‹ Dictionnaire des ouvrages anonymes. 3d éd., rev. et augmChapitre 13 sur 335 · XL · texte numérisé non relu

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le titre de « Catalogue hebdomadaire des livres nouveaux », publié successivement par les libraires Despilly et Pierre; il en a paru un volume par année, depuis ITGo jusqu’en 1789 inclusivement ; les tabl ‘S en sont très- bien hii tes ; j’ai su, depuis l’impression de mon dictionnaire, que l’estimable Moutonnet de Clairfonds en avait rédigé sept ou huit.

M.de Cheppe, ancien instituteur, traducteur des Eglogues de Virgile, Paris, Desenne, an X, 1802, in-8, possédé une nombreuse bibliothèque : le catalogue qu’il en a dressé avec beaucoup de soin, par ordre alphabétique, m’a été extrêmement utile.

Parmi les bibliographies particulières, j’ai consulté utilement la « Méthode pour étudier Fhistoire » de l’abbé Lenglet-Dufresnoy, la « Bibliothèque des romans »

du môme auteur, la nouvelle édition de la « Bibliothèque historique de la France »(1) à laquelle il n’a manqué pour être un vrai chef-d’œuvre, que d’avoir été revue et dirigée par un bibliographe doué des connaissances de l’abbé de Saint-Léger; la nouvelle édition des « Lettres sur la profession d’avocat», par Camus; enfin l’excellente « Bibliographie astronomique » de M. de La Lande.

Les dictionnaires historiques de Bayle, Moréry, Ladvocat, Feller, Chaudon, Delandine et autres, m’ont fait aussi connaître un grand nombre d’anonymes et de pseudonymes; mais ces ouvrages sont en général insuffisants pour cet objet, parce que lès articles anonymes n’y sont pas distingués d’avec ceux qui portent le nom des auteurs; le P. Auditîredi me paraît avoir fait le premier cette distinction dans le catalogue de la bibliothèque Casanale rédigé par ordre alphabétique desauleurs et des ouvrages anonymes. 11 a été imité ar Jean-Christophe Adelung, qui a pulié, en 1784 et en 1783, deux volumes de siipj)lément au « Dictionnaire universel des hommes célèbres, de Jôcher ».

Les « Siècles littéraires de la France » parM, Desessaits, pourraient encourir les mômes reproches que les « Frances litté-

('l)Je possède un exemplaire de cet ouvrage, chargé d’une multitude de remarques de la main de Beaucousin, avocat. Elles sont en général relatives aux vies et éloges des hommes illustres, genre d’ouvrages qui formait la partie principale de la nombreuse bibliothèque que ce savant jurisconsulte s’était formée jiendant une longue suite d’années. Voyez la « Notice des livres et manuscrits composant sa bibliothèque . Vuris, il/crlin, 1799, in-8 de 02 pages.

rai res » de Paris et de Hambourg ; on y trouve cependant beaucoup d’articles trèsbien faits; la plupart ont été fournis par les auteurs eux-mêmes.

J’indiquerai ici quelques-unes des fautes que l’on peut justement reprocher à plusieurs des auteurs dont je viens de parler, dans la seule crainte qu’elles n’induisent en erreur les étrangers.

M. Ersch cite comme deux ouvrages anonymes de Legouz de Gerland, la « Relation d’un voyage en Italie», et des « Lettres sur les Anglais ». Ces ouvrages n’ont pas vu le jour ; on en a la preuve dans l’Eloge de M. Legouz pariVlaret, secrétaire perpétuel de l’Académie de Dijon, édition in-4. M. Dessessart a reproduit cette méprise. On trouve dans son ouvrage, comme dans celui de M. Ersch, « l’ilistoire ’ de Laïs », par le môme Legouz, métamorphosée en une « Histoire des lois, »

L’habitude de confondre ainsi des manuscrits avec des imprimés n’est que trop commune.

§ VIH. Personnes vivantes, ou mortes depuis

peu, qui m'ont aidé dans la composition

de ce Diclionnaire (1).

