 dudit mois, on s’est transporté à Bellechasse où l’édition a été saisie dans l’appartement de l’abbé qui a été conduit sur le champ à la Bastille avec tous ses ouvrages.
Le 7 octobre 1751, il a été mis en liberté et exilé hors du royaume. C’est un homme courageux et capable de faire encore quelque sottise. »
Babillard (le). (Ouvrage littéraire commencé en janvier 1778, jusqu’au 30 août j de la même année, par le chevalier J. -J. DE Rutlidge.) Paris, Bastien, 1778, 4 vol. in-8.
1 Voy. Hatin, « Histoire de la presse», t. lll, p. 145.