‹ Dictionnaire des ouvrages anonymes. 3d éd., rev. et augmChapitre 253 sur 335 · CORNELIUS · texte numérisé non relu

CORNELIUS

mes » qualifiait cet ouvrage de traduction abrégée de l’anglais de miss Charlotte Smith par M. deSALABERRY. Mais ou ne trouve ce roman attribué â miss Smith dans aucune biographie anglaise. Son auteur semble demeuré inconnu. Miss Smith étant morte en 1806, il est possible que le libraire-éditeur ait voulu profiter du bruit que causait alors sa mort malheureuse, et ce serait ainsi que le nom de cette dame se trouverait sur la traduction publiée par de Montolieu sous ce titre ;

« Corisandre de Beauvilliers, anecdote française du xvje siècle». Paris, DemonviUe, 1806, 2 vol. in-12.

Quérard, dans sa « France littéraire » , s’étonne avec raison de voir annoncer deux traductions du même ouvrage, la même année et chez le même libraire. N’y aurait-il pas confusion, etM. de Salaberry n’aurait-il pas simplement revu la traduction de M*"® de Montolieu ?

Corisandre de Mauléon, ou le Béarn au XV® siècle, par Fauteur de « Natalie »

Charles de Monpézat). Paris, G.

Barba, 1835, 2 vol. in-8.

Voy. « Supercheries », III, 1112, a.

Corneille (la) de mademoiselle de Scay, comédie (en un acte et en vers) pour Fhostelde Bourgogne. (Par P. Corneille de Blessebois.) Paris, 1678, in-8, 3 ff. lim. et 65 p.

Voir la « Notice sur la vie et les ouvrages de P. de Corneille Blessebois », par E. Cleder. Paris, Aubry, 1862, p. XXXIV.

Cornélie de Valville, ou quelques scènes de la vie. (Par Vogt, née Meiner.) Paris, Mongie aîné, 1830, 2 vol. in-12.

Cornélie, ou la pupille de Voltaire, comédie en un acte et en vers ; nouvelle proie de la censure théâtrale, par le Cher Th. (Th. Princeteau), auteur de « Constance, ou l’indifférence vaincue », comédie en, cinq actes et en vers, jouée et imprimée à Genève en 1824 et 1825, maudite aussi par la même censure. Lyon, imp. deBarrei, 1825, in-8, 2 ff. de tit., xii-66 p. et 1 f. d'errata.

Voy. « Supercheries », III, 830, f:

Cornélie, Vestale, tragédie. (Par le président Ch. -J. -Fr. Henault et Louis Fuselier. I lmp. à Strawberry - Hill , 1768, ia-8

Réimprimée dans le volume intitulé : k Pièces de théâtre en vers et eu prose ». (Par le président Renault.) Paris, 1772, in-8.

Cornélius Nepos, en latin et en français, avec des notes géographiques et historiques. Paris, Barbou, 1743, in-12.

La « France littéraire » de 1769 et les auteurs d’ouvrages biographiques ou bibliographiques qui l’ont copiée attribuent à l’abbé Valart cette traduction de Cornélius Nepos, sous la date de l’année 1759.

Cette assertion me paraît peu vraisemblable.

ri I

1® Le Cornélius Nepos latin et français de 1759 est la réimpression pure et simple de la traduction anonyme qui parut en 1743 ; ou en trouve un extrait dans les € Jugements sur quelques ouvrages nouveaux » , par l’abbé Desfontaines, t. I, p. 45.

2® Dans sa « Réponse aux apologies de la latinité du père Jouvency », imprimée en 1767, in-12, l’abbé Valart met Cornélius Nepos au nombre des auteurs dont il compte donner des éditions soignées. Dans le même ouvrage, il indique une correction à faire à un passage de Cornélius Nepos. N’élait-ce pas là l’occasion de citer la traduction de cet auteur, s’il l’eût réellement publiée, et de déclarer qu’il avait eu tort de suivre l’ancienne leçon du passage qu’il se proposait de corriger d’après un beau manuscrit de la Bibliothèque du roi.

3® L’abbé Paul, qui a publié en 1781 , chez Barbou, une nouvelle traduction de Cornélius Nepos, cite la précédente, imprimée chez le même libraire, comme l'ouvrage d’un anonyme ; or, ne serait-il pas étonnant que M. Barbou eût négligé de dire à M. l’abbé Paul que l’abbé Valart était l’auteur de la précédente traduction?

4® L’abbé Valart a inséré en 1770, à la suite de son édition d’Horace, le catalogue de tous ses ouvrages ; et il n’y a pas compris la traduction de Cornélius Nepos.

Je remarquerai ici que l’abbé Paul a adopté la correction que l’abbé Valart se proposait de faire dans son édition projetée de Cornélius Nepos.

Elle a rapport au mot juvencorum , au lieu de celui de jimentorum, que portent les anciennes éditions. Voy. « Vie d’Annibal », c. 5. Valart avait remarqué avec raison que le mot jumentum se dit de toute bête de somme, cheval, mulet, âne, chameau et même éléphant. Cependant on avait à traduire les mots in cornïbus jumeiitorum, et tous les animaux indiqués par le mot jumentum n’ont point de cornes. Valart crut qu’il fallait lire in cornibus juvencorum, et il eut le plaisir de citer un bon manuscrit à l’appui de sa conjecture.

En comparant cette traduction anonyme de Cornélius Nepos avec l’édition anonyme de cet auteur donnée pour l’usage des classes eu 1726, àParis, chez Brocas, accompagnée de notes françaises et de réflexions tant politiques que morales, j’ai cru voir que l’édition et la traduction venaient de la même main. En effet, la tra duction anonyme contient des notes et des réflexions du même genre que l’édition de 1726 ; elles sont souvent conçues dans les mêmes termes. Les réflexions de l’édition classique sont plus détaillées-, on en sent la raison ; c’est le moyen de toucher la jeunesse. Les notes historiques et géographiques de la traduction sont plus nombreuses et plus étendues que dans l’édition ; on en sent encore la raison, puisque la traduction convient plus au maître qu’aux écoliers.

L’édition du Cornélius Nepos de 1726 est due à M- DE Préfontaine, qui s’était déjà fait connaître par une traduction française d’Eutrope, publiée en 1710 chez Brocas, et par une édition du même auteur, donnée chez le même libraire en 1712, avec des notes françaises. Cette petite édition d’Eutrope se réimprime encore aujourd’hui. La traduction a eu peu de succès, parce qu’elle est assez inexacte, et parce qu’elle a été effacée dès 1717 par celle de l’abbé Lezeau.

L’abbé Desfontaines trouvait la traduction de Cornélius Nepos trop paraphrasée. Les notes sont estimées.

M. de Préfontaine était, en 1726, sous-chantre et chanoine de l’église royale de Vitry-le-Français. On doit croire qu’il mourut vers 1743 ; car sa traduction de Cornélius Nepos est un ouvrage posthume. Voyez

• COHNEMENT

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