Il est des connaissances que l’on trouve ailleurs que dans les livres; c’est ce que Quintilien appelle une teinture d’érudition acquise dans le commerce des savons. Elle m’était indispensable dans une science semblable à celle des anonymes et des pseudonymes, qui est plus traditionnelle que positive, au moins pour le siècle où l’on écrit. J’ai eu l’inestimable avantage do converser avec les hommes de Paris les plus versés dans l’histoire littéraire ; jamais je n’oublierai les moments que j’ai passés avec le célèbre bibliographe Mercier, si connu sous le nom d’abbé de Saint-Léger; il était alors attaqué de la maladie de langueur qui l’enleva à la république des lettres, le 2i floréal an VIH, mai 18Ü0; elle ne l’empêchait pas de parler sur la bibliographie et l’histoire littéraire, comme s’il eût joui de la plus brillante santé. Avec quel plaisir je l’ai souvent entendu dé- })loyer toutes les richesses de sa prodigieuse mémoire ! aucun de ses récits n’est sorti de la mienne ; les ouvrages enrichis

(t) -|- C’est à tort que QuèrarJ a reproché à Barbier (le ne pas avoir cité ditlerentes personnes. J’ai fait observer l’injustice de ces critiques dans plusieurs articles des « Supercheries )i. 01. B ~ r.

DISCOURS PRÉLIMINAIRE

de ses notes, et la portion de ses manuscrits que j’ai acquis à la vente des livres de sa bibliothèque, ne m’ont pas été moins utiles ; on le verra par plusieurs articles de mon dictionnaire.

Je regarde aussi comme un bonheur d’avoir été admis dans la société d’un ancien bibliothécaire de l’Oratoire, M.Adry, aussi distingué par l’étendue et la variété de ses connaissances que par l’aménité de son caractère.

Ma liaison avec le savant Chardon de La Rochette, et M. Parison, son élève et son ami, ne m’a pas été moins avantageuse.

J’ai pu entretenir les personnes que je viens de citer, d’ouvrages relatifs à la religion, aux belles-lettres, à l’histoire, aux antiquités, etc., mais aucune d’elles n’avait été à meme de puiser à la source les renseignements qui m’étaient nécessaires sur les ouvrages dits philosophiques^ publiés en si grand nombre dans la dernière moitié du siècle qui vient de s’écouler. J’ai obtenu ces renseignements de l’homme de lettres distingué qui était le plus en état de me les fournir. Que M. Naigeon reçoive donc ici mes remercîments pour la complaisance avec laquelle il m’a donné tous les détails que je pouvais désirer, concernant des productions qui feront époque dans l’histoire littéraire du genre humain (i). Je le cite souvent dans mon

(1) M. Naigeon est mort le 28 février 1810 ; il a emporté dans la tombe la réputation de l’amateur de livres le plus délicat et le plus exercé de ces derniers temps. Les relations que j’ai eues avec lui m’ont fait faire la connaissance de son frère, dit le jeune, qui lui a survécu quelques années. Celui-ci m’a avoué qu’il avait copié presque tous les ouvrages philosophiques du baron d’Holbach, pour les envoyer à l’imprimeur d’Amsterdam, Marc-Michel Rey. Dans une longue note écrite de sa main, en tète de son exemplaire du « Système de la nature » , il raconte de la manière suivante comment cette mission lui a été confiée. Je n’ai pas besoin de dire que je n’approuve ni le fond ni la forme de son récit.

« Quoique son écriture (du baron d’Holbach) fût bonne, très-nette et très-lisible, qu’il fît peu de ratures, et que ses renvois fussent très-exacts, ne voulant point la faire connaître, il s’est confié à un de ses plus intimes amis, celui de tous peut-être dont les opinions étaient les plus conformes aux siennes, celui de tous aussi qui avait le plus de caractère, le plus de courage, le plus de zèle et le plus de talent pour l’aider dans ses projets, lui corriger même le style, et le relever de ses fausses idées, parce que sa tête, quelque froide et bien organisée qu’elle fût, était parfois si fatiguée, qu’il ne s’apercevait pas ou de ses contre-sens, ou de ses contradictions, ou même de certaines bévues parfois dignes d’un enfant.

» Il s’est confié, dis-je, à cet ami, et l’a prié de

dictionnaire, ainsi que son ami le baron d’Holbach, très-connu par sa bienfaisance, ses lumières en minéralogie et son goût pour les arts. On sera étonné de la multitude d’ouvrages philosophiques composés par ce dernier.

