CONGRÉGATION
6 ff. prélim. et 374 p. — Imprimé Fan 1667, in-8, 5 ff. prélim. et 305 p.
Le « Dictionn. des anonymes » , sous le no 2698 de la 2® éd., indiquait une édition de Genève, de Tournes et Leyde, Sambyx, 1667, qui doit être celle que nous citons ici. Il indiquait aussi une nouvelle édition, avec des additions et une lettre écrite de Rome sur le même sujet, traduite de l’anglais de Conyers Middleton. ' Amsterdam, Uytwerf, 1744, 2 vol. in-12.
Voici le titre complet de la lettre en question, il en existe probablement des exemplaires avec un titre particulier qui la rattache à la nouvelle édition des « Conformités » :
Lettre écrite de Rome où l’on montre l’exacte conformité qu’il y a entre le Papisme et la religion des Romains d'aujourd’hui, dérivée de leurs ancêtres païens. Avec un discours préliminaire, où en répondant à toutes les objections d’un livre papiste intitulé ; « le Chrétien catholique instruit », on a rassemblé de nouveaux faits et de nouveaux témoignages, pour constater la vérité qu on a dessein d’établir dans cette lettre. Et un PostScript, où l’on examine spécialement l’opinion de M. Warburton, sur le Paganisme de Rome moderne. Traduit de l’anglois de M. Conyers Middleton. Amsterdam, Meynard, Uytiuerf, 1744, in-12 de 308 p.
Dans la « Nouvelle biographie générale », M. N. (Nicolas) dit que l’ouvrage de Mussard est devenu fort rare, même parmi les protestants, qui n’ont pu le sauver des recherches actives qu’on fit pour le détruire. C’est un livre curieux ne manquant ni d’esprit ni d’érudition.
L’ouvrage de Mussard donna lieu à la publication de celui de La Créquiniêre intitulé : « Conformité des coutumes des Indiens orientaux avec celles des Juifs... ».
Voy. « Supercheries », II, 483, a.
Confrérie (la) de Sainte-Croix à Bruxelles. In-8.
Tirage à part de la « Revue d’histoire et d’archéologie », signé Ch. R. (Charles Ruelens). J. D.
Confrontation récréative de Joseph- Henri, ex-conseiller du roi, son procureur au siège de la police de Nancy, avec l’abbé ***, témoin entendu dans la procé- p dure extraordinaire instruite contre ledit Joseph Henry. 1799, in-12, 22 p.
Je crois cette pièce de Gentilliatre ; on y reconnaît ses méchancetés et son stvle.
Catalogue Noël, n» 4544.
Congié (le) pris du siècle séculier. (Par Jacques Bugnin.) Vienne, Pierre Schenck, .V. d., in-4 goth., 22 ff. — Lyon, P. Mareschai, 1503, in4.
Le nom de l’auteur est donné dans les vers qui commencent cet ouvrage. Voy., pour le détail des éditions, Brunet, « Manuel du libraire », II, 223.
Congratulation et réjouissance.. . Voy.
« Discours sommaire ».
Congrégation (la) de l’Index mieux connue et vengée, par l’ancien évêque de Luçon (Jacques-Marie-Joseph Baillés). Pam, veuve Poussielgue et fils, 1866, in-8, vii-
Avant de se démettre de ses fonctions épiscopales, l’auteur avait publié : « Instruction pastorale de Mgr l’évêque de Luçon, sur l’Index des livres prohibés » . Paris et Luçon, 1852, in-8 de 238 pp.
Voici par quelle phrase l’auteur commence son avant-propos : « Tout ce que l’homme peut entreprendre contre l’Eglise de J. C. est frappé par avance de caducité ; tout ce qu’il avance contre elle, quelque tour ingénieux et vif qu’il puisse donner à sa pensée, est éphémère et n’a de vie que pendant quelques heures ; tous les efforts de l’homme, si passager sur la terre, contre cette immuable héritière des siècles, ont plus d’inconsistance encore que les vagues de l’Océan, dont les plus menaçantes sont brisées avant d’dvoir atteint le rivage ; tandis que les lames cachées qui doivent arriver jusqu’à la plage, après y avoir fait bouillonner le sable, qui semble avoir par cette agitation momentanée repris un nouvel éclat, se retirent soudain et vont se perdre dans l’immensité des flots ».
Cet ouvrage se compose de 44 chapitres dont le premier est intitulé : « Ce que M. le gouverneur de la Banque reproche à la Congrégation de l’Index ». Le fonctionnaire dont il s’agit n’est autre queM. Rouland, l’ancien ministre de l'instruction publique et des cultes c[ui, en qualité de sénateur, prononça au Luxembourg, le 11 mars 1856, un discours en faveur de l’Eglise gallicane dans lecruel il eut le malheur de faire figurer la Congrégation de l’Index et de la qualifier d’ « Incarnation du despotisme, de tribunal qui condamne sans entendre ».
M. Baillés, qui depuis plusieurs années fonctionne comme membre de cette Congrégation, a cru devoir prendre la défense de cette institution, et il entre pour cela dans de très-longs détails sur la manière dont se fait le travail d’examen; pour nous, nous n’avons à nous occuper que du résultat de ce travail, c’est-àdire des catalogues publiés par la Congrégation aurfbm du chef de l’Eglise catholique. M. Baillés ne paraît pas avoir connu le travail de M. Petzholdt intitulé ; « Catalogus Indicis librorum prohibitorum specimen quod maxime viris praenobilissimis et per illustribus prae-
fectis bibliothecarum Berolinjensis, Bruxellensis ,
Vaticano-Romauæ, Venetianæ, et Vindobonensis, eo consilio, ut catalogum ex opibus suis corrigant, suppléant atque augeant, rite pie offert auctor J. Petzholdt». Dresdæ, 1859, iD-8 de 34 pages.
Pour le membre de la Congrégation de l’Index, il y a de bons et de mauvais livres ; pour le bibliographe, il n’y a souvent que de bonnes ou de mauvaises éditions ; c’est le cas pour l’Index. Voici par exemple celui de Pie VII. Romœ, ex typogr. rev. cameræ apostolicœ, 1819, in-8 de xliv et 352 pp. avec appendices comprenant les décrets rendus depuis l’impression du volume.
Tout ce qui forme appendice est imprimé avec une négligence incroyable. Mais ce n’est pas d’aujourd’hui que l’on se plaint des incorrections de l’Index. Déjà au xvme siècle, c’est M. Baillés qui nous l’apprend (p. 337, note), « Jae.-Fréd. Reimmann, dans le Catalogue de sa bibliothèque qu’il publiait en 1731, in-8 de plus de 1200 pp., et J.-Guill. R. son fils, qui faisait imprimer en 1747 un supplément de 500 pp., dans le même format, reprochent surtout à l’Index d’avoir estropié les noms propres des auteurs au point qu’on ne les reconnaît ([u’en les devinant. Le reproche est par trop exagéré. Ils l’appliquent d’ailleurs à des éditions qui ne sont pas reconnues pour authentiques, et nous n’avons pas trouvé, dans l’Index de Benoît XIV, une seule des erreurs typographiques que, sur leur