‹ Dictionnaire des ouvrages anonymes (volume 2)Chapitre 237 sur 270 · PROBLÈME · texte numérisé non relu

PROBLÈME

tueux philanthrope et ses diverses fondations. (Par Alfred-Jean Letellier.) Paris^ imp. (THerhan, 1833. in-18. D. M.

Prix (le), ou rembarras du choix, divertissement en un acte, en prose, mêlé de vaudevilles. Représenté pour la première fois, à Paris, sur le théâtre du Vaudeville, le 27 février 1792. (Par J.-B. Ra- DET.) Paris, an If, in-8.

Réimprima avec le nom de l'autear.

Pro a ris et focis. Philadelphie d^Armotique et non d^Amérique, 1776, in-12.

Le litre de départ porte ; c Mémoire, oa canevas d'un projet à proposer aux Etats de Bretagne poar le paiement de la corvée ». — L'épllre dédicatoire est signée : G. G. T*** (Gtiarles-Gaspard Toustain de

RiCHEBOURG.)

Pro memoria, pour faire voir combien la puissance du czar est redoutable. S, /., 1720, in4,4fî.

Siiermann, Anonymorum eenturia prima (Holmiœ^ 1724). page i7, nomme le sénatear snédois Maurice Welungh comme auteur de ce pamphlet.

(Hinzloff, < Pierre le Grand « (1872), page 354.)

Probabilité (de la) et comment il faut choisir les opinions importantes de droit. (Attribué a Louis Fouquet, évoque d'Agde.) Lyon, 167G, in-i2. V. T.

Probité (de la). (Par M. Jacq. Boucher DB Pertues.) Abbeville, Boulanger ^ 1835, in-8, 22 p.

Eitrait des f Mémoires de la Société d'émulation d'Abbeville ».

Probité (la); par un aumônier (l'abbé Isidore Mullois). Paris, Dillet, 1856, in-18.

Petite bibliothèque charitable et populaire de M. l'abbé liullois.

Problème ecclésiastique proposé à M. l'abbé Boileau, de Tarchevéché : à qui l'on doit croire de messire Louis-Antoine de Noailles, évoque de Châlons en 1695 (approuvant les « Réflexions morales » du Père Quesnel], ou de messire Louis-Antoine de Noailles, archevêque de Paris en 109(5 (condamnant V « Exposition de la foi », par Tabbé de Barcos). (Par le P. DoociN, jésuite.) S. /. (1699), in-12, 21 p.

Voici les cnrienx détails donnés sur cet ouvrage par le chancelier d'Aguesseau :

€ Le soupçon tomba d'abord sur les jésuites ; et le public ne croyoit pas se tromper quand il les regardoii comme les auteurs d'un libelle qui sembloit d'aiileuri avoir été répandu habilement en France, pour faire une espèce de diversion dans l'affaire du quiétisme. Le

p. Daniel, jésuite, distingué dans sa Société par son génie et par sa capacité, eut le malheur d'en ëire plus accusé que les autres; il chercha vainement à s'en justifier par une lettre écrite à l'archevêque de Paris, dans laquelle il atlesloit, par ce qu'il y a de plus saint, qu'il n'avoit aucune part à cet ouvrage; mais le public prévenu s'ob&tinoit malgré lui à l'en croire l'auteur ; et la doctrine des équivoques se- tournant contre ses défendeurs, on vouloit en trouver, à quelque prix que ce fût, •(ans la lettre du P. Daniel, comme si Dieu eût permis •lue ceux qui autorisent l'art de mentir en sûreté de conscience ne fussent pas crus, lors même quMls disoirat vrai.

« Tout ce qui parut de plus certain alors, c'est que si les jésuites n'avoient pas eu de part à la composition (le cet ouvrage, ils en avoient eu du moins à sa publication, et que c'étoit un P. Souastrb, jésuite flamand, qui l'avoit fait imprimer à Liège.

c Mais le véritable auteur de ce fameux ouvrage fut enfin démasqué quelques années après. Dom Thierry vOE VuiXNBS). bénédictin de la congrégation de Saint- Vannes, et janséniste des plus outrés, qui fut mis à la Bastille par ordre du roi, avoua dans la suite que c'étoit lui qui avoit composé le Problème : il l'avoit fait avec tant d'art, et l'enlant dont il éloit le véritable père avoit si fort l*air d'un jésuite, qu'on ne doit pas être surpris •lue le publie s'y soit mépris, et que quelques jésuites même y aient été trompés, puisqu'ils s'éloient chargés Je son éducation et du soin de le produire dans le monde. »

(« Œuvres de M. le chancelier d'Aguesseau », in-4, lomeXilI, page i96.}

D. Thierry de Viaixnes, natif de Châlons en Champagne, mourut à Rynwick,près d'Utrecht, le 3i octobre 1735. Voy. son article dans Moréri, sous le nom de Viaixnet, Il a été rédigé par l'abbé Goujet sur un mémoire manuscrit de D. Thierry lui-même. On yciie quelques ouvrages anonymes de ce bénédictin, et on ajoute qu'il en a fait quelques autres dont on n'est pas suffisamment informé. Il n'avouoit donc pas, dans ce mémoire, le fameux Problème ; car l'abbé Goujet n'en fait aucune mention, et son GaUilogue manusciit me prouve qu'il attribuoit cet ouvrage au P. Daniel.

Un arrêt du Parlement de Paris, du 10 janvier 1699, condamna le « Problème » à être brûlé, ce qui prouve que l'opinion publique le regardoit comme une production jésuitique : cependant, daos ce temps-li même, le P. Gerberon crut y reconnoltre .un écrivain qui partagooit sa manière de penser sur les affaires de l'Église. Voy. « Apologie pour le Problème ecclésiastique, avec la solution véritable contre la Solution de divers problèmes très-imporlans pour la paix de l'Église, tirée du Problème ecclésiastique proposé, etc. « (par le P. Quesnel).

Lors de l'arrestation de D. Thierry de Viaixnes. dit M. Tabaraud dans sa c Seconde LeUreà M. de Baussel >, Pans, 1810, in-8, page 120. on saisit parmi ses papiers des lettres qui prouvaient qu'il avait copié ce libelle et qu'il en avait fait tirer plusieurs copies par ses écoliers... Il ne cessa rependant de protester que ni lui, ni aucun de ses confrères et de ses amis, n'avaient eu part à la composition de cet écrit séditieux. 11 déclara que dom Senac, son ancien maître, l'ayant prié de lui en procurer la lecture, dans la primeur où il était extrêmement difficile d'en avoir des exemplaires imprimés, c'était pour le satisfaire qu'il l'avait copié sur le premier qui lui était tombé entre les mains, et qu'il en avait fait tirer d'autres copies par iti élèves pour répondre aux demandes de ses amis. On doit remarquer que la

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