J’ai également profité de mes relations avec M. Grégoire, ancien évoque de Blois;

lui chercher un homme qui fût aussi sûr qu’eux deux, qui ne fût pas un ignorant, qui fût même athée, qui eût une écriture nette, correcte et extrêmement lisible, et qui eût le temps de copier ses manuscrits sans interruption et sans en faire copier une seule ligne à personne.

(( Or cet ami est M. Naigeon, mon frère, dont le nom est fort connu dans la république des lettres, auteur des articles « Richesse » et « Unitaires » dans la première « Encyclopédie », auteur presque en totalité, tant il y a fait de corrections, de la belle traduction de « Lucrèce » publiée par M. La Grange son ami, auteur aussi de presque toutes les remarques; auteur de la préface qui est en tête de la traduction des « Œuvres de Sénèque le philosophe » , publiée aussi sous le nom de M. La Grange; auteur de la « Morale d’Epictète », de Sénèque, publiée pour l’éducation de M. le Dauphin; enfin auteur du «Dictionnaire de la philosophie ancienne et moderne», faisant partie de !’« Encyclopédie méthodique », dont il paraît un demi-volume depuis trois mois (en t79i).

« Et cet homme tant désiré, demandé par l’auteur du « Système de la Nature » à mon frère, est moimême ; ce que cet auteur n’a jamais su. J’étais alors contrôleur des vivres à Sedan. Comme j’avais la permission d’aller tous les ans passer six mois, soit l’été, soit l’hiver, à Paris, où je suis né et où demeurait toute ma famille, lorsque j’y étais, je copiais les manuscrits qui étaient ou achevés ou en train; quand je n’y étais pas, mon frère me les faisait passer à Sedan par la poste, au moyen de son ami Bron, qui était taxateur et en même temps inspecteur général du bureau du départ.

» Mon emploi ne me donnait rien à faire : étant né travailleur, aimant et cultivant aussi, en raison démon intelligence, les belles-lettres et la philosophie, attachant un prix infini à la confiance de mon frère, et extrêmement curieux de lire, de copier ces sortes d’ouvrages, j’y travaillais avec un zèle et une exactitude incroyables. Quand j’avais le manuscrit entier, j’en faisais un paquet couvert en double toile cirée; je l’adressais à Liège, à madame Loncin, correspondante de Marc-Michel Rey, auquel elle le faisait passer; quand le manuscrit n’était pas complet, -ou que mon frère le croyait susceptible d’être relu et corrigé encore par lui, je lui faisais passer et minute et copie sous le couvert de l’intendant général des postes ou d’un administrateur, pour le remettre à Bron, et celui-ci à mon frère, qui réunissait tout le manuscrit corrigé, et l’envoyait à madame Loncin, ou à Rey même, par la diligence ou par des voyageurs. »

Cette note est suivie d’une liste d’ouvrages philosophiques, parmi lesquels on distingue ceux du baron d’Holbach. M. Naigeon le jeune y a joint des observations qui s’accordent parfaitement avec les renseignemens que son frère m’a donnés verbalement quinze ans après. N. N.

DISCOURS PRÉLIMINAIRE

M. Brial, l’un des auteurs et le continuateur du « Recueil des historiens de France» ; M. Marron, président du Consistoire de l’Eglise réformée de Paris ; M . Sautreaii de Marsy, l’im de nos plus estimables littérateurs; M. Auger, auteur de l’éloge couronné de Boileau; M. Després, secrétaire des commaindements de S. M. le roi de Hollande ; le général de Grimoard, qui m’a communiqué plusieurs articles importants sur riiistoire et sur l’art militaire; M. Grouvelle, ex ambassadeur ; M. Démangé. l’im des habiles correcteurs attachés à l’imprimerie du gouvernement, etc. , etc.

,Ie n’ai pas de moindres obligations à M. By, officier de santé très-versé dans riiistoire littéraire de la médecine, à M. Boulliot, ancien professeur de l’ordre de Prémontré, qui est sur le point de livrer à l’impression une « Histoire littéraire du département des Ardennes» (1) ; enfin à M.Boulard, notaire, dont le nom se trouve lié à toutes les entreprises utiles aux lettres, à l’humanité et aux mœurs, qui peuvent avoir lieu dans la capitale.

Depuis longtemps les gens de lettres ont à se louer de leurs liaisons intimes avec des libraires de Paris renommés par leur habileté dans cette profession. Je jouis de cet avantage, et je puis citer ici M. Barrois l’aîné, dans la société duquel j’ai beaucoup profité depuis vingt ans ; son amitié me sera toujours chère (2).

Je connais aussi depuis longtemps M. Bleuet fils aîné (3) Les Catalogues qu’il a publiés m’ont beaucoup aidé dans mes recherches. M. Solvet, libraire, m’a communiqué beaucoup d’articles, surtout pour les trente dernières années. J’ai des obligations du inerne genre à MM. Colnet et Brunet fils.

Je prie MM. Lottin le jeune, Costard et Musier, anciens libraires, connus parleurs

(1) -b Cet ouvrage a paru sous ce titre : «Biographie ardennaise, ou Histoire des Ardennais qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs actions, leurs vertus et leurs erreurs ». Paris, Ledoyen, 1821, 2 vol. in-8.

(2) J'ai aujourd’hui la satisfaction de le voir chargé

de l’impression et de la vente de la nouvelle édition de cet ouvrage. M. Barrois a pris la peine de lire mon manuscrit avec une attention qui m’a valu de sa part de nombreuses améliorations. Les épreuves de l’ouvrage sont corrigées pas lui et par messieurs scs fils avec tant de soin, que je puis affirmer que la seconde édition surpassera de beaucoup la première pour l’exactitude. N. N.

(3) « Supercheries littéraires », I, 63. Note. Qué-

rard affirme que mon père ne cite pas Bleuet. Voy. ma note. Ibid. Préface, page viii. 01. B — r.

lumières, d’accepter mes remercîments pour les notes qu’ils ont bien voulu me procurer.

Ma correspondance avec plusieurs savants de nos départements m’a été également utile. Je citerai entre autres M. Leschevin, commissaire des poudres et salpêtres, à Dijon; M. MidideBosgueroult, amateur de livres, à Rouen; M. J. -B. Dubois, receveur des droits réunis, à Moulins ; M. Huvier des Fontenelles, ex-oratorien, domicilié à Coulommiers.

Je n’ajouterai rien à la réputation dont jouissent mes confrères de Paris, surtout MM. Van Praetet Capperonnier, en citant la complaisance avec laquelle ils m’ont procuré les renseignements que j’ai eu à leur demander.

Plusieurs de mes confrères dans les départements m’ont fait part de leurs lumières ; tels sont M. Achard, bibliothécaire de la ville de Marseille, principal auteur du « Dictionnaire des liommes illustres de la Provence», Marseille, 1787, 2vol.in-4; M. Peignot, bibliothécaire à Vesoul, avantageusement connu par son « Dictionnaire raisonné de la bibüologie» ; M. Moysant, bibliothécaire de la ville de Caen, auteur de plusieurs ouvrages estimés, entre autres d’une « Bibliothèque portative des écrivains français, ou Choix des meilleurs morceaux extraits de leurs ouvrages », Londres, 1800, 3 vol, in-8.

Enfin, j’ai mis à profit, pour l’accroissement de mes connaissances bibliographiques, jusqu’à mes promenades (1).

(1) La mort a moissonné seize des personnes mentionnées dans ce paragraphe, savoir MM. Achard, Adry, By, Capperonnier, Chardon de La Rochette, Coslard, Dubois, de Grimoard, Grouvelle, Leschevin, Lottin le jeune. Midi de Bosgueroult, Moysant, Musier, Naigeon, Sautreau de Marsy,

La publication des deux premiers volumes de ce Dictionnaire, faite en 1806, augmenta le nombre des personnes qui me communiquaient d’utiles renseignemens. Je me suis fait un devoir de leur témoigner ma reconnaissance en 1809, lorsque je mis au jour les tomes III et IV de mon ouvrage.

On distinguait parmi ces personnes MM. Amanton, ancien avocat, maire de la ville d’Auxonne, aujourd’hui membre du conseil général du département de la Côte-d’Or, et rédacteur de l’intéressant « Journal de Dijon et de la Côte-d’Or » ; Beuchot, homme de lettres très-zélé pour les recherches bibliographiques, et qui depuis s’est mis au rang de nos meilleurs bibliographes par les soins qu’il donne au « Journal général de la librairie », par les articles qu’il fournit à la « Biographie universelle », par l’édition des «Œuvres de Voltaire » que de malheureuses circonstances l’ont forcé d’interrompre, et par celle du « Dictionnaire liistorique et critique de Bayle », qui joint à l’avan-

§ IX. Amélioralions dont ce Dictionnaire est susceptible.

Malgré l’étendue de mes recherches et l’abondance des secours que j’ai reçus, je crains encore que cet ouvrage ne paraisse

tage d’un format plus commode à manier celui de renfermer d’utiles additions ; Boissonade, helléniste distingué, membre de l’Institut de France, un des savants les plus laborieux de l’époque actuelle; Bourgeat, étudiant en droit, qu’une mort prématurée a enlevé aux lettres ; Hugues-Félicité Buirette, professeur au collège de Sainte-Menebould ; Le Brun jeune, de Caen; Coquebert de 'l’aisy, amateur de livres, à Reims, depuis collaborateur de la « Biographie universelle » , mort en 4 815; Fayolle, hommes de lettres; de Foucault, aujourd’hui chambellan de S. M. l’empereur d’Autriche ; Baudouin de Guémadeuc, ancien maître des requêtes, mort dans ces derniers temps ; Haillet de Couronne, ancien secrétaire perpétuel de l’académie de Caen, murt à Paris en 1810; Ilammer, professeur d’histoire naturelle à Strasbourg ; Louis-Théodore Hérissant, ancien chargé d’affaires à la diète générale de l’empire d’.\llemagne, mort en 1811 ; Hérisson, avocat à Chartres ; Langlès, membre de l’Institut; Leblond, conservateur honoraire de la Bibliothèque Mazarine, mort en 1809 ; Millin, membre de l’Institut, mort en 1818 ; Morelli, garde de la Bibliothèque de Saint-Marc, à Venise, mort en 1819 ; Renaud, libraire à Montpellier; Rouvière, employé au cabinet des estampes de la BihiioLhèiiue du roi, mort en 1812; J. -B. Say, ancien collaborateur à la « Décade philosophique » ; Septier, bibliothécaire à Orléans; Tarbé, imprimeur-libraire à Sens ; Charles Weiss, bibliothécaire de Besançon, l’un des plus féconds et des plus habiles collaborateurs de la (( Bibliographie universelle » ; Villars, professeur de botanique à Strasbourg, mort en 1814.

Je conserve à peu près les mêmes relations depuis treize ans; mais j’ai acquis de nouveaux correspondans, dont je dois consigner ici les noms pour les mêmes motifs d’estime et de reconnaissance.

Le plus remarquable est M. Chaudon, auteur du « Nouveau dictionnaire historique », dit de Caen ou de Lyon, mort en 1817. Ses lettres renferment une multitude de détails aussi neufs que curieux; j’en ai cité beaucoup de passages daus ma nouvelle édition. Si l’on trouve encore dans son «Dictionnaire historique » tant de méprises et tant d’erreurs, cela prouve : 1® que M. Chaudon n’a pas commencé d’assez bonne heure à étudier l’histoire littéraire; 2° qu’un homme seul ne peut avoir runiversalité des connaissances nécessaires pour la composition d’un semblable ouvrage. 11 faut néanmoins convenir qu’avec des corrections et des additions, le Dictionnaire deM. Chaudon tiendra toujours un rang distingué parmi les ouvrages de ce genre. On trouvera difficilement plus de justesse, de modération et d’impartialité dans les récits et dans les opinions.

M. Le Bailly, un de nos jilus ingénieux fabulistes, m'a communiqué plusieurs articles fort piquans.

Mon neveu continue à me seconder dans mes recherches littéraires; l’étude particulière de la littérature anglaise, à laquelle il se livre, l’a mis à même de me communiipier des articles remarquables. Je reçois aussi de temps en temps les agréables tributs de mon fils

rempli d’imperfections et d’omissions. Les personnes qui s’intéressent au perfection-

aîné, que les bontés du gouvernement ont associé à mes travaux depuis plusieurs années.

M. Boulliot, en continuant ses recherches sur l’histoire littéraire du département des Ardennes, s’est spécialement occupé de tout ce qui pouvait compléter mon Dictionnaire. J’ai choisi dans les nombreux matériaux qu’il m’a remis, et il sera souvent cité dans ma nouvelle édition.

M, Deville, mon camarade d’études, ci-devant secrétaire du général .Armstrong, ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique, à Paris, M. Deville, dis-je, possède un cabinet de livres très-bien composé. Il m’a procuré la satisfaction de vérifier beaucoup d’articles sur les ouvrages même et de comparer entre elles plusieurs éditions.

Un jeune officier, M. Doisy, capitaine au régiment d’artillerie à pied de la garde royale, s’occupe depuis plusieurs années d’une bibliographie de l’artillerie et du génie. Je lui dois des observations utiles sur d’anciens articles de mon Dictionnaire, et quelques articles nouveaux.

M, Louis Dubois, ancien bibliothécaire de l’Orne, a fait preuve de connaissances très-variées par les ouvrages dont il est auteur ou éditeur, et par les nombreux articles qu’il a fournis au « Magasin encyclopédique », J’ai reçu de lui une assez longue liste d’ouvrages anonymes, et j’y ai choisi une quarantaine d’articles.

J’ai reçu plu>ieurs notices littéraires fort curieuses de M. Hubaud, membre des académies de Marseille et de Dijon, connu par !’« Essai d’un complément au Nouveau dictionnaire portatif de bibliographie » de M. F.-I. Fournier (1810), in-8 de 230 pages, et par des « Observations bibliographiques » sur la première et la seconde édition du « Manuel » de M. Brunet. H a dû trouver de grandes améliorations dans la troisième édition de ce dernier ouvrage.

MM. Abel et Victor Hugo, jeunes littérateurs distingués par leurs talons, me font de fréquentes visites à la bibliothèque des galeries du Louvre; ils m’ont donné sur les ouvrages anonymes plusieurs reiiseignemens dont j’ai profité avec plaisir.

M. Justin Larnoureux, avocat à Nancy, a pris un intérêt si vif à mes recherches, qu’il m’a envoyé de nombreuses remarques sur la première édition de mon ouvrage, et des additions plus considérables encore pour la nouvelle édition dont je m’occupais depuis si longtemps. J’ai distingué dans ce travail tout ce qui concerne la Lorraine, que M. Justin Larnoureux connaît très-bien, ainsi qii’oii peut en juger jiar son « Mémoire pour servir à l’histoire littéraire du département de la Meurthe, ou Tableau statistique du progrès des sciences, des lettres et des arts dans ce département, depuis 1789 jusqu’en 1893.» Nancy, Y'ujneuUc, 1803, in-8 de 124 pages.

M. Miger, homme de lettres fort laborieux, m’a communiqué plusieurs articles remarquables.

J'ai reçu plusieurs articles deM. Pillet, chef du bureau de la «Biographie universelle ». Je dois à ce même bibliographe la communication des recherches de l’abbé Saas et de M. Haillet de Couronne sur les écrivains anonymes et pseudonymes : ces manuscrits de deux hommes connus par leur érudition m’ont été de quelque utilité.

DISCOURS PRÉLIMINAIRE

nement de l’iiistoire littéraire, m’obligeront beaucoup si elles veulent bien me i'aire connaître les unes et les autres ; je proliterai de leurs observations et leur témoignerai la mémo reconnaissance dont ceux qui m’ont aidé de leurs lumières trouvent ici le témoignage.

Quelque commode que soit l’ordre alphabétique suivi dans ce Dictionnaire, les savants pourraient regretter de ne pas voir d’un coup d’œil les principaux ouvrages anonymes relatifs à telle ou telle science, et les gens du monde, de ne pas avoir la facilité de connaître les ouvrages anonymes à l’aide du nom de leurs auteurs ; c’est pour satisfaire les uns et les autres que je publierai un troisième et dernier volume (l), contenant 1« le catalogue des ouvrages anonymes et pseudonymes rangés par ordre de matières (2) ; 2 J la table des faux noms, mis en regard des vrais noms, avec le premier mot du titre de chaque ouvrage pseudonyme, et le renvoi au numéro du Dictionnaire où ce litre sera détaillé ; S» la table des auteurs anonymes mentionnés dans le Dictionnaire, avec un renvoi à celle des pseudonymes, lorsqu’il y aura lieu.

M. Pluquet, ci-devant pharmacien à Bayeux, depuis libraire à Paris, et disposé aujourd’hui à reprendre son ancien état, a acquis la connaissance de beaucoup de livres rares et curieux. Les amateurs doivent regretter qu’il quitte le commerce de la librairie; mais on peut croire qu’il continuera les recherches qu’il a commencées sur les hommes célèbres de la Normandie, Neveu de l’estimable abbé Pluquet, il doit avoir à cœur de montrer qu’il ne porte pas ce nom en vain. Je lui dois beaucoup d’articles, dont plusieurs méritent de fi.xer l’attention.

M. Psaume, ancien avocat à Nancy, connu par plusieurs ouvrages, est fort au courant de l’histoire littéraire du pays qu’il habile. Je dois à ce jurisconsulte instruit des notes étendues, dont je ferai usage soit dans la nouvelle édition de ce Dictionnaire, soit dans le second volume de mon « Examen critique des dictionnaires historiques. »

M. Le Piouge,. amateur de livres, à Paris, se donne beaucoup de peine pour recueillir des ouvrages curieux dans tous les genres; il m’a communiqué plusieurs notes d’un intérêt réel. N. N.

(1) -i-Ce projet qui s’appliquait à la édition de ce Dictionnaire n’a pas été réalisé.

(2) Ce catalogue formerait un ouvrage utile, mais si

volumineux que son exécution ne pourrait avoir lieu que par la voie d’une souscriptie»;- J’offrirai peut-être les mêmes résultats aux amateurs, mais d’une manière plus économique. N. N.

Ces tables seront bien plus utiles que la liste de Raillet, qui ne fait connaître ni le titre des ouvrages, ni l’année de leur impression, ni leur format.

Je placerai en tête de ce volume mille à douze cents anonymes et pseudonymes latins; il sera mis incessamment sous presse (1).

Les personnes qui possèdent le « Catalogue des livres de la bibliothèque du Conseil-d’Etat », en 2 vol. in-fol., et celui des « livres de la bibliothèque de S. E. M. le comte de Routourlin », Paris, Pougens, an XIll-i805, in-8, ouvrages dans lesquels j’ai indiqué beaucoup d’anonymes et de pseudonymes, sont invitées à préférer aux indications qui y sont contenues, celles qui se trouveront" dans mon Dictionnaire, toutes les fois qu’il y aura de la différence entre elles, les dernières ayant été données d’après les renseignements qui m’ont semblé les plus certains.

J’ai placé à la fin du premier volume des corrections et additions; j’invite les lecteurs à les consulter avant de prononcer sur les articles du Dictionnaire qui leur paraîtraient inexacts. Ces fautes paraîtront peu importantes et peu nombreuses, si on veut bien penser aux difiicultésqueprésentaient un ouvrage de cette nature. Les soins donnés à son exécution par les propriétaires de l’Imprimerie bibliographique (2) méritent ma reconnaissance autant que le désintéressement dont ils ont fait preuve, en se chargeant, dans des circonstances difficiles, de l’impression d’un ouvrage dont rien ne leur garantissait le succès.

La longueur des deux suppléments contenus dans la première édition de ce Dictionnaire, occasionnait aux amateurs des recherches pénibles et fastidieuses ; je les ai réunis au corps de l’ouvrage dans ma nouvelle édition : cependant je n’ai pu éviter de donner encore quelques articles additionnels à la fin de chaque volume (3),

(1) Ce volume a paru en 1809, mais accompagné

d’un quatrième contenant la table des pseudonymes et la table générale des auteurs. N. N.

(2) Etablie rue Git-lc-Cœur, par MM. Ilugot et Doublet.

(3) Ces suppléments particuliers avaient été refondus en un seul, publié en tête du tome IV de la 2^ édition.

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